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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #ecuyer catégorie

El Caballero Carlos Savadra

Publié le 8 Décembre 2019 par cirk75 dans écuyer

D’origine colombienne, ancien apprenti menuisier, Carlos Savadra n’est pas né dans la sciure. Et c’est un jour en voyant à la télévision des saltimbanques marcher sur les mains et faire des acrobaties, lors de l’émission "Récré A2" où l’on parlait aussi d’une école de cirque à Paris, Porte de Pantin, qu’est venue l’idée au jeune Carlos de s’inscrire à l’Ecole d’Annie Fratellini (voir blog10/06/2014). Et là il va apprendre toutes les bases : trapèze, jonglage, danse classique, acrobatie, fil de fer, équilibres…

En 1985, Annie Fratellini lui demande de participer au spectacle qu’elle donne sous un chapiteau à Paris au Jardin d’Acclimatation. Dans un premier temps il devient palefrenier, puis petit à petit participe au spectacle en travaillant devant un public, tout en continuant  d’apprendre à jongler avec des couteaux et du feu. Lors de la tournée 85-86 toujours avec le cirque Fratellini, Carlos Svadra rencontre Raoul Gibault (voir blog11/09/2016) lui aussi chez Annie Fratellini, qui lui propose de fonder leur propre cirque. Carlos avait 20 ans; Raoul 22 et débute ainsi une aventure de plus de trente années où Carlos Savadra sera notamment responsable des installations et chef de la ménagerie du Cirque Medrano Raoul Gibault.

Au contact de Willy Meyer, Carlos qui au départ avait peur des animaux, va se familiariser avec les chevaux et apprendre à vivre avec eux. Il va ainsi connaître leur intelligence, leur caractère, leur comportement. Il commence par dresser deux chevaux, puis 6, passe ensuite aux animaux exotiques (chameaux, zèbres…) puis aux animaux de la ferme.

Depuis Carlos Savadra est aussi à l’aise à présenter une cavalerie en liberté, un numéro de cheval comique avec hadji, ou un troupeau de vaches dressées… qu’il va proposer en tournées chez Medrano ou lors de Festivals circassiens. En 2003 à Massy 2003 il reçoit un Chapiteau de Cristal pour sa cavalerie en liberté, puis récidive en 2008 pour son troupeau de 6 vaches.

Consécration suprême lors du 29ème festival International du Cirque de Monte Carlo, le Prince Albert lui remet un Clown de Bronze.

Depuis 2017 Carlos Savadra a cessé les tournées. Il a créé dans le Gard à Aimargues sa propre école de cirque mais continue en parallèle déguisé en maharadja ou en paysan à se produire en famille lors de ses "Salvadrashows", où il montre aussi qu'il possède une réelle vis comica.

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Fredy Knie Jr. un ami des chevaux

Publié le 1 Décembre 2019 par cirk75 dans écuyer

Dimanche dernier, le 24 novembre 2019, à Rapperwill lors de la dernière séance de la tournée du jubilé du cirque Knie, le patron de ce monument dédié aux arts de la piste a choisi de quitter en pleine gloire la piste familiale et d’en céder la direction à sa fille Géraldine-Katharina. Pendant plus de 60 ans, chevaux, girafes, lamas, tigres, rhinocéros et chameaux ont été les collègues de travail de  l’aîné de la sixième génération des Knie. Revenons aujourd’hui sur l’exceptionnel parcours de cet artiste, qu’est Fredy Knie Jr.

Né le 30 septembre 1946, fils de Fredy Knie Sr. (voir blog02/10/2015) et de Pierrette Knie-Dubois, il est le frère du peintre Rolf Knie Jr. (voir blog26/06/2016) et le cousin Franco Knie, spécialiste des éléphants, actuellement responsable du Knies Kinderzoo. Marié depuis le 1er aout 1972 avec Marie-José Galland qui se produit régulièrement sur la piste en proposant actuellement avec sa fille Géraldine et sa petite fille Chanel Marie un numéro de chevaux en liberté, Fredy Knie Jr foule pour la première fois à 4 ans la piste aux étoiles un soir à Anvers puis, en 1951  il fait ses débuts sur la piste familiale.

En 1962 ses études terminées il effectue sa première tournée en Suisse avec un numéro nommé "Fredy Knie Jr. présente ses chevaux sur l’hippodrome". En 1972 alors âgé de 26 ans il associe la tigresse India  au rhinocéros blanc d’Afrique Zeila dans un numéro qui a marqué l’histoire de la piste : un tigre chevauchant un rhinocéros. On a du mal à s’imaginer les efforts qu’il a dû déployer pour présenter ensemble deux partenaires aussi dissemblables et pour qu’ils se fassent confiance et travaille ensemble.

Autre grand moment de sa carrière en 1996, lors du 20ème anniversaire du Festival du Cirque de Monte Carlo il reçoit un Clown d’or qu’il partage avec sa femme  et sa fille, ces dernières  présentant un numéro de Haute Ecole. L’élégante Marie-Josée faisant danser son puissant étalon frisson "Zeus" et Géraldine Katharina, déjà clown d’argent lors de la 17ème édition, monte à la perfection l’étalon andalou, "Beduino". Le Maître écuyer de son côté propose une symphonie équestre en noir et blanc réunissant 6 zèbres de Grant, 3 pur-sang arabes à la robe blanche, 3 frissons de Hollande à la robe noire. Montrant ainsi qu’avec beaucoup de patience et de persévérance on peut maîtriser le caractère fougueux des zèbres. Lors de la même manifestation il présente également en liberté sur la piste monégasque, 10 magnifiques étalons pur-sang arabes à la robe immaculée sans aucun harnais. Puis sous l’impulsion de la chambrière experte de l’élégant Fredy Knie Jr. se dessine un tableau équestre d’une grande pureté montrant la grande complicité entre l’homme et l’animal.

Fredy Knie Jr. revient en 2006 à Monte Carlo lors de la 30ème édition réunissant les meilleurs numéros primés lors des précédentes manifestations et propose de nouveau un  moment de grâce équestre démontrant qu’il est un des plus grands dresseurs des chevaux en présentant 24 chevaux évoluant en tourbillonnant en sens contraire dans un tourniquet d’une exceptionnelle beauté dans lequel on retrouve les plus belles races équestres : frissons à robe noire, palominos à robe dorée, crinière et queue argent, pur-sang arabes à robes immaculée ainsi que les très rares étalons achal-tekkiners à la robe brillante. Avec sa fille Géraldine il propose un second numéro de chevaux en liberté, dans lequel apparait un jeune écuyer de 4 ans qui depuis a fait son chemin : son petit-fils Ivan-Fréderic, digne représentant de la 8ème  génération des Knie.

Et cette année dans le cadre du programme du centenaire du cirque Knie, le patron de la famille du cirque présente son exceptionnel grand Carrousel avec 30 chevaux, avec comme point d’orgue ce moment magique quand la piste plongée deans le noir on ne voit plus que les harnais lumineux des chevaux qui bougent et dansent. Digne héritier de son père Fredy Knie Sr, clown d’Or lors du 4ème festival, amoureux comme lui des chevaux, qu’il partage avec son épouse, sa fille, son beau-fils et ses petits-enfants, Fredy Knie Jr. sait aussi passer le relai. C’est désormais  la 7ème génération qui dirige l’entreprise familiale. Pour la tournée 2020 elle a imaginé un show original avec non seulement pour la tournée en Suisse romande Peter Shub, mais aussi la collaboration inédite avec "Flic Flac – The Modern Art of Circus" afin de présenter dans  une ambiance résolument nouvelle une sélection d’artistes récompensés sans oublier les numéros avec  animaux. Pour cette tournée Fredy Knie Jr. sera de la partie mais plus sur la piste, en coulisse.

On vient d’apprendre que lors de la 44ème édition du Festival International du Cirque de Monte Carlo, accordera une place d’honneur à la plus belle conquête de l’Homme, le Cheval. Chevaux arabes, frisons, étalons espagnols et portugais seront présentés par l’équipe écuyère du Cirque national suisse Knie avec en piste Ivan-Frédéric Knie et Maicol et Wiorris Errani.

Et qui sait si Fredy Knie Jr. pour l’occasion ne nous gratifiera pas d’un dernier tour de piste ?  

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Albert Raphaël alias, Professeur Cincinnatus Maladolli (1880-1970), un drôle et déroutant circassien

Publié le 11 Mars 2018 par cirk75 dans écuyer

Le Professeur Maladolli, se présentait ainsi, en effet on pouvait lire sur sa carte de visite non pas Dresseur de chevaux, activité dans laquelle il excellait, mais "Fou, vénérien, illettré, irresponsable de ses actes privés, privé de ses droits civiques, mais plein de morpions".

Personnage hors norme, généreux et fantasque, le jeune Albert Raphaël naît 12 juin 1871 avec une cuillère d’argent dans la bouche, son père est un important  banquier parisien. Le jeune Albert n’est pas intéressé par la finance mais par le cirque. C’est ainsi qu’il se produit dans les années 1910 sur la piste du "Cirque Darius". Puis il décide de créer son propre cirque qui selon les époques se nommera "Cirque Caucasien" voire "Cocassien"en 1930, Cirque Maladolli" en 1948, "Cirque Fusterino" associé à Marcel Fuster en 1950 enfin "Hippodrome" en 1951 avec la famille Danglade. Outre des lamas savants, des biches dressées et un zébu sacré devant lequel chacun était tenu de se prosterner, on trouvait essentiellement des chevaux dans les Maladoli-circus, qu’il dressait admirablement bien, dans un manège situé en Normandie sur le domaine des Farguettes, sur les hauts de Seine, entre Gaillon et Vernon, à Saint-Pierre la Garenne.

Albert Raphaël alias, Professeur Cincinnatus Maladolli (1880-1970), un drôle et déroutant circassien

Personnage farfelu et haut en couleurs, béret basque sur la tête, portant constamment une écharpe ou une cravate nouée avec une épingle à linge, Cincinnatus Maladolli par contre est reconnu comme un écuyer de premier plan. On lui doit notamment un traité d’équitation qui a longtemps fait autorité. Individu parfaitement fantaisiste, à tel point qu’on avait fini par le surnommer "Patronfou", ce qui l’amusait follement, lui qui surnommait ses banquiers, ses fournisseurs ou ses agents d’affaire, des Maloventre !

Tout ce que le cirque du milieu du XX° siècle a compté de célébrités est un jour passé chez lui, à Saint-Pierre-la-Garenne : les Gruss, les Carrington et même Zavatta. Tous sont venus, un jour ou l’autre, profiter de ses conseils avisés.


 

Sec, nerveux, drôle ou hautain, un peu à la façon d'un de Funès, selon sa légende le cher Cincinnati  ne fut jamais malade. Ainsi en 1970 à 99 ans il caracolait toujours à cheval, son béret visé sur sa tête. Il mourut la veille de ses 100 ans et se fit enterrer au cimetière du village, où il voulut que l’on dépose sur sa tombe le pied de son cheval favori.

Etonnant Professeur Maladolli qui affirmait à qui voulait l'entendre que l’animal était bien supérieur à l’homme.   

Albert Raphaël alias, Professeur Cincinnatus Maladolli (1880-1970), un drôle et déroutant circassien
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Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Publié le 22 Septembre 2016 par cirk75 dans écuyer

Le comte Jean-Yves de La Cour dit Yves de La Cour n’était pas un enfant de la balle mais un gentleman amateur de concours hippiques et sa venue sur la piste est très originale. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, nous la devons à la guerre contre l’Allemagne… Propriétaire d'un certain nombre de chevaux qu'il montait en concours hippiques, il ne trouva rien de mieux pour éviter leur réquisition par l'armée allemande, que de se convertir au cirque . Et lorsque la paix revint, les voyages, les contrats et les bravos déployèrent un attrait non négligeable et Yves de La Cour devint un des fleurons du cirque international en général et de Medrano en particulier (voir blog07/04/2011).

Yves de La Cour fit les beaux soirs de la piste du boulevard Rochechouart où il présenta de nombreux numéros de haute école, de quadruple tandem ainsi que des présentations de chevaux en liberté. Animateur de l’impeccable et racée "Cavalerie de la Rose d’Argent" ou de la "Patrouille de l'Aube", il proposa des chevaux sauteurs, ou conduisit à l’aide de longue guides son lipizzan Rheingold. Il était aussi à l’aise dans un pur numéro de haute école à l’espagnole ou dans la présentation d’un square danse à cheval, qu’il proposa lors du spectacle "Hollywood Rhythm Extravaganza" (voir blog05/04/2016) entouré des écuyers Allen Percival, Jean Mesnier, Pierre Deshays, Jacques Brestous.

Yves de La Cour avait comme partenaire son épouse, la belle et racée Benji de La Cour, la Princesse Benji, comme l’appelait le public de chez Medrano avec qui il réalisait un double de haute école: double maîtrise et double charme.

Il eut aussi comme coéquipière Monique Montez ou la sculpturale danseuse Francine Hansen avec qui il présenta un numéro appelé " cheval et la danseuse " où la ballerine dansait avec grâce à côté du cheval du Maître écuyer en réalisant les mêmes pas que l’animal.

Et n’oublions en novembre 1962, le numéro qu’Yves de La Cour régla pour la strip-teaseuse équestre viennoise Lilo qui ne passa pas inaperçue à Medrano.

Les amateurs en arts équestres lui reconnurent une sûreté et une autorité naturelle. Il a apporté une note élégante, avec un un souci constant, du moins à ses débuts sur piste, de renouer avec les airs hippiques que Molier (voir blog29/04/2012) aimait nous faire retrouver dans son arène de la rue de Bénouville (voir blog27/04/2012).

Yves de La Cour a su donné à son écurie tant d’élégance et de variété spectaculaire, il eut un tel sens du cirque qu’il fut surnommé chez Medrano, le "1er Ecuyer de France".

#yvesdelacour

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Patrick Gruss, le gardien de la tradition en l'Art Equestre

Publié le 10 Avril 2016 par cirk75 dans écuyer

Né en 1949 un 26 décembre à Reims dans une caserne désaffectée, les quartiers d’hiver des Gruss, Patrick Gruss est le frère d’Alexis Gruss Jr. (le fondateur du Cirque à l'ancienne), le neveu d’Alexis Gruss Sr (voir blog 19/12/2011), et cousin d’Arlette et Lucien Gruss.

Patrick Gruss passe toute son enfance dans les cirques familiaux que sont le Radio Circus (1949-1955), le Medrano voyageur (1956) le Zoo-Jean-Richard (1957), le Grand-Cirque-de-France (1959-1964), le City-Circus (1965)… ainsi que le Circorama d’Achille Zavatta (voir blog 17/05/2015) ou La Piste d’Or de Roger Lanzac (voir blog 25/09/2011). Ainsi dès son plus jeune âge, il s'initie au contact de son oncle Alexis Gruss Sr, le frère de son père l’auguste Dédé (voir blog23/05/2015) et de Philippe Ricono aux acrobaties équestres, au travail en liberté et à la Haute Ecole comme son frère Alexis et son cousin Lucien. "Ecole de l'observation, mieux, de l'imprégnation" relate-il... Dès 8 ans il débute dans l’art difficile de la voltige équestre. Il travaille aussi comme Auguste au côté de son père et exprime aussi ses talents d'acrobate au sol, d'équilibriste sur corde élastique, de trapéziste volant, ou de mime… Et fidèle à la tradition circassienne, c’est un trompettiste accompli, formé au Conservatoire de Reims.

Avec son frère Alexis et sa sœur Martine il est, dès l’origine en 1974 de l’aventure du Cirque au Carré Thorigny (voir blog 17/05/2014) où il présente selon les années un numéro de double jockey avec Alexis ou de triple en y associant leur sœur Martine, ou bien seul dans le Postillon de Longjumeau plus connu sous l’appellation de La Poste…

Tout en se produisant dans les spectacles conçus par son frère, Patrick Gruss lors des tournées du Cirque National Alexis Gruss a en charge, avec sa seconde épouse Caroline Dew la mère de Gaby Dew, de la gestion des écuries, de l’entretien et le travail des chevaux. Quittant en 1981 pour un moment le chapiteau et la piste familiale, il crée sa propre école de dressage et de voltige agréée par les Haras Nationaux. Et pendant l’année scolaire 85/86 il enseigne aussi la voltige et l’acrobatie équestre au C.N.A.C. de Châlons-en-Champagne, tout en étant conseiller de voltige à la Fédération Française.

Après de nombreuses années passées au Cirque National Alexis Gruss, en 1996, Patrick Gruss décide, lors de l'implantation l’été du Cirque à Piolenc dans le Pays d'Orange de transmettre son savoir en donnant des cours de voltige, de dressage et de Haute Ecole dans le cadre du Conservatoire d'Art Equestre qu'il fonde avec sa compagne d’alors Fanny Tourette, mère de sa fille Maria Gruss. Auparavant de son union avec Sandrine Bouglione (voir blog25/06/2015) Patrick Gruss est le père d’un fils prénommé aussi Patrick, et qui se produit sous le nom de Patrick Gruss Bouglione pour proposer notamment un numéro de Cabaret Western.

Patrick Gruss homme généreux et enthousiasme, qui a toujours préféré le travail des chevaux aux applaudissements du public. Rien ne le satisfait plus que la progression du travail, le geste compris et partagé entre lui et un cheval ou un élève, bien loin des lumières de la piste et des vivas…

#patrickgrusscirque

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Sacha Houcke Junior

Publié le 3 Avril 2016 par cirk75 dans écuyer

Fils de Sacha Houcke Sénior, petit-fils de Jean Houcke (voir blog11/10/2015), neveu du célèbre belluaire Gilbert Houcke (voir13/12/2011) et père de Sarah et Karim Houcke (voir blog16/10/2015) c’est dire si ce Maître écuyer né à Tour le 17 mars 1951 représente un pan de l’histoire de la piste française. Et même si cette enfant de la balle a fait ses humanités loin de la piste dans un pensionnat français, il était évident que Sacha Houcke Jr. travaillerait un jour avec des animaux. Et c'est pendant ses vacances au cirque Knie au contact de son père Sacha Sr. et de Frédy Knie (voir blog 02/10/2015) qu’il goûte au dressage des chevaux. Parallèlement il passe son diplôme d’instructeur au Centre équestre de Saint-Cyr-sur-Loire.

Il apprend aussi la voltige à cheval avec la troupe de cosaques de Pierre Pakhomoff avec laquelle il parcourt la France de 1969 à 1972. Suit ensuite un contrat au Casino de Beyrouth qu’il doit malheureusement interrompre lorsqu’éclate la guerre du Liban en 1975. Il est alors engagé par le cirque Knie, notamment pour présenter les animaux de Knie à l’étranger. Suivront d’autres engagements dont l’un de dix ans en Allemagne chez Barum, où il aura l’occasion de travailler avec des fauves, sans pour autant les présenter. En 1994, il retourne chez Knie où, suite au départ de Louis Knie, il est engagé pour travailler en compagnie de Franco Knie avec les éléphants. Il y présentera aussi des numéros d’exotiques. En 2001 Sacha Houcke Jr. part pour les Etats-Unis. Là, outre le dressage et la présentation des animaux de Barnum, il a aussi pour mission d’améliorer les conditions de vie des animaux. Lorsqu’en 2007 Sacha Houcke Jr. quitte Barnum, il a mis en place un système type Knie pour que les animaux soient mieux considérés. En 2007 et pour 4 années, ce sont les années Pinder où il reprend en main Saba et Dehli les deux éléphantes du cirque Pinder qui n’ont plus travaillé depuis plusieurs années.

Une fois ce contrat achevé, Sacha Houcke Jr. n’effectue plus de tournée mais partage son temps, entre des galas, festivals durant l’hiver, et un spectacle équestre en résidence pendant l’été au haras national de Montier-en-Der, près de Troyes où il présente aussi avec sa compagne Gaby Dew, une ancienne élève du Cirque Gruss chaque été un spectacle équestre portant la signature Houcke.

 

Toujours à la recherche de la beauté naturelle du cheval. Il faut dit-il "de la patience et faire comprendre au cheval ce que l'on attend de lui sans utiliser la contrainte."

Sacha Houcke Jr. un homme qui parle à l’oreille des chevaux.

#sachahouckecirque

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Toni Hochegger (1932-2013) le complice des chevaux et des animaux

Publié le 20 Mars 2016 par cirk75 dans écuyer

Rien de prédisposait ce maçon autrichien à devenir un des maîtres du dressage d’animaux. En effet il commence sa carrière professionnelle dans la construction de maisons. Frappé par la crise économique d’après-guerre, il quitte son Autriche natale pour la Suisse où il rencontre en 1951 les Knie qui lui ouvrent les portes du cirque familial où il devient palefrenier. Cet emploi qui le met au contact quotidiennement avec les chevaux et avec Fredy Knie Sr. (02/10/2015) va lui permettre rapidement d’assimiler tout l’art du dressage des équidés. Mais son côté curieux va aussi lui faire connaître d’autres animaux de la piste comme les girafes, les rhinocéros, les éléphants… et naturellement les chiens.

Après une incursion en 1968 en Amérique du Sud avec une cavalerie, il revient en Europe pour proposer, ou plutôt son épouse Barbara - ex Mascott, duo féminin célèbre dans les années 60 pour ses équilibres de tête à tête - présente un groupe de lévriers russes. Et pour fêter leurs 10 ans de mariage Barbara offre un cheval à son mari, cadeau qui va changer sa vie en lui donnant l’occasion de revenir à ses premiers amours le dressage. Toni va proposer dorénavant des numéros où vont se mêler la vache Madi, le cochon Sporky, le cheval Pascha, le chien Joy et que sais-je encore. Présenter ces tempéraments fort différents et aux comportements dissemblables demandent énormément de patience. Sa technique repose sur une longue analyse du comportement de l’animal, afin de détecter ses dons pour les enrichir, car si on ne comprend pas le psychisme et le comportement naturel de l’animal il est impossible de lui apprendre quelque chose. Toni Hochegger développe ainsi une méthode où la contrainte n’est pas de mise, alliée à une patience infinie.

Une de ses plus grandes réussites est le numéro qu’il a présentée un peu partout dans le monde sur piste, mais aussi à la télévision ou dans les salles de spectacles, avec Jacket le cheval comédien. Et pour mettre au point ce numéro comique du cow-boy et du cheval il lui faut pas moins de 2 années de complicité et de patience, mais quelle réussite et quelle confiance entre le dresseur et l’animal !

Aujourd’hui sa fille Rosie, depuis le décès de son père le 2 juillet 2013, a repris avec succès le flambeau familial avec un nouveau partenaire Scout le cheval, qui a son tour est devenu une star de la piste ronde. C’est toujours avec le même bonheur que l’on voit ou revoit ce numéro qui enchante petits et grands. Alors pourquoi s’en priver surtout que cette vidéo nous propose la version originale avec Toni Hochegger et Jacket…

#cirquetoniHocheggerrosiscout

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Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste

Publié le 11 Octobre 2015 par cirk75 dans écuyer

D’origine suédoise, Jean Théodore Léonard Houcke, dit Jean Houcke avec ses deux frères, Lucien Jules Léonard et Eugene Victor Hippolyte Leonard "Dutis" se fit une belle réputation comme écuyer-jockey.

Il épousa en seconde noce en 1914 l’écuyère Marcelle Rancy, fille d'Alphonse et Jeanne Rancy-Bidel avec qui il eut 5 enfants : Maurice, Gilbert, Huguette, Sacha et Nadia, qui tous étaient doués pour la piste, avec une mention particulière pour Gilbert (voir 13/12/2011) un des plus célèbres belluaires de l’ère moderne.

Homme de cheval Jean Houcke en présenta de nombreux lors de sa longue carrière et ceux qui le suivirent relatent entre autres deux faits d’arme. En 1906 au "Nouveau Cirque" (voir blog08/12/2010) il créa une pantomime appelée "Les skis norvégiens" où l’on put voir un cheval patineur et en 1926 au "Cirque de Paris" (voir blog23/11/2011) il proposa "Une ruée sauvage" qui d’après Adrian ne manquait d’intérêt.

Jean Houcke en parallèle à cette carrière de Maître-écuyer fut aussi un grand de directeur de cirques, à Londres chez Bertram, puis en Scandinavie avec son propre cirque, à Amsterdam chez Carré (voir blog11/05/2012) succédant ainsi à Oscar Carré, l’Hippodrome de New York aux USA, situé sur la 6ème avenue, où Harry Houdini, le grand illusionniste, y fit disparaitre pour la première fois, un éléphant vivant. En France il dirigea le Cirque d’Amiens (voir blog09/05/2011) devenu Cirque Municipal Jules Verne de nos jours, celui de Bordeaux, de Rouen celui du Grand Palais baptisé "Cirque des Cirques" ou "Cirque Jean Houcke", auquel les combats de la Libération mettront un terme définitif et ruinera son directeur.

Suite à la Libération, il va laisser dans la mémoire des personnes qui l’ont côtoyé l’image d’un homme élégant, illuminant de sa présence les premières de Médrano ou la terrasse du Fouquet’s de Paris installé devant un Vittel-fraise. Il faut voir son œil s'illuminer quand passe devant lui une belle cavalerie. On le sent prêt à bondir sur la piste, à faire claquer sa chambrière. Grand amateur d’opéra et chantant sans se faire prier tous les rôles de La Traviata, il décède à 95 ans à La-Garenne-Colombe à la maison de retraite de la Fondation suédoise.

Ses proches descendants foulent toujours les pistes des cirques du monde entier, en effet cet aristocrate de la piste est le grand-père de Sacha Houcke Jr. (voir blog30/03/2011) et le bisaïeul de Sarah Houcke, eux-mêmes célèbres dresseurs….

Mais aucun des deux n'avait à l'origine pour ambition de faire du cirque. Sacha se destinait à l'hôtellerie, quant à sa fille Sarah elle penchait plutôt pour le tourisme. Mais bon sang ne saurait mentir, et ils sont de nos jours les derniers représentants de cette lignée Houcke-Rancy qui a fait les beaux soirs des chapiteaux!

Jean Houcke (1878-1973), un gentleman de la piste
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Fredy Knie Sénior (1920-2003) l’inventeur du dressage moderne

Publié le 2 Octobre 2015 par cirk75 dans écuyer

Né le 29 mai 1920 à Genève, Fredy Knie Sr. appartient à la 5ème génération de cette illustre famille circassienne. A quatre ans il fait ses débuts sur piste à comme acrobate ; ses talents pour l’équitation apparaissent aussi très tôt à huit ans. Deux ans plus tard il est reconnu comme le plus jeune dresseur de chevaux du monde. Et à dix-huit ans il révolutionne le dressage avec une méthode basée sur la récompense, conception du dressage toute marquée par le respect de l’animal, méthode utilisée depuis par tous les dresseurs.

De 1941 à 1992 avec son frère Rolf (voir blog27/03/2011) il reprend le Cirque National Suisse Knie de leurs parents Friedrich et Margrit Knie-Lippunier en alliant sa passion pour les animaux et le respect du public. Pour cela il est toujours à la recherche d’attractions qui répondent au goût du public

En 1977, Fredy Knie Sr. marque de son empreinte le IV° Festival du Cirque de de Monte-Carlo en présentant trois numéros équestres en liberté et une prestation de Haute-Ecole. Malheureusement les organisateurs ont eu la maladresse d’inviter lors de la même édition son neveu Louis accompagné de son frère Franco et de son épouse Germaine. Tous trois présentaient éléphants, tigres et tigres chevauchant à dos d’éléphants, un exceptionnel numéro aussi. Le Prince Rainier de Monaco remit le Clown d’Or à l’ensemble de la famille Knie. Fredy Knie Sr. garda un goût amer de cette récompense partagée, à un moment où une ambiance tendue pour ne pas dire plus, existait dans cette famille, avec à la fin une scission familiale et la création par Louis Knie du Cirque national autrichien. Mais ceci est une autre histoire.

Fredy Knie Sr. fit en 1990 sa dernière apparition sur piste lors d’un mémorable gala organisé à Zurich marquant son soixante-dixième anniversaire. Instants mémorables selon les présents, car au moment de faire entrer la cavalerie, Fredy Junior, l’actuel directeur du cirque Knie, passa la chambrière à son père et selon les gazettes qui ont relaté cette soirée inoubliable, ce fut un moment d’anthologie avec tout le public debout (ce qui n’était pas courant à cette époque) pour acclamer Fredy Knie Sr.

Homme écléctique Fredy Knie Sr. s’intéressait à tout, à la politique, à l’économie, au football… Décédé en 2003, il laisse dans la mémoire des circophiles l’image d’un seigneur de la piste, toujours soucieux du bien-être animal, faisant du cirque familial légué par ses parents un des premiers cirques mondiaux, tout simplement la référence en le domaine : Le Cirque Knie.

Fredy Knie Sénior (1920-2003) l’inventeur du dressage moderne
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Les Casselly, hier et aujourd’hui

Publié le 27 Décembre 2014 par cirk75 dans écuyer, Artistes

Clown d’Argent en 2008, Clown d’Or en 2012, les Casselly ont de tous temps trusté les récompenses les plus prestigieuses. Si aujourd’hui cette famille est composée de René le père, d’Alexia la mère, de Merrylu la fille et du fils René Jr ainsi que de Mambo, Nanda, Tonga et Kimba, 4 éléphants d’Afrique, et de toute la cavalerie, il n’en a pas toujours été de même. Ainsi dans les années 90 c’étaient Alexia et René qui présentaient la cavalerie, le trio d’éléphants africains ou le pas de 2 équestre. Ce n’est qu’une quinzaine d’année plus tard qu’ils furent rejoints par leurs enfants avec le succès que l’on sait. Depuis quelques temps René Jr. est devenu la star du groupe exécutant avec une facilité déconcertante des sauts à la bascule propulsé dans les airs par Kimba. Il faut voir ce jeune téméraire tourner un double puis un triple saut périlleux avec réception sur le dos de Nanda ou de sa sœur Marrylu. Cet exploit est le résultat d’une confiance et d’une relation exceptionnelle entre René Jr. et le pachyderme tapeur, prenant son rôle très au sérieux, suivant du regard son jeune partenaire pendant son saut, montrant ainsi que l’éléphant possède bien une intelligence très évoluée. Le terme de famille convient parfaitement à ce clan où tout le monde vit ensemble 24 heures sur 24. Au cirque l’amour des animaux n’est pas un vain mot, et chez les Cassely c’est fondamental, on éduque, on nourrit, on passe du temps ensemble et même en cas d’urgence on soigne en attendant la venue du vétérinaire.

 

Toujours à la recherche d’un nouveau numéro, René le père a imaginé présenter dans un carrousel équestre 4 éléphants et 4 chevaux, prestation pas évidente à priori car les pachydermes marchent en déplaçant les pattes du même côté, tandis que les équidés intercalent naturellement les mouvements de chaque côté.

Et que dire de Marrylu artiste aux multifacettes, parfois contorsionniste à la souplesse lui permettant tel Guillaume Tell de décocher des flèches en plein milieu d’une cible en utilisant non ses mains mais ses pieds, ou ballerine avec Patrick Berdino dans un Pas de Deux absolument prodigieux, ou proposant un numéro de poste debout sur le dos de 2 éléphants…

Les Casselly, une famille éducatrice d'animaux, vivant pleinement de leur art et d’une gentillesse incroyable, ne se prenant vraiment pas pour les stars qu'ils sont.

#lescasselly

Les Casselly, hier et aujourd’hui
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