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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #nouveau-cirque catégorie

Mathurin Bolze, cirque ou danse ?

Publié le 15 Juin 2016 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Mathurin Bolze, cirque ou danse ?

Mathurin Bolze, né en 1974, s'initie très vite à l'art du spectacle¸ Il fait remonter son goût du théâtre, à son enfance, à Lyon. Si la gymnastique pratiquée jusqu'à 16 ans lui met le pied sur la piste, ce sont les spectacles des metteurs en scène Bruno Boëglin et Jean-Paul Delore, où il joue les figurants dès l'âge de 8 ans, qui le portent encore aujourd'hui. Puis effectue un stage chez "Archaos" (Tournée Métal clown) avant d’intégrer le Centre National des Arts du cirque. Dès sa sortie en 1996, il rejoint, pour plus de cinquante représentations, le collectif de cirque Anomalie au cours de la tournée du "Cri du caméléon" du chorégraphe Joseph Nadj, mêlant des techniques du cirque, de la danse et de la musique.

En parallèle il collabore avec le danseur et chorégraphe François Verret et prend part aux créations de Kaspar Konzert (1998), Chantier Musil (2003) et Sans retour (2006). Attiré par la question de l'apesanteur, Mathurin Bolze participe aussi aux travaux de recherche de la chorégraphe Kitsou Dubois.

Mathurin Bolze, cirque ou danse ?

En 2001 l'artiste, acrobate, trampoliniste et metteur en scène, fonde sa propre compagnie, "Les Mains, les Pieds et la Tête Aussi" (M.P.T.A) et crée son premier solo, "Fenêtres", célébration de la voltige acrobatique. D'autres créations suivent telles que "Tangentes" (2005), "le duo Ali" (2008), ), "Du goudron et des plumes" (2010) et plus récemment en 2015 création de "Barons perchés".

Reconnu pour son talent et son esprit créatif, Mathurin Bolze est aujourd'hui une figure emblématique du cirque contemporain; en 2009, la SACD lui a d'ailleurs décerné le prix "arts du cirque". A la croisée des genres entre cirque, danse et théâtre, ses spectacles défient l’apesanteur inventant de nouveaux rapports à l’espace et questionnent sans relâche les notions d’enfermement, d’identité, d’altérité, de corps, de mouvement, de danger ou d’enjeu physique.

Mathurin Bolze avec 4 autres troupes (voir blog12/06/2016) vient de se voir octroyer par le Ministère de la culture, une aide substantielle entrant dans le cadre du nouveau dispositif d'accompagnement des compagnies à rayonnement national ou international et entrant dans l'enveloppe servant au soutien aux arts du cirque​.

#mathurinbolze

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Les Colporteurs, Agathe et Antoine funambules de leur vie

Publié le 14 Juin 2016 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Les Colporteurs, Agathe et Antoine funambules de leur vie

La Compagnie "Les Colporteurs" menée par Agathe et Antoine, marque depuis 1996 l'univers du cirque contemporain par leurs créations et leur imaginaire tant en France qu’à l'étranger . Aussi comme 4 autres Compagnies circassiennes "Les Colporteurs" font partie des 5 troupes du cirque contemporain qui se sont vus allouer le 7 juin dernier une aide financière par le Ministère de la Culture et de la Communication (voir blog12/06/2016). Aussi revenons sur l’histoire de cette compagnie fondée par Agathe Olivier et Antoine Rigot.

Si la première est parisienne et née en 1957, le second de 4 ans son cadet a vu le jour à Tour en 1961. Tous deux font partie de la catégorie de circassiens qui ne se sont jamais demandés ce qu’ils allaient faire de leur vie. Antoine entouré de 7 frères et sœurs montait déjà à l’âge de 6 ans des spectacles et Agathe à 15 ans jouait dans une fanfare féminine. Et c’est tout logiquement qu’en 1979 ils se rencontrent à l’école du cirque Fratellini-Etaix (voir blog10/06/2014) où ils deviennent fil-de-féristes.

Les Colporteurs, Agathe et Antoine funambules de leur vie

Pensionnaires du "Cirque du Puits des Images" ils créent un époustouflant et légendaire duo de danse sur fil mélangeant musique, danse, acrobatie avec un saut périlleux arrière et casse-cou avant. Leur prestation leur vaut en 1983 une médaille d’argent lors du 6ème Festival Mondial du Cirque de Demain, ainsi que le Grand prix du cirque du Ministère de la Culture, qu’ils reçoivent en 1993. Après cette compétition ils sont engagés chez Roncalli, puis au Cirque du Soleil, ils participent aussi à l’aventure de la Volière Dromesko avant de fonder en 1996 leur propre troupe: Les Colporteurs.

Pour cette aventure ils font construire le chapiteau dont ils rêvent, car ils se revendiquent circassiens, et créent leur premier spectacle, "Filao", qui mêle cirque, théâtre, danse, musique et qui a été représenté 220 fois entre 1997 et 2000 en France et à l'étranger

Dès 1999, l'équipe des "Colporteurs" s'associe à celle des "Nouveaux Nez" pour imaginer, en Ardèche, ce qui deviendra "La Cascade", un pôle national des arts du cirque (voir blog14/11/2013).

En mai 2000, Antoine est victime d'un stupide accident de la vie qui lui écrase 95% de la moelle épinière, ce qui l'empêchera dorénavant de danser sur le fil. Antoine avec Agathe, reprenant son travail de comédien, et de musicien conçoit et met en scène les spectacles avec une inspiration totalement bouleversée. Ils sont ainsi appelés par le metteur en scène Giorgio Barberio Corsetti, pour concevoir sous sa direction les spectacles "Le Metamorfosi" (2002) puis "Animali, Uomini e Dei" (2003).

Parallèlement, Antoine met en scène en 2003 "Diabolus in Musica", librement inspiré de Diableries de Mikhaïl Boulgakov.

Et ainsi s’enchaînent de nombreuses productions circassiennes basées naturellement sur l’art du fil.

Les Colporteurs, Agathe et Antoine funambules de leur vie

Pour beaucoup leur spectacle le plus emblématique reste "Le fil sous la neige" production qui réunit 7 funambules, pour d’autres il s’agit de "Sur la route" ce duo créé en 2009 à partir d’un livre d’Henry Bauchau "Œdipe sur la route" parlant de la tragédie et de la reconstruction. Antoine pour ce spectacle a quitté son fauteuil et a retrouvé le plateau pour jouer avec ce que son corps en perpétuel rééducation lui laisse comme outil artistique, pour rester le funambule de sa vie.

Reconnus des pouvoirs publics, ils sont entre autres Chevaliers des Arts et des Lettres, prix Arts du Cirque de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques...

Agathe et Antoine des artistes attachants qui savent émouvoir les spectateurs. Circassiens à la recherche de leur quête de l’absolu, de leur Graal, des humanistes...

#lescolporteursagatheantoine

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Le cirque Plume

Publié le 13 Juin 2016 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Le cirque Plume

Selon Wikipédia Le Cirque Plume est une compagnie créée en 1984 par un groupe de musiciens, bonimenteurs et jongleurs franc-comtois. Né d'une rencontre singulière et construit par une histoire mouvementée, il est le premier cirque français qui révolutionne les arts de la piste. Il est vite devenu une compagnie majeure des arts vivants qui rencontre un succès critique et public jamais démenti après 31 ans de créations et de tournées. Aujourd’hui cette entreprise de spectacle est devenue l'une des compagnies emblématiques du "Nouveau cirque" distillant à travers ses productions rêves et poésie.

Si on souhaite présenter cette troupe autrement on peut indiquer que l’histoire de ce cirque ressemble du moins au départ à celle du Cirque du Soleil. Une bande bisontine de copains venus des fanfares et des arts de la rue souhaitant porter à travers le spectacle un message politique et artistique face à l’individualisme ambiant de notre société en présentant des productions qui réunissent tous les âges et toutes les classes de la société, dans des émotions partagées sans restriction.

Le cirque Plume
Le cirque Plume

Autodidactes au départ les 9 fondateurs (Hervé Canaud, Michèle Faivre, Vincent Filliozat, Jean-Marie Jacquet, Bernard et Pierre Kudlak, Jacques Marquès, Robert Miny et Brigitte Sepaser) choisissent les arts de la piste pour leurs trésors artistiques et oniriques. En parallèle ils apprennent sur le tas à construire, à monter un chapiteau, à administrer une compagnie tout en jonglant, en jouant de la musique avec pour objectif se faire plaisir, car au Cirque Plume on bosse dans la joie et l'humour.

En 1985, un premier passage au Festival Off d’Avignon avec "Amour, jonglage et falbalas", puis en 1988 création du spectacle intitulé "de cirque et merveilles". Et ça marche, les gradins se remplissent, la notoriété arrive et en 1990 la troupe reçoit du Ministère de la Culture le "Grand prix national du cirque". La troupe s’étoffe avec d’autres circassiens, plasticiens, musiciens, danseurs. Les spectacles allient émotion, tendresse, humour et poésie, signature de cette troupe Franc-Comtoise.

Le cirque Plume

Les créations alors s’enchainent :

- 1991 "No Animo, Mas Anima" (223 représentations devant 125 000 spectateurs),

- 1993 "Toiles" (350 représentations devant 265 000 spectateurs). Pour ce spectacle la Société des auteurs et compositeurs dramatiques attribue au Cirque Plume, la bourse de l'association Beaumarchais,

- 1996 "L'harmonie est-elle municipale? " (278 représentations devant 205 000 spectateurs),

- 1999 "Mélanges (opéra plume)" (301 représentations devant 274 000 spectateurs),

- 2002 "Récréation" (137 représentations devant 130 000 spectateurs),

- 2004 "Plic Ploc", (398 représentations devant 395 000 spectateurs). Cette production et nominée pour les Molières 2006 dans la catégorie "grand prix spécial du jury théâtre public en région"

- 2009 "L'Atelier du peintre" (346 représentations devant 320 000 spectateurs)

et depuis 2013 "Tempus fugit ? une ballade sur le chemin perdu". Spectacle dans lequel une jeune génération d'artiste se joint à la vieille garde du Cirque Plume et interprète le répertoire de cette compagnie devenue historique.

Au niveau économique, les spectacles sont en général coproduits avec des fonds publics (voir blog12/06/2016) puis vendues à des associations culturelles ou à des producteurs de spectacles. Les budgets du Cirque Plume sont couverts à plus de 70% par des aides et des subventions venant du Ministère de la culture, de la Région Franche-Comté, du département du Doubs, de ville de Besançon, et de l’Association pour le développement artistique du Ministère des affaires étrangères, sous forme d’aide pour le transport pour les tournées à l’étranger. Les spectacles du Cirque Plume s’exportent et la troupe s'est déjà produite notamment en Allemagne, Danemark, Espagne, Finlande, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Portugal Suède, Etats-Unis, Brésil …

Pionnière du Nouveau Cirque, la compagnie du Cirque Plume, dirigée toujours par Bernard Kudlak ayant en charge l’écriture, la mise en scène, la scénographie, et la direction artistique, navigue entre le respect des traditions et l'innovation. La démarche artistique de la troupe se caractérise par une volonté d’associer l'acrobatie, la jonglerie, les numéros de clowns, le théâtre d'acteur et le théâtre d'ombres, dans un espace polysémique et polymorphe où toutes les disciplines artistiques dialoguent entre elles dans un univers musical et chanté.

De nombreux livres témoignent de la réussite de cette troupe et un site est à la disposition si on souhaite au jour-le-jour se renseigner sur cette troupe.

~cirqueplume

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"A O lang pho", Spectacle du nouveau cirque du Vietnam

Publié le 4 Avril 2016 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

"A O lang pho", Spectacle du nouveau cirque du Vietnam

Après "Làng Tôi / Mon village" présenté en 2009 au théâtre Claude Levis-Strauss situé à l’intérieur du Musée du Quai Branly puis repris en 2011 à La Grande Hall de La Villette, le Nouveau Cirque du Vietnam revient du 28 mars au 17 avril 2016 toujours à La Villette sous Espace Chapiteau pour présenter en frontal (en mode théâtre et non cirque) son spectacle "A O Lang Pho".

"A O lang pho", Spectacle du nouveau cirque du Vietnam

Comme sa précédente production les spectacles conçus par les français d’origine vietnamienne, les frères Nhat Ly et Lan Maurice Nguyen, raconte une histoire se passant dans un village. Si avec "Làng Tôi / Mon village", le Nouveau Cirque du Vietnam présentait le quotidien d’un paisible village vietnamien. Pour ce nouveau chapitre, "Ao Lang Pho" montre à quel point cette sérénité a été ébranlée par la mutation de la société. L’ambiance survoltée de la ville s’installe sur le village, et le "Cai Luong", cette musique traditionnelle du sud, se transforme bientôt en hip-hop.

Le Nouveau Cirque du Vietnam continue sa variation autour du bambou, tout en développant un nouvel agrès pour le moins étonnant : le panier d'osier, décliné selon sa symbolique, son matériau, sa forme, et multiplié pour être utilisé par les circassiens comme agrès, accessoire, décor... Le panier est tout à la fois fonctionnel et esthétique pour faire passer une acrobatie bien travaillée, avec beaucoup de sauts et d'équilibres, sur des musiques traditionnelles jouées en direct par 4 musiciens.

"A O lang pho", Spectacle du nouveau cirque du Vietnam

Pendant 1h10, seize acrobates, jongleurs, sportifs en arts martiaux ou en danse de rue font preuve de fougue et de dynamisme, pour illustrer une fresque où s’affrontent dans des scènes savamment esthétiques, traditions millénaires et innovations circassiennes le tout inspiré par l’effervescence du passage de ce village à l’ère moderne.

"A O lang pho", à l’Espace Chapiteau de La Villette (voir blog21/11/2013) jusqu’au 17 avril 2016.

#LaVilletteNouveauCirqueDuVietnam

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Traces spectacle emblématique et collectif des 7 doigts de la Main

Publié le 21 Mars 2016 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Traces spectacle emblématique et collectif des 7 doigts de la Main

Ce spectacle urbain, alliant sensualité et comique, tourne de par le monde depuis plus de 10 années et, par deux fois déjà a été proposé au public parisien, en 2008 à La Cigale puis l’année suivante au Casino de Paris. En 2016 il fait depuis le 3 février jusqu'au 23 avril de nouveau étape à Paris et cette fois à Bobino. Cette production québécoise est un pur moment d’énergie, mêlant techniques acrobatiques traditionnelles à des éléments de culture urbaine comme le skateboard ou le basketball le tout, mâtiné de danse contemporaine. Une théâtralisation fort simple: l'attente d'un désastre imminent (notre époque n'est pas bien joyeuse), aussi la population en l’occurrence les 7 artistes qui composent cette troupe, et qui ont pour nom: Kevin Beverley, Lucas Boutin, Anne-Marie Godin, Kai Johson-Peady, Yann Leblanc, Harley McLeish et Enmeng Song, cherche à laisser derrière elle une dernière marque, une dernière trace de leur passage sur terre d'où le titre du spectacle...

#tracesles7doigtsdelamain

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Un peu de cirque en février au 104-Paris

Publié le 6 Février 2015 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Un peu de cirque en février au 104-Paris

Le CENTQUATRE-PARIS (5 rue Curial 75019 Paris) présente en février deux spectacles mêlant l’aériens au terrestre.

Du 10 au 15 février Chloé Moglia (voir blog25/06/2014) renouvelle avec la Compagnie Rhizome l’art du trapèze avec Aléas. En consultant le programme édité pour cette prestation on peut lire afin d’attirer le spectateur : " Trente à quarante mètres de fin cylindre d’acier traversent et reconfigurent l’espace. Différents tracés de lignes et de courbes, autant de territoires aériens, implacables, parcourus par soixante à trois cent kilos de masse féminine vivante. La suspension déploie son intensité dans un espace souligné par le vide et dans un temps qui perd sa mesure." C’est vrai que ça donne envie d’y aller.


Et du 10 au 12 février, sur réservation car ce spectacle est gratuit, l’Association Beaumarchais-SACD propose en présentation publique leur spectacle en chantier. Et le mardi 10 février à 10h00 en plus un débat: dont le thème est " Cirque contemporain - ÉCRIRE" en présence de nombreux professionnels, avec comme modératrice, comme il est coutume d’indiquer aujourd’hui: Anne Quentin, journaliste, spécialiste des questions de politique culturelle.

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Un banquier mécène du cirque contemporain : la Fondation BNP Paribas

Publié le 14 Novembre 2014 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Un banquier mécène du cirque contemporain : la Fondation BNP Paribas

Depuis sa création, il y a 30 ans, la Fondation BNP Paribas n’a jamais cessé d’affirmer son engagement en faveur de la culture qu’elle considère comme une nécessité sociale et un facteur de développement individuel et collectif. Depuis quinze ans, la Fondation soutient activement les arts du cirque, à travers un accompagnement régulier, financier autant qu’humain. Reconnue à ce jour comme l'un des rares mécènes du cirque contemporain, cet organisme apporte son soutien à des artistes ainsi qu’une aide dans la diffusion de leurs projets tant en France qu’à l’international. Accompagnant le parcours de plus d'une vingtaine de compagnies et de structures de diffusion des arts de la piste, la Fondation propose une aide à la création, un soutien à la diffusion des spectacles ou aux résidences d’artistes, autrement dit favoriser le développement et le rayonnement de la création contemporaine.

Un banquier mécène du cirque contemporain : la Fondation BNP Paribas

En 2015, la Fondation BNP Paribas poursuivra son engagement au profit de cet art du dépassement qu’est le cirque en soutenant la 1ère Biennale Internationale des Arts du Cirque, manifestation qui reflétera l’inventive diversité de la création circassienne contemporaine. Autour de la cité phocéenne, et dans toute la région Provence Alpes Côte d’Azur, c’est tout un territoire qui se mobilisera et vivra pendant un mois au rythme des arts du cirque en présentant 240 représentations dont un tiers de spectacles en première mondiale, et en accueillant 60 compagnies dans 45 lieux différents.

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Matamore au 104

Publié le 1 Octobre 2014 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Matamore au 104

Du 8 octobre au 02 novembre le 104 accueille ”Matamore“ cirque, arène, théâtre et musique, tout à la fois.

La recette de ce spectacle est extrêmement simple. Prenez deux compagnies aux univers bien dessinés : (Le Cirque Trottola et Le Petit Théâtre Baraque). Mélangez tout cela avec une bonne dose d’amitié. Faites couver sous un chapiteau aux allures d’arène : tout d’or et de rouge orné. Et voici Matamore ! Matamore ? Drôle de nom… Rien de fanfaron dans ce spectacle pourtant. Chacun des 5 artistes a su trouver sa place, faire ses petits tours de piste puis s’en aller pour qu’un autre apparaisse. Clowns blancs ou noirs, Hercule de foire dérisoires: tous ces personnages ont un petit air fatigué. Le colosse a beau bomber le torse, il fait penser à ces clochards qui balbutient et se soutiennent à peine dans nos rues. La piste est une arène plus animée qu’une plaza aux heures de presse. Tous y portent leur prouesse, jonglage ou équilibre, jeux de fouet ou de balai, grande phrase ou pépiement, au bénéfice commun. Ils sortent et rentrent de tiroirs comme diables en caisses, jouent sur les mots comme ils virevoltent dans les airs, changent d’échelle comme de visage tout en se cognant avec gravité à l’absence de portes. Ils paraissent cinq (Bonaventure, Branlotin, Mads, Nigloo, Titoune) ; ne sont-ils pas plutôt dix tant tout virevolte?

Matamore au 104

La musique faite de sons et de beaux airs qui embarquent et nous propulse dans un autre temps. La lumière laisse parfois dans l’ombre les visages ou les surexpose au contraire pour les laisser en pâture à nos regards. Matamore a parfois des allures d’hommage. On y sent un amour profond pour le cirque d’antan avec ses paillettes, ses petits chiens de spectacle pauvre, ses clowns, ses numéros. Mais on n’assiste pas pour autant à un spectacle de cirque traditionnel. Par exemple, les numéros s’enchaînent avec une drôle de temporalité comme ralentie, presque onirique. Matamore serait plutôt un cirque sorti d’un tableau de Chagall, de Seurat… d’un songe. On rit, on jubile, on applaudit et on n’en sort pas indifférent. Matamore, un spectacle unique, un ovni dont on sait dès le début qu’on ne comprendra pas, mais qu’on ressentira.

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”L'oublié(e)“ de Raphaëlle Boitel à La Villette du 1er au 12 juillet 2014

Publié le 1 Juillet 2014 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

”L'oublié(e)“ de Raphaëlle Boitel à La Villette du 1er au 12 juillet 2014

Comédienne, contorsionniste et trapéziste formée à l'Ecole Nationale du Cirque d'Annie Fratellini (voir blog10/06/2014), elle débute sa carrière professionnelle à l'âge de 13 ans sous la direction de James Thierrée (voir blog03/07/2012) dans "La Symphonie du Hanneton" de 1998 à 2006, puis dans "La Veillée des Abysses" de 2003 à 2010. Elle travaille aussi sous la direction d'Aurélien Bory (compagnie 111) dans Géométrie de caoutchouc, présenté au Parc de la Villette en 2012. Le spectacle “L'oublié(e)” que Raphaëlle Boitel présente dans l’Espace Chapiteau de La Villette est un conte contemporain explorant les errances de l'inconscient et dont la réalité est peu à peu contaminée par des situations fantastiques. Le temps est suspendu et l'imaginaire surgit dans un espace en mouvement... Utilisant la danse, l’acrobatie et la contorsion. “L'oublié(e)” est un spectacle à la limite du cirque, de la pantomime et de la chorégraphie, qui peut rendre quelques fois mal à l’aise, mais qui ravira les adeptes du nouveau cirque mais qui irritera les aficionados de la piste traditionnelle.

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Chloé Moglia et l’Ecole du Cirque de Rosny au CENTQUATRE les 4 et 5 juillet

Publié le 25 Juin 2014 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Chloé Moglia et l’Ecole du Cirque de Rosny au CENTQUATRE  les 4 et 5 juillet

La trapéziste Chloé Moglia a grandi dans le milieu de la céramique, ce qui l’a nourri par les interactions de la terre, de l’eau et du feu. Elle suit une formation de trapéziste à l'Ecole Nationale des Arts du Cirque de Rosny (ENACR) puis au Centre National des Arts du Cirque de Chalon. Son travail à l’heure actuelle est caractérisé par l'ultra-dépouillement mâtiné par une extrême lenteur, car Chloé Moglia propose des questions silencieuses qui forment le socle de ses performances. Elle crée de nombreux spectacles en solo ayant pour nom: Nimbus (2007), Rhizikon (2009) Opus corpus (2012) et en duo avec Olivia Rosenthal Le Vertige (2012). Artiste associée au CENTQUATRE, au Manège de Reims, et à l'Agora, scène nationale d'Evry-Essonne, elle présente sur la piste parisienne du CENTQUATRE un spectacle nommé “Infinitudes” avec les futurs professionnels que sont les élèves de 2e année de l’ENACR. Lors du spectacle les artistes utilisent mât chinois, sangles, trapèze, roue Cyr, pour partir à la quête de l'essentiel et du fondamental. En chemin, ils devront s’adapter aux principes de soustraction, ôter le décorum, s’abstenir de composer le joli cadre pour affirmer une réduction maximale. Et pourquoi au CENTQUATRE ? Parce que le directeur, José-Manuel Gonçalvès, est aussi e président de l'ENACR. Dernier point “Infinitudes” est spectacle à découvrir en famille !

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