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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #cinema catégorie

The Rock and Roll Circus de Michael Lindsay-Hogg (1968)

Publié le 20 Juin 2015 par cirk75 dans Cinéma

The Rock and Roll Circus de Michael Lindsay-Hogg (1968)

Le cirque est un spectacle qui fascine bien au-delà du cercle des enfants, les adultes, même si quelques fois le taisent en sont aussi très friands. Témoin récent de cet attrait du monde des gens du voyage, l’animateur de télévision Arthur a lancé le 19 juin dernier une émission nommée "Rock ’N’ Roll Circus" (voir blog29/05/2015) où les invités se transforment en directeurs de cirque. Mais rappelons que ce n’est pas la première fois que sont associés Rock ‘N’ Roll et cirque. En effet en 1968 les "Rolling Stones" voulant surfer sur le téléfilm " Magical Mystery Tour" de leur concurrent et néanmoins amis les 4 "Scarabées" demandent à Michael Lindsay-Hogg associé à Mick Jagger de concevoir un téléfilm qui se situera dans le milieu du cirque.

Le 11 décembre 1968, les "Pierre qui Roulent" organisent un spectacle pour la télévision intitulé "The Rock'n'Roll Circus" où vont se produire dans un décor de cirque les plus célèbres artistes de la musique londonienne des années 60. Le concert débute à 14 heures, et se termine le lendemain à 5 heures du matin. Au cours du show outre les "Rolling Stones" composés à cette époque de Mick Jagger, Keith Richard, Charlie Watts, Bill Wyman et Mick Taylor, on peut voir Marianne Faithfull, le violoniste Ivry Gitlis, Tony Iommi, guitariste et membre fondateur du groupe Black Sabbath, associé à Jethro Tull. On assiste aussi à la représentation de "A Quick One While He's Away" le premier mini opéra-rock des Who. Enfin cerise sur le gateau, John Lennon acompagné Keith Richards (basse), d’Eric Clapton (guitare), de Mitch Mitchell (batterie) en présence de Yoko Ono, recouverte de tissus noir et agenouillée face aux musiciens pour interpréter Yer Blues, ce groupe créé pour les circonstances sera baptisé "The Dirty Mac".

The Rock and Roll Circus de Michael Lindsay-Hogg (1968)

Notons aussi que c’est la dernière performance publique du multi-instrumentiste britannique Lewis Brian Hopkins Jones plus connu sous le nom de Brian Jones avec les Rolling Stones avant quitter le groupe en juin 69.

Enregistré le 11 décembre 1968 pour la BBC, ce téléfilm n'a jamais été à la demande des Rolling Stones diffusé, pour des raisons qui demeurent aujourd’hui toujours plus ou moins mystérieuses. Mais après avoir circulé de longues années sous le manteau, ce téléfilm est finalement sorti en CD et VHS en 1996, puis en DVD en 2004 sous le titre "The Rolling Stones Rock'n'Roll Circus".

The Rock and Roll Circus de Michael Lindsay-Hogg (1968)
The Rock and Roll Circus de Michael Lindsay-Hogg (1968)
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Le cirque des horreurs de Sidney Hayers (1960)

Publié le 4 Juin 2015 par cirk75 dans Cinéma

Le cirque des horreurs de  Sidney Hayers (1960)

Ce film britannique signé Sidney Hayers, relate l’histoire du docteur Rossiter, un chirurgien recherché par la police parce qu'il refait le visage de criminels en fuite. Après avoir opéré la fille d'un chef de cirque Vanet, il a l'idée de s'associer avec lui sous l’identité de Schüler, et de suivre la tournée du cirque. Lorsque le directeur du cirque est attaqué par son ours dansant, Rossiter ne fait rien pour l'aider et le laisse mourir. Il prend alors la direction du cirque et y emploie d'anciennes criminelles pour en faire un "temple de la beauté". En dix ans, sa troupe gagne une renommée européenne. Mais régulièrement, des accidents étranges coûtent la vie à ses artistes, aux femmes notamment qui ont fait part de leur désir de quitter le cirque. Intriguée, Scotland Yard dépêche un inspecteur sur les lieux...

Ce film d’horreur sanglant est une intrigue rocambolesque, bien dans le style du roman populaire qui ménage une succession de moments forts conçus uniquement dans le but d’entretenir l’angoisse du spectateur, et entretenue par la présence de la piste, celle du cirque Billy Smart, comme lieu de l'intrigue, angoisse tempérée il faut le dire un humour noir heureusement omniprésent.

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Quitte ou double, de Robert Vernay (1953)

Publié le 31 Mai 2015 par cirk75 dans Cinéma

Quitte ou double, de Robert Vernay (1953)

Pour surfer sur l’immense succès populaire que suscita après-guerre le Radio-Circus (voir blog16/01/2015), la Société de Production cinématographique Olympic demanda à Robert Vernay de réaliser un film dont l’intrigue se situerait sur la piste de ce cirque avec un scénario centré sur un jeu radiophonique qui rassemblait autour du poste radiophonique un grande partie des auditeurs. Ce jeu hebdomadaire, nommé "Quitte ou Double" (voir blog07/10/2011) qu'on écoutait sur Radio Luxembourg (ancêtre de RTL) était présenté par Zappy Max et enregistré sur la piste du Radio-Circus du moins durant la tournée de cet établissement.

Le scénario concocté par René Wheeler se passe à Bourganeuf, village de la Creuse, où Charlotte Bourdier une vieille fille, avoue à Marie Chassagne avoir noué par correspondance sous son nom une intrigue sentimentale avec Zappy Max, l'animateur du Radio Circus. Marie Chassagne accepte lors de la venue du Radio-Circus de rencontrer le célèbre animateur. Et bien entendu, elle va se retrouver par hasard à participer au jeu "Quitte ou Qouble", le sort va lui sourire et elle va tomber sous le charme du cher Zappy.

Quitte ou double, de Robert Vernay (1953)

La distribution composée de Suzanne Dehelly (Charlotte Bourdier), Danielle Godet (Marie Chassagne) et Zappy Max… le joyeux phénomène de la radio jouant son propre rôle montrant ainsi ses multiples facettes de son talent : animateur, chanteur, comédien, mime….

Filmé sous tous les angles durant plus d’un mois de tournée, les premières prises sont réalisées à Chantilly. Le village de toile eut comme les stars une doublure, en l’occurrence un second chapiteau transporté depuis les quartiers d’hiver des Gruss à Reims jusqu’aux studios cinématographiques d’Epinay-sur-Seine, afin de permettre la réalisation de scènes qu’il aurait été difficile de filmer en direct étant donné les déplacements quotidiens du Radio-Circus.

"Quitte ou Double" un film totalement invisible et complètement oublié de nos jours, reste néanmoins intéressant pour un circophile car il peut savourer de voir au quotidien la vie d’un cirque en tournée, et entrevoir la présence du trapéziste Alfred Robbes.

Un régal non?

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Le Cirque en révolte d’Elia Kazan (1953)

Publié le 14 Mai 2015 par cirk75 dans Cinéma

Réalisé par l’américain Elia Kazan, auteur de films mondialement connus comme "Un Tramway nommé désir" ou "A l’est d’Eden", ce film est une œuvre à part dans la filmographie de ce metteur en scène d’origine arménienne qui dans les années 50 a eu moult déboires avec la Commission Mc Carthy. Cette réalisation semble constituer pour Kazan une sorte de dédouanement de cet épisode fâcheux qui a entaché sa réputation de réalisateur.

Tiré du roman éponyme de Neil Paterson, film à ce jour totalement inédit en France mais connu des cinéphiles sous son titre original "Man on a Tightrope" (un homme sur une corde raide), ce film est néanmoins sorti en Belgique sous le nom du "Cirque en révolte". Cette œuvre relate l’histoire d’un cirque tchécoslovaque luttant contre un pouvoir totalitaire pour sauvegarder sa liberté artistique et de déplacement.

Directeur du cirque portant son nom Karel Cernik (Frédéric March) se bat pour conserver la direction de cet établissement qui à l’origine appartenait à sa famille avant d'être nationalisée lors de l’arrivée des communistes au pouvoir. Le gouvernement tchécoslovaque laisse Cernik gérer le cirque au quotidien, mais sans lui en donner les moyens techniques ou artistiques, tout en lui imposant de diffuser de la propagande pour le pouvoir en place. Ainsi interrogé au siège de la sécurité de l'Etat il se voit reprocher de ne pas mettre en place les numéros de propagande dictées par le gouvernement. Cernik s’explique en argumentant que les scènes imposées ne sont nullement drôles et que le public reste froid et ne rit pas. Le chef de la sureté de l’Etat lui donne l’ordre de reprendre les directives artistiques imposées et de renvoyer aussi de la troupe une artiste d’origine française se faisant appeler "la Duchesse". Libéré Cernik est condamné à payer une amende mais ses faits et gestes restent très surveillés. Ne souhaitant nullement se plier à ces oukases, Cernik ne voit qu’une solution, faire passer son cirque à l’Ouest en franchissant la frontière pour aller en Bavière.

Comme on le voit cette production Twentieth Century Fox porte plus sur la dictature communiste que sur l'univers du cirque, même si le cirque et la famille Brumbach servent de toile de fond. Dans ce film Elia Kazan plutôt inspiré réussit à donner un ton entre rire et larmes, dans une œuvre dramatique frisant souvent la comédie. "Le Cirque en révolte" a bénéficié d’une belle distribution comprenant Fredric March, Terry Moore, Gloria Grahame, Paul Hartman, Richard Boone, Cameron Mitchell et Adolphe Menjou, artistes fort renommés dans les années 50. Notons pour les cinéphiles comme pour les circophiles que ce film vient de sortir en DVD dans la collection Hollywood Legends, mettant ainsi fin à sa non diffusion en France.

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L’entrée du Miroir brisé

Publié le 8 Avril 2015 par cirk75 dans Cinéma

L’entrée du Miroir brisé

C’est un des grands classiques de la piste, une entrée (ou sketch pour les non-initiés) qui exploite au maximum la situation du remplacement improvisé. C’est Max Linder (voir blog07/02/2015) qui la premièrement fois porta cette scène à l’écran dans son film "7 ans de malheur" bien avant que les Max Brothers ne l’adapte pour une scène de leur film "Soupe au Canard".

Au cirque Rhum (voir blog23/03/2011) l’interpréta tour-à-tour avec Despard-Plège (voir blog07/04/2015), avec Manetti (voir blog12/062013) ou Pipo (voir blog10/10/2011).

Inutile de raconter cette entrée elle est trop célèbre le mieux c’est de la rvoir par son créateur Max Linder.

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Les 3 font la paire, film de Sacha Guitry (1957)

Publié le 22 Mars 2015 par cirk75 dans Cinéma

Les 3 font la paire, film de Sacha Guitry (1957)

Dernier film de Sacha Guitry à cette époque mourant, tourné dans la réalité par le producteur Clément Duhour, raconte la brève histoire d’un jeune brigand Jojo, espérant faire carrière dans le banditisme. Aussi pour démontrer son savoir-faire à ses futurs "employeurs" il poignarde en plein jour un quidam pris au hasard. Or la victime, un acteur en train de tourner un film, laisse un indice important car le crime a été filmé en direct. Chargé de l'enquête, le commissaire Bernard, (Michel Simon) un "fin limier" se prenant pour Maigret, se fait projeter la séquence et en extrait un portrait de l'assassin. L'un de ses hommes (Robert Dalban) passant la soirée en famille au Cirque Medrano (voir blog07/04/2011) croit y reconnaître l’assassin dans l’auguste du duo Teddy & Partner. Mais ce dernier a un frère jumeau le clown blanc et chacun s'accuse mutuellement de l'assassinat pour disculper l'autre. Deux suspects valant mieux qu'un, le commissaire Bernard les garde tous deux sous les verrous. Or, le véritable meurtrier court toujours et c'est le sosie des jumeaux arrêtés. Il faut l'intervention de Titine, une dame de mœurs légères, (Sophie Desmarets) et à sa mémoire infaillible, qui a passé la nuit avec ce troisième larron pour que la lumière se fasse. Jojo, (Philippe Nicaud) confondu, sera abattu sur les lieux mêmes de son forfait, par le chef de la bande dans laquelle il souhaitait être admis. De quoi vous désespérer d'être malhonnête ! Ce règlement de comptes sera d'ailleurs maquillé en suicide, au grand dam du commissaire Bernard, qui n'y verra que du feu...

Comme on voit ce film au scénario un peu farfelu et biscornu est pour un circophile d’un grand intérêt car pendant 6 mn on peut contempler les coulisses et la piste du Cirque Medrano.

Pour la petite histoire les Bario participèrent en tant que conseillers techniques au tournage du film. On peut même voir un court échange dans les coulisses du cirque entre Robert Dalban et Nello Bario, interprétant le régisseur de Medrano.

Aussi revisionnons ce film pour, environ à la 42ème mn, de cette réalisation revoir la piste de ce cirque légendaire.

Un fort bon moment pour les nostalgiques de ce cirque malheureusement démoli en 1973.

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Le roi du cirque de Max Linder (1923)

Publié le 7 Février 2015 par cirk75 dans Cinéma

Le roi du cirque de Max Linder (1923)

Gabriel Leuvielle dit Max Linder fut un réalisateur et acteur français, au jeu et aux inventions qui ont fortement influencé non seulement la naissance du burlesque mais aussi la création du personnage de Charlot. Parmi les 500 films qu’il a tourné, celui qu’il cosigne en 1924 avec Edouard-Emile Violet, avec en vedette féminine Vilma Banky à l’origine nommé "Dompteur par Amour" puis appelé lors de sa sortie "Le Roi du Cirque" (Der Zirkuskönig - Clown aus liebetient) tient une place à part dans l’œuvre de ce créateur car c’est le dernier film complet de "l’Homme au chapeau de soie".

Et pour les circophiles il est intéressant car l’intrigue se déroule dans le monde de la piste, avec un lion comme partenaire. Notons que ce film a germé dans l’esprit de Max Linder lorsqu’il était avec Charlie Chaplin à Hollywood et à qui il a confié son projet de réaliser un film qui se déroule dans l’enceinte d’un cirque. Le créateur de Charlot trouvant l’idée excellente car quelques années plus tard, il tourna aussi une histoire ayant pour cadre le même environnement et qui en 1928 s’appellera "Le Cirque" (The Circus) (voir blog03/07/2012).

Le roi du cirque de Max Linder (1923)

Comme à son habitude le scénario du "Roi du Cirque" est truffé de gags et raconte l’histoire du comte de Pompadour, fêtard invétéré, mais pourtant amoureux de Ketty la belle trapéziste du cirque Buffalo. Les parents respectifs des jeunes gens ne veulent en aucune façon de cette mésalliance, Et après un combat héroïque avec le terrible lion Tibère, combat dont il sort triomphant, le comte de Pompadour est sacré Roi du Cirque, ce qui lui permet d’obtenir la main de sa bien aimée. Dans ce film Max Linder y interprète le principal rôle, tour à tour dompteur,acrobate, clown et même dompteur ... de puces avec cette fantaisie toute personnelle qui a toujours été la sienne. Ce film, aujourd'hui malencontreusement perdu, obtient lors de sortie en salles le 12 Janvier 1925, un grand succès.

Le roi du cirque de Max Linder (1923)

Notons que le 7 mars 1925 Max Linder, à l’occasion du Gala des Artistes obtient un réel succès en exécutant avec brio un numéro virtuose de clown puis en se métamorphosant en élégant "Roi du Cirque". Notons aussi qu’un des sketchs les plus célèbres du répertoire clownesque "Le Miroir Brisé", est tiré d’un film de Max Linder sortie en 1921: "Sept Ans de malheur".

Malheureusement cet artiste eut une fin tragique en à l'âge de 41 ans se suicidant avec sa jeune femme, de 20 ans sa cadette et laissant une petite fille de 16 mois, Maud Linder qui est à ce jour la conservatrice éclairée de l’œuvre cinématographique de son père.

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Les démêlées de Buster Keaton au cirque

Publié le 20 Janvier 2015 par cirk75 dans Cinéma

Les démêlées de Buster Keaton au cirque

Buster Keaton a, à la fin de sa vie et avec l’aide de Charles Samuels, relaté ses souvenirs dans un ouvrage paru en 1960. Dans cette autobiographie d’une rare modestie, intitulé "La Mécanique du rire", il raconte sa vie marquée par l’évolution du cinéma et la dureté́ d’Hollywood : l’enfance, la scène, l’expérience de la guerre, l’entrée dans le cinéma, le succès, le passage à la réalisation, puis peu après l’arrivée du parlant le fulgurant déclin...

Buster Keaton (voir blog14/12/2010) y relate aussi ses incursions sur les pistes européennes (Medrano, Cirque Royal…) mais laissons-lui la plume pour raconter cette étonnante histoire.

"En Europe, ce n’est pas sous une tente que se déroulent les grands cirques mais dans des arènes en dur, qui sont de véritables théâtres en rond. Les acteurs jouent au centre de la piste, où ils arrivent par le même passage que les fauves, les clowns ou les éléphants. En 1947, c’était l’immédiat après-guerre et tous les acrobates, jongleurs, dresseurs ou clowns allemands étaient encore bannis du cirque français, le public parisien n’éprouvant que haine pour l’ex-occupant. Mais les artistes allemands revinrent discrètement à partir de 1950.

Ce fut pour moi une intense émotion que de jouer devant le public européen. La plupart de ceux qui venaient m’applaudir se souvenaient de mes films. J’interprétais mon sketch extrait du film, "Le plombier amoureux".

Les démêlées de Buster Keaton au cirque

Je gagnais 3 500 $ par semaine. Toutefois, nous nous heurtâmes à une loi interdisant de sortir de France plus de la moitié de ce salaire, restriction qui nous permit, Eleanor et moi de vivre comme des princes à l’hôtel George V sans nous sentir dépensier.

En 1950, lors de ma deuxième tournée, j’utilisais un sketch extrait de mon dernier film muet, le figurant avec Eleanor comme partenaire. Elle ignorait tout du métier d’actrice, n’ayant travaillé que comme danseuse. Mais elle se débrouilla si bien dès ses débuts que je n’eus plus jamais besoin d’une autre partenaire féminine…

Les démêlées de Buster Keaton au cirque

… En 1951 je donnais un sketch moins épuisant "sur un banc" mais avec ce qui nous arriva pendant cette tournée s’avéra littéralement exténuant, beaucoup plus que n’importe quel numéro de cirque.

Pendant notre traversé vers l’Europe, l’antenne européenne de mon imprésario m’avait engagé sans m’avertir pour jouer 2 semaines au Cirque Royal de Bruxelles (voir blog09/02/2012), juste après notre engagement parisien. Tout s’annonçait bien, sinon que le cachet était plus bas de 600 $ que mes cachets parisiens.

Il n’y a pas tellement de cirques en Europe, et ils constituent un cercle très fermé, où tout se sait. Quand l’organisateur français appris que j’allais travailler à Bruxelles pour un cachet inférieur, il sauta au plafond, convaincu que je l’escroquais en lui laissant payer notre voyage depuis Hollywood – et retour – puis pour travaillant au rabais pour un concurrent qui n’avait rien déboursé pour nos frais.

Il me proposa de régler le conflit en abaissant mon cachet au niveau belge. Comme je refusais il m’offrit de prolonger mon engagement de 2 semaines, à condition que j’annule mon contrat avec les Belges. Chose que je ne pouvais faire par simple honnêteté. De sorte que la démarche suivante de ce monsieur fut de porter plainte contre moi.

Les démêlées de Buster Keaton au cirque

Ce soir-là, de retour à l’hôtel, nous trouvâmes notre appartement rempli de gendarmes dressant l’inventaire de tout ce que nous possédions, y compris les brosses à dents et les bigoudis d’Eleanor.

J’appelai à la rescousse le consul d’Amérique, qui me recommanda les services d’une avocate russe. Celle-ci parlant 4 langues, mais quelle que fût celle qu’elle utilisât pour parler à mon employeur, elle ne pût le convaincre de nous restituer nos affaires personnelles.

L’embrouillamini ne cessa que lorsque j’acceptai de céder.

Cet incident m’apporta une publicité internationale dont je me serai bien passé. J’imaginais tout le monde s’apitoyant sur moi : " Ce pauvre Buster Keaton ! Après avoir été vedette, le voilà réduit à faire du cirque pour un salaire de misère !"

Ainsi conclut "l’Homme qui ne rit jamais" sur ses turpitudes circassiennes et parisiennes. Dans son livre qui vient d'être réédité en France aux Editions Capricci, il compte de nombreuses anecdotes sur l'histoire du cinéma; ouvrage qui comblera non seulement les cinéphiles mais aussi toutes personnes aimant aussi Hollywood et sa légendaire faune!

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Gaston Duvet vedette au cirque et au cinéma

Publié le 15 Novembre 2014 par cirk75 dans Cinéma

Gaston Duvet vedette au cirque et au cinéma

Gaston Duvet était après-guerre, un héro de fiction joué par le comédien Jean Carmet (1920-1994) et ce personnage était si célèbre qu’il fut en 1954 la vedette, avec les autres membres de la famille Duraton, de la tournée d'été organisée par le Super Circus (voir blog17/05/2013). Rappelons pour les moins de 50 ans que la Famille Duranton était un feuilleton racontant, à une époque où la télévision était encore peu répandue et où la radio constituait le divertissement familial du soir par excellence, l’histoire de Français moyens plongés dans des péripéties et les affres de la vie quotidienne.

Gaston Duvet vedette au cirque et au cinéma

Le programme du Super Circus associait cirque et music-hall, avec en première partie: Zavatta associé à son frère Michel, le dompteur Jack Rex, Miss Barbara à la corde lisse, Les Rogers dans une fantaisie équestre, la cavalerie était présentée par William Moore, et Les Antinous rivalisaient d’audace au trapèze… En seconde partie, outre Gaston Duvet et ses complices, Ded Rysel, Daguenet, René Berthier et Yvonne Galli, la partie music-hall proposait les chanteurs John Williams et Danielle Dupré et le spectacle était présenté par Yvonne Solal, la présentatrice attitrée de l’Olympia.

Gaston Duvet vedette au cirque et au cinéma

La tournée avec le Super-Circus n’est pas la seule incursion de Jean Carmet (Gaston Duvet) dans le monde de la piste, en effet deux années avant en 1952 il avait été la vedette d’un film sur la piste magique : ”Bille de clown“ où il jouait le rôle de Gaston (tient comme c’est curieux). Cette comédie souriante mise en scène par de Jean Wall racontait les démêlés du jeune Gaston qui veut faire admettre à son père notaire que sa vocation est d’être clown ; à moins qu’elle provienne de sa rencontre avec une belle écuyère.

Comme on voit, un scénario très original qui a bien entendu marqué la mémoire des cinéphiles ou des circophiles!

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Le dompteur (1938) de Pierre Colombier

Publié le 6 Octobre 2014 par cirk75 dans Cinéma

Le dompteur (1938) de Pierre Colombier

Parmi les nombreux nanars que la production cinématographique a réalisé, ce film de Pierre Colombier a tourné en 1938 et sorti en salle le 14 décembre 1938 a une place de choix. Et comme à chaque fois le scénario est d’une banalité, en l’espèce Raphaël notre héros, garçon timide et benêt, hérite à la suite d'une aventure abracadabrante d'un cirque ambulant. Une des clauses testamentaires stipule qu’il doit, dans les dix jours, sous peine de déchéance présenter un numéro sur la piste. Raphaël ne sait rien faire et a une peur intense des fauves. On monte alors un spectacle avec de faux-lions. Raphaël va gagner son héritage lorsqu'un lion authentique apparaît sur la piste. Terreur de Raphaël qui, ne pouvant faire autrement, tente d'amadouer l'animal... je vous laisse le soin d’imaginer la suite.

Le dompteur (1938) de Pierre Colombier

Ce film né d’une idée de René Pujol, qui en avait eu de meilleurs, a eu une brève carrière mais reste tout de même un documentaire pour un circophile averti. Il permet de voir sous le chapiteau du cirque Fanni (voir blog20/05/2011) les fauves de Jouviano (8 lionnes, 2 hyènes et un loup) et sur l’estrade lors de la rutilante parade : Boulicot (voir blog08/01/2012), Recordier (voir blog24/06/2014) et Sarah Caryth avec son python. Outre le bonheur de revoir ce magnifique acteur que fut Saturnin Fabre en notaire, les principaux acteurs ont pour nom: Jean-Pierre Kérien, Dorville, Andrex… entourés de Monique Rolland, Alice Tissot et la pulpeuse Rosita Montenegro… Ce film a fait l’objet en 1995 d’une diffusion en VHS chez René Château dans la collection des Excentriques. Video qu’on peut encore de nos jours se procurer grâce à Internet.

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