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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

The Greatest Showman (2018)

Publié le 30 Janvier 2018 par cirk75 dans Cinéma

Comédie musicale filmée par Michael Gracey avec Hugh Jackman, Michelle Williams relatant parait-il l'histoire de Phineas Taylor Barnum (voir blog01/04/15), voyant ses affaires prospérer grâce aux "freak shows" et au cirque qui portera son nom. 

Si l’intrigue est simplissime, elle est en revanche fort différente de la réalité. Et si celle-ci n'est pas forcément des plus avouables, il aurait été néanmoins intéressant de conter le parcours qu'a suivi P.T. Barnum pour devenir l'homme que sa légende a retenu comme le "Prince des Charlatans" et qui ici est présenté comme un défenseur du droit à la différence. Laisser croire que le but recherché par Barnum, en exhibant des nains, des femmes à barbe ou des frères siamois était de provoquer le respect des autres dans le cœur et l’âme du public américain est totalement faux et gruge le public à l'instar de P T Brnum en son temps. En le faisant passer pour un bienfaiteur de l'Humanité ou un défenseur de la diversité, alors que son premier soucis était tout simplement de remplir ses caisses est absolument faux. N'oublions pas qu'il a été jusqu’à acheter Joice Heth une esclave soi-disant agée de 161 ans pour la faire passer comme la nourrice de Georges Washington, ou qu'il a présenté Tom Pouce comme un général nain alors que dans la réalité ce n'était qu'un bambin de 4 ans quand il commence à travailler pour Barnum, ou la célèbre sirène Fidji qui dans la réalité n'était la queue d'un gros poisson ajustée au buste à la tête d'un orang-outan....

Hollywood dans ce film nous propose tous les clichés convenus que l'on croyait définitivement abandonnés depuis des décennies. "The Greatest Showman" est un film qui recèle plein de bons sentiments et qui nous fait revivre encore une fois le mythe du rêve américain.

En conclusion, pour ceux qui aiment les comédies musicales américaines filmées le film est plaisant, par contre pour ceux qui aiment l'exactitude et le cirque c'est peut trop leur demander.

Cerise sur le gâteau, comme on le voit Hugh Jackman est le sosie parfait de P. T. BarnumCerise sur le gâteau, comme on le voit Hugh Jackman est le sosie parfait de P. T. Barnum

Cerise sur le gâteau, comme on le voit Hugh Jackman est le sosie parfait de P. T. Barnum

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Et oui c'est déjà le huitième épisode

Publié le 29 Janvier 2018 par cirk75 dans Personnalités

N'écoutant que sa fougue habituelle M, Drollo reprend avec sa faconde coutumière la suite de l'incroyable histoire presque vraie de Philip Astley... et aujourd'hui il évoque le mariage de notre héro.

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Alexandra Bormann-Pauwels, le cirque dans la peau

Publié le 28 Janvier 2018 par cirk75 dans Jongleur

Véritable enfant de la balle, née en 1978 et fille de Marquis et Nelly Pauwels, Alexandra Bormann-Pauwels a de nombreuses cordes à son arc circassien; trapèze, rubans, rola rola. Elle  présente aussi avec élégance la cavalerie ou les exotiques et ne dédaigne pas non plus les tigres où la belle Alexandra dirige de main de maître une tigresse qui s’élance entre les jambes de son mari de dompteur qui, lui se tient en équilibre d’une main sur une canne,

Mais où elle excelle c'est au jonglage. Il faut dire qu'elle a été initiée à cette discipline dès 13 ans sous le chapiteau familial par son père. En 1995 elle participe au Festival du Cirque de Demain où elle obtient une Médaille d'argent (catégorie Avenir) en présentant un numéro composé en deux parties. La première, exécutée en équilibre sur une boule permettait à Alexandra de jongler avec des cerceaux puis elle enchaînait par un moment plus rapide avec des massues et des torches enflammées. Quelques années plus tard, elle va mettre au point un numéro qui fait d'elle la seule artiste de cirque féminine à jongler avec 9 cerceaux en équilibre sur une boule.

Aujourd’hui Alexandra Bormann-Pauwels tout sourire, énergie et bonne humeur vit à Paris avec son mari le dompteur Eric Moreno-Bormann et leurs 2 enfants Richard et Silvana à qui elle a transmis bien entendu le virus de la jonglerie. Grande collectionneuse de bronzes sur le cirque, elle adore créer et mettre en scène les numéros du cirque Bormann, mais n'oublie pas sa discipline favorite le jonglage.

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Norman Barrett au Zippos Circus

Publié le 27 Janvier 2018 par cirk75 dans Art

Une piste de cirque baignée par un rayon de lumière, dans lequel est encadré un homme, portant redingote rouge, jabot blanc, pantalon noir et coiffé d’un haut de forme de moleskine. Il tient aussi un micro à la main. Tout le monde a reconnu ce personnage emblématique de la piste : M. Loyal. Et pour une fois le peintre et graphiste britannique John Stillman, a représenté un artiste bien connu des circophiles anglais. Il s’agit de Norman Barrett (voir blog12/10/15) représenté devant un public conquis, en train d’animer le programme du "Zippos Circus", établissement avec lequel il avait signé un long bail de 16 ans comme Maître de piste de ce cirque itinérant. Trois autres éléments attirent aussi notre œil. En bas, le large bord oranger qui délimite la piste, à droite, une guirlande lumineuse, à gauche, une tache rectangulaire indéfinissable et bicolore. Norman Barrett un artiste qui attirait tellement John Stillman qu’il l’a représenté au moins deux autres fois dans sa série de 21 toiles qu’il a réalisé sur ce cirque britannique et que l’on peut consulter sur le site www.johnstillman.co.uk/paintings-by-john-stillman-circus.php.

Norman Barrett au Zippos CircusNorman Barrett au Zippos Circus

Peintre autodidacte, John Stillman est né en 1968 à Carshalton, ville au sud-ouest de Londres. Il est reconnu pour ses paysages et ses sujets marins se concentrant sur la lumière et l'atmosphère. Aujourd’hui cet artiste prolixe, dont bon nombre de ses œuvres sont conservées dans des collections privées au Royaume-Uni en Amérique, en France ou en Australie, continue à peindre avec avidité.

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Pour fêter les 250 ans du cirque, 2 livres consacrés à Philip Astley viennent de paraître

Publié le 26 Janvier 2018 par cirk75 dans Livres

Après avoir étudié dans le détail le Cirque en France au XVIII° siècle dans un de ses précédants ouvrages (voir blog01/04/13) Dominique Denis (voir blog19/10/15) alias aussi M. Drollo, vient de publier à l’occasion des 250 ans du cirque moderne aux Editions Arts de 2 Mondes (voir blog19/12/2010) un livre, de 156 pages comprenant 310 illustrations en noir et blanc, consacré à Philip Asteley. Si on apprend que ce dernier est bien considéré comme le créateur de ce spectacle éclectique et varié, il n’est par contre pas à l’origine du nom de ce divertissement. C’est en effet un dénommé Charles Dibdin qui en 1782 baptisa "Royal Circus" la salle de son associé Charles Hugues, non pas en référence au cirque romain, mais par analogie avec l’allée circulaire qui se trouvait à Hyde Park et où les cavaliers de la noblesse venaient faire trotter leur cheval. Devenu fort célèbre en Europe l'auteur rappelle que Philip Asteley n’était le seul à proposer ces spectacles équestres et variés. Charles Hughes, John Bill Ricketts (voir blog16/11/16), Philip Lailson, Antonio Franconi (voir blog 08/06/15) et même le propre fils d'Astley, John Astley ont eux aussi participé au  développement et à l'expansion du cirque en Europe et en Amérique. Comme on voit ce livre plaira aussi bien à l’érudit qu’ l’amateur en arts de la piste.

De son côté Dominique Jando (voir blog 21/06/12) dans un livre en langue anglaise nous dit quand, pourquoi et comment l'ancien sergent-major d'un régiment britannique de hussards crée la forme la plus universelle de divertissement: le cirque. Etait-ce un hasard? Non, le lieu, les temps et le contexte social, ont tous conduit à ce spectacle équestre. S'appuyant en grande partie sur les témoignages des contemporains d'Astley, l'auteur place ces pionniers dans leurs contextes historiques et sociaux, ainsi que le contexte souvent négligé du show-business naissant de la fin du XVIIIe siècle et, principalement en Grande-Bretagne, mais aussi en Europe et en Amérique.

Un seul petit regret cet ouvrage n’est pas à ce jour traduit en française et seuls les anglicistes en feront leur miel. Espérons qu’avec le temps un éditeur français aura la bonne idée de nous donner une version française de cet ouvrage.

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L’entrée en piste d’un carnet de timbres sur les arts du cirque

Publié le 25 Janvier 2018 par cirk75 dans timbres

La Poste édite régulièrement des timbres vantant les arts de la piste (voir blog31/03/16). Le 30 septembre dernier une série de 12 vignettes postales autocollantes (affranchissement lettre verte) a été émise qui représente les principaux numéros que l'on peut applaudir au cirque. Ces 12 illustrations de ce carnet sont dues au talent du graveur Séverin Millet qui est a créé dans un style naïf 12 images représentant, de bas en haut et de droite à gauche, Cerceau aérien, Éléphant dressé, Prestidigitateur, Clown blanc, Dresseuse de fauve, Équilibriste, Pyramide humaine, Clown Auguste, M. Loyal, Monocycle, Voltige équestre et Sangles.

Avec cette nouvelle série la poste dans le document 1er jour a fait œuvre de pédagogie en imprimant un petit historique sur les arts de la piste  que voici:


Depuis le début du XXIe siècle, le cirque fait partie des arts du spectacle. Aussi bien la musique vocale instrumentale, que la danse et le théâtre, la pantomime, la poésie chantée et d'autres formes d'expression encore. Les arts du cirque recouvrent de nombreuses expressions culturelles qui reflètent la créativité humaine et que l'on trouve également, dans une certaine mesure, dans de nombreux autres domaines du patrimoine culturel immatériel. 

Les trapézistes, les jongleurs, les écuyers ou écuyères, les funambules évoluent dans l'air, avec adresse et virtuosité. Des animaux comme les tigres, les éléphants, les chevaux, les lions ... évoluent dans un cercle restreint sous la direction d'un ou plusieurs dompteurs. Tous défient les limites, tous défient le danger. Le cirque, c'est, comme la vie, un exercice d'équilibre. 

Le cirque est aussi le monde de l'illusion. C'est le jeu entre apparences et réalité avec ses clowns, ses mimes, ses prestidigitateurs. Le cirque, c'est le burlesque et la poésie, les rêves, la féérie, les couleurs (traditionnellement le bleu, le jaune et le rouge), l'étonnement...  Le cirque évolue, élargit ses formes d'expression. L'utilisation des animaux est contestée actuellement par certains, dans la préoccupation du respect de l'animal. Certains cirques donc ne les mettent pas en scène du tout. Les arts de la rue, le théâtre se rapprochent des arts du cirque. Mais tous sont des mondes où l'énergie circule, le silence et le bruit ou la musique ponctue les actions, un monde à l'atmosphère très particulière où les prouesses et donc l'émerveillement sont toujours  au rendez-vous.   

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Paul Bocuse (1926-2018) un ami du Cirque Pinder

Publié le 24 Janvier 2018 par cirk75 dans Personnalités

Le célèbre Chef cuisinier Paul Bocuse décédé le 20 janvier dernier, en plus des nombreuses distinctions reçues a, eu aussi les honneurs de figurer dans les archives du Cirque Pinder. En effet en 1991 c’est dans son Auberge du Pont de Collonges que Gilbert Estendein fête les 20 ans de sa fille Sophie (voir blog27/03/13) née à Lyon en 1971 un certain 4 avril.

Sur ce visuel on peut voir Sophie et Frédéric Edelstein (voir blog12/04/13) ainsi que Mickaël Brady poser devant les pachydermes du cirque tandis que Paul Bocuse et Bernard Loiseau chacun une bouteille de champagne à la main et grimpés sur l’échine des éléphants Saba et Delhi du cirque font les pitres. Il faut dire que le Maître-queux de Collonges aimait se donner en spectacle, témoin la façade pistache et framboise , le décor kitsch de son restaurant, les statues à la gloire du Maître des lieux où il collectionnait les orgues de Barbarie dont un splendide Limonaire de 1900.

Paul Bocuse un épicurien amateur des arts forains, qui au cours de sa vie a parsemé son territoire d’objets, donnant un petit côté parc d’attractions ou de musée à son hôtel-restaurant de Collonges-au-Mont-d'or.

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Palmarès du XLII° Festival International de Monte Carlo

Publié le 23 Janvier 2018 par cirk75 dans Festivals

Cette année à la demande de la Princesse Stéphanie, la 42ème édition du Festival International du Cirque de Monte Carlo souhaitait non seulement fêter les 250 ans du cirque moderne, mais aussi revendiquer son attachement viscéral au cirque avec animaux.

Comme chaque année le jury a décerné les clowns d'Or, d'Argent et de Bronze suivants ainsi que 40 autres récompenses à :

Palmarès du XLII° Festival International de Monte Carlo
Palmarès du XLII° Festival International de Monte Carlo

Grand moment lors de l’édition 2018 avec un numéro qui fera date dans l'histoire de la piste, "le Pas de 2 sur chevaux" présenté par Marrylu et Joszef Richter Jr. qui reçoit non seulement un clown d'Or bien mérité mais aussi:

           - le prix du public,

           - le prix du Fairmont Monte Carlo,

           - le prix du Kasakh State Circus Almaty,

           - le prix du Royal Circus.

 

Marrylu Richter née Casselly est une grande habituée des Clowns d'Or. Déjà en 2012 avec ses parents (voir blog27/12/14) et son frère Réné Jr. (voir blog24/01/16) présentant un somptueux numéro avec animaux la famille Casselly avait reçu cette récompense suprême. Cette année c'est associé à son mari (voir blog18/02/16) que cette magnifique artiste obtient ce nouveau trophée.

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M. Drolo signe et persite

Publié le 22 Janvier 2018 par cirk75 dans Personnalités

Vite M. Drollo on attend avec impatience la suite de la saga de Philip Astley créateur il y a 250 ans le cirque moderne, nommé aujourd'hui traditionnel. Celui avec des animaux car, n'oublions la piste sur laquelle les artistes se donnent en spectacle, a été conçue pour faire aussi parader les chevaux. Un cirque sans animaux peut évidemment exister mais il est illogique qu'il se nomme cirque, mot venant circus lui même venant d'un nom latin désignant un cercle. 

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Françoise Rochais, de la canne de tambour-major aux twirling bâtons

Publié le 21 Janvier 2018 par cirk75 dans Jongleur

A 5 ans la petite Françoise débute sa prodigieuse carrière dans une troupe de majorettes aux Sables d’Olonne. Puis dès l’âge de 8 ans elle s’initie au joie du jonglage, discipline qui va devenir rapidement une véritable passion. A 10 ans, en vacances en Australie on remarque sa dextérité de jeune prodige et elle passe pour la première fois à la télévision. Puis à en 1989 à 15 ans sous la coupole du cirque d’hiver, elle décroche une Médaille d'argent du Festival du Cirque de l’Avenir. Une fois son bac en poche elle fait de sa passion son métier en proposant au Puy du Fou son propre spectacle. Enfin cerise sur le gâteau en 1995 à Las Vegas lors de la convention de "l'Association Internationale des Jongleurs", elle devient la deuxième femme championne du monde de jonglage (catégorie individuelle mixte) et n’oublions pas que son nom est inscrit au Guinness Book pour avoir jonglé avec sept bâtons en 2014.

Françoise Rochais explique son parcours

Quel impressionnant CV possède Françoise Rochais native de Ris-Orangis mais devenue depuis sablaise d’adoption. Et au gré de ses spectacles auxquels elle participe, seule ou avec son compagnon l’inénarrable Elastic (voir blog07/05/17) alliant grâce et charme combinés à ses compétences artistiques elle continue à marquer et éblouir les spectacles auxquels elle participe. En effet plutôt que de jongler comme bon nombre de ses collègues avec un type d’objets elle aime à dessein compliquer les choses. En toute simplicité elle jongle avec des objets de masse, de taille et de forme différentes que sont massues, ombrelles, anneaux, balles, raquette et bâtons, ce qui est évidemment beaucoup plus difficile.

Françoise Rochais s’est peu produite sur la piste d’un cirque français, on note toutefois en 1995 un mois de tournée avec le Cirque Arlette Gruss. Grande voyageuse elle a beaucoup investit l'Europe, l'Asie et les États-Unis, dans des galas, des cabarets ou lors de Festivals où elle est très souvent récompensée. Témoin le Prix du Président de la République qui lui a été décerné lors du dernier Festival International du Cirque de Massy (voir blog16/01/2017).  

Au Wintergarten de Berlin

Et si elle garde depuis ses debuts les mêmes bases techniques, son numéro évolue mais comprend toujours une touche de douceur saupoudrée d’un moment plus dynamique où elle semble se lâcher. Françoise Rochais a  non seulement un énorme talent mais elle a aussi un atout essentiel : sa féminité.

Son charme, son élégance, son dynamisme et sa performance laissent ébahis, et touchent le public en plein cœur !

 

Depuis quelques temps avec Elastic, elle est Francesca dans le spectacle "Momento!" où le pitre et la jongleuse marient leurs deux univers différents pour former un duo original et étincelant. Plus tard, quand elle aura posé ses valises définitivement elle envisage d'ouvrir une école de jonglage pour transmettre à d’autres sa pratique et son experience artistiques. Mais ça c’est pour plus tard.

Extrait de Momento avec Elastic

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