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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #cirques d'hier catégorie

La piste aux étoiles, l’enregistrement

Publié le 16 Décembre 2014 par cirk75 dans Cirques d'hier

La piste aux étoiles, l’enregistrement

Lors des enregistrements de cette émission au cirque d’hiver, rendez-vous incontournable des aficionados du cirque, il fallait prévoir un moment de liberté important, qui commençait l’après-midi par les répétitions. Puis selon un rituel immuable, on allait se sustenter au Clown bar (voir blog21/09/2014) ou au Rendez-vous des Artistes. Enfin vers 21h00, avec le programme papier de l’émission à la main, on regagnait la piste et Bernard Hilda (voir blog05/06/2013) sonnait le début du spectacle en attaquant ”Vive la Piste“ la célèbre marche indicatif de l’émission, alors les ”accortes potiches emplumées“ apparaissaient suivi par le grand et sympathique Roger Lanzac (voir blog25/09/2011) flanqué du lutin Loriot, le spectacle pouvait alors débuter. Le tournage s’effectuait sous la houlette de Gilles Margaritis ou sous celle de Pierre Tchernia. Enfin lorsque retentissait le générique final les plus accros terminaient la soirée au ”Clown-Bar“ ou ”Au Rendez-vous des Artistes“ en décrivant avec enthousiasme les numéros vus… c’était toute une époque…

La piste aux étoiles, l’enregistrement
La piste aux étoiles, l’enregistrement
La piste aux étoiles, l’enregistrement
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Brève histoire des cirques de province

Publié le 14 Décembre 2014 par cirk75 dans Cirques d'hier

A la fin du XIX° et au début du XX° siècle de nombreux cirques en dur sont érigés dans les grandes villes de province. Théodore Rancy (voir blog11/02/2013), Antoine Plège (voir blog02/02/2011), Alexandre Palisse (voir blog01/12/2011), Jean Bureau (voir blog16/05/2011) et Alfred Court (voir blog01/10/2013) ont été des grands bâtisseurs et sont à l’origine de tous les cirques stables en région. Et lorsqu’ils ne construisent avec leurs propres deniers, là où les recettes sont plus hasardeuses, ils sont assez influents auprès d’un entrepreneur local ou une municipalité pour obtenir l’édifice qui leur convient. On baptise alors ces bâtisses, cirque municipal, cirque théâtre ou hippodrome, qui sont louées à des cirques voyageurs, à des troupes de théâtre, à des associations sportives, à des sociétés cinématographiques ou à des partis politiques… Une telle construction permet non seulement d’avoir la présence annuelle d’un cirque ce qui anime à peu de frais le vie de la ville, mais aussi d’accueillir des foires, des comices agricoles ou autres manifestations sportives. Les cirques stables ont été les ancêtres des Palais des Sports ou des salles des fêtes. La carte des cirques en dur n’est pas celle des grandes villes françaises, mais correspond plus aux intérêts locaux, aux habitudes de quelques directeurs de cirque voire à la fidélité du publique. Ces cirques stables sont plutôt situés au nord de la France avec quelques exceptions ayant pour noms Bordeaux, Lyon Toulon… De nos jours seuls 7 cirques proviciaux en pierre ont échappé aux fourches de la démolition (voir blog 02/12/2010) et continuent à être des lieux de culture et de spectacle...

Brève histoire des cirques de province
Brève histoire des cirques de province
Brève histoire des cirques de province
Brève histoire des cirques de province
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Brève histoire des cirques de province
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Le Nouveau Cirque Féérique Anderson, un établissement d’un autre temps

Publié le 26 Mai 2014 par cirk75 dans Cirques d'hier

Le Nouveau Cirque Féérique Anderson, un établissement d’un autre temps

Ce cirque français, malgré un blason un peu américain que l’on voit sur la couverture du programme, une feuille cartonnée pliée en trois, tournait dans l’hexagone sur une période allant de la fin du XIXème siècle à la guerre de 1914. Il se nommait “nouveau cirque”, laissant supposer qu’il avait existé un autre cirque Anderson, et de plus il était féerique. Il est vrai que les contes d’Anderson que son nom évoquait, pouvaient laisser supposer ce qualificatif au public qui se pressait sous le chapiteau pour assister aux représentations les jeudis, dimanches et jours fériés à 3 heures. Son directeur propriétaire -dont le portrait est dessiné dans un médaillon entouré de drapeaux américains comme cela se faisait à cette époque- ne se nommait évidemment pas comme le programme l’indiquait Anderson, mais Emile Alphonse Duval. Quant à l'administrateur il avait pour nom soit R . Gache ou H. Fournier, des noms à consonances bien françaises ce qui était aussi de mise à cette époque. Le spectacle séduisant, selon Robert et Philippe Barrier (voir blog13/11/2013) était donné sous un chapiteau aux dimensions modestes et comprenait outre un orchestre, le fantaisiste Juliano, les 2 sœurs Manéa dans leurs danses espagnoles, le contorsionniste Vilto, les oiseaux de M. Bernard, le Trio aérien Dorina, des chiens dressés, un manteau magique, du cinématographe et une pantomime (voir blog 01/09/2011) nommée “L’hôtel mystérieux” pour terminer cet alléchant programme. Un autre programme évoque d'autres artistes comme Miss Miraflor dans sa boule mystérieuse ou Stewarts dans ses exercices de force avec canon. Quant au directeur M. Anderson il présentait un numéro de magie, car il avait dans le passé dirigé un théâtre de prestidigitation-magie. Le “Nouveau-Cirque Féerique Anderson un cirque totalement oublié mais dont le nom sonnait bien.

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Rue du Cirque à Paris, place du Cirque à Nantes

Publié le 10 Avril 2014 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

Rue du Cirque à Paris, place du Cirque à Nantes

Rue située non loin du Palais de l’Elysée, et ayant eu dernièrement les honneurs de la presse people pour un amoureux casqué allant la nuit conter fleurette à sa bien-aimée, cette artère créée en 1847, a dans un premier temps reçu le nom du 3ème fils de Louis-Philippe, en étant nommée rue de Joinville. En 1849 elle changea de dénomination et devient rue du cirque rappelant ainsi que de 1841 à 1900 était érigé dans le carré Marigny un cirque. Cet établissement connut selon les aléas politiques trois dénominations, d’abord cirque National, puis cirque de l’Impératrice et enfin cirque d’été (voir blog24/02/2011). C’est dans cet établissement qu’avaient débuté deux célèbres courtisanes françaises : la Belle Otéro et Emilienne d’Alençon,. Paris n’est pas la seule ville française à faire référence d’un passé circassien, Nantes possède elle une place du cirque.

Rue du Cirque à Paris, place du Cirque à Nantes

Cette place nantaise initialement baptisée place de l’abreuvoir, doit son nom en 1837 au cirque Paquer, ou cirque du Chapeau-Rouge, lequel occupait initialement un bâtiment de la rue du Chapeau-Rouge, construit à l'origine en 1830 pour y installer une usine pour l'éclairage au gaz, mais ce projet fut rapidement abandonné et en 1834 le propriétaire décida d'y installer un cirque. Pour cela il fait appel pour édifier un théâtre à l'angle de la rue de l'Arche-Sèche et de l'allée d'Orléans, à l'architecte Joseph-Fleury Chenantais. Au fil du temps, la salle de théâtre — où se produisit notamment Dejazet — s'effaça peu à peu devant le cirque, est en forme d’hémicycle, aujourd’hui démoli.

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Paris Capitale du Cirque

Publié le 20 Novembre 2013 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

Paris2.jpgAu XIXe siècle, le cirque équestre se développe et de nombreux cirques stables sont construits en France, dont à Paris qui est à cette époque considéré comme la capitale mondiale des arts de la piste. En effet la ville lumière peut revendiquer plusieurs cirques sédentaires en activité, et qui avaient pour nom :
RueDuCirque Cirque des Champs Elysées, (1841-1898) connu aussi selon les régimes politiques sous l’appellation de Cirque de l’Impératrice ou cirque d’Eté (voir blog24/02/2011), il était situé dans le 8ème arrondissement rue du Cirque,
CH-Entrée3 Cirque Napoléon, (1852) l’actuel Cirque d’hiver Bouglione (voir blog25/02/2011), aussi nommé Cirque National à la chute du Second Empire, situé dans le 11ème arrondissement rue Amelot,
Fernando.jpg  Cirque Fernando, (1873-1972) (voir blog01/07/2012), qui devient en 1897 Cirque Médrano (voir blog07/04/2011), puis Cirque de Montmartre lors de la reprise par les Bouglione de cet établissement qui était situé dans  le 9ème arrondissement à l’angle de la rue des  Martyrs et du bd. Rochechouard.
NCirque1904 Nouveau Cirque ou Arènes Nautiques, cette salle de spectacles située rue Saint-Honoré dans le 8ème arrondissement était dotée d’une piste transformable en piscine pour les pantomimes,  très en vogue à cette époque (voir blog08/12/2010),
Cirque MolierCirque Molier fondé en 1880 situé dans le 16ème arrondissement, rue de Bénouville près du Bois de Boulogne. Ce cirque mondain d’amateurs proposait deux représentations annuelles destinées à un public d’aristocrates et de grands bourgeois (voir blog27/04/2012),
Alma.jpgHippodrome de l’Alma, situé dans le 16ème arrondissement gigantesque établissement où se déroulaient des courses de chars ou autres spectacles demandant beaucoup d’espace (voir blog17/12/2010),
Paris-MétropoleCirque Métropole puis Cirque de Paris (1906-1930) fut le dernier cirque construit dans la capitale, situé av. de La Motte Piquet dans le 15ème arrondissement, ne trouva jamais vraiment son public même si il mit les dompteurs en vedette (voir blog23/11/2011).
 
 
 
 
 
 
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La Société Parisienne de Spectacles

Publié le 2 Octobre 2013 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

 

SocieteParisienneDeSpectacles.jpgLe Cirque d’Hiver pendant les périodes de tournées estivales des frères Bouglione était sous-loué à une société organisatrice de spectacles afin que cette salle propose des spectacles tout au long de l’année. La Société Parisienne de Spectacles, car tel était son nom, a ainsi offert sous la coupole de cet établissement de nombreux programmes de grande qualité. Dirigée par Emile Audiffred et Jean Coupan (voir blog15/02/2012), cette société de spectacles s’était spécialisée dans les spectacles de Cirque en assumant en plus du cirque parisien la direction de nombreux cirques comme ceux d'Amiens (voir blog09/05/2011), Bordeaux, La Rochelle, ou Bruxelles…

Amiens1949Amiens1950Si on regarde les programmes ou les affiches des spectacles proposés par cette entreprise on peut voir que ceux-ci étaient de grande qualité. On pouvait en effet applaudir Grock (voir blog21/02/2012), les Fratellini (voir blog13/05/2013), les Clérans (voir blog24/03/2011), les Antares, Pipo et Rhum (voir blog10/10/2011 et 23/03/2011)… l’orchestre était dirigé par René Chapon, l’ancien chef de Grock et la régie était sous la responsabilité de Georges Loyal.. De plus certains cirques étrangers comme le Cirque National de Suède ont fait les beaux soirs de ses programmes.

Bordeaux1952-1-.jpgBordeaux1952.jpgLa Société Parisienne a de 1947 à 1952 organisé les spectacles des fêtes de la Saint Jean du cirque municipal d’Amiens, à travers 3 programmes qui changeaient tous les 10 jours. Et en 1951 et, les deux années suivantes, elle a proposé dans l’ancienne construction de Dorget, sous l’enseigne du Grand Cirque de Bordeaux, pour les Foires d’automne, une pléiade d’attractions où on pouvait applaudir le dompteur Jacky Rex, la trapéziste Andrée Jan (voir blog12/05/2011), la cavalerie de  Jean Houcke, ou les éléphants de Bouglione…

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Le Cirque Spirou

Publié le 24 Septembre 2013 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

Spirou.jpgDans les années 60 voit un certain nombre de cirques portant le patronyme d’un illustré pour enfants. On put ainsi voir un Cirque Tintin, Cirque Pif, un cirque Spirou, mais ces établissements n’avaient de cirque que le nom. Le plus célèbre reste le cirque Spirou qui proposait dans la réalité un spectacle de music-hall comme le Radio-Théâtre (voir blog28/11/2010).

Spirou2Son chapiteau rectangulaire  n’abritait aucune piste mais une scène où se produisaient des artistes de variété ou des vedettes de la télévision, avec à chaque fois une bonne équipe de clowns. On put ainsi applaudir selon les années : Alex et Francini (voir blog20/12/2011 &06/03/2012)  les Bario (voir blog26/01/2011)... Le spectacle était présenté par Jean Nohain, habile spécialiste des ondes et de l’image, qui avait fondé autrefois le journal Benjamin, un périodique pour les jeunes, qui chaque semaine offrait une rubrique consacrée au cirque. Ce cirque disparut après quelques saisons précédent la disparition de ultérieure de son animateur.

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Le Super-Circus de Jean-Jacques Vital (1953-1954)

Publié le 17 Mai 2013 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

JeanJacquesVital.JPGJean-Jacques Vital (1913-1977) producteur scénariste français, (fils du célèbre M. Lévitan chez qui un meuble acheté était garanti pour longtemps) avait eu après guerre une très grande notoriété, en étant le fils dans le célèbre feuilleton radiophonique diffusé sur Radio-Luxembourg: "La famille Duraton". Il produit pendant deux années, un cirque nommé Super-Circus, en s’associant avec Achille Zavatta et ses beaux frères Jean Figuier et William Moore, directeurs d’un Cirque à l’enseigne changeante (voir blog25/03/2011.

SuperCircus.JPGLe programme 1953 comprenait outre Zavatta associé à son frère Michel, son ancien partenaire Rolf (voir blog27/11/2010) étant parti chez Pinder, le dompteur Jack Rex, à la corde lisse Miss Barbara, la cavalerie était présentée par William Moore… Mais la grande vedette ne venait pas du cirque mais du music-hall, il s’agissait de Tino Rossi accompagné par Jacques Hélian et ses trente musiciens. La tournée fut un succès car le créateur de "Petit papa Noël" attirait énormément de monde.

TinoRossi.JPGEn 1954, le cirque repartit avec toujours une première partie très cirque puis en seconde partie du programme et pour attirer les foules, une vedette très populaire. Pendant 3 mois ce fut Edith Piaf accompagnée par l’orchestre de Jacques Pills, puis pendant les mois d’été elle fut remplacée par "La famille Duraton", enfin Tino Rossi reprit du service pour les mois de septembre, octobre et novembre 1954. Dans la mémoire des circophiles ce Super Circus est bien souvent occulté car les programmes étaient plus du niveau du music-hall que du cirque.

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Les enseignes 4 frères Bouglione, les Rois du Cirque

Publié le 16 Mai 2013 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

Bouglione5BouglioneCH3Avant d’être connu sous leur patronyme, les 4 frères Bouglione tentèrent de se faire une renommée en utilisant différentes d’enseignes, revenons aujourd’hui sur cette période où on put trouver un "Stade Buffalo Bill Bouglione", un "Cirque International", un "Cirque Franco-belge" voire un "French Barnum Circus" ou dans les années 80 un "American Parade" voire une "American Circus".

Bouglionech1928.jpgBouglionech1927.jpgSe trouvant en 1924 à la tête d’un magnifique lot d’affiches, restées après le passage en France en 1905 du "Buffalo Bill’s Wild West" (voir blog08/03/2012), le père des 4 frères Bouglione, Sampion Sénior pensa à l’utiliser pour promouvoir un établissement nommé "Stade Buffalo Bill" où le nom des Bouglione était accolé. Le spectacle était fort modeste et sans rapport avec celui présenté quelques années plus tôt par le vrai Buffalo-Bill. Mme Rosa dans son livre "Un mariage dans une cage" décrit ainsi le programme: "L’espace d’évolution des chevaux était réduit et les montures aussi peu nombreuses que les cavaliers aux costumes mal ajustés. Les indiens grimés et emplumés de volaille avaient de curieuses dégaines". Le spectacle ne répondait que bien partiellement aux attentes des spectateurs, alléchés par cette publicité disproportionnée. Mais avec le temps, le matériel s’étoffant le spectacle finit par faire illusion d’autant plus que Sampion Sénior lors des représentations parisiennes fit appel à la famille, aux amis forains ou banquistes  pour apporter leur matériel, leurs animaux et leur talent. Bref les parisiens mordirent à l’hameçon et la tournée devient un succès qui est ce jour reste mythique.

Franco-belge.jpgbouglionech1933.jpgEnsuite en 1930 les Bouglione firent une saison en Espagne, mais le public ibérique ne répondit pas vraiment à la publicité de leur Buffalo-Bill. Ils rentrèrent donc au bercail et proposèrent leur spectacle sous l’appellation de "Cirque International" et pour cela ils achetèrent un chapiteau neuf et ajoutèrent à la piste traditionnelle une scène. Dans le programme on pouvait applaudir le jeune dompteur Jefferson qui n’était autre que Joseph Bouglione, le futur époux de Mme Rosa. Puis en 1932 ils parcoururent la France et le Bénélux à la tête d’un cirque portant cette fois-ci le nom de "Cirque Franco-Belge". N’oublions pas que les Bouglione avaient des attaches avec le plat pays, Alexandre et Rosa Vanben, future Mme Rosa y étaient nés. Cette enseigne fit deux bonnes saisons, et en 1935, une fois leur réputation établie, les Bouglione allaient définitivement imposer leur nom et pouvaient désormais appelé leur établissement: "Cirque des 4 frères Bouglione", qui va devenir avec le temps  le "Cirque Bouglione", associé selon les époques au "Cirque d'hiver de Paris". 

bouglionech1963AmericanCircusNotons pour faire bonne mesure que lorsque le cirque italien "American Circus" entama, avec son chapiteau à trois pistes  à la fin de l'année 1979 une tournée en France, qui fut suivie d'autres jusqu'en 1986, les Bouglione firent pour contrecarrer ce concurrent tourner un établissement sous l’appellation d’American Parade, puis d'American Circus. Mais depuis la fin des années 80 plus aucun cirque Bouglione (sans prénom) ne propose de tournée en France. Dernièrement Francesco a fait l’acquisition d’un chapiteau blanc servant notamment au Festivals de Massy et de Domont ainsi qu’au Cirque de Noël présenté à Nanterre est-ce l’amorce d’un futur Bouglione Voyageur, l’avenir nous le dira.

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Le Cirque Moustier (1876-1947)

Publié le 15 Mai 2013 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

MoustierA.JPGDe la fin du XIX° au début du XX° siècle la France est considérée comme la capitale mondiale du cirque et les historiens es cirques ont catalogué dans notre pays plus de 700 enseignes différentes. Certaines fort anciennes existent toujours (Amar, Bouglione, Gruss, Medrano…) d’autres aujourd’hui disparues sont demeurées mythiques (Ancellotti, Bureau, Francki, Lamy Zoo Circus…) et sont à ce jour encore honorées par certains nostalgiques d’un temps révolu. D’autres établissements, et c’est le plus grand nombre, ont totalement disparus de la mémoire populaire, c’est le cas du "Cirque Moustier" qui va faire l’objet du blog de ce jour.

Moustier2.JPGComme bien souvent la création d’un cirque est due à un coup de foudre amoureux et l’histoire des Moustier comme celle des Bureau (voir blog16/05/2011) ou des Lamy (voir blog04/04/2011 n’échappe à la règle. Ainsi l’aristocrate Alphonse Dedessus Le Moustier, dit Alphonse Moustier amateur éclairé en haute école, partit avec une écuyère de cirque et en 1876, fonda un établissement portant son nom. Il dirigea ce cirque avec succès pendant plus de trente ans en donnant une place prépondérante, comme c’était tendance à cette époque aux exercices équestres. A sa mort en 1907 son fils Charles, repris l’affaire mais sans grand succès. Suite aux déboires financiers de Charles on ne revit plus pendant de nombreuses années le "Cirque Moustier", mais il refit surface à la Libération sous la double direction des fils de Charles : Louis et Emilien Moustier. Louis était un équilibriste réputé et Emilien un antipodiste de renom connu sous le nom des "Castors". Notons aussi que les filles de Louis se firent connaître par un numéro d’équilibre sur boules: "Les Dior Sister"s. Les Moustier voyagèrent sous l’enseigne "Nouveau Cirque de France" et l’année 1947 fut la dernière année de cet établissement car le programme ne rencontra pas le succès espéré.

MoustierEb2De nos jour le nom de Moustier n’a pas totalement disparu du monde du cirque, il est associé à la famille Bouglione, car n’oublions pas qu’Emilien Moustier épousa Odette Bouglione une des filles de Sampion, le cadet des 4 frères Bouglione et Firmin, un des frères de Sampion de son côté se maria avec Violette Moustier des "Dior Sisters".

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