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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #cirques catégorie

Année 2014, année anniversaire pour certains cirques français

Publié le 14 Octobre 2014 par cirk75 dans Cirques

Année 2014, année anniversaire pour certains cirques français

En 2014 on ne commémore pas seulement le 100ème anniversaire du déclenchement de la grande guerre, car cette année est aussi un millésime un peu particulier pour les cirques que sont Amar, Bouglione, Gruss, Pinder et Plume. En effet pour tous les cinq, 2014 est une année anniversaire, mais reprenons par ordre alphabétique.

Amar il y a 90 ans que les 4 frères Amar (voir blog05/04/2011) transformaient la ménagerie lozérienne parentale en un cirque qui a marqué l’histoire de la piste. Après les Amar se sont succédés à la tête de cet établissement les Roche, Bouglione, Carrigton, Bonnel, Reich. De nos jours c’est la famille Falck qui a repris les rênes de ce vénérable cirque et qui en a fait un des plus beaux cirques qui à l’heure actuelle circule sur les routes de France.

Année 2014, année anniversaire pour certains cirques français

De leur côté les Bouglione (voir blog16/05/2013) avec le spectacle ”Géant“ rappellent qu’il y a 80 ans, leur famille a pris au nez et à la barbe des Amar la direction du plus ancien cirque en dur du monde, le Cirque d’hiver de Paris (voir blog25/02/2011) et depuis 1999, c’est la nouvelle génération Bouglione qui a repris le flambeau et propose chaque année au Cirque d’Hiver un spectacle où se mêlent émotion, poésie, rire et frissons.

De plus chez Bouglione, on est prêt à reprendre la route avec un chapiteau, ce qui devrait voir le jour au printemps prochain.

Année 2014, année anniversaire pour certains cirques français

Pour les Gruss, branche Alexis, 2014 est une année très particulière.

En effet elle célèbre non seulement les 160 ans de cette Famille circasienne, les 70 ans d’Alexis Gruss, les 40 ans du Cirque National mais aussi les 20 ans du Parc Gruss à Piolenc dans le Vaucluse, lieu où la famille d’Alexis prend dorénavant ses quartiers d’été après sa saison hivernale parisienne.

Année 2014, année anniversaire pour certains cirques français

Pinder, cette année commémore ses 160 ans ou ses 164 ans, la date n’est pas certaine mais peu importe. Pour l’histoire de ce cirque, en 1854 au Royaume-Uni les frères William et Georges Pinder fondèrent un cirque à l’époque modeste qui à l’origine se nommait Cirque Britania, devenu depuis Pinder.

Notons que cet établissement n’a connu que 4 directeurs : outre William Pinder, de 1928 à 1973 Charles Spessiert et ses fils ont fait de ce cirque un des plus célèbres d’Europe, puis Jean Richard de 1971 à 1983 et actuellement Gilbert Edeinstein et ses enfants ont maintenu la qualité du cirque préféré des français.

Année 2014, année anniversaire pour certains cirques français

Enfin 30 ans, c’est l’âge du cirque Plume fondé en 1984 par Michèle Faivre, Vincent Filliozat, Jean-Marie Jacquet, Bernard Kudlak, Pierre Kudlak, Jacques Marquès, Robert Miny et Brigitte Sepaser. Et pour fêter ces 30 années de désirs, de joies, de peines, de vie, cet établissement propose actuellement une production sur le temps –"Tempus fugit" mêlant l’histoire de ce cirque à la culture et la virtuosité des artistes d’aujourd’hui.

Oui en France on aime beaucoup les commémorations, on aime vivre avec son passé, mais soyons rassuré 2015 ne sera pas en reste, ce sera l’occasion pour le cirque Arlette Gruss de célébrer ses 30 ans, ou les 40 ans du cirque Educatif, cher à Hugues Hotier (voir blog09/01/2011), mais cela est une autre histoire… dont un reparlera.

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La suite des aventures de Léo & Nicolas (3eme partie)

Publié le 8 Octobre 2014 par cirk75 dans Cirques

La suite des aventures de Léo & Nicolas (3eme partie)

Depuis vendredi 3 octobre, nos héros sont à pieds d’œuvre, en effet l’aventure du Cirque Gold (voir blogs18 & 19/06/2014) se concrétise par la première qui a eu lieu vendredi 4 octobre sous un chapiteau de 1 000 places installé sur le parking du Dock des suds à Marseille. Et comme nom de leur premier spectacle ils ont choisi "l'histoire d'un rêve", ou plutôt l'histoire de leur rêve, tant ces deux vingtenaires sont fondus de cirque. Et ensemble, ils ont construit un projet : créer leur propre cirque voyageur. Au programme lions, chameaux, autruches, chevaux, hippopotame, une trentaine d'artistes au programme. Avec comme point d’orgue un des plus originaux numéros de dressage de chats présenté par la Russe Anelya Rosliakova. N’oublions pas car le cirque a commencé un cheval : la cavalerie blanche de William Kerwich et bien sûr des clowns, les Salvini sans lesquels le cirque ne serait pas ce qu'il est. Puis après Marseille suivront Aix-en-Provence, Avignon, Agen, Bordeaux, Périgueux, Nantes… bref la grande aventure pour nos jeunes directeurs Léo Brière et Nicolas Bilher à qui on souhaite toute la réussite possible, qui donnent de leur personne lors de spectacle, le premier proposera des grandes illusions et le second sera la M. Loyal du Cirque Gold.

La suite des aventures de Léo & Nicolas (3eme partie)
La suite des aventures de Léo & Nicolas (3eme partie)
La suite des aventures de Léo & Nicolas (3eme partie)
La suite des aventures de Léo & Nicolas (3eme partie)
La suite des aventures de Léo & Nicolas (3eme partie)
La suite des aventures de Léo & Nicolas (3eme partie)
La suite des aventures de Léo & Nicolas (3eme partie)
La suite des aventures de Léo & Nicolas (3eme partie)
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Le cirque pendant la grande guerre

Publié le 22 Septembre 2014 par cirk75 dans Cirques

En cette année du centenaire du déclenchement de la 1ère guerre mondiale, voyons comment les cirques ont survécu à cette sombre période.

Le cirque pendant la grande guerre

Lorsque l’on évoque ces temps incertains beaucoup ont en mémoire la vision du cirque d’Amiens (voir blog10/09/2011) dévasté par 2 bombes, éventrant la toiture et détruisant sa buvette ; mais ce n’est pas le seul tribut que la piste magique a dû payer aux belligérants. D’une manière générale pendant la guerre 14-18 la notion de spectacle est mal perçue car on ne peut accepter que certains s’amusent pendant que d’autres meurent sur le front. Cependant la production artistique n’est pas stoppée car, c’est aussi un moyen d’entretenir le moral de la population et du soldat en permission, aussi l’interdiction totale aurait été de courir à la catastrophe. ”Fermer les salles de spectacle aurait dit le général Gallieni, gouverneur de Paris, c’est déjà nous donner une attitude de vaincu“. Et c’est pourquoi à partir du mois de décembre quelques salles de spectacle rouvrirent leurs portes comme le Nouveau Cirque (voir blog08/12/2010). Cependant cette période pose beaucoup de problèmes aux cirques, car pour les besoins de l'armée leur matériel et leurs chevaux sont réquisitionnés, aussi bon nombre d’établissements s’arrêtent de fonctionner d’autant que l’on pensait que dans un mois au plus, tout serait fini, tant l’armée française semblait, du moins aux yeux de ses généraux, supérieure à la teutonne ! Les mois se succèdent aux mois et la plupart des cirques ne rouvriront leurs portes qu’après l’armistice. Monter un spectacle de cirque devient une entreprise délicate, car comment composer un programme quand les animaux manquent, les troupes acrobatiques disloquées, les artistes au front, ou expatriés en Amérique. Ainsi chez Pinder seuls 4 éléphants et ce qui reste de matériel est remisé dans un bâtiment agricole à Lavilledieu.

Autre exemple le cirque Lamy (voir blog04/04/2011) qui donnait un spectacle à Maubeuge, fit partie des sacrifiés. Les hommes partirent immédiatement rejoindre leur régiment, tel Pierre Lamy, qui dès ses 18 ans révolus s’engagea dans la cavalerie. Le reste du personnel et les lionnes furent évacuées, la réquisition n’épargna ni les chevaux qui faisait l’orgueil de la maison, ni le chapiteau, ni les écuries, ni les roulottes. La locomobile, (le cirque Lamy à cette époque déplaçait son matériel avec une locomotive routière), joua même un rôle héroïque au moment de la retraite en obstruant un pont. Quant à Adrienne Lamy, la sœur de Pierre, elle se recycla en conductrice de taxi, et en cette qualité elle participa à l’épopée des célèbres Taxis de la Marne.

Chez Amar par contre lorsque que le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France, Marie-Gabrielle Veuve Ben Amar et ses fils (Ahmed, Abdellah, Mustapha, Saïd, Ali et Schérif) partent se cacher on ne sait où, mais ce qui est sure c’est que tous disparurent. Et une fois l’amnistie dûment signé la veuve Ben Amar reprend sa place à la caisse contrôle et avec l’aide de ses fils, ”les plus jeunes dompteurs du monde“ selon la publicité de l’époque, fait repartir la ménagerie pour laquelle ont été achetés deux vieilles hyènes et trois lionceaux.

Si tous les cirques n’ont pas été à la même enseigne tous ont vu leurs biens ou leurs animaux plus ou moins prélevés par l’armée.A Paris le Cirque Medrano fermé un temps n’a rouvert que lors de la saison 1915-1916 avec au programme un groupe de clowns qui allait faire parler de lui les 3 frères Fratellini. Quant au Cirque d'hiver il n'a de cirque que le nom, car depuis 1907 il est transformé en cinéma de 1 600 places et 60 musiciens et les écuries transformées en bar et salles d'exposition. Et ce n'est qu'en 1923 qu'avec Gaston Desprez (voir blog25/03/2013) qu'il redeviendra l’établissement que nous connaissons.

Mais la guerre 14-18 n’a pas été la seule à toucher les Arts de la piste le second conflit mondial a aussi bouleversé le spectacle (voir blog03/09/2013) mais ceci est une autre histoire aurait pu dire Rudyard Kipling !

Le cirque pendant la grande guerre
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Et aujourd’hui un conte de fée

Publié le 18 Juin 2014 par cirk75 dans Cirques

Et aujourd’hui  un conte de fée

Il était une fois à Sées dans le département de l’orne, un jeune sagien qui ne rêvait que de piste aux étoiles peuplée d’acrobates, clowns, écuyères, jongleurs, animaux le tout sous la houlette de MM. Loyal. Il faisait ce rêve depuis l’âge de 8 ans, année où ses parents l’avaient pour la première fois emmené au cirque. Et à chaque fois qu’y allait, à l’apparition du M. Loyal il s’écriait “Un jour, je serai à sa place”. Dix ans plus tard, à 18 ans, Léo Brière car tel est son nom devenait au Cirque Pinder et pendant un an et demi, lors de la tournée 2013 le présentateur attiré du spectacle et assurait le bon déroulement des représentations à travers toute la France, après avoir fait ses armes en 2012 sous le chapiteau de la Falck. Aujourd’hui Léo souhaite aller plus loin et fort avec un autre fondu du cirque Nicolas Bihler (voir blog19/06/2014), un pertuisien d’un an son ainé, il crée à 20 ans sa propre société de production de spectacles LN Prod. (LN comme Léo & Nicolas) qui proposera à partir du 3 octobre prochain, sous le nom de Cirque Gold, un programme de cirque traditionnel avec animaux Nicolas en Maitre des cérémonies et Léo en Maitre en magie. Comme quoi la passion n'attend pas le nombre des années !

Et aujourd’hui  un conte de fée
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Les Beautour, une famille circassienne

Publié le 16 Mai 2014 par cirk75gmkg dans Cirques

Les Beautour, une famille circassienne

Les Beautour, de père en fils, en filles, en neveux, en nièces, en cousins, en cousines sont des gens du voyages, depuis que l’ancêtre Charles Félix Philippe, épousa au XIX° siècle la belle Huard, une jolie funambule dont un des exploits fut de franchir sur un câble l’espace séparant les deux tours de la cathédrale de Chartres. Le patronyme familial, à la différence d’autres familles de la piste, a rarement été utilisé comme appellation pour désigner un cirque. Par contre ils ont dirigés de nombreuses pistes dont le nom fluctuait bien souvent en fonction de la ”couleur du temps“. On vit ainsi de 1913 à 1918 un Australian-Circus, en 1920 un Cirque des Alliés, en 1937 un Cirque Canadien qui devient en 1939 Australien-Circus (avec un e). Après la guerre en 1945 un Brittanic-Circus apparait. La publicité radiophonique ayant fait dans les années 50 la fortune des Gruss grâce à leur Radio Circus, les Beautour surfent sur ce concept en signant un contrat avec les shampooings Cadoricin et baptisèrent en 1951 leur chapiteau Pêle-Mêle-Circus, puis en 1952, suite à un autre accord avec Jean-Jacques Vital (voir blog17/05/2013) et Dubonnet le nom devint Eclair-Circus, puis une marque d'encaustique sponsorisa en 1953 un Ca-va-seul-Circus. On trouve aussi un Grand Cirque Russe, puis un Cirque Continental, et dont la signature était le cirque sans bluff.

Les Beautour, une famille circassienne

Aujourd’hui sur les routes de France circule un Cirque Franco-italien dirigé par John Beautour (6ème génération) dont une des vedettes n’est autre que le célèbre Serge le lama (voir blog23/812/2013). Les Beautours sont de nos jours très diversifiés, on peut ainsi trouver des Beautour animer des spectacles de marionnettes, de courses de vaches landaises ou de cascadeurs mais aussi tout simplement associés à d’autres grands noms de la piste pour y présenter des numéros de grandes classes; car bon sang ne saurait mentir !

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Un hors-série sur le cirque contemporain

Publié le 13 Mai 2014 par cirk75gmkg dans Cirques

Un hors-série sur le cirque contemporain

Le journal La terrasse, la gazette du monde du spectacle vivant, vient de faire paraître un hors-série sur le cirque contemporain en France. A lire ou relire sans modération.

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Séquence nostalgie, un moment de l’épopée du Cirque à l’Ancienne.

Publié le 3 Mai 2014 par cirk75gmkg dans Cirques

Séquence nostalgie, un moment de l’épopée du Cirque à l’Ancienne.

Il est parfois malaisé pour les cirques de trouver un emplacement dans certaines villes afin, car bon nombre de municipalités (voir blog04/10/2013) leur refusent l‘accès car les cirques et autres spectacles forains étant considérés comme un art mineur voire insignifiant donc indigne de leur politique culturelle. Cette attitude n’est malheureusement n’est pas nouvelle et à titre d’exemple, Silvia Monfort (voir blog23/06/2012) en 1975 avait dû batailler ferme pour que le cirque Gruss puisse s’implanter dans le square Emile Chautemps à Paris face au Nouveau Thorigny dont elle en était l’âme et l’inspiratrice.

Séquence nostalgie, un moment de l’épopée du Cirque à l’Ancienne.

Dans la vidéo qui suit outre le bonheur de revoir Silvia Monfort expliquant son combat pour permettre l’implantation de ce cirque familial, on peut aussi voir Alexis Gruss (junior du moins c'était son nomà cette époque) indiqué que les cirques n'ont plus accès aux beaux emplacements, chance de survie pour eux et que les villes, circulation routière oblige) ne les autorisent plus à organiser des parades. Enfin cerise sur le gâteau on peut aussi voir un extrait du spectacle avec : équilibriste ainsi qu’ Alexis et Dédé Gruss jouant "Besame mucho". C’était il y a 40 ans…

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La France, berceau des cirques

Publié le 12 Avril 2014 par cirk75gmkg dans Cirques

La France, berceau des cirques

C’est en France que se sont développés en premier les Arts de la Piste, grâce à la reine Marie-Antoinette, qui avait invité le sergent-major britannique Philip Astley à présenter ses numéros de dressage équestre à Fontainebleau. Ont suivi Franconi, Dejean et tant d’autres qui ont su élever le cirque au niveau des spectacles réservés aux rois, empereurs et autres aristocrates… Napoléon III a inauguré en panache le cirque de l’Empereur l’actuel Cirque d’Hiver Bouglione, Charles X a apporté son soutien financier personnel à Antonio Franconi, après l’incendie du Cirque Olympique…

La France, berceau des cirques

C’est aussi en France qu’est apparu le cirque moderne. Victoria Chaplin et Jean-Baptiste Thierriée ont introduit le cirque sur les scènes de théâtre. Christian Taguet, directeur du Puits aux Images, a supprimé Monsieur Loyal, supprimé les animaux, imaginé un spectacle de numéros s’enchaînant harmonieusement, avec des musiciens qui n’étaient plus confinés au-dessus de l’entrée des artistes, mais qui, costumés, faisaient partie intégrante du spectacle. Le mouvement a été poursuivi par d’autres troupes pour aboutir au cirque québécois qui reste à ce jour la forme la plus aboutie tant au niveau spectacle que marketing, mais il faut bien vivre avec son temps!

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Le Cirque Amar

Publié le 5 Avril 2011 par cirk75gmkg dans Cirques

amar1920L'aventure du cirque Amar commence avec Ahmed Ben Amar qui crée la ménagerie lozérienne (nom choisi en hommage à sa femme, originaire de cette région), un établissement présentant des loups, des ours des Pyrénées et des fauves dans les villes du sud de la France. Petit à petit, la ménagerie s'étoffe et finit par devenir le cirque ménagerie des frères Amar en 1924. Ce sont les fils d'Ahmed, Ahmed junior, Ali, Shérif, et surtout Mustapha, qui entre en piste à l'âge de douze ans, qui ont pris la relève de leur père.

 amar1928Entre 1924 et 1926, le cirque Amar se lance dans une gigantesque tournée qui le mènera d'Afrique du Nord à la Syrie, la Grèce, la Roumanie, la Yougoslavie, avant un retour en Europe Occidentale. C'est dans l'entre deux guerres que ce cirque connaît son âge d'or. L'établissement compte ainsi jusqu'à 20 éléphants ! Les frères Amar envisagent aussi de racheter le cirque d'hiver à Paris, mais la famille Bouglione se montre plus rapide. Le cirque Amar se rabattra sur l'ancien théâtre de l'Empire, avenue de Wagram, où il présentera un spectacle en fixe. C'est enfin le seul cirque au monde à avoir son siège social sur la plus prestigieuse avenue du monde : 120 avenue des Champs Elysées à Paris ! 

Amar1949Pendant la seconde guerre mondiale, les quatre frères se séparent et proposent quatre spectacles différents. Cette formule est mise en place afin de limiter les déplacements, naturellement difficiles en cette période de troubles. Une fois le conflit terminé, la famille se retrouve, à l'exception de Shérif qui monte le nouveau cirque de Paris. 

Amar1953bLe cirque Amar voyage huit mois par an en France, avant de prendre chaque année ses quartiers d'hiver en Afrique du Nord où le climat est plus clément. Les convois utilisent d'abord le train avant de préférer la route dans le milieu des années cinquante. Mustapha, promu PDG du cirque, est un redoutable gestionnaire. Ainsi, lorsque le cirque arrive dans une ville, les convois stationnent aux abords de la cité et n'y pénètrent que vers huit heures du matin. Certes, cela crée des embouteillages, mais quelle meilleure publicité pour le cirque ? De cette manière, plus personne ne peut ignorer qu'Amar est arrivé !

amar08AZ En 1957, Shérif cesse son cavalier seul et fait son retour sous le chapiteau familial. C'est aussi cette année là que le cirque engage Achille Zavatta, le célèbre clown qui ne possède pas encore d'établissement à ses couleurs. Mais sa notoriété est telle que le succès des frères Amar ne se fait pas attendre. Malgré tout, dès l'année suivante, Shérif quitte à nouveau ses frères, incapable de supporter l'autorité de Mustapha. L'aventure se poursuivra donc jusqu'en 1968, année où Mustapha, seul après le décès de ses frères Ali et Ahmed, décide de quitter la piste et de vendre son cirque à Jean Roche, alors concessionnaire du cirque Amar. 

Amar1970Au départ, les choses vont pour le mieux. Le cirque vogue sur sa grande popularité en France, et les spectacles, toujours de haute qualité, font le reste. La trésorerie est florissante. Mais bientôt survient le premier choc pétrolier et la crise économique que l'on connaît. La situation économique devient plus difficile. Les charges sont toujours en augmentation alors que les spectateurs font de plus en plus attention à leur budget. A cela, il faut ajouter la concurrence de la télévision qui se démocratise totalement. La venue d'un cirque dans une ville n'est désormais plus un évènement aussi important que dans les années 50 ou 60. 

Amar1973Jean Roche se résigne donc à son tour à se séparer du cirque Amar, qu'il vend à Roger Jacob, un amoureux du monde de la piste. Mais la passion ne fait pas tout. Les difficultés vont encore en s'accroissant. Il n'y a plus d'argent ni pour acheter de quoi nourrir les bêtes, la presse commence à parler des difficultés de l'établissement et l'inquiétude gagne les artistes qui ne savent pas s'ils seront payés. Ces derniers décident finalement de quitter Roger Jacob en 1973, après seulement quelques mois de tournée. S'en est fini du cirque Amar. L'ensemble des convois est purement et simplement abandonné sur la route ! 

Amar1977Le 9 octobre 1973, une vente aux enchères de ce qui a pu être sauvé est organisée afin de désintéresser les créanciers du cirque. Firmin Bouglione rachète le nom commercial et les actifs du cirque Amar. C'est lui qui va sauver ce cirque en le remettant sur la route dès l'année suivante. Pour ce faire, Firmin utilise des camions provenant de sa famille et un chapiteau appartenant à la famille Prin, autre grand nom de la piste.

Amar1976 Pour relancer le cirque Amar, Firmin Bouglione fait appel aux stars connues et reconnues des chapiteaux : Achille Zavatta en 1976 (le célèbre clown ne créera son propre cirque que deux ans plus tard), puis Wolfgang Holmaier en 1977. Ce célèbre dompteur de fauves qui évolue au milieu de 20 fauves, qui prendra plus tard la direction du cirque Jean Richard, est de retour des USA où il a travaillé sous le chapiteau du Ringling Bros & Barnum & Bailey Circus. Pour son arrivée chez Amar, tous les convois sont repeints dans une livrée qui rappelle volontairement le drapeau américain : bleu, blanc, rouge, bardés de nombreuses étoiles…

 

Bouglione-Alex-1999.jpgEn 1982, Firmin Bouglione part pour la Belgique exploiter un autre chapiteau avec son fils Alexandre. Ce cirque est d'ailleurs actuellement toujours sur la route. Du coup, le cirque Amar ne reprend pas la route. Mais Firmin reste propriétaire du nom, et il va le louer à d'autres familles circassiennes.

 Amar1985bA partir de 1982, Firmin Bouglione cesse d'exploiter personnellement le cirque Amar et met l'enseigne en location. Ce sera d'abord James Carrington qui l'utilisera. En 1985, ce dernier décide de laisser tomber l'exploitation de l'enseigne "Jean Richard" qu'il louait à Gilbert Edelstein, nouveau propriétaire des cirques Pinder et Jean Richard qu'il a rachetés en 1982, pour prendre celle d'Amar qu'il va louer à Firmin Bouglione. Il s'en suit une terrible guerre entre les cirques Amar et Pinder, mais elle sera de courte durée, James Carrington devant cesser son activité, et même quitter la France, suite à un contrôle fiscal qui démontre l'existence de fraudes au sein de l'établissement.

 Amar1986En 1985, c'est Jean-Edouard Bonnel qui reprend le nom d'Amar, après avoir, lui aussi, exploité son cirque sous le nom de Jean Richard. La même colère et la même guerre reprenne donc entre Pinder et Amar, Gilbert Edelstein se sentant d'autant plus trahi que M. Bonnel est un compagnon de route de longue date. Du coup, M. Edelstein relance son propre cirque Jean Richard, parallèlement au chapiteau Pinder, qui va visiter les villes prévues par la tournée d'Amar 15 jours avant son concurrent ! 

 Amar1997Jean-Edouard Bonnel cesse d'exploiter le cirque Amar en 1988. Il faudra alors attendre trois ans avant de retrouver un cirque à ce nom sur nos routes. C'est cette fois Désiré Rech qui loue le nom à Firmin Bouglione. Cette famille avait déjà participé, en 1976, au relancement du cirque Amar par Firmin. Elle va louer le nom d'Amar jusqu'en 1997, année à partir de laquelle Désiré Rech poursuit son aventure sous le nom de cirque Kino's.

 

Amar2011La famille Rech ayant cessé de louer l'enseigne Amar, c'est au tour de la famille Falck d'en prendre possession. Cette famille, qui exploitait: le cirque Achille Zavatta fils (ex cirque Christiane Gruss), est maintenant locataire du nom Amar depuis 2007.

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2ème journée mondiale du cirque

Publié le 3 Avril 2011 par cirk75gmkg dans Cirques

Samedi 16 avril sera organisée la 2ème Journée Mondiale du Cirque. Ce sera l'occasion pour les familles du monde entier de célébrer la magie du cirque  en organisant un événement particulier,  ou en emmenant  un enfant au cirque, voire en mettant sur pied une fête du cirque. Pour participer à cette journée il suffit de rejoindre une association de fans du cirque pour cela il suffit de se connecter sur le site suivant : http://www.circusfederation.org 

 

"La Journée mondiale du cirque a pour but de réserver un jour pour reconnaître les contributions du cirque en tant que part essentielle de notre culture partagée," a dit Laura van der Meer, Directrice de la Fédération. "Après le succès de l'année dernière, nous nous attendons à une augmentation significative du nombre d'événements et de leur étendue en 2011. Nous avions déjà des enregistrements pour des événements dans cinq pays dans les 24 heures après avoir annoncé la date de cette année," a expliqué Mme van der Meer.

Des cirques, des associations d'amis du cirque, des sociétés historiques, des organisations de jeune cirque, des groupes scolaires, des associations professionnelles, des musées, des bibliothèques, des groupes civiques et toute autre personne intéressée par la participation à la JMDCII sont encouragés à enregistrer leurs événements sur le site web de la Fédération. L'année dernière plus de 75 événements ont eu lieu dans 36 pays d'Amérique du Nord, centrale et du Sud, en Afrique, Asie, Europe et Océanie. 

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