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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

"Osez le cirque", le prodigieux spectacle 2018 d’Arlette Gruss

Publié le 3 Décembre 2018 par cirk75 dans Programmes

Comme chaque année la tournée de ce cirque prend fin sur la pelouse de Reuilly à Paris (voir blog25/06/2018). Et c’est toujours avec le même plaisir que l’on va déguster le programme que Gilbert Gruss concocte, mêlant tradition et modernité, avec mise en piste, costumes, habillage musicale, chorégraphie et exceptionnelles lumières qui font basculer ce spectacle dans une autre dimension, celle des grands shows mixant féerie, poésie, insolite, angoisse et rire… mais reprenons dans l’ordre.

En arrivant on découvre un nouveau chapiteau, adieu après dix années de bons et loyaux services "La Cathédrale" et bonjour " Le Privilège" nom de la nouvelle toile à la visibilité parfaite à 360°, sans structure intérieure avec une jauge maximale de 2 000 places et avec une aire d’accueil plus importante où les spectateurs peuvent se restaurer ou acheter des souvenirs vendus par l’inénarrable Mathieu (voir blog22/11/2015).

En prélude Gilbert Gruss nous gratifie, comme en 2017 d’un film d’une quinzaine de minutes sur la vie des animaux au cirque Arlette Gruss. Un petit bijou d’intelligence et de pédagogie que les animalistes aurait bon gout de regarder au moins une fois dans leur vie pour ne pas mourir idiot. Avec ce visuel l’établissement réaffirme son amour des animaux sauvages ou domestiques éléments essentiel dans un spectacle de cirque.

Puis onze musiciens, il faut oser, dirigé par Sergiu Lurco font entendre les premiers accords marquant le début de la parade. Ici pas de musique en conserve, tout au long du spectacle la musique est jouée en direct et c'est primordial.

Pendant que Mathieu sur son éternel solex joue les aboyeurs, les artistes comme il se doit apparaissent vêtus des sublimes toilettes dessinées par Roberto Rosello (voir blog24/06/2016) donnant une cohérence à l’ensemble de la production.

Côté nouveauté : Alexis haute de ses 7 ans et son frère Eros (12 ans) nous montrent qu’ils sont bien des Gruss et que bon sang ne saurait mentir en nous proposant sous le regard bienveillant de leur maman un numéro d’icariens de belle facture. Alexis reviendra un peu plus tard cette fois-ci aux côtés de Sergui Baryshnikov pour un numéro de main à main où elle montre avec une aisance déconcertante, grâce et souplesse. Le public sous le charme, ne s’y trompe pas, lui fait un triomphe car elle a déjà tout d’une grande. De son côté Eros reviendra avec Mathieu joué son aide dans l’entrée Stars Wars. On sent aussi chez ce jeune artiste une fibre comique qui ne demande qu’à grandir. On a hâte de le revoir aussi sur cette piste avec ou sans moto sa grande passion.

Autres Gruss, Laura-Maria montre toujours cette belle volonté en présentant cette année 8 superbes perles noires de hollande et Linda Gruss avec douceur et sourire 7 magnifiques lusitaniens. À la fin de leur numéro elles sont rejointes par la jeune Alexis qui conduit à son tour un poney qui se cabre. Quant au grand frère Kevin il présente deux numéros. En solo aux sangles aériennes il propose des envolées spectaculaires et en duo avec son épouse Julia ils voltigent dans un lustre suspendu au-dessus de la piste.

Sont aussi au programme les 5 tigres de Sarah Houcke un peu indisciplinés mais tels de gros chats qu’ils paraissent, sont très demandeurs de caresses. Les futures retraitées Babati, Burma, Jumbo et Siam; les éléphantes dansantes et élégantes de John Vernuccio Togni font un dernier tour de piste et complètent la partie animale.

Enfin moments angoissants, étonnants et pétaradants dont on se souviendra longtemps… Andrii Prymak et Carlos Ugalde sur des mâts oscillants à 15 m de haut où ils vont même jusqu’à échanger leur perche… L’homme fusée Ramon Kathriner … La roue infernale domptée, maîtrisée par les bondissants Colombiens Michael et Alejandro Vanegas dont un triple saut périlleux dans les airs, ahurissant ! … Le Motor’s Quad show qui vole au-dessus de la piste lancée à toute allure des travées à la sortie des artistes en un ballet aérien de plus de 20 mètres pilotés par Aurélien (mot trial), Frédéric (moto freestyl FMX) et Guillaume (quad de 200kg)…

Mais les numéros qui ont créé le plus de réactions de la part du public, applaudissant à tout rompre c’est la Troupe Ukrainienne Extrême Light vêtue d’un costume composé de nombreux LED, dansant dans la totale obscurité pour offrir un ballet lumineux aux combinaisons multiples et le ballet des dromes présenter par Alexandro Hurtado.  

Deux heures le spectacle rythmé et ponctué par les précisions de l’élégant M.Loyal, Kévin Sagau, les entrées de  Mathieu qui, dans les travées jusque sur la piste entraîne avec lui la joie et la bonne humeur. Le tout terminé par une standing ovation d’un public comblé et conquis.

Le Cirque Arlette c’est certainement à l’heure actuelle en France, voire peut être en Europe avec Knie, ce qui se fait de mieux en cirque traditionnel. D’ailleurs la Commission Européenne ne s’y est pas trompée en décernant à cet établissement raffiné et précieux le 28 novembre dernier le prestigieux "Big Top label" (voir blog01/10/2018).

Nous attendons avec impatience, même si les animaux sauvages seront absents (voir blog30/11/2018), la productions 2019 que le Bordelais découvriront dès janvier .

 

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Les sœurs Pillères, ode à la castagne en tutu!

Publié le 2 Décembre 2018 par cirk75 dans Clowns

Les toulousaines Suzanne Da Cruz, et Muriel Deville ont en 1993 imaginé un numéro excentrique, "un pas de deux" qui se termine sur un trapèze où nos deux sœurs après moult cascades en viendront aux mains nous montrant ainsi qu’elles sont capables du meilleur comme du pire. Ce numéro délirant, après avoir été révélé  en 1994 au Festival Circa à Auch, est récompensé au Festival du cirque de Vérone, et au au Festival de cirque de Tournai en Belgique elles obtiennent une Piste de bronze ainsi que le Prix du jury enfants. Massy pas en reste, les accueille aussi lors de sa 16ème édition en 2008.

Dix ans plus tôt en 1998 elles font leur première tournée  sous le chapiteau du Cirque Arlette Gruss puis présentent leur numéro burlesque qui décoiffe dans les plus célèbres établissements : Cirque d’Hiver de Paris, Wintergarten Variété de Berlin, Circus Roncalli, Cirque de Noel de Toulouse ou de Marseille, Friedrichsbau Variete, Stuttgart,  GOP Variete,  Zirkus Nemo… 

En parallèle Suzanne Da Cruz, professeur  à l'école du cirque Le Lido, aussi douée pour le trapèze que la cascade, se produit aussi en sur scène sans sa complice. Ainsi  dans " Yaka Pouchka " spectacle à mi-chemin entre le cirque et la danse, le chant et l'acrobatie, l'escalade et la rêverie. Production inclassable qui ne s'inscrit dans aucune discipline particulière qui touche profondément le spectateur par un humour suggéré, un peu décalé et des déboires incessants avec les éléments et les nombreux objets utilisés et détournés. Comprenne qui pourra ; le sens n'est pas caché, mais il est accessible aux âmes simples qui savent encore s'émerveiller !

De son côté Muriel Deville et son mari Christophe Theiller fondateurs de la compagnie "La Cerise sur le noyau", se consacrent aussi depuis quelques temps à l'art scénique, burlesque et clownesque. Ils entraînent par exemple le public dans une visite nocturne et ambulatoire des cascades de la Turasse. A travers un cheminement de près d'une heure et demie, en six étapes, des spécialistes de tout poil (des comédiens aux compétences particulières) entraînent tous les quarts d'heure les groupes à la rencontre des bienfaits inattendus et des vertus étranges des eaux de la Turasse. Là aussi on trouve un mélange surprenant mêlant fantaisie comique, escale musicale et technique du cirque.

Suzanne et Muriel les sœurs Pillère , deux femmes aux idées délirantes et à la créativité exacerbée, ont depuis 1992, année où elle ont débuté à Toulouse leur carrière, ont fait pouffer de rire moult spectateurs avec leur pugilat chorégraphique tant au sol qu’au trapèze... mais aussi avec d'autres spectacles tout autant déjantés.

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Le cirque Médrano, bd. Rochechouard, au Musée Carnavalet de Paris

Publié le 1 Décembre 2018 par cirk75 dans Art

Un grand espace ocre emprisonné par une banquette circulaire habillée de velours rouge, c'est la piste ronde où évoluent les circassiens. Comme le nom de cette toile l’indique, c'est celle du Cirque Médrano à la Belle Epoque.

Le cirque est bondé et l’écuyère avec sa trousse peu colorée se détache à peine du lot des spectateurs. Mais ce n'est pas cette amazone qui attire l’œil, non c'est le poil blanc du cheval galopant avec grâce dans cet espace composant la partie haute du tableau. D'ailleurs comme on le sent ce n'est pas la cavalière qui semble intéresser le peintre mais les six personnages qui trônent au milieu de la piste:  deux habits bleus, deux clowns et deux autres membres  de la barrière.

Mais que viennent-ils faire au milieu de la piste ? Est-ce pour assurer un moment délicat et dangereux du numéro lorsque la cavalière sur la croupe du cheval saute dans un cerceau ou, est-ce tout bonnement que le peintre, a souhaité représenter les 3 personnages emblématiques (l'écuyère, le clown et M. Loyal) qui incarnent l'esprit du cirque ? A chacun sa vérité comme disait Pirandello. A chacun de nous de trouver derrière les images nos idées.

Cette huile sur carton (40.5 x 48,5 cm), signée en bas à droite, a été peinte en 1907 par Louis Abel-Truchet (1857-1918). Affichiste et peintre portraitiste et paysagiste connu pour son style post-impressionniste. Il a notamment consacré une grande partie de sa production à représenter des scènes parisiennes nocturnes dont beaucoup sont situées à Montmartre. On lui doit aussi des natures mortes et des vues de campagne du Sud de la France ou d'Italie.

Aquarelliste, graveur et fervent dessinateur de journaux satiriques, Abel-Truchet s'est engagé à l’âge de 57 ans comme lieutenant territorial dès 1914. Il meurt des suites d'une blessure de guerre peu avant l'armistice de 1918. Lors du Salon d'Automne de 1919, signalons que deux de ses peintures ont figuré à titre posthume à l'Exposition des Artistes Morts pour la Patrie .

Louis Abel-Truchet comme bien d'autres, fait parti de ces peintres prolixes aujourd'hui bien oubliés mais qui furent des fervents admirateurs du Cirque du boulevard Montmartre et des salles de spectacles parisiennes.

On lui doit moult toiles ayant pour thème : Le Quadrille au Bal Tabarin, Le Cirque Médrano, La Tasse de thé (portrait), Après le déjeuner, La Chanteuse de café-concert, La Fête place Pigalle, Bal des Quat'Z-Arts, Parisiennes aux Folies-Bergère (pastel), Le Gaumont Palace boulevard Clichy, Quadrille au Moulin-Rouge... que l'on peut apercevoir dans cette vidéo.

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La belle, la brute et le truand au Saloon, du cirque Eloize (prononcer el waz)

Publié le 30 Novembre 2018 par cirk75 dans cirques étrangers

Cirque et western ont bien souvent fait piste commune. Ainsi dans les années 60 les Bouglione avaient produit une pantomime fort célèbre dénommée "Davy Crockett & Jimmy Boy" dans laquelle jouait un certain Patrick Maurin future Patrick Dewaere, (voir blog08/12/15). Dans le droit fil n’oublions pas "Zorro "chez Rancy (voir blog16/12/15) ou "la fille de Buffalo Bill" chez Medrano (voir blog10/12/15), et rappelons-nous la célèbre attaque de la diligence très en vogue à la fin du XIXe siècle, autrement dit le "Buffalo Bill's Wild West Show" mimodrame repris bien des fois chez Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus. Bref comme on le voit cirque et western tous deux nés du cheval, vont très bien ensemble et sont de vieux complices. Aussi c’est tout naturellement que le Cirque Eloize (voir blog15/10/10/) a repris à son compte ce thème éternel avec sa production Saloon, dont la première s'est déroulée le 15 septembre 2016 lors de la 49ème édition du Festival Western de Saint-Tite, haut lieu de la culture country au Québec.

Depuis poursuivant une tournée mondiale, Saloon se trouve en cette fin d’année 2018 en France et, entre une halte à Lyon et une autre à Marseille la troupe (4 filles et 8 garçons) a, depuis le 28 novembre déposé ses valises à Paris au Théâtre Le 13ème Art (voir blog 25/09/17) afin de présenter un spectacle endiablé où se mêlent avec bonheur danse, acrobatie, jonglage, voltige et country. 

Mis en scène par le créatif belge Emmanuel Guillaume, Saloon est une ode à la country, une invitation à la fête, avec cow-boys, lassos, fouet, santiags, poursuites et duel (mémorable à la planche coréenne) où les artistes nous offrent pour notre plus grand plaisir des séquences de main à main, corde lisse, planche coréenne, mat chinois, sangles, cadre aérien et roue Cyr, (voir blog19/12/18), ainsi qu’une marionnette plus vraie que nature.

Et si aucun cheval n’est présent - on peut tout de même en discerner quelque uns imaginaires- on découvre une locomotive piano traverser la scène, des bouteilles de bar devenir des massues, une poursuite digne des meilleurs du genre, un bâton de dynamite ainsi que tous les clichés du western et même à ceux chers à Sergio Leone.

Alors poussez les portes de ce Saloon pour découvrir la plus aboutie des créations du Cirque Eloize peuplée de chercheurs d’or, de filles de joie, de justiciers et de charlatans. Partez au grand galop à travers l’univers country et laissez-vous emporter par les performances jubilatoires autant physiques que vocales, de ces jeunes artistes qui à un rythme débridé nous proposent un des meilleurs spectacles, (habillé musicalement par un banjo, une guitare, un violon, un piano, un accordéon et un tambour), que l’on puisse voir en ce moment à Paris.

A voir de toute urgence… pour ne pas mourir idiot…

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Les animaux sauvages absents du programme hiver-printemps 2019 du Cirque Arlette Gruss

Publié le 29 Novembre 2018 par cirk75 dans Animaux

Après Pinder qui présente fin 2018 à Paris un spectacle avec de jeunes artistes mais sans animaux sauvages, le cirque Arlette Grüss à son tour semble donner raison aux mouvements animalistes en mettant sur la touche pour son  spectacle 2019, intitulé "L’étoile en héritage" les animaux sauvages. Ces derniers ne seront plus en effet présentés ni sous le chapiteau, ni même dans la ménagerie.

L’établissement indique par ailleurs sur son site que "plusieurs fois par le passé, le Cirque avait déjà expérimenté le retrait de certains numéros d’animaux sauvages, et avait pu ainsi explorer des nouvelles façons de construire ses spectacles."  Les motivations de cette décision demeurent purement artistiques et techniques, et s’inscrivent dans la logique de perpétuelle innovation et cela d’après le communiqué ne signifie en aucune manière, la disparition définitive des animaux “sauvages” au sein des spectacles du cirque Arlette Gruss.

Espérons-le, Que ce n’est qu’un choix purement artistique et non encore une fois le politiquement correct ou plutôt le "cirquement" correct  qui est l’objet de cette décision car comme l’indiquait Doris Lessing, Prix Nobel de littérature  "le politiquement correct est la plus puissante tyrannie des esprits dans ce qu’on appelle le monde libre." Alors en 2019 chez Arlette Gruss nous verrons des chiens, des otaries, des pingouins et des chevaux c’est bien mais, des fauves et des éléphants n'est-pas aussi l’essence du  cirque ?

Espérons que la séance  du 16 décembre à Paris à 17h00 ne soit pas la dernière dans ce temple du cirque traditionnel d’un spectacle avec animaux sauvages. Et comme le Cirque Arlette Gruss se veut porteur des traditions circassiennes les animaux sauvages en sont une partie essentielle !

Et n’oublions aussi et cela est primordial que les animaux sauvages sont mieux protégés dans un cirque ou dans un zoo que dans la nature. Comme l’indiquait dernièrement une étude scientifique, nous sommes en présence d'un recul massif du nombre d’animaux sur la planète.  Et oui chers animalistes  que vous vouliez ou pas, les études s’enchaînent pour dénoncer un même phénomène grandissant la disparition massives des espèces animales dans la nature. Et certains établissements et notamment le cirque Arlette Gruss qui vient d'être gratifié par le Big Top Label (voir blog01/10/2018)est un lieu bien à l'abri des braconniers, chasseurs et autres prédateurs  humains, mais çà les animalistes s'en moquent comme de leur première manifestation... 

Les animaux sauvages absents du programme hiver-printemps 2019 du Cirque Arlette Gruss
Les animaux sauvages absents du programme hiver-printemps 2019 du Cirque Arlette Gruss
Les animaux sauvages absents du programme hiver-printemps 2019 du Cirque Arlette Gruss

Ainsi Dans un article publié dans le journal Proceedings of the National Academy of Sciences (10/07/2017), des chercheurs américains et mexicains évoquent la menace d’un « anéantissement biologique », après avoir analysé les évolutions des populations de plus de 27 000 espèces de vertébrés terrestres. Leur conclusion : ces espèces reculent massivement en nombre d’animaux et termes d’étendue. Et parmi les animaux les plus menacés : on dénombre le tigre du Bengale, l'éléphant d'Asie ou le gorille, animaux  qui étaient coutumiers de la piste. ...

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Le sémaphore des sœurs Koch

Publié le 28 Novembre 2018 par cirk75 dans Aériens

Depuis quelques années "Le Sémaphore des Etoiles" - de nombreuses fois récompensé en France (Coquelicot de Bronze lors du 15ème festival international du cirque du Val d’Oise, Piste d'argent acrobates en 2014 au Festival International du cirque de Massy ou Étoile de Bronze au Festival de Grenoble)- captive les spectateurs peu habituer à voir des équilibristes évoluer sur des appareils basculants et rotatifs si sophistiqués.

Si aujourd’hui le hongrois Laszlo Simet, et ses partenaires Olga Simet et Diana Bakk présentent ce spectaculaire numéro, ils n’en sont pas les créateurs. Cette idée revient à trois sœurs, Claire, Martha et Zoe Koch qui dans les années 40 ont créé en Russie un appareil rotatif utilisé comme un fil haut et mobile, appelé grand sémaphore.  Il y a 60 ans en 1958 lors du deuxième passage au Vel d’hiv de Paris du Cirque de Moscou les parisiens découvrirent ce numéro, qui fut repris plus tard en 1968 par les sœurs Abadjesevy, avant que les Simet le mettent à leur répertoire..

Les demoiselles Koch quelques années auparavant avaient déjà présenté en Russie une autre attraction sensationnelle : "La Grande Pyramide". A cette époque leur appareil était composé d’une grande roue et d’un câble tendu à l’oblique. Les trois artistes montaient sur cette roue, y réalisaient une colonne de trois, puis avançaient lentement et réussissaient tout en tenant leur surprenant échafaudage humain à animer la roue qui montait le long du câble. Peut-être une future idée pour Laszlo Simet ?

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Carola Lamberti, Une du Cirque (Een van het Cirkus) 1954

Publié le 27 Novembre 2018 par cirk75 dans Cinéma

Ce mélodrame en noir et blanc de 1h27, réalisé par le metteur en scène allemand Hanse Muller, a eu la chance d'être filmé dans les installations du cirque Sarrasani. Il relate le conflit générationnel entre une mère et ses 3 enfants. En l’espèce Carola Lamberti (Henny Porten), une femme de tête, dirige depuis le décès de son mari le cirque familial. Ses fils Carmino (Horst Naumann),Eduard (Hans Rudiger) et Pero (Edwin Marian) vedettes du programme, souhaitent dorénavant avoir leur mot à dire sur la gestion de l'établissement. La mère femme autoritaire et ne voulant rien partager quitte le cirque, mais l’inexpérience des enfants met l'entreprise en difficulté. La famille doit donc à apprendre à travailler ensemble afin de faire face à la faillite.

L’intérêt essentiel de cette oeuvre cinématographique c'est de permettre de revoir une partie des installations du Cirque Sarrasani affublé du nom Lamberti, ainsi que sa mythique façade. On on peut aussi entrevoir le montage de la toile, ainsi que quelques animaux (chevaux, éléphants) évoluer sur la piste…

Un DVD allemand existe pour les nostalgiques de cette enseigne...

 

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Une tradition originale et symbolique propre au Cirque du Soleil

Publié le 26 Novembre 2018 par cirk75 dans cirques étrangers

​​​​​​En ce moment Le Cirque du Soleil fait halte à Paris pour proposer jusqu’au  30 décembre son spectacle Totem, qui se veut selon le Los Angeles Time "une célébration de l’accomplissement humain". Le fil conducteur de cette production veut rien de moins retracer le périple fascinant de l’espèce humaine, de son état primitif d’amphibien jusqu’à son désir ultime de voler. Tout un programme....

Mais savez-vous que cet établissement  québécois depuis dix ans a une étrange coutume ? En effet depuis 2008 pour chaque spectacle il est de tradition d’offrir à l’équipe d’un nouveau spectacle une horloge pour l’accompagner dans son périple, soit autour du monde pour les spectacles en tournée soit vers leur nouveau port d’attache pour les spectacles fixes.

Cette tradition est née lorsqu’un accessoiriste de l’atelier de costumes a eu l’idée de fabriquer une horloge à l’image du spectacle Zaïa et de l’offrir, en guise d’au revoir, à l’équipe qui était alors sur le point de quitter l’endroit où avait été créé le spectacle pour s’envoler vers Macao. Voyageant avec l’équipe d’artistes, entraîneurs, techniciens de scène, thérapeutes, chef costumier et bien d’autres, cette horloge est devenue un symbole, un point d’ancrage les reliant à l’équipe restant à Montréal sans qui le spectacle n’aurait pu voir le jour.

Au fil des nouvelles productions, la tradition s’est poursuivie. Suivant des images d’inspiration et une série de paramètres prédéterminés (dimensions, robustesse du mécanisme et des matériaux utilisés, boîte de transport, etc.) les employés de l’atelier de costumes sont invités à soumettre leurs idées, sur une base individuelle ou encore en équipe de quelques collègues. Le concept sur lequel l’équipe de création du spectacle arrêtait son choix prenait ensuite vie, dans les locaux mêmes où sont fabriqués les costumes.

Depuis, c’est le département d’accessoires de l’atelier de costumes qui imagine et réalise les traditionnelles horloges. Celles-ci sont ensuite dévoilées et remises à l’équipe du spectacle par le Président, lors de la première pour les employés.

Depuis Zaïa, les spectacles ont tous reçu une horloge symbolique qui permet aux équipes nomades loin de Montréal non seulement de rester à l’heure du Québec, mais aussi de prendre conscience du temps qui passe et du cycle répétitif de la vie/.

Une manière de rappeler comme  indiquait Lamartine que "l'homme n'a pas de port, le temps n'a pas de rive, il coule et nous passons! 

 

Une tradition originale et symbolique propre au Cirque du Soleil
Une tradition originale et symbolique propre au Cirque du Soleil
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François Rauber (1933-2003) chef d’orchestre de cirque aussi

Publié le 25 Novembre 2018 par cirk75 dans Musique

Né le 19 janvier 1933 à Neufchâteau, décédé à Paris le 14 décembre 2003 à Paris, pianiste, compositeur, arrangeur et chef d'orchestre, François Rauber est principalement connu pour sa fructueuse collaboration avec Jacques Brel, qui a commencé à la demande de Jacques Canetti en 1956, lors d'une représentation à Grenoble. Cette rencontre  non seulement enrichit la musique du chanteur - dont l'accompagnement musical était jusqu'alors assuré par la grand Jacques lui-même jouant de la guitare avec des notions il faut le reconnaître des plus sommaires et basiques- mais permit à l'artiste de ne plus être entravé sur scène par cet instrument, ce qui lui permit désormais de donner libre cours à son interprétation théâtrale et fougueuse.

À l'inverse des grands orchestres d'accompagnement de cette époque François Rauber n'utilisait pas de grands pupitres de violons, préférant des petits ensembles plus modestes et privilégie la mise en relief des instruments.

Il compose également des musiques de film et des œuvres classiques, il enregistre et interprète beaucoup de musiques de divertissement dont en 1984 un disque intitulé "Musiques de Cirques, (Grand Prix du Disque en 1985)sur lequel sont gravés pas moins de 19 titres légendaires de la piste.

Pour la petite histoire ce disque vinyle a été réalisé dans le prolongement d’une série de Concerts donnés en novembre 1984 au Musée des Arts décoratifs de Paris, dans le cadre de l’exposition "Le Cirque et le jouet" organisée avec le concours de l’Association Nationale pour le Développement des Arts du Cirque et du Ministère de la Culture.

On peut trouver un autre vinyle nommé "Musiques De Cirque Pour Petites Oreilles" où dans cet enregistrement François Rauber dirige de de nombreux morceaux du disque précédent. Et avec comme particularité que chaque titre comporte une histoire pour enfants où un narrateur leur explique l'origine et la nature du morceau musical...

Une disque pédagogique pour jeunes oreilles et une bonne approche du monde musical de la piste.

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Numéro de clowns avec échasses (190?)

Publié le 24 Novembre 2018 par cirk75 dans Art

Au centre de la piste, dans une souquenille ocre, un jovial clown blanc un peu interdit, son cône blanc tombé au sol, se retrouve au sol les échasses encore aux pieds. Il s’agit de François Fratellini à ses débuts, représenté avec des échasses probablement lors d’un numéro joué au Cirque Medrano. Ce clown vient de perdre l'équilibre et paraît un peu emprunté. Un habit bleu, (est-ce M. Loyal ou le Maître de manège ?) se penche en avant pour l’aider à se relever et à reprendre possession de ses béquilles landaise. Au même moment, un Auguste enjambe la banquette pour lui porter secours. Derrière ce personnage comique, des taches colorées représentent les spectateurs à peine ébauchés. Enfin en haut à gauche, l’entrée des artistes où se tiennent d'autres habits bleus. 

Toute l'œuvre est enveloppée dans une tonalité ocre, couleur de la piste et seuls les habits bleus et quelques chapeaux donnent une touche d'un autre ton a cette splendide peinture. Bref nous sommes au cirque et nous assistons à une entrée clownesque. Et peut importe si la chute a été volontaire ou occasionnelle, car le peintre a si bien rendu ce moment que notre œil est naturellement attiré par l'habit bleu et plus particulièrement par le liserai doré de son pantalon. 

Cette huile sur toile contrecollée sur panneau, (32,5 x 54,8 cm) signée en bas à droite, a été composée par le peintre lithographe Benjamin Baptiste dit Joseph Faverot (1862-1915), un artiste précoce qui à vingt ans exerçait déjà ses talents d’illustrateur au "Courrier Français". Peintre figuratif et animalier, très amateur des arts de la piste, il réalisa de nombreux tableaux sur bois ou sur toile, avec un gout fort prononcé pour les clowns, les acrobates et les saltimbanques. C'est ainsi qu'il a, à de nombreuses reprises, reproduit les artistes du Cirque Medrano.

On lui doit aussi une toile fort célèbre, car chère au cœur des nostalgiques de ce cirque, peinte en 1906 représentant le clown Geronimo Medrano intitulée "Le Clown Boum Boum" . Cette grande toile a longtemps ornée le contrôle de cet établissement de Montmartre. Un emplacement logique puisqu'elle représentent le fondateur du cirque le célèbre clown Medrano (voir blog18/10/2011) .

Joseph B. B. Faverot, un peintre aujourd’hui bien oublié, a laissé une abondante œuvre qui témoigne de la richesse des programmes circassiens au tournant des XIX° et XX° siècles et, cet artiste mériterait un tout de même un meilleur sort car même Wikipedia ne dit mot sur lui..

Numéro de clowns avec échasses (190?)
Numéro de clowns avec échasses (190?)
Numéro de clowns avec échasses (190?)
Numéro de clowns avec échasses (190?)
Numéro de clowns avec échasses (190?)
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