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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Nändy Werl, l’emblématique M. Loyal des cirques Pinder et Jean Richard

Publié le 23 Décembre 2018 par cirk75 dans M. Loyal

Cet artiste, chanteur, maitre de cérémonie, débute sa carrière en 1969 à dix-huit ans comme mannequin photos en Allemagne. Puis il travaille dans un cabaret toulousain où en 1975 il fait la connaissance de Jean Richard qui lui propose de travailler pour ses chapiteaux. Et c’est ainsi que de 1976 à 1991, Nandy Werl présentera les spectacles des cirques Jean-Richard puis Pinder Jean-Richard où il accueillera le public par un "bienvenue chez votre ami Jean-Richard".

Présenté sur les programmes comme "le sympathique animateur vedette de la scène et de la radio", Nandy Werl seul ou accompagné selon les années de Viviana, du clown Enrico ou du clown Foottit met en valeur les artistes présents lors spectacles de ces établissements.

Lors du rachat en 1983 du cirque Pinder par Gilbert Edelstein (voir blog10/05/2018), il poursuit sa tache ce qui lui permet de jouer son propre rôle dans le film "Parole de flic" (voir blog30/03/2016) avec Alain Delon.

Depuis, il abandonné la piste mais continue sa carrière dans des cabarets où il chante ses propres textes ou interprète des chansons françaises au grès de sa fantaisie.

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La Marche des clowns au Musée Juif de New York (1941)

Publié le 22 Décembre 2018 par cirk75 dans Art

Cette fois ci nous sommes bien loin du monde du cirque que nous connaissons et aimons. Cette peinture ne cultive pas la joie et le bonheur, elle nous montre une des nombreuses périodes noires de l'humanité. Le peintre américain Albert Bloch (1882-1961) a néanmoins choisi la piste aux étoiles comme lieu de son intrigue picturale, où il nous propose une scène iconoclaste et quelque peu sarcastique de clowns défilant avec une effigie d' Hitler suspendue à une croix gammée.

Cette huile sur toile (91.4 x 101.6 cm) intitulée "La Marche des clowns" a été peinte en 1941, au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, et représente une vision prophétique de la défaite d’Hitler et de l’Allemagne nazie. 

Nous voyons dans une atmosphère étrange et éphémère de constellations tourbillonnantes, défiler une procession apparemment infinie de clowns qui semble à la fois extatique, morose et sinistre. Le mouvement est dirigé par un clown jouant du basson, souvent appelé le clown de l'orchestre, qui émet une fumée sale, obscurcissant la vision du spectateur des personnages et des bâtiments à l'arrière-plan.  

Au premier plan à gauche on trouve Popeye, Olive sa femme, Félix le chat, Mickey... ainsi que d’autres personnages américains de dessins animés des années 20 et 30, formant une foule hétéroclite et bigarrée. Ces personnages des "cartoons" si fortement identifiées à la culture américaine, veulent refléter le sentiment d'isolement et d'impuissance de Bloch, lui l'illustrateur le dessinateur de BD, alors qu'il observe la Seconde Guerre mondiale sans pouvoir rien faire que de peindre l'ignominie pour laisser une trace de la noirceur humaine pour la postérité

En haut à droite on trouve une autre référence interculturelle - un marcheur squelettique rappelant le jour des morts mexicain. À l'arrière-plan, le défilé traverse une arche, symbole historique du pouvoir et du triomphe. Elle est surmontée d’une croix, emblème du christianisme. En haut à gauche, on trouve aussi un croissant et une étoile islamiques. Enfin en haut au centre, au-dessus de la croix gammée nazie, une étoile de David scintille semble narguer l’emblème nazi. 

Les personnages sont entourés de ténèbres et leurs visages s'illuminent comme dans une sorte de lumière cauchemardesque. L'atmosphère de mort, de destruction et de morbidité est soulignée par les chapeaux triangulaires des clowns, qui suggèrent des chapeaux de Ku Klux Klan.

Cette étrange toile nommée "La Marche des clowns" est une allégorie montrant la folie qui, au milieu du XX° siècle, s’est emparée du monde et, qui montre l'atroce aptitude humaine à cultiver la barbarie…

Albert Bloch un peintre américain témoin d'un temps où l'humanité n'était plus de mise .... époque où la cruauté et la violence extrême avaient fait table rase de tout.

Oui un étrange tableau qui interroge aussi sur notre époque où l'Humanité ne croit plus en elle et est à la recherche de certitudes et de repères...

 

 

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Le cirque traditionnel bouge! selon Télérama

Publié le 21 Décembre 2018 par cirk75 dans Economie

L’Hebdomadaire Télérama, dans son supplément francilien "Sortir" et sous une couverture illustrée par un beau dessin de Toulouse Lautrec (voir blog13/03/2011) nous propose un article de fort belle facture, signée Stéphanie Barioz, sur l’histoire de la piste à travers ses grandes évolutions. Il faut dire qu’elle a utilisé de bonnes sources à savoir Pascal Jacob (voir blog8/12/2013), Stéphane Gruss,  Joseph Bouglione (voir blog26/02/2017) l’actuel directeur artistique du cirque d’hiver ou Gilbert Gruss.

L'article montre que le spectacle présenté sur une piste ronde n’est pas dû au hasard et même si le règles ont été posées il y 250 ans par un certain Philip Astley (voir blog06/04/2018) le cirque bouge, évolue; ne reste pas figé dans le marbre comme certains autres spectacles. Le Cirque est certainement le genre artistique qui se remet le plus en cause et évolue avec bonheur pour la lus grande joie des petits comme des grands... 

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Deux livres sur le cirque, aux Editions du Nez Rouge

Publié le 20 Décembre 2018 par cirk75 dans Livres

Docteur es cirques, Pierre Fenouillet (voir blog21/09/2011) est un auteur prolixe sur les arts de la piste qu’il connait et pratique bien. En 2017 il avait commis un ouvrage brochet de 42 pages richement illustré sur la passion de Raoult Gibault (voir blog11/09/2016) à savoir faire renaître le vénérable cirque de Montmartre qui avait été démoli en 1972 et relancer le cirque Medrano sur les routes de France, dans premier temps en proposant des spectacles en frontal dans les théâtres, puis sous chapiteaux.

A ce jour Raoul Gibault est à la tète la deuxième entreprise de cirque de France, Arena Production proposant outre le Cirque Medrano, mais aussi le Cirque de Saint-Pétersbourg, le Cirque sur l'eau et les Cirques de Noël pour les fêtes de fin d'année. 

Cette année il consacre un nouvel opuscule à son idole absolue, Jean Richard. Et à travers un livre brochet de  84 pages avec de nombreuses illustrations, Pierre Fenouillet met cette fois à l’honneur les différents clowns et augustes qui ont travaillé pour les différents cirques itinérants de cet artiste comique et directeur de cirque (Jean-Richard, Pinder-Jean-Richard, Nouveau-Cirque-Jean-Richard) qui aimait tellement les clowns. Cet ouvrage permet de mieux connaître ces artistes au delà de leurs entrées, qui ont fait rire une bonne partie de la France dans les années 70-80 .

Ces deux livres, des cadeaux utiles pour tout circophile ou curieux… à commander directement chez l'éditeur Editions du Nez Rouge, 34 Chemin de Jolibois 33370 Tresses.

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Le Parisien parle du cirque que certains nomment traditionnel

Publié le 19 Décembre 2018 par cirk75 dans Economie

Le quotidien francilien fait un rapide tour d'horizon des principaux cirques qui proposant aux parisiens actuellement un spectacle, à savoir : Arlette Grus et Alexis Gruss, Bouglione et Pinder et mentionne que la tradition ça du bon.

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Mia et le lion blanc (2018)

Publié le 18 Décembre 2018 par cirk75 dans Cinéma

Le 23 décembre sort un film mis en scène par  Gilles de Maistre avec Mélanie Laurent, Langley Kirkwood, Daniah De Villiers relatant l’histoire de Mia onze ans qui noue une relation hors du commun avec Charlie, un lion blanc né dans la ferme de félins de ses parents en Afrique du Sud. Tous deux grandissent comme frère et sœur et deviennent vite inséparables. Trois ans plus tard, Charlie est devenu un lion imposant. Mia découvre alors le secret que cache la ferme : son père vend les lions à des chasseurs de trophées. Mia n’aura désormais qu’une obsession : sauver Charlie, à tout prix et n'a pas d'autre choix que de fuir avec lui...

J’espère que les animalistes verront ce film et comprendront qu’au moins au cirque on ne vend pas les fauves pour être l’objet d’un safari.

En tout cas un film à voir en famille pendant les fêtes de fin d’année

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Un certain regard sur le cirque: la vision du Journal Le Monde

Publié le 17 Décembre 2018 par cirk75 dans Economie

"Le Monde" dans son édition du 16 et 17 décembre 2018, consacre ce qui est fort rare et il faut le souligner 3 pages sur les arts de la piste. Le quotidien fondé en 1944  par Hubert Beuve-Méry reste aujourd’hui le journal de référence de la presse française et on attend de sa part des articles de fond rédigés par des journalistes connaissant le sujet dont ils parlent. Les chroniques susmentionnées sont signées par deux journalistes Catherine Rollet et Rosita Boisseau, si vous le voulez bien faisons connaissance avec elles.

La première Catherine Rollet, intitule son enquête, paru dans le supplément L’Epoque : "Arrête ton cirque !" avec comme accroche "Jugé parfois ringard, critiqué pour son exploitation des animaux, le cirque traditionnel souffre d’une désaffection du public. Il tente aujourd’hui de se réinventer". La piste ne semble pas forcément le sujet préféré de cette reporter. Témoins ses derniers articles pour le même media avaient  pour titre "Les handicapés se mettent à l’autopartage" ou "Montréal joue la carte écolo" comme on le voit le cirque n’est vraiment pas sa tasse de thé.

La seconde Rosita Boisseau,  journaliste depuis plus de 20 ans est une spécialiste de la danse. Elle a débuté dans les années 1980, comme chroniqueuse à Radio Nova puis a animé pendant 13 ans une émission mensuelle sur France Culture intitulée "Spécial danse". Elle apprécie et c’est son droit le Nouveau Cirque. Par exemple elle a écrit en 2017 un livre fort documenté et  intéressant (voir blog27/11/2017) sur cette autre approche des arts de la piste. Dans cet ouvrage paru aux Editions Scala elle évoque essentiellement quelques Compagnies et artistes issus des Ecoles de Cirque comme, Le Cirque Plume (voir blog13/06/2016 ), Le Cirque Trottola (voir blog07/12/2018), la Compagnie XY (voir blog16/06/2016 ), Yoann Bourgeois(voir blog19/09/2018 ), Chloé Moglia (voir blog25/06/2014 ), Phia Menard(voir blog17/06/2016 ), James Thierrée (voir blog03/07/2012 ), Mathurin Bolze (voir blog15/06/2018 ) ou  Yann Frisch (voir blog20/05/2018).  Des artistes dont on a évoqué le parcours original dans nos anciens  bloc-notes.

L’histoire de la piste est fort ancienne et s’étale sur une période de plusieurs siècles. On fête cette année les 250 ans du cirque, qui selon les historiens serait né par la volonté d’un major démobilisé de la cavalerie anglaise nommé Philip Astley (voir blog07/06/15) un certain 2 avril 1768. Vouloir limiter son approche circassienne, aux années contemporaines semble un peu court. De plus à la lecture de ces articles, on a le sentiment que le quotidien du soir considère la piste comme un fait de société et non comme un spectacle.

En lisant ces articles au demeurant plaisants on a le sentiment que pour, ces journalistes et le quotidien, seul le nouveau cirque est digne d’éloge, laissant ainsi sous-entendre que le cirque qu’ils nomment traditionnel est sans grand intérêt voire négligeable.

Vous souhaitez un exemple ?

Le supplément L’Epoque du Monde donne la parole à André-Joseph Bouglione pour parler de son projet de cirque écolo, pourquoi pas. Par contre les défenseurs de la piste traditionnelle n’ont pas la parole. Ne pensez-vous pas que le témoignage par exemple, d'un Gilbert Gruss, qui vient d’être honorer ainsi que le Cirque Arlette Gruss de la part du Parlement Européen du Big Top Label (voir blog01/10/2018) ou d’un Alexis Gruss aurait aussi été digne d’intérêt… 

A chacun sa vérité disait Luigi Pirandello…. 

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Un Pastis sinon rien, le spirituel pas le spiritueux

Publié le 16 Décembre 2018 par cirk75 dans Clowns

Dans la première partie du XX° siècle de nombreux clowns ou augustes, et à cette époque c’était très tendance, choisirent comme nom de piste l’appellation d’une boisson alcoolisée. Ainsi on put applaudir Porto (voir blog14/04/2013), Rhum (voir blog23/03/2011), Kirch, Gin, Scotch voire Pastis. Aujourd’hui revenons sur la carrière de Fernand Videcoq (1926-1992)  autrement dit Pastis né en Normandie à Doudeville un certain 11 janvier 1926.

Dans un premier temps comme tout circassien il apprend avec les Pharamond l’acrobatie, puis fait ses débuts sur la piste à 12 ans en 1938 avec l’auguste Rimpert. Puis il travaille avec Kirch le frère de Rhum ou chez Pinder, où il seconde Le trio Léonard (voir blog19/09/2013). Beby (voir blog15/04/2012) à la recherche d'un blanc le remarque et lui donne sa chance. Ils jouèrent ensemble en 1950 au cirque Napoléon Rancy (voir blog22/09/2011) et au Cirque Royal à Bruxelles (voirblog09/02/2012) L’année suivante Fernand Videcoq devient porteur dans le numéro de trapèze à petite distance de Carlo Médini, et participe aussi aux entrées comiques de la troupe Cavalini-Médini et va fouler ainsi  la piste londonienne du Bertram Mills Circus ou suédoise du Cirque Scott.

Bref polyvalent, Fernand Videcoq savait tout faire. Il pouvait notamment jouer le clown comme l’auguste et endosser avec un égal bonheur l’habit et le rôle de ces deux personnages mythiques de la piste. C’est ainsi qu’au pied levé il pouvait en cas d’absence d’un des protagonistes être l’un ou l’autre. Les directeurs de cirque avaient coutume de dire qu’avec Pastis pas de problèmes, en deux temps trois mouvements il pouvait devenir soit le faire valoir autoritaire mais jovial, -ainsi quand Pipo (voir blog13/10/2011) divorce avec Dario & Mimile, c’est Pastis qui reprend le rôle– ou devenir l’auguste hilare et malicieux, par exemple lorsque Quito est absent dans le duo qu’il formait avec Rex (voir blog26/05/2015) son frère il prend sa place.

Mais Fernand Videcoq est plus qu’un suppléant il sait aussi être lui-même et le montre en jouant avec Albert Fratellini (voir blog18/05/2015), Emile Loyal, Polo Rivel, Nino, Scotch ou au Cirque Pourtier (voir blog15/10/2010) avec Maïss (voir blog 02/06/2013). Il est aussi à la fin des années cinquante quelques temps pensionnaire du cirque Medrano avec Pékari comme partenaire,

Après une carrière bien remplie, mais pas forcément le clown vedette, il décède en 1992 et repose depuis au cimetière de Cachan.

Pastis fut un bon ouvrier de la piste et aujourd’hui il fait partie de ces étoiles de la piste dont l’aura a bien pâli. Il est vrais que dans les conversations et articles de presse il est fortement concurrencé par une marque de spiritueux.

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L’écuyère au cirque (1935)

Publié le 15 Décembre 2018 par cirk75 dans Art

De loin on distingue des diagonales, des zébrures, des zigzags, qui se juxtaposent, qui se s'enchevêtrent les unes dans les autres, le tout dans un assemblage de lignes fortement colorées.

Mais à bien y regarder de plus prêt, ce tableau de 1935 représente le cirque et plus particulièrement sa piste où on aperçoit les trois figures emblématiques et traditionnelles de la piste. Au milieu on entrevoit une écuyère à panneau, en bas et à droite un clown blanc enfin en haut à gauche  deux habits bleus situés devant l’entrée des artistes où se trouve le rideau rouge. La cavalière se tient comme il se doit en équilibre sur cette plate forme matelassée, placée en guise de selle et, fixée la croupe d’un cheval blanc caracolant. Le clown blanc, admiratif et un peu sous l’emprise du charme de l’amazone semble subjugué par la belle qui fait l'indifférente, enfin les habits bleus bras croisés et stoïques contemplent la scène un peu en retrait.

Cette gouache sur Papier, (61cm x 47cm), signée haut à gauche, un peu au dessus des habits bleus, est l’œuvre du peintre expressionniste français Gen Paul (1895-1975), de son vrai nom Eugène Paul. Cet autodidacte, parfois qualifié  de peintre de Montmartre est à l'origine de nombreux tableaux issus de ce quartier de Paris, mais il a aussi eu comme thèmes privilégiés la musique de jazz ou classique, et toujours avec ce style à base de grandes lignes colorées. On lui doit  aussi quelques toiles signées Paul Trelade, son premier pseudonyme.

Par ailleurs Gen Paul a joué en 1934, le rôle d'un invité à la sortie de l'église dans le film "L'Atalante" de Jean Vigo. Il est aussi un des personnages dans  la nouvelle de Marcel Aymé   "Passe-muraille". Et  Louis-Ferdinand Céline  le dépeint dans le personnage de Jules, peintre-sculpteur cul-de-jatte colérique, obsédé, alcoolique, et jaloux qui est au centre de son roman "Féerie pour une autre fois" paru en 1952.

Gen Paul un peintre, dessinateur, graveur et lithographe à redécouvrir, ayant un gout profond pour le trait, la couleur; le spectacle et les arts de la piste.

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Les déboires de l’American Circus, (suite et fin)

Publié le 14 Décembre 2018 par cirk75 dans Economie

Nous avons relaté le 11 décembre, les difficultés qu’a eu ce cirque italien installé sur la Pelouse de Reuilly voir blog23/06/2018) ) pour présenter  un spectacle dans le droit fil de ceux proposés par Ringling bros. and Barnum & Bailey Circus lors des fêtes de fin d’année 1979 à Paris.

Or à cette époque  la concurrence étrangère n'est pas la bienvenue et la  venue de cet établissement à consonance anglo- saxone devient polémique. Le cirque n'a pas le droit de s'installer dans la capitale alors que des milliers de billets ont déjà été  vendus à des C.E. parisiens. La police et la D.D.E. sont même sur place pour empêcher les circassiens Italiens à monter leur chapiteau. Pourtant les vingt semi-remorques, qui voyageaient par la route, sont arrivés sur la Pelouse de Reuilly ainsi que deux trains spéciaux qui transportaient le reste du matériel sont en gare de Paris-Bercyc avec pas moins de 18 éléphants, 90  chevaux, 50 roulottes et plusieurs dizaines de tonnes de matériel dont un chapiteau soutenu par 6 mâts et pouvant accueillir 5 000 personnes.

Cet établissement est immobilisé parce quel’organisateur de la tournée en France n’est pas titulaire de la licence nécessaire pour présenter ce spectacle. Une solution grâce à jean Richard, fut trouvée avec l’accord du ministre de la Culture de l’époque Jean-Philippe Lecat. Pour cela une autre société organisatrice de spectacle titulaire de la licence 5 et en accord avec le premier organisateur  ayant assumé jusqu’à là  les frais, prendra juridiquement  en charge la production ?

Le spectacle  est un triomphe et l’American Circus décidera alors  d'entamer une tournée dans l'Hexagone passant par le Nord, l'Est, les Alpes et la Méditerranée durant l'année 1980. Les Togni décidèrent de renouveler l'expérience en 1981 en  privilégiant l'Ouest, la côte atlantique, la Bretagne ainsi que les régions Centre pouvant accueillir ce cirque à trois pistes.

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