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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Articles avec #art catégorie

Michel Costiou, chorégraphe ou dessinateur du spectacle …

Publié le 28 Décembre 2019 par cirk75 dans Art

Nous sommes sur la piste du Cirque d’hiver Bouglione, on voit d'ailleurs le nom de cette illustre famille inscrit en grosses lettres au dessus de la gardine. Une artiste, il s’agit de la fille de Sandrine et Thierry Bouglione: Victoria, croquée lors du spectacle "Défi" par le peintre du mouvement et de l’instantané: Michel Costiou.  Un artiste plasticien de grande renommée qui sait avec bonheur reproduire le rythme et l’énergie qui existent dans un numéro ici de houla hoops.

Cette encre de chine, sur papier gris (36x50), nous montre bien ce moment où l’artiste, enveloppée de la tête aux pieds par une multitude de cerceaux, les fait flotter dans l’air en utilisant le seul mouvement rotatif de son corps. En quelques traits droits ou courbes; colorés ou noir et blanc, Michel Costiou reproduit avec justesse la promptitude et la vitesse que Victoria met dans son jeu, sans oublier le jeu des lumières qui magnifient et habillent le numéro.

Depuis longtemps Michel Costiou hante le cirque et le music-hall, en particulier le Moulin Rouge, le Paradis latin mais aussi le Festival International du cirque de Monte-Carlo. Et à chaque fois il reproduit par des dessins colorés et vivants des artistes de cirque ou des danseuses du music-hall virevoltant ou bondissant. Ce qui intéresse  ce peintre illustrateur, c'est le corps en mouvement. Il aime en capter l'énergie et la vitesse qui en découlent. C’est ce qu’il fait depuis de nombreuses années en dessinant des spectacles ou des manifestations sportives où avec en quelques lignes il saisit le mouvement, sa signature artistique.

Aujourd'hui l’ancien élève des Beaux-Arts de Toulouse puis de Paris compte plus de 70 000 dessins de ce style.

On lui doit aussi de belles illustrations pour des livres ou des revues comme "Couleur Cirque".

Michel Coustiou un chorégraphe utilisant le dessin...

 

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Le Cirque est en ville (collection privée)

Publié le 14 Décembre 2019 par cirk75 dans Art

     

Cette petite huile sur toile de format (51 x 35) nous montre 5 artistes, 2 chiens et 1 singe, travailler en palc. Autrement dit, ces saltimbanques se produisent hors d’un chapiteau, au tapis comme on disait autrefois.

     Un clown blanc, sorte de Pierrot harangue les spectateurs dont beaucoup sont assis sur les bancs disposés devant le tour de corde qui désigne l’espace où les circassiens se produisent. Un jeune fil-de-fériste tenant fermement son balancier, ce qui lui permet d’abaisser son centre de gravité, évolue avec sûreté et élégance sur une corde tendue entre deux croix en bois posées sur le sol. En bas à droite un autre jeune acrobate rythme à coups de grosse-caisse le spectacle, soutenu par la trompette qu’un autre musicien tout rouge vêtu tient en bouche, artiste légèrement caché en retrait derrière le jeune percussionniste. Enfin une acrobate immaculée de blanc, la taille moulée dans une sorte de tutu cloche en tulle, les bras croisés et le corps appuyé contre le tronc d’un mât semble ailleurs, attendant son tour. Enfin au fond à droite contre un chêne une roulotte complète la scène, ainsi que les habitations du village que l’on devine à gauche. Quant aux spectateurs, vieillards comme enfants ils semblent attentifs et ravis de cette distraction qui les sort de leur habitude et les fait rêver.

     Ce tableau dû au talent du peintre figuratif allemand Ludwig Blume Siebert (1853 – 1929) spécialiste des scènes bucoliques et champêtres nous rappelle l'âpre labeur des bateleurs au XVIII° siècle lorsqu'ils allaient de villages en villages, donner leur spectacle et en échange, recevoir la reconnaissance sonnante et trébuchante des spectateurs. Remarquons qu'en bas à gauche le peintre a représenté une fillette en train de faire la quête. On l'aperçoit arrêtée devant un homme, elle tend la main sollicitant ainsi la générosité de cet individu. Ce dernier mettant sa main dans sa poche pour trouver quelques piécettes.

 

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Les artistes (The performers)

Publié le 7 Décembre 2019 par cirk75 dans Art

Les artistes que nous voyons ne sont pas en piste ils ne jouent pas, nous sommes dans les coulisses d’un cirque, témoins d’une scène galante. Des accessoires (cerceau, tambour, échelle, haltère, boule, cube…) utilisés lors des numéros entourent un clown et une écuyère en grande conversation. L'homme assis, habillé d’un sac rouge parsemé de points blancs et verts, la perruque hérissée d’une triple houppette, une main sur le cœur, penchée vers la cavalière, lui déclare sa flamme. L'amazone toute de blanche vêtue semble un peu interdite voire troublée par les paroles qu’on vient de lui susurrer. Sur la droite et cachés derrière un panneau en bois, deux facétieux loustics viennent de surprendre la joute amoureuse. Ils s’apprêtent à jouer aux deux saltimbanques un tour à leur façon. Celui habillé en vert, attend le signal de son complice vêtu de blanc un cône sur la tête, avant d’emboucher son tuba pour déranger le duo amoureux. On se croirait dans une scène de la Commedia dell’arte quand Pantalone fait ses avances amoureuses qui n'aboutissent que rarement.

Le peintre figuratif Vittorio Rignano (1860-1916) nous montre ainsi un des plus célèbres thèmes véhiculés par la piste. Mais dans cette huile (56,5 x 69,2 cm) signé en bas à droite, le peintre toscan nous ne montre pas le traditionnel auguste amoureux transi de la belle, comme le fait notamment Kees Van Dongen (voir blog06/04/2019) dans son aquarelle "L'écuyère au Cirque Medrano". Ici nous voyons un clown sûr de lui, conter fleurette à la belle amazone, l'éternel féminin de la piste.

Cette toile est une des rares incursions dans le monde de la piste de Vittorio Rignano plus habitué à brosser des scènes champêtres avec des enfants, que l'on retrouve naturellement ici présents dans cette huile. Une autre scène circassienne réalisée par ce peintre est ce grand tableau montrant un jeune garçon (ou jeune fille aux cheveux courts) la main droite sur un tambourin, la tête posée sur son bras gauche, assis sur un cube en forme de dé, attendant le moment pour entrer sur piste.

 

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"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)

Publié le 30 Novembre 2019 par cirk75 dans Art

Ce titre "Parade au cirque" ne semble pas très approprié, car nous sommes dans les coulisses d'un cirque et non lors d'un défilé organisé pour attirer le chaland. Mais cette remarque n'entame en rien la qualité de cette lithographie où le rose semble dominant, là aussi une couleur peu utilisée dans le monde de la piste. 

Derrière la gardine (rideau  séparant les coulisses de la piste) trois chevaux empanachés, tenus au bridon, patientent. Qui les retient? Est-ce le régisseur de la piste, ou un des artistes qui va se produire? Rien dans ce dessin permet de répondre avec certitude. Par contre en bas à gauche on distingue deux artistes, une brune encore enveloppée de son peignoir, tandis que la blonde est revêtue une trousse bouffante aux cuisses. C’est le moment où les artistes un peu nerveux se concentrent, afin de calmer leur trac, avant d’entrée en piste, pour exécuter leur numéro.

Cette lithographie en couleurs (27x41) signée en bas à gauche de la main d'Yves Brayer, un peintre, graveur, illustrateur et décorateur de théâtre, nous décrit bien au moment d’entrer en piste, l’atmosphère qui règne, à la fois calme et bruyante, les spectateurs jamais loin.

Peintre figuratif, auteur d'une abondante production de paysages mais aussi de grandes compositions, figures et natures mortes, Yves Brayer aimait bien brosser les chevaux et c’est pourquoi on lui doit quelques créations originales où il a dessiné les chevaux sur la piste ou dans l’écurie d’un cirque.

"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)
"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)
"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)
"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)
"Parade au cirque" par Yves Brayer (1907-1990)
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Au "Nouveau Cirque, La Clownesse aux cinq plastrons", au Philadelphia Museum of Art

Publié le 23 Novembre 2019 par cirk75 dans Art

Si Toulouse-Lautrec (voir blog17/03/2011) adorait dessiner les filles des bordels, il aimait aussi peindre celles de la piste aux toiles. Nous avons déjà évoqué lors de précédents bloc-notes, certaines de ses œuvres circassiennes comme "La clownesse Cha-U-Kao" (voir blog28/12/2015), "L’écuyère du cirque Fernando" (voir blog03/01/2016), ou son livre "Le Cirque" dans lequel on trouve les trente-neuf dessins au crayon noir et aux crayons de couleur sur le monde de la piste (voir blog03/01/2016).

L’exposition qui se tient en ce moment à Paris sur ce peintre albigeois, ne cache nullement son penchant circophile et nous présente de nombreuses œuvres circassiennes dont beaucoup ne nous sont pas inconnues. Par contre un dessin se trouvant habituellement aux U.S.A. au "Philadelphia Museum of Art", œuvre nommée un peu énigmatiquement : "Au Cirque Nouveau, La Clownesse aux cinq plastrons" est une découverte.

Ce tableau réalisé en 1892 (138,1 × 105,1 × 8,3 cm) sur papier vélin avec un assemblage de fusain, gouache, aquarelle et huile, représente de dos une femme rousse au chignon parfait, portant un petit chapeau. Assise sur un siège au bord de la piste du Nouveau Cirque (voir blog06/12/2010), la spectatrice (mondaine ou cocotte ?) tient dans sa main droite des jumelles et semble absorbée par le spectacle qui se joue devant elle. De l’autre côté de la piste, 5 gandins dont on aperçoit la blancheur du plastron regardent cette élégante parisienne venue assister à la revue japonaise "Papa Chrysanthemum" Une évocation d’un prince nippon jouée sur la piste transformée en mare, recouverte de lotus et de nénuphars et où, une artiste (danseuse ou contorsionniste ?) se cambre fortement en arrière.

Ce dessin était dans la réalité un carton pour un vitrail (120x85), qui sera créé en 1895 par l'artiste designer américain Louis Comfort Tiffany pour la galerie "L'Art Nouveau" du marchand Siegfried Bing. Réalisé en verres jaspés, imprimé doublé, colorés, rehaussés de cabochons et plomb, ce vitrail est aujourd'hui exposé à Paris au musée d'Orsay.

Et pour cette exposition sont exposés exceptionnellement l’un à côté de l’autre, le tableau de Toulouse-Lautrec et le vitrail de Louis Comfort Tiffany. Cela permet notamment de constater un petit détail entre les deux œuvres, le vitrail montre bien les cinq hommes endimanchés, tandis que dans le dessin on n'en distingue clairement que quatre, le cinquième n'étant visible que par la blancheur de son plastron. 

Au cours de cette exposition on trouve aussi quelques dessins de Toulouse-Lautrec représentant Louis Fernando, Chocolat (voir blog11/02/2012), de Footit (voir blog06/02/2016) ou de La Goulue (20/02/2013). Il faut dire, comme aimait le dire l'écrivain Gustave Coquiot : "Footit, Chocolat et Lautrec étaient des clients tenaces du bar Achille, où ils dégustaient tous trois tous les short-drinks, tous les gins-wiskies, tous les gobbers et punchs de la maison."

Quant à Lautrec, il aimait toujours selon Coquiot: le " cirque populaire, le cirque du vrai peuple, sensible à la force, à l'adresse ... le véritable cirque où tout est pailleté, en oripeaux, en franges fanées d'or ou d"argent, où tout est clinquant, bariolé et vif!"

Toulouse-Lautrec le peintre circophile, en représentation en ce moment au Grand-Palais de Paris jusqu'au 27 janvier 2020.

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La Parade de cirque (Cirque Sideshow) au New-York, Metropolitan Museum of Art

Publié le 16 Novembre 2019 par cirk75 dans Art

Cette grande huile sur toile (100 x 150) dépeint un divertissement gratuit : la parade du cirque Corvi lors de la foire annuelle du pain d'épice, qui se tenait chaque année dans l'est de Paris autour de la place de la Nation.

Cette représentation se déroule la nuit, elle est éclairée par une lumière artificielle représentée par les neuf becs à gaz peints tout en haut du tableau. Au premier plan les têtes des parisiens alignées et agglutinées devant la baraque des saltimbanques tandis que, face au public et sur une scène, on distingue derrière le tronc d’un arbre dénudé une rangée de quatre musiciens ainsi qu’un clown, le personnage central, jouer une aubade à la foule attentive à l'aide d'instruments en cuivre. Un peu en contrebas et à droite  un individu posant semble regarder  un chef d'orchestre tenant semble-t-il une baguette sous le bras. Cette toile comme on le voit, reprend un thème fort répandu à l'époque: la parade des saltimbanques cherchant par tous les moyens à attirer les passants, pour les inciter à assister à leur spectacle (voir blog24/10/2016). 

Cette peinture réalisée en 1887 est l'une des plus grandes réalisations de la courte existence de Georges Seurat, mort en 1891 à l'âge de 32 ans . Et à elle seule, elle est novatrice car elle annonce en associant le pointillisme au divisionnisme le néo-impressionnisme. Dans ce tableau constitué d’un nombre incalculable de points gris violet, bleu gris, orange et vert, on ressent une tonalité un peu froide d’autant plus que les personnages semblent corsetés et ressemblent plus à des statues qu’à des humains. Rien ne semble bouger, tout est figé dans cette lumière métallique d'un autre monde qui découpe les personnages, figurants immobiles d'un spectacle brusquement figé dans son éternité.  On pourrait même soutenir que cette huile sur toile ne représente pas des humains mais plutôt des ondes lumineuses. C'est ce qui peut arriver lorsque la prouesse technique prend le pas, comme ici sur la vie.

"Parade de cirque" n’est pas la seule œuvre de Seurat ayant pour thème le spectacle mais elle est la première des trois qu’il a consacré aux plaisirs nocturnes parisiens, avec "Le Chahut" conservé au Musée Kröller-Müller d'Otterlo et "Le Cirque" (voir blogs 11/04/2013 & 02/01/2016) qui se trouve au Musée d'Orsay à Paris.

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"Trapèze" par Henri Achille Zo (192 ?)

Publié le 9 Novembre 2019 par cirk75 dans Art

Au premier plan en haut et à droite, une voltigeuse parée de vert émeraude se tient sur une plateforme. Elle agrippe le bâton de son trapèze et attend le signe de son porteur, lui aussi revêtu d’un justaucorps vert émeraude, avant de s’élancer dans les airs. Nous sommes au cirque et nous assistons à une des disciplines qui fait le plus rêver les spectateurs, le trapèze volant. Numéro où on voit des artistes voler en effectuant d’incroyables sauts périlleux aériens. En bas, sur la piste on aperçoit un clown et M. Loyal ainsi que la barrière. Tout autour de la piste ocre, sur cinq hauteurs les gradins sont remplis de spectateurs. Tous attentifs, retiennent leur souffle en regardant ce numéro aérien réalisé sans filet de sécurité.

Mais dans quel cirque sommes nous? Peut être est-ce le cirque Métropole ou cirque de Paris (voir blog23/11/2011) qui exista de 1906 à 1930, en effet non seulement la disposition des gradins reproduite par le peintre peut le laisser supposer mais aussi la décoration d'une unité de couleur bleu ciel qui le caractérisait, accentue cette impression.... 

Dans un style impressionniste aux traits imprécis et aux touches colorées sans nuance, cette huile sur panneau (35 x 24) est due au talent du peintre landais Henri Achille Zo (1873-1933), plus réputé pour ses scènes de tauromachies ou du pays Basque. On lui doit aussi de nombreux portraits de personnalités du monde du théâtre ou de la médecine.

Bref cette toile semble bien être sa seule incursion dans le monde de la piste qu'Henri-Achille Zo ait peinte dans sa carrière...

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Au cirque Médrano (1905 ?)

Publié le 12 Octobre 2019 par cirk75 dans Art

Nous avons déjà évoqué avec "L'écuyère et le Clown au cirque Medrano" (voir blog06/04/2019) l’attrait que le peintre Kees Van Dongen (1877-1968)  avait pour ce cirque des peintres (voir blog30/12/2015). Voici une autre œuvre de cet artiste néerlandais naturalisé français, une huile (49,5 x 65 cm) signée en bas à droite, intitulé au revers "Au cirque Medrano" toile provenant d’une collection privée.

Notre œil est spontanément attiré par le corps blanc-gris du cheval sur lequel une pulpeuse écuyère enveloppée dans une trousse rouge et emprisonnée dans un halo écarlate, exécute quelques acrobaties sur la croupe d'un animal caracolant. La cavalière captive le regard du nombreux public, spectateurs à peine ébauchés, dans la brume jaune qui coiffe le tout et qui fait le pendant avec la sciure brune de la piste.

Ce tableau, bien dans la tendance fauviste avec comme on le voit une débauche de couleurs explosives, a été réalisé lorsque Van Dongen résidait entre 1905 et 1907 au Bateau-Lavoir, une cité d’artistes de la butte Montmartre. Le peintre n’avait alors qu’à descendre la butte pour se rendre Bd. Rochechouart, lieu où était situé ce cirque parisien. Et il trouvait à Medrano tous les modèles (les clowns, acrobates ou écuyères) lui permettant de réaliser ses nombreuses toiles ayant pour thème les arts de la piste. Témoins ces autres œuvres intitulées "Le Clown", "Caoutchouc au cirque Medrano", " Ecuyères du cirque Medrano", "L’équilibre" ou  en vidéo "Les artistes de cirque".  

 

Au cirque Médrano (1905 ?)
Au cirque Médrano (1905 ?)
Au cirque Médrano (1905 ?)
Au cirque Médrano (1905 ?)

Kees van Dongen, comme tant d’autres fut un peintre circophile et cette partie de son œuvre n’est peut-être pas la plus connue…

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Scène de cirque, vers 1910 (collection Jacob William)

Publié le 5 Octobre 2019 par cirk75 dans Art

Lors de l’exposition "l’Art fait son cirque" qui s’est tenue en 2018 à Bourgoin-Jallieu (voir blog21/05/2018)  nous avons pu découvrir quelques peintres peu connus grâce, notamment à la riche collection Jacob-William (voir blog28/03/2013). Parmi ces artistes méconnus figurait Pierre Gavarni (1846-1932) pseudonyme de Pierre Chevalier, qui comme son père Sulpice-Guillaume Chevalier dit  Paul Gavarni fut un dessinateur, aquarelliste et lithographe français figuratif, proposant des œuvres pleine de fraîcheur. Témoin cette aquarelle sur papier (64 x 55) peinte vers 1910, intitulée "Scène de cirque"  et appartenant à la collection québécoise conçue par Pascal Jacob et Christian William.

Pierre Gavarni peintre animalier,   dessinateur de  maintes cavalières en amazone ou scènes de courses équestres, est aussi à l’origine de certaines aquarelles ayant comme sujet la piste avec chevaux et  écuyères. Peintre tout en finesse Pierre Gavarni a su bien rendre l’atmosphère qui règne sous la coupole d’un cirque stable. Est-ce Medrano on peut le supposer tant cet établissement attirait fin du XIX° comme au début du XX° siècle les peintres (voir blog04/01/2016) ?

"Scène de cirque" nous montre un clown de dos penché en avant et regardant sur sa gauche,  au centre deux habits bleus tournés aussi dans la même direction,  semblent attendre. Et si on regarde attentivement la tête des spectateurs elles sont aussi tournées dans la même direction. Curieux tableau où le sujet principal est absent et où tous les acteurs regardent quelque chose que le contemplateur du tableau ne voit pas, laissant à chacun le soin d’imaginer la suite.

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Le Cirque selon la société Hermès

Publié le 22 Septembre 2019 par cirk75 dans Art

Le monde du cirque a toujours été une forte source d'inspiration pour les créatifs, que ce soit en littérature, théâtre, cinéma, danse et entendu  pour les peintres ou sculpteurs.

Les arts appliqués  n'ont pas échappés à ce courant d'inspiration, témoin le  Carré, célèbre foulard en soie et produit emblématique de la maison Hermès. Cette pièce vestimentaire lancée en 1937 est devenue depuis une icône B.C.B.G, parfois qualifiée, d'intemporel, de trans générationnel,  voire de mythique.

Parmi les nombreux motifs qui illustrent ces foulards, les arts de la piste, artistes comme animaux, ont toujours eu une place de choix dans ses diverses collections.

Ainsi en 1983  Philippe Dumas crée un  carré en soie ayant comme motif "Le Cirque Molier" (voir blog27/04/2012 ). Devant le succès  rencontré par ce ce modèle, il est réédité par deux fois en 1995 et 2004. Et depuis cet élément vestimentaire continue d’être très recherché des élégantes ou tout simplement des collectionneurs.

Depuis d'autres productions ont repris  le thème de la piste aux étoiles, tel "Circus" créé par Annie Faivre  où dans le  travail graphique de cette illustratrice on peut apercevoir des acrobates, trapézistes, clowns, panthères , tigres ou  lions.

Là aussi ce carré  a connu un beau succès.

 

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