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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Trapèze (1956) de Carol Reed

Publié le 18 Novembre 2010 par cirk75gmkg dans Cinéma

 

TrapèzeUn des grands intérêts de ce film, mis en scène par Carol Reed, est de montrer en long et en large le Cirque d'Hiver, ainsi que certains artistes  telle Sandrine Bouglione, une des filles de M. Joseph, mais aussi les clowns Tonio, Mylos et Achille Zavatta. Autre curiosité on peut également voir la silhouette de Sampion Bouglione, par contre dans le film le rôle de M. Bouglione est tenu par Thomas Gomez. 

 Fay Alexander est officiellement la doublure de Tony Curtis, même si lors du tournage on a du faire appel au trapéziste français Jean Palacy, pour exécuter une prouesse dangereuse au trapèze. Si on le voit clairement dans le film, Jean Palacy n’est pas indiqué au générique et, n’a jamais reçu le moindre centime pour sa prestation. Pour ceux dont la mémoire flancherait, je rappelle que ce porteur avait formé de 1965 à 1972, avec Pauline Lacy, le duo aériens « Les 2 Palacys » qui  exécutait non pas un, comme les « mythiques Clérans » mais trois sauts de la mort.

trapeze-1956.jpgBurt Lancaster, le producteur du film et ancien acrobate de cirque, exécute lui-même la plupart des numéros de trapèze, même s’il est doublé dans certaines scènes par Edward Ward. Quant Gina Lolobrigida, sa prestation acrobatique est assurée par Willy Krausse et Maryse Bégary.

 Le scénario est un mélo assez sombre, mélangeant arrivisme, jalousie voire  sadomasochisme pêchant essentiellement par le personnage de Lola, héroïne manipulatrice qui sème à plaisir le trouble entre les deux trapézistes.

Trapeze-copie-1.jpgPour les cinéphiles circophiles, je signale qu'il existe un DVD  produit par WildCat dans la collection Les Introuvables, bonne vidéo.


 

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Marcel Vertes (1895-1961)

Publié le 17 Novembre 2010 par cirk75gmkg dans Art

 

 Médrano55aLe cirque Médrano qui était situé place Pigalle à Paris, avait coutume de demander à un dessinateur célèbre d’illustrer la couverture de ses programmes. Pour la saison 55-56, c’est le peintre illustrateur, d’origine hongroise Vertès qui s’y colle. Peut être est-il utile de revenir sur le parcours de cet artiste. 


Marcel Vertes, d'origine hongroise, arrive à Paris après la guerre en 1920. Il collabore à différentes revues comme"Le Rire", "La Gazette du bon ton", puis attiré et inspiré par la vie trépidante des dancings et boîtes de nuit, il exécute en 1924 une série de douze lithographies en couleurs éditées par Pellet et préfacées par Paul Reboux. "Dancing" . En 1926, il fait la connaissance de Francis Carco et illustre pour cet auteur, deux ans plus tard, "Rue Pigalle". La même année, il expose à la galerie Trémois des gravures en couleurs pour un album "Cirque". Il réalise de nombreuses illustrations de livres, entre autres "Chéri" pour Colette (avec des pointes sèches, 1929), Nana de Zola (pointes sèches en couleurs), mais aussi des décors pour le théâtre et pour le cinéma.


MarcelVertesDe retour à Paris après un voyage aux Etats Unis, il poursuit ses illustrations, plus nombreuses que jamais et c’est ainsi qu’il réalise la couverture de deux programmes de cirque: une première pour le cirque Médrano (saison 55-56) et une seconde pour le Vélodrome d’hiver de Paris où chaque année, lors des fêtes de noël, était donné un spectacle de cirque. Au cours du millésime 57, spectacle mise en scène  Jérôme Médrano, on pouvait applaudir sur l’uns des 3 pistes par exemple le trapèziste Lothar, les clowns espagnols Les Ruddi Llata, ainsi que Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois sous la direction du très célèbre, du moins à cette époque, Monseigneur Maillet. Comme quoi un programme familial et éclectique!

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Fred Adison (1908-1996)

Publié le 16 Novembre 2010 par cirk75gmkg dans Musique

Pinde03r-afficheFred Adison, né Albert Lapeyre le 15 septembre 1908 est, très jeune passionné de jazz. Il joue du piano, du violon et de la batterie. Et avec 4 amis il monte à 18 ans son premier orchestre et se produit dans la région bordelaise.

 disk Fred Adison2A quelques semaines de ses 19 ans il s'embarque avec son orchestre sur un paquebot, assurant la liaison Europe-Amérique du Sud pour assurer l'animation musicale. Après plusieurs traversées il reprend la route et va là où sont demandés "Les 5 Melody Boys", le "Collegian's JazzBand" ou"Le California Charleston Band", noms donnés tour à tour à sa formation. Petit à petit il sillonne la France et finit par investir Paris. 

disk Fred Adison1En1951, Fred Adison va rencontrer Charles Spiessert, et un contrat de 12 ans va le lier au cirque Pinder. La présence du "Glenn Miller" français et de son orchestre très Jazzy, va révolutionner et dynamiser la musique de cirque. Avec Pinder, fini le temps où les "tchécos" (les monteurs), délaissant leurs masses et leurs pinces pour s'emparer de trombones et trompettes, s'époumonaient à qui mieux mieux pour déverser de nombreux "couacs". Désormais, le public va écouter avec plaisir une musique de grande qualité et le fait savoir en applaudissant à tout rompre les 14 musiciens comédiens de cette formation. Des affiches seront pour la première fois imprimées pour vanter un orchestre de cirque. Et c'est au cours de cette période musicale que se produiront chez Pinder, avec le succès que l'on connait, Luis Mariano et Gloria Lasso.  

 

 

  Marcellys3Avec l'arrivée, en 1963, de Marcellys à la direction orchestrale, Fred Adison quitte Pinder et, pour lui arrive une semi-retraite: petit ensemble, trio dansant, télévision. Redevenu Albert Adison, puis Albert Lapeyre, il ouvre sur les Champs Elysées un restaurant où il peut s'adonner à sa seconde passion: la gastronomie.

FredAdisonParallèlement il rédige sa biographie dans un ouvrage nommé: "Dans ma vie y a d'la musique" où sont relatées ses mille et une aventures. Enfin dernièrement un CD a été édité reprenant ses plus grands succès. Si vous avez l'occasion écoutez Fred Adison, et vous verrez que cet orchestre valait bien celui de Ray Ventura.  

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Melody

Publié le 15 Novembre 2010 par cirk75gmkg dans Programmes

GrussAlexis2011.jpgHier je suis allé voir la dernière production du Cirque National Alexis Gruss nommée, en anglais, c'est certainement plus tendance: Melody. Spectacle de cirque à l'ancienne qui se vante d'être pour la première fois accompagné par deux chanteurs, qui entre-parenthèses assurent vraiment. Est-ce du cirque à l'ancienne ou du nouveau cirque à l'ancienne? Beau sujet de réflexion que je laisse aux puristes.


Le début un peu poussif et très bavard, entre Alexis et son petit fils Louis sur les mérites respectifs du juke-box ou du Ipod, je rappelle que le cirque au départ était muet et seul le théâtre avait le privilège de la parole, mais bon il faut bien évoluer parait-il. Après quelques succès d'Elvis Presley ou des Beatles, on entre vraiment dans le cœur du sujet avec le numéro de jonglage de Francesco Fratellini. Francesco, (le fils de Carol et du regretté Tino et par conséquence le petit fils de Baba et l'arrière petit-fils de François) est un numéro à lui tout seul, et c'est à coup sûr un artiste à suivre car bon sang ne saurait mentir.


Trois numéros méritent le déplacement. En fin de première partie, Stéphane et son épouse Nathalie reprennent les poses équestres qu'Alexis réalisait à la fin des années 70 avec Silvia Monfort. Malgré des chevaux un peu nerveux Stéphane et Nathalie réalisent une belle prouesse et terminent leur prestation par une mini-poste .


La seconde partie nous donne le plaisir de revoir Firmin et Syndha, l'éléphante du cirque, en très grande forme ce jour là. Et dans un numéro totalement repensé, les 2 artistes font une très belle prestation de bascule où Firmin nous montre encore une fois l'étendu de son immense talent. 


Enfin la bonne surprise vient des jumeaux Alexandre et Charles, qui assument la fin du programme en réalisant, ce qui était la marque de fabrique de leur père: le jonglage à cheval. En une année les jumeaux ont pris une nouvelle dimension et réalisent sous l'œil attentif de leurs parents les classiques du genre.  Alexandre, devenu blond, termine par un jonglage sur cheval avec des massues enflammées et Charles, reprend le numéro du drapeau debout sur cheval.


Quant à Alexis, il nous montre que les chevaux n'ont toujours aucun secret pour lui et Gipsy un peu en retrait cette année, évolue dans un numéro plein de poésie et de haute école.


N'oublions pas le numéro comique maison sur le tournage d'un clip publicitaire pour un chanteur de Rap, avec toute la troupe, où Firmin et Francesco donnent toute la mesure de leur comique.


Melody un spectacle que l'on peut présenter comme le passage de témoin d'une génération à une autre. 

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Cirque & Franc-Maçonnerie

Publié le 14 Novembre 2010 par cirk75gmkg dans Franc-Maçonnerie

Savez-vous que le Cirque et la Franc-Maçonnerie ont bien souvent fait routes communes?


Que de nombreux artistes du cercle magique peuvent revendiquer le fait d'être frangins?


Peu d'écrivains ou de chercheurs ont étudié les liens qui ont uni de tout temps cette société discrète et le cirque. A ma connaissance seuls Dominique Mauclair, qui n'est pas maçon, Lydia Zavatta, dans le livre consacré à son père et, Dominique Denis, dans son ouvrage sur le clown Louis Maïss, y font allusion. 

PlaneteCirque.jpgAujourd'hui, pour parler de ce sujet, je vais laisser la plume à Dominique Mauclair qui en parle longuement dans son livre "Planète Cirque".

 

"Plusieurs facteurs seront à la base de la réussite de ces compagnies qui de 1770 à 1815, constitueront les fondements du cirque moderne. Le premier c’est qu'une nouvelle race d'artistes est née. Séducteurs, aventuriers, ils apprennent vite à devenir des entrepreneurs de spectacles. C’est pourquoi ils ont besoin de tous les appuis politiques pour obtenir les autorisations nécessaires à la création de nouveaux établissements. Et le développement de la franc-maçonnerie dans le monde va considérablement les aider. En effet la création du cirque moderne en 1770 et l’ouverture des grandes loges (le Grand Orient à Paris en 1773) coïncident. Des monarques, des princes de sang, beaucoup d'hommes politiques et d'intellectuels du siècle des Lumières sont maçons. Aussi n'est-il pas étonnant que des banquistes comme Philip et John Astley, Antonio Franconi et sans doute Ricketts s'affilient à une organisation secrète et internationale, qui leur ouvrira les portes les plus fermées. La plupart des "protecteurs" des premiers hommes de cirques dont une grande partie de la Cour d'Angleterre, le Régent, le comte de Duras sont maçons.

            L'appartenance à une loge était un signe de respectabilité et c'est ainsi que les emblèmes maçonniques figurent sur certaines affiches et sur les cadeaux offerts à des directeurs ou à des artistes. On a retrouvé de la vaisselle appartenant à Philippe Astley décorée des compas et équerre entrecroisés. Lors de la tournée de la troupe de Théodore Rancy en Égypte à l'occasion des fêtes données lors de l'inauguration du canal de Suez, les artistes lui offrirent un tapis décoré - c’était la tradition à l’époque - où sont brodés au fil d'or les noms des artistes figurant au programme, le nom du directeur et le symbole des loges.

            Les membres du puissant syndicat américain des directeurs de cirques "les pieds plats" seront, au milieu du XIX° siècle, en majorité maçons et n'en feront pas un secret. Mais ce sont surtout les "avant-courriers", ces hommes qui préparent l'itinéraire des cirques-voyageurs en obtenant les diverses autorisations, les emplacements pour établir les chapiteaux, en négociant les prestations de service et en distribuant la publicité, qui utiliseront les relations qui existent entre frères. A côté de leur signature, ils accoleront les trois points symboliques afin qu'il n'y ait aucune ambiguïté et ainsi ils pourront bénéficier du soutien efficace des maçons dans la ville où ils se trouvent.

            Il est, surprenant, à la lecture des journaux de bord de certains banquistes (ceux écrits à la fin du XIXème siècle, en Italie, en Europe Centrale et en Russie), de constater l’importance donnée à la Franc-maçonnerie dans leur décision d’émigrer, et aux récits rocambolesques que ces déplacements ont suscité.

            Les grands noms du cirque - ceux qui étaient maçons - étaient reçus par les loges des villes où ils se produisaient.

            Enfin l’occupation des meilleurs territoires: l’Angleterre pour Astley, la France pour Franconi, l’Autriche pour Christophe de Bach, inciteront les "voyageurs" à rechercher d’autres Eldorado. C’est ainsi que de jeunes compagnies iront prospecter les Amériques et les autres pays européens. A ce jeu, les danseurs de corde vont se montrer beaucoup plus audacieux que certains écuyers."

DeLaPisteAuxEtoiles.jpgPour ceux que le sujet intéresse je signale aussi cet excellent livre rédigé sur le sujet par un passionné de cirque: Didier Richard.

Et si certains lecteurs, qui me font l'honneur de lire mes petits articles, connaissent d'autres informations sur le sujet je suis bien entendu preneur. Bonne journée. 

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Les enseignes de la famille Gruss

Publié le 13 Novembre 2010 par cirk75gmkg dans Cirques

Dans le monde du cirque le nom de Gruss est synonyme de qualité et de compétence, mais comme chez les Bouglione, autre grande famille circophile française, il n’est pas facile de s’y retrouver, d’autant plus que les Gruss ont pendant de nombreuses années multiplié les enseignes. Je vous propose aujourd’hui de faire le point sur les différentes enseignes qu’ils ont utilisées ou qu’ils utilisent à ce jour. 

Gruss-Jeannet1943.jpgAssociés à leur ami Lucien Jeannet  (1902-1977) André Grüss (1919-2003) et, Alexis Gruss Senior (1909-1985) créent en 1943 le cirque Gruss-Jeannet. 

RCircus1950.jpegA partir de 1949, Louis Merlin, passionné de cirque et directeur de Radio Luxembourg, propose aux  Gruss-Jeannet de créer un cirque où alternent cirque traditionnel et jeux radiophoniques. Cette alliance donne naissance de 1949 à 1955 au très célèbre Radio-Circus.

 

Medrano56a.jpgLe contrat lucratif ne se renouvelant, les Gruss-Jeannet proposent à Jérôme Medrano de leur louer son nom pour recréer en 1956 le célèbre Medrano "voyageur".

 

JR1957.jpgEn 57-58 les Gruss-Jeannet proposent à un passionné de cirque: Jean Richard de s’associer à eux pour créer, avec le concours d’Europe 1, le Cirque des vedettes connu sous le nom de Cirque-Zoo Jean Richard.

 

GCDF63Puis de 1959 à 1965, nouveau contrat avec Radio Luxembourg pour créer le Grand Cirque de France qui proposera, entre autre, le célèbre spectacle musical : Ben Hur. Ce spectacle tiendra quatre saisons de 1961 à 1965 et parcourra la France, l'Espagne et la Belgique.

 

GCDF65L’année suivante les Gruss-Jeannet quittent l’hexagone et tournent pendant une partie de l'année 66 en Suisse sous l’enseigne : City-Circus.

 

GCDF67Après le déconvenue helvétique, les Gruss-Jeannet s’associent avec le célèbre Achille Zavatta et fondent en 1967  le Circorama Achille Zavatta.

 

JR1968.jpgEn 68, les Gruss-Jeannet renouent avec Jean Richard, mais sous une forme différente (aide technique, logistique matérielle). Les Grüss-Jeannet étant aux prises à des difficultés financières, c'est désormais Jean Richard qui pilote le cirque qui porte son nom.

 

1969 est l'année où Alexis et André Grüss  quittent Lucien Jeannet, et pendant deux ans les 2 frères et leur famille proposeront leurs numéros à la concurrence.


Gruss&Jeannet1972En 1972 avec le grand sympathique Roger Lanzac André Gruss, séparé de son frère Alexis, produit  l’éphémère " Cirque La piste d’or ", qui se soldera par une faillite.

 

Gruss&Jeannet1973Suite à son mariage avec Gipsy Bouglione, Alexis Gruss Junior, le fils d'André, récupère chez son beau-frère un stock d'affiches portant le nom de Cirque National; en  y accollant le nom de Grüss nait en 1973 le premier Cirque National Grüss.  

 

GrussAlexis1975Il faudra attendre 1974, pour qu’Alexis Junior, crée avec la complicité de Sylvia Montfort, " Le Cirque à l’ancienne Alexis Gruss". 

 

GrussArlette1985.jpgSa cousine Arlette (1930-2006), fille ainée d’Alexis Gruss Senior, suite au décès de ce dernier, crée en 1985 "Le Cirque Arlette Gruss", mais conserve pour la 1ère anné l'appelation de "Grand Cirque de France".

 

GrussChristiane1990.jpgChristiane, autre fille d’Alexis senior franchit le pas en créant en 1989 sa propre enseigne "Le cirque Christiane Gruss", établissement  aujourd'hui disparu.

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Quiralu

Publié le 12 Novembre 2010 par cirk75gmkg.over-blog.com dans Jouets

Quiralu1-copie-1.jpgLes figurines en zamac (alliage de zinc, d'aluminium de magnésium et parfois de cuivre) que l’entreprise Quiralu a produit de 1932 à 1961 restent toujours très prisées par les amateurs. Cette société produisait des miniatures à une échelle proche du 1/43ème qui étaient d’une qualité équivalente à celles des marques concurrentes comme Solido ou Dinky Toys. Une filiale anglaise nommée Wend-Al fut créée reprenant les mêmes figurines avec quelques petites modifications.

Les personnages , boites, plaquettes produits par Quiralu comportaient plusieurs catégories : sports (footballeurs et cyclistes) soldats (époque contemporaine ou napoléonienne) ferme avec animaux et matériel agricoles, automobiles, et bien entendu cirque où non seulement on trouve les animaux de la piste (lion, tigre, ours, cheval, éléphant, otarie…) mais aussi l’orchestre (trompettiste, saxophoniste, batteur, chef d’orchestre…) et  les principaux personnages du cercle magique (M. Loyal, Clowns blanc et auguste, dompteur, trapézite, cornac…)

Notons que l’entreprise Quiralu  a édité deux séries de cirques, une première en 1949 et, une seconde en 1953, lors de la sortie du film « Sous le plus grand Chapiteau du Monde » reprenant les principaux personnages du  film : M. Loyal, le clown Pâtoche, le dompteur Klaus et l’auguste Lou Jacob.  

En plus des figurines l’entreprise Quiralu proposait, sous la marque Boislux ou Chamare des éléments de décor pour mettre les personnages en situation (entrée de piste, tribunes, caisse, décor en bois…).

Deux livres décrivent avec force et détails cette production : Les Jouets Quiralu: 1933 - 1964 de J. Borsarello, (éd. Grancher) et Les Figurines Quiralu - classification et évaluations de Jean-Michel Tisné

    QuiraluBlanc.jpgQuiraluTrompetiste.jpgQuiraluAugusteQuiraluCornac.jpg

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Obsession (1954) de Jean Delannoy

Publié le 11 Novembre 2010 par cirk75gmkg.over-blog.com dans Cinéma

Obsession.jpgLe cirque est à l'origine de beaucoup de scénarios de films, dont les plus célèbres demeurent, et la liste n'est pas exhaustive,  "Le Cirque" de Chaplin, "Les Clowns" de Fellini, "Trapèze" de Carol Reed, "Les gens du voyage" de Jacques Feyder, "Sous le plus grand chapiteau du monde" de C. B. de Mille, "Le plus grand cirque du monde" d'Henry Hataway, "Yoyo" de Pierre Etaix, "Roselyne et les lions" de Jean-Jacques Beneix etc.... Cependant un des films que je préfère reste le méconnu "Obsession" de Jean Delannoy, non pour son scénario qui est d'une niaiserie affligeante, mais pour ses scènes de trapèze et d'équilibres tournées au Cirque Médrano de Paris. Pour ce film, Michèle Morgan prit des cours de trapèze au gymnase parisien de la rue Véron sous la directive du Père Saulnier, "le briseur de filles" surnom rappelant qu'il imposait à ses élèves une discipline de fer. Michèle Morgan fut doublée pour les scènes périlleuses par Aimée Fontenay, surnommé la chanteuse au trapèze, car elle entrelaçait de vocalises ses différentes suspensions. Son partenaire Yves Rozec de son côté remplaçait Ralf Vallone et Jean Gaven dans leurs scènes de trapèze. Notons aussi la présence du trapèziste Roland Catalano. Autre moment important pour un circophile l'orchestre était dirigé par le Maestro Jean Laporte (voir article 10/11/10). Si un jour vous pouvez voir ce film ne le négligez pas, car à ce jour il n'existe pas en DVD et c'est bien dommage.

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Jean Laporte (1908 1997)

Publié le 10 Novembre 2010 par cirk75gmkg.over-blog.com dans Musique

 disk J.Laporte3Pour ceux qui ont bien connu à Paris le Cirque Medrano ou suivi les tournées du Grand Cirque de France le nom de Jean Laporte leur rappelle des souvenirs musicaux. Revenons rapidement sur la période circophile de ce chef d'orchestre élégant et à la baguette précise. D'origine bordelaise Jean Laporte pianiste et saxophoniste monte rapidement à Paris où il intègre différents orchestres de cabarets, dont celui de Fred Adison. Puis de 1953 à 1957 il dirige l'orchestre du cirque Medrano. Il figure également avec ses musiciens dans 2 films de Jean Delannoy sur le cirque: "Obsession" et "Le cercle enchanté" dont il écrit la musique.

 disk J.Laporte00En 1958 Radio Luxembourg, lui demande de diriger l'orchestre du Grand Cirque de France des frères Gruss, ce qu'il fera pendant huit ans. Et n'oublions pas que Jean Laporte a, pendant de nombreuses années en alternance avec Bernard Hilda, aussi dirigé l'orchestre de la célèbre émission télévisée: "La piste aux Etoiles".

 jean laporteAu dehors de nombreux enregistrements de musique de cirque pour les disques "Festival", Jean Laporte a enregistré de la musique de variété et a écrit un livre  intitulée: "Musiciens de Pigalle" (Edition La Bruyère).   

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Pierre Okley

Publié le 9 Novembre 2010 par cirk75gmkg.over-blog.com dans Affiches

Pinder62.jpgPinder60a.jpgPierre OKlay, n'est certainement pas un inconnu pour les circophiles, car il a illustré de nombreux programmes et affiches de cirque dans les années 60. Ses pin-up restent célèbres dans toutes les mémoires. Et elles ont enchanté les enfants que nous étions à cette époque. Affichiste et illustrateur Pierre Okley, de son vrai nom Pierre Gilardeau, collabora avec les plus grandes scènes parisiennes de cette époque (Folies Bergères, Moulin Rouge, Casino de Paris, Châtelet, Mogador, Holidays on Ice) et bien entendu avec les cirques Pinder Grand Cirque de France et Médrano (Raoul Gibault). Un site lui est consacré (oklay.org) j'invite tous les amateurs des formes féminines à s'y rendre.

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