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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Monte-Carlo à l’occasion de son 44ème Festival international, honore du 16 au 26 janvier un spectacle témoin de son temps, le cirque

Publié le 16 Janvier 2020 par cirk75 dans Festivals

Créé un certain 26 décembre 1974 date de la première représentation, la manifestation monégasque (voir blog17/01/201) reste à ce jour le festival international de référence du monde de la piste.

Depuis 46 ans les arts de la piste ont continuellement évolué, c’est d’ailleurs ce qu’ils ont toujours fait depuis qu’en 1768, un certain Philip Astley (voir blog07/06/2015) un ancien sergent major de l’armée anglaise, a décidé de créer un spectacle éclectique mélangeant voltiges à cheval, danse sur corde, acrobaties, entrées comiques et musique, le tout dans une piste de 13 m de diamètre. 

Et depuis d’autres disciplines ont fait leur apparition, d’autres en revanche se sont faits plus rares, mais ce spectacle a toujours conservé ce mélange incroyable de numéros faisant passer en un instant le spectateur, au travers de sensations diverses et variés, alliant le rire à l’angoisse, mais toujours empreint de magie et de beauté.

La production concoctée pour la présente édition, placée sous la présidence de S.A.S. la Princesse Stéphanie, a souhaité rappeler que le cirque est né du cheval. Pour cela le Comité organisateur a invité la grande cavalerie du Cirque Knie, autrement dit ce qui ce fait de mieux de nos jours. 

Nul doute que le millésime 2020 procurera de belles émotions, avec les meilleurs artistes du moment conviés à se produire sous le chapiteau de Fontvieille, lors de l’un des deux spectacles proposés au jury qui aura pour tâche comme, lors de chaque festival, d’attribuer les Clowns d’Or, d’Argent et de Bronze.

Artistes invités en 2020 :

La Troupe Circus Theater Bingo

Stéphane Delvaux (voir blog07/05/2017) autrement dit Le clown mime Elastic

L’auguste funambule Henry Ayala (voir blog04/06/2017)

La troupe Ayala, funambules

Trio Dandy’s, Barre russe

Duo Vladimir, Main à main et équilibres

Flasch of Splash, sangles aériennes

Flying Tuniziani, trapèze volant

Françoise Rochais (voir blog21/01/2018), jonglage

La grande cavalerie du Cirque Knie présentée par Maicol & Wiorris Errani,

La double poste hongroise composée de 22 chevaux, proposée par Ivan Frederic Knie-Pellegrini & Wiorrix Errani

Les chevaux en liberté du cirque Knie présentés par Ivan Frederic Knie-Pellegrini

La troupe acrobatique de Shandong, jonglage et acrobaties avec assiettes

Les chiens de Sandro Montez

Lissa, trapèze à grand ballant

Maria Sharach, équilibres sur main

Martinez brothers, lcariens

Rafal Walusz, Picck-Pocket

Les Clowns en folie (voir blog16/11/2014)

Duo Skyline, tissus aériens

Les fauves de Sergey Nistorov

La troupe Efimov, acrobaties & sauts à la banquine

 

Le festival est depuis 2003 présenté par le M. Loyal officiel, Petit Gougou (voir blog04/10/2015), omniprésent et bienveillant avec sa veste rouge et son haut de forme noir.

Et n'oublions pas "Univers Circus" (voir 22/01/2011)  la marche officielle du Festival international du Cirque de Monte Carlo, jouée au début de chaque séance par l'orchestre du festival.

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Quelques informations à priori sans rapport, quoi que ?

Publié le 15 Janvier 2020 par cirk75 dans Economie

Quand on a du mal à se déplacer, on se concentre sur l’essentiel. On va au travail ou chez le médecin mais on n’est pas forcément prêt à affronter les bouchons ou les longues marches pour aller assister à un concert, à une pièce de théâtre, ou voir un spectacle de cirque. Dernièrement le journal "Le Parisien" a fait savoir que les directeurs des pistes parisiennes font, comme leurs homologues des lieux culturels, grise mine. Que ce soit les Bouglione, les Gruss voire Alain Pacherie, défenseur du cirque sans animaux, tous se plaignent d’avoir fait de très mauvaises recettes en décembre dernier, moment crucial où leurs établissements font à l’occasion des fêtes de fin d’année le plein.

Ainsi Francesco Bouglione, indique qu’il n’avait jamais connu de telles pertes, il va jusqu’à évoquer la somme de 900 000 euros perdus pendant les fêtes. Même son de cloche chez les Gruss où comme chaque année ils ont planté à Paris leur chapiteau dans le bois de Boulogne. Firmin le fils cadet de la famille tout en  déplorant une série d'hivers très durs, indique que ça fait quatre ans que le cirque familial ne dégage plus de bénéfices et il estime à 40% cette année la baisse du chiffre d'affaires. "Depuis les attentats, mentionne-t-il, on a trois agents de sécurité en permanence, et un kilomètre de barrières autour du chapiteau. Les frais ne cessent d'augmenter, et l'argent perdu ne se rattrape jamais ". Même Alain Pacherie (voir blog17/04/2013), le directeur du cirque Phénix au public très fidèle d'une année sur l'autre, a également ressenti l’impact des grèves de transport sur les entrées. " Oui, nous avons souffert, surtout les trois premières semaines de grèves où le public ne réservait plus, dit-il. Nous avons un peu mieux travaillé pendant les congés scolaires, mais ça se terminera quand même par une perte de chiffre d'affaires sur le public individuel, hors comités d'entreprise, d'environ 20 % ". Et on ne parle pas de la suppression pour la première fois de son histoire, du Festival International du Cirque de Massy (voir blog25/03/2019).

Bref ce n’est pas la joie quand on travaille dans le milieu du spectacle privé en général et du cirque en particulier, dont les pertes ne sont pas comblées par l’argent des contribuables, comme cela peut être le cas dans le milieu culturel subventionné…

Autre information inquiétante les associations et les collectifs qui prétendent défendre les animaux font de plus en plus entendre leur voix, contre les centres équestres. En effet après les cirques, ces groupuscules se tournent désormais vers cette autre cible facile pour eux qu’est l’équitation.

Témoin ce visuel trouvé sur le site https://questionsanimalistes.com/lequitation/

Terminons tout de même par une nouvelle plus joyeuse.

Dans moins d’un mois aura lieu du 14 au 16 février, au Théâtre de la Ménagerie du Cirque d'Hiver Bouglione, le 10ème Salon de la Maquette de Cirque, avec notamment bourse d'échange...

Alors pourquoi bouder son plaisir…

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Palmarès du 13ème Festival du Cirque de Budapest

Publié le 14 Janvier 2020 par cirk75 dans Festivals

Pas besoin de chercher d'artistes français dans le palmarès officiel du 13ème Festival International du Cirque de Budapest, (voir blog06/01/2020) comme d'habitude aucun n'a été gratifié d'une Médaille. Il faut dire qu'un seul artiste venu de l’hexagone était présent; il s’agit de Julot Cousins  qui proposait un numéro de Hula hoop sur mat oscillant. (www.julot-hulahoopla.org)

Il est néanmoins réparti nanti du prix spécial du cirque d’Etat de Biélorussie.

Le jury, présidé par Eugene Chaplin, le fils de Charlie Chaplin (voir blog03/07/2012)et, composé par Fabio Montico, Gia Eradze, Maria Theresa Chirinos Versace, Joseph Bouglione Jr. (voir blog26/02/2017), Laszlo Endresz, Pavel Kotov, Peter Dubinsky, Sun Lili, Vladimir Shaban, Vladislav Kornienko, Zsuzsa Meta a remis les récompenses suivantes :

 

2 Médailles d’Or

Merrylu & Jozsef Richter - Pas de deux / Ballet à cheval (Hongrie)

 

Troupe Nationale acrobatique de Chine- Voltige à la main &  Appui renversé


4 Médailles d’Argent
- Yves & Ambra - Tissu aérien doré (Espagne - Italie)  
- Kolev Sisters - Acrobatie (Italie - Bulgarie) 
- Virtuoso 5 - Équilibres aériens sur trapèze (Russie)
- troupe Alania - Djigit (Russie)


4 Médailles de Bronze
- Duo Vitalys - Main à main (Pérou) 
- Equivokee - Clown (Ukraine) 
- Semyon Krachinov - Jongleur (Russie) 
- Elfes fantastic 

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Les vétérinaires donnent leur opinion sur la présence des animaux dans les cirques

Publié le 7 Janvier 2020 par cirk75 dans Animaux

Depuis quelques temps les vétérinaires sont interrogés pour faire connaître leur position sur la question de la présence des animaux sauvages dans les cirques itinérants.

Déjà dans le n°1425 de La Dépêche Vétérinaire, (https://www.depecheveterinaire.com/edito-a-propos-des-animaux-sauvages-dans-les-cirques_679C52873875B6.html) on peut notamment lire dans l’édito signé Véronique Luddeni, (Vice-présidente du Syndicat National des Vétérinaires d'Exercice Libéral) : "qu’aucun vétérinaire ne fait partie des instances dirigeantes de ces groupuscules animalistes. Et qu’aucune des dirigeantes de ces groupuscules ne justifie de réelles compétences en matière animalière (Brigitte Bardot, Julie Lasne, Muriel Arnal, Amandine Sanvisens, Alexandra Morette, Réa Hutin…)." Après un long et intéressant développement l’article se termine par ces propos : " Le devenir de ces animaux, si l'interdiction de leur présence dans les spectacles intervenait, ne semble guère préoccuper les militants de l'interdiction. En revanche, nous nous interrogeons sur les conditions dans lesquelles ils pourraient poursuivre leur vie. La remise en liberté dans le biotope originel est une utopie vouée à l'échec et les structures d'accueil ne paraissent pas dimensionnées pour un placement massif …. La volonté abolitionniste de certains est liée à leur conviction d'une maltraitance obligatoirement associée à l'apprentissage du spectacle. Nous ne partageons pas cette opinion. "

Autre avis compétant celui de Florence Ollivet-Courtois, seule vétérinaire libérale en France à exercer exclusivement sur la faune sauvage et les animaux de parcs zoologiques, elle indique : "la nature n’est pas si respectueuse du bien-être animal qu’on ne le pense. En effet si les animaux ont une chance d’assumer leurs choix, et d’évoluer dans des environnements stimulants, ils le font rarement longtemps car les besoins physiologiques et de sécurité ne sont plus remplis : prédateurs désertification à cause de l’élevage intensif, manque d’eau, de nourriture, destruction des territoires pour faire des routes, de cultures, braconnage, trafic, victimes de guerres et des catastrophes naturelles, on a là toutes les causes réunies de la disparition des espèces menacées." De plus elle indique:  "On ne peut que se réjouir des débats démocratiques qui visent à faire prendre conscience de la sensibilité des espèces animales …. Mais les personnes qui ont pour seuls arguments sans discernement, des insultes, des menaces de mort et des images volées, desservent en réalité la cause animale."

Pour celles et ceux qui souhaitent lire l’interview complète de Florence Ollivet-Courtois, elle est disponible en tapant : (https://cirquesdefrance.com/2018/10/29/le-dr-veterinaire-florence-ollivet-courtois-repond-aux-extremistes-de-la-cause-animale/).

Ce ne sont pas les seuls témoignages allant dans ce sens,  déjà en 2017 le professeur émérite Francis Wolff (voir blog30/09/2017) indiquait que l’animalisme repose sur plusieurs confusions.

Bien entendu ces quarterons  d'agités appelant à interdire la présence d’animaux dans les cirques, vont rejeter ces avis même s'ils viennent de professionnels,  car ces opinions  vont  à l’encontre de leur credo, de leur dogme, seuls eux savent, ils ont reçu la vérité.

Ces factieux font plus penser à des sectes religieuses, qu’à des lobbyistes. En effet certaines organisations semblent être confortablement financées par l’industrie agroalimentaire américaine qui verrait  d’un bon œil l’humanité opter pour une alimentation totalement industrielle, sans aucune traçabilité,  où bien entendu la viande serait totalement bannie (voir blog30/06/2019).   N'oublions pas, nous faisons trop souvent l’amalgame entre souffrance animale et consommation de viande.

 

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XIII° Festival du Cirque de Budapest

Publié le 6 Janvier 2020 par cirk75 dans Festivals

En 2020 le premier festival international de cirque se tiendra à Budapest, ville qui depuis 23 ans abrite cette manifestation circassienne biannuelle (voir blog21/02/2019). La 13ème édition du "Budapesti Nemzetközi Cirkuszfesztivál" se tiendra du 8 au 13 janvier 2020 et sera présentée par un duo paritaire, une descendante d’une célèbre famille circassienne hongroise et anglaise, la comédienne Kelly Endrész Bánlaki, et le M. Loyal du Capital Circus de Budapest, Gyula Maka.

Deux programmes seront proposés au jury qui aura la lourde tâche d’attribuer comme lors de chaque festival, Médailles d’Or, d’Argent et de Bronze.

Programme A

Duo Tessa  - Russian Cradle (Hongrie) 

Equivokee  - Clown (Ukraine)

Duo Vitalys  - Main à main (Pérou)

Julot Cousins  - Hula hoop sur balancier (France)

Duo Laos - Acrobatie (Espagne)

Yakut Circus - Chinese Hoop Diving  (Russie, Yakoutie)

Virtuoso 5  - Équilibres aériens sur trapèze (Russie)

Zsolt  Szlavkovszki  - Hamac double (Hongrie)

Trio Black Diamond  - Main à main (Ethiopie)

Duo Parshins  - Perche aérienne (Russie)

Jonglage de balles chinoises  - Jongleur (Chine)

 Troupe Alania  - Djigit (Russie)

Programme B

Gusarov - Berceau russe (Russie)

Emelin & Zagorsky - Clown (Biélorussie)

Frères Kalachnikov  - Diabolo (Russie)

Yves & Ambra  - Tissu aérien doré (Espagne - Italie)

"Fantaisie noir et blanc" chinois  - Appui renversé (Chine)

Enfant - Chinois "Fantaisie noir et blanc"  - ATR (Chine)

József Richter Jr.  - Marrylu Casselly  - Pas de deux / Ballet à cheval (Hongrie)

Mayya  - Fliegende (Russie)

Sœurs Kolev  - Acrobatie (Italie - Bulgarie)

Dou Togni  - Sangles aériennes (Hongrie)

Semyon Krachinov  - Jongleur (Russie)

Pagode de bols  - Voltige à la main (Chine)

 Yakut Circus - Caoutchouc act (Russie, Yakoutie)

En 2014 lors de la 10ème édition (voir blog29/01/2014) Marrylu Cassely et Jozsef Richter Jr. ont déjà participé à cette compétition hongroise, et tous deux ont reçus une médaille d’or. Elle présentait avec sa famille un numéro de sauts et acrobaties avec éléphants, lui proposant des acrobaties équestres avec la troupe Richter. Depuis ils se sont mariés (voir blog18/02/2016) et ensemble ont créé un merveilleux et audacieux "Pas de deux équestre", récompensé en 2018 à Monte-Carlo par un Clown d’or (voir blog23/01/2018). Numéro qu’ils vont offrir lors du programme B.

Alors une nouvelle Médaille d’Or pour eux, attendons la proclamation des résultats pour le savoir.

Pour tous renseignements: https://budapestcircusfestival.hu

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Les Cassely, une famille en or qui a tous les talents

Publié le 5 Janvier 2020 par cirk75 dans Personnalités

Les Kaselowsky, ou Cassely sur la piste, sont issus d’une très vieille famille de circassiens issue de Poméranie dont on trouve les premières traces dès le milieu du XIX° siècle. En 1845 on découvre un établissement dirigé par un certain Kaselowsky présentant des singes et des chiens. Au XX° siècle un funambule et écuyer Alois Kaselowsky, qui a eu onze enfants avec son épouse Marianna Franck, crée un Kinder Circus. Dans cette troupe d’enfants on remarque un jeune garçon né à Hambourg en 1962 qui, déguisé en auguste anime avec succès des entrées. C’est René Sr. le futur père de Merrylu et René Jr (voir blogs 24/01/2016 & 27/12/2014).

Au début des années 80 René Caselly Sr. quitte ses frères Jonny et Alois Jr et, se procure ses premiers animaux dont trois éléphants africains, qu’il va présenter ainsi que des chevaux en tournée. En 1987 sur la piste du cirque Busch-Roland  les Gossing originaires d’outre Quiévrain associés à René Cassely Sr. présentent sept numéros. Il faut dire que René Sr. est tombé amoureux de la belle Alexia Gossing de 5 ans sa cadette. Tous les deux une fois mariés, vont dorénavant organiser leur vie et leur carrière en signant des contrats de longues durées en contrepartie desquels, ils doivent chaque année créer de nouveaux numéros. La famille s’agrandit, en 1991 naît Marrylu et cinq ans plus tard en 1996 René Jr.

Dans l’hexagone on pourra applaudir Alexia et René Sr. présenter un carrousel d’éléphants et chevaux, ainsi qu’un "Pas de deux sur cheval" dès 1995 sous le chapiteau du Cirque Christiane Bouglione, maos aussi en 1998 au Festival International du Cirque de Massy puis, en 2013  avec leurs enfants ils décrochent une Piste d’or et le Prix du Président de la République lors de la manifestation massycoise. On les voit aussi à deux reprises, en 2014 et 2016, sur la piste du cirque d’hiver Bouglione et ils seront présents avec leurs pachydermes lors des 22ème et  26ème grande fête lilloise du cirque, ainsi qu’à Domont en 2009 et en 2012.

En 2008 ils obtiennent un clown d’argent 2012 puis un clown d’or 2012 et cerise sur le gâteau lors du XL° Festival International de Monte Carlo, ils seront les seuls artistes à recevoir un trophée celui du Prix du public. Depuis Marrylu a épousé Jossef Richter Jr. avec qui elle un reçu en 2018 un second clown d’or. René Jr. de son côté obtient à Monte-Carlo un Junior d’or en 2016.

Depuis quelques temps, ce dernier sans délaisser les pistes est aussi devenu une vedette de la télévision allemande (voir blog30/05/2018) en remportant par deux fois en 2018 et 2019 le jeu "Ninja Warrior Germany".  Ce qui lui a valu d'être invité le 31 décembre dernier par la télévision japonaise pour défier les champions nippons lors de l'émission "Sasuke Nija Warrior". Et même s’il échoue à grimper à la force des bras une tour infernale ultime épreuve, René Jr. a néanmoins battu ses rivaux japonais.

Depuis  le 2 janvier 2020 il a repris avec ses éléphants ses représentations au Weihnachtscircus d'Offenbourg.  En son absence son père René Sr. l'a remplacé notamment pour le numéro de basket avec les éléphants. Ce qui lui a permis de devenir à plus de 57 ans l'acrobate le plus âgé à réussir cet exploit : être propulsé dans les airs l’aide d’une bascule grâce à la patte d’un éléphant.

Incroyable cette famille, impossible n'est pas Casselly...

Pour les curieuses et curieux voici la totalité de l’émission nippone, publicités incluses, pour voir la performance de René Casselly Jr. (numéro 23) invité à concourir le 31 décembre 2019.

Il défiera en final le concurrent japonais (numéro 27).

Pour ceux qui souhaiteraient voir en priorité sa montée de la tour, il faut se positionner à 4h 45mn 20s.

 

 

Et pour celles et ceux qui veulent s’entraîner pour participer à de telles épreuves, René Jr. vous livre quelques aspects de son entrainement, alors bon courage.

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"Au cirque, parade équestre" (collection privée)

Publié le 4 Janvier 2020 par cirk75 dans Art

Cette huile sur panneau, (27 x 35) signée en bas à gauche Dyf, pseudonyme de Marcel Dreyfus (1899-1985) est une des rares incursions de ce peintre français, plus connu pour ses nombreux paysages, que pour ses tableaux sur les arts de la piste. Et si les fleurs, les femmes, les scènes folkloriques, les paysages l'ont beaucoup inspiré, on lui connait néanmoins une autre œuvre circassienne, une seconde huile sur panneau, (34 x 27) intitulée, "Au cirque, le dompteur de tigres".

Pour ces deux tableaux ayant pour thème les étoiles de la piste, le peintre utilise principalement des couleurs chaudes dont le brun et l'oranger. La première associée à la terre, au bois, à la chaleur et au confort, suggère la douceur et le naturel. La seconde symbolisant l'énergie et l'action. L'oranger véhicule des valeurs de communication et de créativité. Il transmet de la joie, du plaisir et donne cette sensation de chaleur et de joie ressenties lorsqu’on assiste à un spectacle de cirque. Si la seconde œuvre montre une répétition, le dompteur n’a pas encore passé son habit de lumière, la première nous présente une écuyère en train d’exécuter un équilibre sur un cheval sous les yeux des spectateurs. On aperçoit aussi sur la piste le Maître de manège réglant la course de l’équidé et le clown, (ou plutôt les clowns, on en compte trois), personnage traditionnellement énamouré de la belle amazone. Bref c’est un classique de l’art pictural que bon nombre de peintres ont souvent repris.

Par contre cette scène représentant un dompteur et ses tigres est plus rare. Elle nous montre un numéro en férocité, les tigres semblent attaquer le belluaire. Cette pratique, très en vogue au XX° siècle, et apparue sur les pistes vers les années 1850, renforçait le côté spectaculaire du face-à-face entre l’homme et les animaux et permettait d’accrocher les spectateurs en lui donnant l’occasion de frissonner en voyait l’homme se défendre contre les attaques des félins. De nos jours les dompteurs sont plus enclins à présenter des fauves en douceur. Les fauves paraissant ainsi des gros matous avec qui on joue,. 

Dyf avec ces deux réalisations dans la tonalité impressionniste nous propose des moments de cirque très traditionnel qui sont de nos jours bien injustement décriés par certaines ligues vertueuses ...

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"Défi" la production 2019-2020 du Cirque d’Hiver Bouglione

Publié le 3 Janvier 2020 par cirk75 dans Programmes

On ne la peut-être pas assez souligné mais combien sont évocatrices les nouvelles affiches qu’utilise depuis 2 ans la famille Bouglione ! Désormais sur un fond bleu et non plus blanc comme jadis, les actuels maîtres des lieux semblent s’être appropriés le rêve, la sagesse et la sérénité, symboles de cette couleur. L’année dernière pour le spectacle "Extra" (voir blog 04/01/2019) le peintre illustrateur Laurent Melki (voir blog28/06/2018) avait représenté le Cirque d’hiver plus léger que l’air, s’envolant tel un ballon dirigeable dans le ciel bleu. Cette année avec le spectacle "Défi", le bâtiment est devenu bateau fendant les vagues de l’eau bleue avec à sa proue un Michel Palmer (voir blog27/03/2015) plus grand timonier que jamais.  Deux visuels symbolisant l’indépendance et la partance vers de nouvelles aventures circassiennes pour la 4ème génération Bouglione, désormais en charge la gestion du plus vieux cirque du monde, même si dans l’organisation le nom d’Emilien Bouglione (voir blog20/12/2014) reste toujours le directeurs (avec un S). 

De plus, depuis le décès de deux personnalités indissociables de l’histoire de la famille, Madame Rosa (voir blog21/12/2010) et Monsieur Sampion (voir blog16/05/2019), les Bouglione sont partout. Dès l’entrée dans la boite à sel Sandrine officie, proposant des souvenirs c’est Odette, les confiseries sont le domaine d’Alexandre et de Florence, la mise en scène est signée Joseph (voir blog26/02/2017), à la barrière Alexandro & Valentino Togni-Bouglione, sur piste Régina, Victoria, Sampion et son épouse Natalia Egorova, quant à Thierry il surveille le bar de l’Impératrice au moment de l’entracte et le bon déroulé du spectacle… bref personne ne chôme quand on porte un tel nom.

Mais revenons au spectacle. Comme il est d’usage il débute au son de la timbale de l’orchestre dirigé par Pierre Nouveau (voir blog13/12/2016) interprétant "Vive le cirque", le générique de l’émission "La Piste aux Etoiles". Puis la piste est occupée par un charivari trépidant de 8 artistes de la troupe Bingo, qui cette année remplacent les Salto Dancers. Outre les moments dansés ces artistes ukrainiens nous offrent deux numéros acrobatiques de belle facture. Ainsi Le Trio Cappuccino, formé par trois jeunes et belles femmes, montre des portées esthétiques alliant grâce et force et, Artur Dunov seul membre masculin des Bingo, étale toute sa technique au mât chinois avec de belles et impressionnantes prises acrobatiques.

Les russes Elena et Mikhail Ivanov jonglent avec huit ballons tout en se déplaçant avec aisance en monocycle sans selle. Lui sorte de Pierrot lunaire, elle arlequine, tous deux vêtus de costumes recherchés savent allier poésie et virtuosité. Un beau et enchanteur moment lors du spectacle.

Côtés animaux de compagnie, une meute de canidés blancs de toutes tailles toilettée à la lionne présentés par le dynamique Evgeny Romissarenko, quant à son épouse Asel Saralaeva elle fait travailler à l’aide de croquettes des chats à la fourrure somptueuse.

L’excentrique russe Konstantin Muraviev, connaît bien la piste du cirque d’hiver. C’est ici en 2006, lors du Festival Mondial du Cirque de Demain qu’il eut l’idée de transformer son numéro de roue allemande en entrée comique : être un homme ventripotent qui veut absolument maigrir. Il reprend pour le bonheur des zygomatiques des spectateurs les tricks qui lui avaient valu il y a 13 ans le Prix Nikouline lors de cette manifestation. 

Autres comiques Les "Without Socks", Clown de bronze en 2019, composés d’ Artem Babinov  clown tout habillé de rouge et de deux trublions, le barbu Konstantin Kopeikin et le turbulent blondinet Masya Karpov. Ce trio russe nous présentent des entrés originales où photographie, danse et musique, sont au cœur des sketchs proposés. Et ils font pour le plus grand bonheur des petits et des grands, régner des instants de folie sur cette piste plus que centenaire.

On a gardé pour la bonne bouche le numéro aérien de l’italien Sonny Gartner et du roumain Petrica Anghel qui termine le programme.  Ces deux artistes proposent non seulement tous les tricks qu’on attend d’un numéro catalogué Roue de la mort, mais Sonny Gartner exécute en plus, et ils ne doivent pas être très nombreux ceux qui le font, un salto arrière à l’extérieur de cette machine tournante. Un grand moment d'adrénaline à coup sûr!

Malheureusement dans cette production on regrette la présence d’artistes déjà vus lors de programmes précédents. Ainsi Daniel Golla, cette année barbu, propose toujours son numéro d’aéromodélisme sur une musique tonitruante reprenant en 2019 avec des avions cette fois-ci de couleurs différentes ce qu’il avait présenté sur cette même piste il y a cinq ans. Autres redites, en 2016 lors du programme "Surprise", nous avions déjà pu applaudir le "Duo A & A" ainsi que Victoria Bouglione. Cette année ils reviennent pour proposaient la même prestation et même si ces deux numéros sont impressionnants, c’est tout de même du réchauffé. En revanche ce n’est pas le cas avec Sampion Bouglione, qui cette année délaissant balles et claquettes rejoint sa blonde épouse Natalia en haut de la coupole dans un original numéro mêlant sangles aériennes et piano.

Comme chaque année, se rendre au cirque d’hiver reste un instant magique et chargé de souvenirs. Et même si le spectacle "Défi" n’est pas un millésime exceptionnel, (et nous n'avons pas parlé du numéro qui trantole de Régina Bouglione, car il faut mieux ne rien dire) avec ce spectacle on passe un bon moment familial qui fait qu'on ne regrette nullement son déplacement même si en ce moment, suite aux mouvements sociaux, les transports parisiens ne sont pas du plus commode.

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Charlie Chaplin dans l’œil des avant-gardes, au Musée des Arts de Nantes,

Publié le 2 Janvier 2020 par cirk75 dans exposition

Paris n’est pas la seule ville en France à proposer une exposition sur Charlie Chaplin (voir blog02/12/2019). Nantes la préfecture de la région Pays de la Loire, présente au Musée d’Art depuis le 18 octobre et jusqu’au  3 février 2020 un rendez-vous avec la première star internationale du cinéma que fut Charlie Chaplin à travers une lecture inédite de son cinéma.

A l'aide de plus de 200 peintures, dessins, photographies, sculptures, documents et extraits de film, l’exposition "Charlie Chaplin dans l’œil des avant-gardes" propose une redécouverte des œuvres de František Kupka, Marc Chagall, Fernand Léger, Man Ray, Meret Oppenheim, John Heartfield, Claude Cahun… en soulignant la porosité entre leurs réflexions, leurs productions artistiques et l'œuvre cinématographique du père de Charlot. Organisée en quatre sections "L’homme-machine", "La poétique du monde", "Le spectacle mis en abyme" et "L’absurdité de l’histoire", cette exposition se penche de façon inédite sur ces proximités artistiques, affirmant la mise en parallèle des moyens d’expression, de la peinture au cinéma. On peut ainsi découvrir  les échanges affirmés, les simples échos ou dialogues inconscients entre les artistes qui prirent ensemble le virage de la modernité, à l'heure de la naissance du cinéma comme septième art.

Charlot, vagabond aussi drôle qu’émouvant, devient dès son apparition en 1914 la coqueluche du monde occidental, s'emparant des salles obscures et s’affichant dans les journaux et les publicités. Mais le personnage créé par Charlie Chaplin n’est pas seulement un phénomène médiatique et populaire, il a aussi une influence directe sur les artistes de son temps, dont il partage bon nombre de réflexions et préoccupations.

Alors si vous passez vers Nantes ou si tout simplement vous êtes nantais n'hésitez pas ...

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Bonne année 2020 aux circassiens, et aux circophiles et peut-être une renaissance en Moldavie

Publié le 1 Janvier 2020 par cirk75 dans Divers, Bâtiments

Au moment de passer en 2020, ayons une petite pensée pour les artistes nous ayant quitté en 2019 : Reto Parolari (voir blo22/12/2019), Sampion Bouglione (voir blog16/05/2019), Neil Gifford (voir blog11/12/2019), Eugen Glavotskly, Stéven Pederson, Ettore Weber, William Vos, Jurg Jenny, Carlos Raluy, Beat Deker et bien d'autres que nous avons malheureusement oubliés.

Bonne année 2020 aux circassiens, et aux circophiles et peut-être une renaissance en Moldavie

Dans un bloc-notes daté du 7 mai 2010, nous avions évoqué le sort d'un cirque Moldave fermé depuis 2004 et aujourd'hui à l’abandon.

Depuis l’Union Européenne a décidé de réhabiliter le bâtiment.

Dans un premier temps a été conçu un modèle 3D du cirque de Chisinau à l’aide d'un scanner laser de haute précision qui peut mesurer les distances entre différents éléments de la structure avec une précision millimétrique. Des images générées par ordinateur basées sur ces données permettent alors une analyse spatiale du bâtiment.

Des études préliminaires, ont été réalisées en 2018 et 2019 afin d’identifier les travaux à réaliser.

L'U.E. a alloué environ 2 millions d'euros pour l'ensemble du projet, dont plus de 1,5 million d'euros pour la rénovation de l'établissement. Les travaux devraient commencer en juin 2020 et devraient permettre au cirque de Chisinau d'être à nouveau ouvert au public fin 2021.

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