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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #art catégorie

Derrière le rideau de piste, Medrano

Publié le 17 Avril 2018 par cirk75 dans Art

Ce pastel sur papier (49 x 42cm) peint par Edmond Heuzé (voir blog24/04/04) faisait partie de la vente à l'Hôtel Drouot du lundi 26 janvier 2009, il nous montre l'envers de la piste de Medrano.

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Le clown Chocolat, Fratellini à Medrano

Publié le 16 Avril 2018 par cirk75 dans Art

Cette huile sur isorel (73 x 60,5cm) peinte par Edmond Heuzé (voir blog24/04/04) faisait partie de la vente à l'Hôtel Drouot du lundi 26 janvier 2009, nous montre le clown Chocolat (voir blog11/02/12). il doit s'agir de Chocolat fils et non de Raphaël Padilla qui n'a jamais joué à Medrano....   

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Auguste Fratellini à Medrano

Publié le 15 Avril 2018 par cirk75 dans Art

Cette huile sur toile (46 x 38cm) peinte par Edmond Heuzé (voir blog24/04/04) faisait partie de la vente à l'Hôtel Drouot du lundi 26 janvier 2009, nous montre un Aguste prénommé Fratellini. Est-ce Albert ou un de ses frères?

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Répétition Medrano ambulant

Publié le 14 Avril 2018 par cirk75 dans Art

Cette huile sur panneau (38 x 47cm) peinte par Edmond Heuzé (voir blog24/04/04) faisait partie de la vente à l'Hôtel Drouot du lundi 26 janvier 2009, montre une répatition équstre.

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Les Fratellini à Medrano, une huile sur toile signée Edmond Heuzé

Publié le 7 Avril 2018 par cirk75 dans Art

La société parisienne "Millon & associés" a procédé le 26 janvier 2009 à une vente aux enchères dans laquelle se trouvaient plus de 200 tableaux signés Edmond Heuzé (voir blogs 24/04/2012 & 08/01/16) dont plus d’une centaine avait comme thème les clowns, les écuyères, les acrobates, les trapézistes… autrement dit des scènes de la vie du cirque. Dans cette adjudication se trouvaient pas moins de 25 œuvres où Albert, François ou Albert Fratellini (voir blog18/05/15) étaient présents et bon nombre d’aquarelles, huiles, gouaches, pastels étaient situés chez Medrano (voir blog07/04/11) le cirque des Clowns.

Témoin cette huile sur toile (97 x147 cm) exposée en 1952 à la Galerie Charpentier à Paris ou l’année suivante à Londres à la Galerie Wildenstein, qui représente une très célèbre entrée de l’art clownesque : "La Corrida". Les Fratellini après d'autres, avec leur nombreux enfants s’y illustrèrent et en ont fait un grand et démentiel spectacle qui faisait courir le tout Paris. Pierre Robert Levy (voir blog02/12/15) relate dans son livre "Les clowns et la tradition clownesque" avec bonheur ce classique à la sauce Fratellini, aussi laissons-lui la plume. "La Cuadrilla défilait dans le plus burlesque accoutrement, saluée par les dignitaires clownesques de la loge royale installée au bord de la banquette. Le taureau, animé par deux occupants, soufflaient à travers ses naseaux de furieux jets de farine. Il ne tardait pas à percuter les picadors. Paul et Albert, montés sur des chevaux-jupes qui perdaient aussitôt leurs intérieurs en forme de jambons et de saucisses… En guise de tableau final le taureau culbutait tous les notables de la loge d’honneur avant de venir affronter la muleta et l’épée du matador François."

Le tableau d’Heuzé illustre à merveille cette description, même si Albert et François semblent avoir quitté la piste, le premier est décédé en 1940 et le second en 1951. Le notaire, le rôle dévolu à Paul se cache derrière son chapeau et le toréador n’a nullement la silhouette gracieuse et légère de François. Cette huile solide et fraîche, peinte certainement après le décès de ce dernier, permet de retrouver l’ambiance colorée des vastes pistes jaunes, qui a fait de cet artiste peintre un chroniqueur imcomparable du monde de la piste.

"La Corrida", façon Fratellini fut si populaire dans l’entre-deux guerres, que d’autres illustrateurs comme Marcel Prangey ou Fernand Fernel l’on immortalisée, mais ceci est une histoire…

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L’écuyère à panneau au Cirque Medrano de Jean Dufy (1932-1935)

Publié le 31 Mars 2018 par cirk75 dans Art

Voici un incontournable de la piste, l’écuyère à panneau, numéro créé d’après la légende par les épouses d’Henri et Laurent Franconi, les fils du créateur du cirque français : Antonio Franconi (voir blog08/06/15).

Ce "plus beau symbole du cirque" selon Alexis Gruss fut souvent immortalisé picturalement notamment par Henri de Toulouse-Lautrec (voir blog17/03/11) Georges Seurat (voir blog11/04/13) ou François Flameng (voir blog22/12/17). Pour les non-initiés rappelons que le panneau, imaginé en 1849 par l’écuyer James Morton, est une large selle plate qui sert de support aux figures que souhaite exécuter l'artiste et qui est incliné vers le centre de la piste .

A la fin du XIX° siècle et début du XX° l’écuyère à panneau était un classique obligatoire qui avait sa place dans bon nombre de programmes et dont la mise en piste était immuable. On voyait ainsi l’écuyère juchée sur le panneau crever des cerceaux en papier (nommés ballons dans le langage circassien) en envoyant des baisers au public,. Puis un Auguste entrait en piste un bouquet de fleurs à la main, pour le donner à la belle qui entre temps s’était assise. L’amoureux transi lui disait qu’elle est "la plou zolie damoizelle qu’il n’a jamais vou". Sur ces belles paroles le Maître de piste, interrompant la déclaration de l’Auguste, faisait claquer sa chambrière. La belle se remettait debout, talons joints sur la coupe du cheval au galop, proposant encore quelques entrechats plus ou moins acrobatiques puis regagnait les coulisses.

A bien y regarder on trouve dans l’huile de Jean Dufy (voir blog09/02/14) une toile de 33 sur 24, tous les ingrédients composant ce numéro. L’écuyère est en équilibre sur son panneau, pendant que son cheval se cabre. On distingue aussi à gauche le Maître de piste, et en bas à droite un clown. L’établissement dans lequel ce numéro est brossé est le cirque Medrano, bien reconnaissable à ses frises en arcs de cercle décorant le pourtour supérieur et assurant un lien entre le toit et la coupole. Jean Duffy a représenté partiellement en haut, et sur la partie gauche ces arcades et à la suite de cette décoration on aperçoit une partie de l’orchestre qui se trouve au-dessus de la gardine, le rideau séparant les coulisses de la piste.

Cette toile n’est pas la seule que Jean Dufy ait peinte ayant pour sujet l’écuyère à panneau. Dans les années 50 il est revenu plusieurs fois sur ce thème qui lui est cher avec une écuyère qui a modifié son vêtement, le tutu romantique et classique ayant fait place à des costumes plus modernes.

Jean Dufy, un connaisseur de la piste, avait comme amis les Fratellini (voir blog18/05/15), Porto (voir blog14/04/13), Rhum (voir blog23/04/11), Zavatta (voir blog17/05/15) ainsi que le dompteur et chef de piste Trünk et dont on retrouve leurs silhouettes dans certaines de ses toiles.

L’écuyère à panneau au Cirque Medrano de Jean Dufy (1932-1935)
L’écuyère à panneau au Cirque Medrano de Jean Dufy (1932-1935)
L’écuyère à panneau au Cirque Medrano de Jean Dufy (1932-1935)
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La Danseuse de corde, par Henri de Toulouse-Lautrec (1864-1901)

Publié le 24 Mars 2018 par cirk75 dans Art

Quelle étrange œuvre ? Est-on vraiment en présence d’une fildefériste proposant son numéro ? Ou n’a-t-on pas plutôt le sentiment d’avoir affaire à une danseuse de corde débutante ? Qu’a voulu peindre Henri de Toulouse-Lautrec (voir blog17/03/11) en 1899, dans cette huile sur toile mesurant 47 sur 32 cm et actuellement pensionnaire en Suède à Stockholm au Nationalmuseum ?

Que de questions pose ce tableau? Mais a-t-on les réponses? A vous de juger...

En effet telle une nageuse sondant avec ses doigts de pied la température de l’eau, cette jeune femme avec son pied droit semble évaluer la rigidité du fil sur lequel elle veut évoluer. De plus ses mains, ne sont pas suspendues dans les airs en recherche d’équilibre, mais agrippent gauchement ce qui parait être un siège. Enfin et c’est peut-être ce qui est le plus édifiant, son corps n’est pas dans la posture qui sied à une fildefériste. Elle n’est pas droite comme on s’attend à voir une danseuse de corde, mais assise sur un tabouret et le corps renversé en arrière. Bref Toulouse-Lautrec semble avoir peint une débutante ou au mieux une artiste en répétition.

D’ailleurs est-on sous le chapiteau ou la coupole d’un cirque ? Assurément non, la couleur verte qui entoure le sujet et les lampions suggèrent plus une fête champêtre voire une kermesse populaire.

Oui l’approche de ce tableau est ambigu, mais n’oublions pas qu’en 1889 date de cette huile, suite à son internement pour des désordres mentaux dus à l’alcoolisme, c’est en produisant de mémoire, des dessins sur l'art de la piste que Toulouse-Lautrec prouve qu’il a retrouvé non seulement sa santé mentale mais aussi sa capacité à travailler.

Ceci expliquant peut-être cela…

Qu'en pensez-vous?

Pour la petite histoire ce tableau est bien connu des aficionados du monde du cirque, il a même servi de thème pour vanter une exposition circassienne sur le peintre albigeois et le cirque à Tourrette-Levens, ville dont le Maire n'est autre qu'Alain Frère (voir blog21/09/11), le célèbre collectionneur et docteur es cirque.

C'est tout dire...

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Une leçon de maintien au cirque Fernando, par Maurice Blum, (1832-1909),

Publié le 17 Mars 2018 par cirk75 dans Art

Nous sommes en 1878, sur la piste du cirque Fernando (voir blog01/07/12) le peintre, aquarelliste et graveur Maurice Blum a représenté un cheval, trois chiens, un singe, un tambour ainsi qu’un personnage aisément reconnaissable. Il s’agit de Boum-boum, le clown médecin Géronimo  Medrano (voir blog17/10/11) si reconnaissable à son maillot et son collant noirs décorés de fleurs et à sa perruque de chanvre hérissée de houppettes.

Cette toile se nomme "Leçon de maintien au cirque Fernando" elle nous montre Medrano une canne à la main, montrant au chien faisant le beau sur un cheval comment il faut se tenir avec grâce en équilibre. A sa gauche  un singe est à califourchon sur un gros chien noir, et un troisième  toutou semble attendre en faisant la sieste. Rien qu’à l’attitude de cet animal on ressent que l’on assiste à une répétition, cette impression est renforcée par l’absence de spectateurs sur les gradins du cirque.

Le peintre ne semble intéressé que par cette scène aussi, s’est-il contenté de peindre cette partie de la piste et rien d’autre.  Il va à l’essentiel et ne nous montre aucun autres détails de cette salle. Enfin sa palette de couleurs utilise principalement les couleurs froides suggérant ainsi que tous les éclairages ne sont pas utilisés pour cette mise en piste.

La silhouette si reconnaissable de Boum-boum Medrano

La silhouette si reconnaissable de Boum-boum Medrano

Maurice Blum a, de 1846 à 1850 étudié à l’Ecole des Beaux-Arts de Lyon, ville où il est né et où il présente pour la première fois au Salon de 1858 deux portrait du mariage d’Henri IV avec Marie de Médicis. Puis il monte à Paris pour suivre les cours d’Eugène Delacroix , de François-Edouard Picot et de Alfred Stevens. Une fois installé à Montmartre, non loin du cirque Fernando, il va proposer entre 1864 et  1891 de nombreux  portraits, scènes d’intérieurs; mais aussi des scènes de cirque comme ce très intéressant  tableau qui nous montre l'importance qu'a le maintient du corps dans un numéro, une discipline aussi indispensable que l'acrobatie pour être un véritable artiste de la piste.

Maurice Blum un peintre totalement ignoré de nos jours...

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Les Demoiselles Vesque et le Medrano Voyageur

Publié le 10 Février 2018 par cirk75 dans Art

Nous avons déjà évoqué le travail pictural que les sœurs Vesque nous ont léguée (voir blog07/03/11) et qui permet à tout à chacun de découvrir ou de redécouvrir leurs chroniques dessinées, sur la vie des chapiteaux entre 1902 et 1949, plantés en région parisienne. Témoin ces deux aquarelles montrant l’une en février 1936 le Médrano Voyageur (voir blog12/02/17) à la Porte d’Auteuil, l’autre le même établissement implanté cette fois dans les Jardins de Suresnes le 20 mars 1937.

Rappelons qu’entre 1932 à 1937 deux Cirques Medrano itinérants ont parcouru la métropole. Une semi construction, celle de Palisse (voir blog01/12/2011) vendue par sa veuve à Jérôme Medrano, puis de 1936 et 1937 s’ajoute en plus un spacieux chapiteau blanc de 4 mats nommé "Medrano Voyageur" et c’est celui-là que les demoiselles Vesques ont représenté au moins par 2 fois.

Dans ses mémoires Jérôme Medrano n’est pas très prolixe sur les raisons de l’arrêt en pleine saison de ce grand chapiteau blanc qui selon ses dires étaient dues à des raisons de famille, car, il voulait se consacrer à sa maison de Paris et à son éducation cinématographique, qu’il avait commencé au début de l’année grâce à Schwob d’Héricourt, voulant lui confier la réalisation d’un film sur le cirque.

Mais revenons aux sœurs Vesque qui possédaient comme on le voit un trait incisif ce qui leur permettait de conjuguer légèreté et justesse dans leurs dessins. Sur ces aquarelles on distingue parfaitement la spacieuse toile blanche sur laquelle le nom de Medrano est inscrit en lettres géantes, ainsi que l’entrée semi-circulaire arc-en-ciel et les roulotes rouges barrées de jaune où le nom de ce cirque resplendit ce qui donnait un côté soigné et raffiné à ce grand chapiteau de 4 mâts en long. Soucieuses du détail Marthe et Juliette Vesque ont même représenté le kiosque à musique où une demi-heure avant le début de la représentation un concert était donné par les musiciens afin d'accueillir les spectateurs. Cette pratique aujourd'hui reprise par certains chapiteaux, montre une fois de plus combien Jérôme Medrano était novateur.

Leur Travail sur le cirque (8000 dessins environ réalisés pendant leurs loisirs) a été donné, au décès de Juliette la cadette, au Musée national des arts et traditions populaires. Mais depuis la fermeture de cet établissement, ce fonds est désormais conservé à Marseille au musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée dit Mucem (voir blog06/06/13), où il n’est pas facile de le voir même si depuis quelques temps un site web permet enfin de le consulter et d'en voir l'importance.

 http://www.culture.gouv.fr/documentation/vesque/

Au-delà de l'intérêt documentaire évident et de la qualité de leur travail, on ne peut que regretter que les aquarelles et dessins des demoiselles Vesque soient peu connues du public.

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"Rendez-vous des Artistes" par Elena Zaïka

Publié le 3 Février 2018 par cirk75 dans Art

Au premier regard nous distinguons trois grandes espaces composant cette œuvre intensément colorée et représentant la vie d’un quartier de Paris au XIX° siècle. En haut, six médaillons contiennent le portrait d’artistes réputés et appréciés du monde da la piste. On peut ainsi reconnaître Annie Fratellini (voir blog29/03/15), Pierre Etaix (voir blog16/10/16), Buster Keaton (voir blog14/12/10), Charlie Rivel (voir blog30/06/12), Grock (voir blog16/05/15) et Achille Zavatta (voir blog17/05/15). A gauche, dans une tonalité bleue suggérant à la fois la nuit et un certain passé un bâtiment mondialement connu et malheureusement aujourd’hui disparu, le cirque Medrano (voir blog07/04/11). Enfin, à droite dans un assemblage de couleur chaudes, un estaminet (avec des éclairages semblent bien contemporains), brasserie toujours située aujourd’hui à Paris à l’angle de la rue des Martyrs et du boulevard de Clichy appelé "le Rendez-vous des artistes". L’artiste peintre et sculpteuse d’origine ukrainienne Elena Zaïka y a représenté parmi les clients assidus de cet établissement, Toulouse-Lautrec (voir blog17/03/11) en train de peindre. Il faut dire que ce cirque du Bd. Rochechouart à Paris avait attiré bon nombre de peintres (voir blog04/01/16) à la fin du XIX° siècle.  

Comme nous l’avons mentionné cette peinture de 2013, est due au talent d’Elena Zaïka qui a comme sujet de prédilection les arts de la piste, les animaux, les toits et particulièrement ceux de Montmartre. Très attirée par le monde du spectacle, elle a réalisé de nombreuses affiches ou timbres pour les Festivals de  Monte-Carlo, Massy, Latina, New Generation ou pour les Cirque Nikouline (voir blog11/13/11) ou pour les Bouglione.  

Un site (https://elenazaika.wordpress.com/) lui est dédié et où on pourra y voir certaines de ses créations qui sont aussi joyeuses que fortement rehaussées de couleurs. Aujourd'hui grand nombre de ses tableaux, portraits et sculptures se trouvent dans les collections privées de la famille princière de Monaco, ainsi que dans des collections privées en Amérique, Angleterre, Russie, Allemagne, Ukraine, Italie, France, Japon, Chine. Elena Zaïka une artiste dont tout le monde a en mémoire au moins une de ses créations…

"Rendez-vous des Artistes" par Elena Zaïka
"Rendez-vous des Artistes" par Elena Zaïka
"Rendez-vous des Artistes" par Elena Zaïka
"Rendez-vous des Artistes" par Elena Zaïka
"Rendez-vous des Artistes" par Elena Zaïka
"Rendez-vous des Artistes" par Elena Zaïka
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