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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Music-hall, au Musée de La Piscine de Roubaix,    

Publié le 21 Mars 2020 par cirk75 dans Art

Voici un curieux tableau, composés d’êtres qui semblent  totalement étrangers aux autres. On est loin d'un numéro collectif, chacun a l'air dans son coin et semble ignorer ce que fait l'autre. Par contre ce qui est certain c’est que nous sommes au music-hall, c’est du moins le titre de cette toile. 

Sous nos yeux se déroule une scène se voulant un peu coquine montrant une jeune artiste dépoitraillée, seins nus, semblant présenter un numéro avec le concours de trois chiens blancs. Ce sont des spitz allemand connus aussi sous le nom de Loulou de Poméramie. Les trois toutous, chapeautés de surprenants et originaux couvre-chefs donnent à cette scène un côté cucul la praline. Les deux cabots à droite, dressés sur leurs pattes arrière, font le beau et semblent absents par ce qui se passe autour d’eux. Le troisième clébard porte une sorte de cocarde tricolore sur le haut de son crâne. Assis il semble attendre un geste de la jeune femme. C’est du moins ce que son regard nous suggère. Enfin n’oublions pas l’élément principal, au milieu cette jeune femme se dodinant tout en paraissant totalement enfermée dans ses pensées, étrangère à ce qui se déroule autour d’elle.  Bref toute cette disposition donne à ce tableau un aspect surréaliste et irréel.  En remet une couche supplémentaire cette sorte de guirlande courant derrière la tête de notre héroïne ainsi que les rubans colorés décorant sa chevelure. 

Sommes-noue en présence d'un tableau symbolique ?

Et si c’est le cas, que peut-il bien inspirer ? suggérer ?

Certains diront qu’il ne faut être le chien de personne. La vie ce n'est pas obéir continuellement en remuant la queue pour faire plaisir à un quelconque maître  

D’autres comme Montaigne verront que "L'amitié du chien est sans conteste plus vive et plus constante que celle de l'homme."

Bref ce qui est avantageux avec les symboles c'est que l'on peut dire tout et son contraire. En effet c’est à chacun de nous de trouver ses propres idées derrière les images. En quelque sorte à chacun sa vérité comme indiquait Pirandello.

Mais revenons à cette toile un peu ésotérique au camaïeux aux couleurs pastels. Cette huile sur toile, format 117 x 89,5 cm, brossée en 1925 par Mariette Lydis (1894 - 1970) une artiste peintre, graveur, illustratrice d’origine juive autrichienne semble représentative de la période Art déco et de l'école de Montparnasse caractérisé notamment par des coloris subtils, des compositions raffinées alliés à une finesse du trait.

Mariette Lydis est bien connue par ses estampes et ses illustrations aux nuances délicates où les personnages féminins sont très présents. On lui connait beaucoup de portraits d’êtres émouvants ou exquis. Par contre cette huile semble être une de ses rares incursions dans le monde du spectacle... 

 

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Une trapéziste nommée Diane Deriaz (1926-2013)

Publié le 20 Mars 2020 par cirk75 dans Aériens

Edmond Rainat fut non seulement un maître du trapèze mais aussi un père d'élève pour de nombreux artistes et, cette liste n’est pas exhaustive comme les Zemganno, Joan Tanya (voir blog21/09/2013), Andrée Jan (voir blog13/12/2018), les Géraldos, les Rodréano, ou les Rios…

Une de ses élèves, peut-être moins célèbre, née à Saint-Leu dans une famille de lutteurs et d’haltérophiles, Jeannine Raymonde appris à son contact et dès l’âge de huit ans les secrets de cet agrès. Surnommée la Shirley Temple du trapèze elle s’entraînait chaque jour dans le jardin familial, entre un marronnier et un mur, son père lui ayant fixé une barre de soutien…  ce qui lui permet de se produire dans des kermesses locales.

Retrouvant son professeur quelques années plus tard, elle a alors vingt et un ans, et pour combattre un psoriasis, elle va souffrir le martyr sous la férule d’Edmond Rainat pour acquérir la force et la technique pour manier cet agrès. Et très curieusement ces exercices vont lui permettre aussi de guérir d’une pleurésie humide. Elle en aura la confirmation bien plus tard, lorsque postulant à Air France un emploi d’hôtesse de l’air, lors de la visite médicale d’embauche, le contrôle radiographique ne découvrit plus aucune trace au niveau de ses poumons.

En 1948, Charles Spiessert (voir blog24/06/2015), le patron du cirque Pinder demande à Rainat de monter pour la tournée un numéro aérien présentant une grande féerie aérienne. Cette attraction aérienne comprendra, outre Givris et Polwa, les sœurs Omanis, les Astérias, mais aussi les Rainat’s Girls, dont fait partie une certaine Diane Deriaz, autrement dit Jeannine Raymonde, qui va partir pour deux tournées avec le cirque Pinder. Notons qu'au même spectacle Rainat devenu Edmondo est aussi du programme pour proposer des équilibres sur table.

Diane Deriaz, car tel est son nom désormais, relate dans "La Tête à l’Envers" un livre autobiographique, paru en 1988 chez Albin Michel ses mois de tournée, sa vie chez Pinder qui commence chaque matin à 6h00 pour se terminer la nuit vers 1h00. En 1950 elle va faire partie du spectacle d’un cabaret parisien aujourd’hui disparu : Le Bal Tabarin. Diane Deriez devient alors membre des Omanis, réunissant quatre trapézistes, qui proposent sur un manège aérien des figures acrobatiques. "Pour une ancienne du cirque Pinder c’est l’enfance de l’art", indique-t-elle.

En parallèle sous la direction d’Albert Rancy (voir blog17/06/2018) elle va apprendre à monter à cheval. Puis quand Tabarin ferme ses portes elle va mettre au point un numéro de trapèze Washington qu’elle va proposer à La Nouvelle Eve un cabaret qui venait d’ouvrir à Paris. L’affaire ne se fit pas, mais il reste tout de même quelques images de ce numéro dans le film documentaire de Jacques Baratier "Cité du Midi". Plus tard en 1983 elle va jouer aussi un petit rôle dans un autre film de Baratier "l’Araignée de satin" puis en 1990 elle apparait dans "Rue du Bac" de Gabriel Aghion.

En 1952 délestant le trapèze elle se lance dans le catch féminin jusqu’à ce qu’une chute lui interdise la poursuite de son art. Comme on le voit Diane Deriaz, aventureuse et non aventurière, sans jamais forcer le hasard au gré d'un destin au tempo frénétique, elle a fait de sa vie une succession de situations insolites et de rencontres étonnantes que je vous laisse découvrir en lisant son attachant livre de souvenirs, qui fut même traduit en japonais, langue qu’elle apprit en étant un temps hôtesse de l’air de la Japan Airlines.

 

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"Sous l’emprise de l’adrénaline", la vie à 100 à l’heure de Catherine et Alain Jamet

Publié le 19 Mars 2020 par cirk75 dans Livres

Jean-Claude Romera, vient de signer un livre édité aux Presses du Midi, relatant avec moult détails la vie trépidante et virevoltante de deux artistes attachants, spécialistes du tir à l'arbalète.

Pendant dix ans Catherine et Alain Jamet ont fréquenté les plus grands chapiteaux et cabaret du monde, en présentant un numéro périlleux digne de Guillaume Tell, avec comme point d’orgue, l'instant où Alain à l’aide de son arbalète décochait une flèche qui allait percuter une orange placée sur la tête de Catherine. Malheureusement un soir de janvier 2001, lors d’une représentation au Festival International du Cirque à Paris, organisé par Gilbert Edelstein (voir blog13/05/2018), la flèche sest plantée dans le front de son épouse, qui grâce à une chance ahurissante va s’en sortir. Une vraie miraculée, la flèche s’est arrêtée à un millimètre de son cerveau.

Les médias ont à cette époque relaté l’accident, titre d’un chapitre essentiel de ce livre de 212 pages. Rappelons que l'auteur avait dans un précédent ouvrage: "La trajectoire du drame" raconté sous forme d'une fiction ce tragique fait divers. Avec ce nouvel ouvrage Jean-Claude Romera écrit la biographie des membres du duo Grey Arrow, leur nom de scène. Et ce qui rend ce récit passionnant, digne d’un scénario de film, c’est non seulement l’écriture respectueuse et sans langue de bois de l’auteur, mais aussi l’extraordinaire parcours de vie de Catherine et Alain Jamet.

Deux artistes qui le moins que l’on puisse dire, n’ont pas toujours eu la vie facile, mais qui avec un courage et un flair des affaires hors du commun ont toujours su tel le phénix renaître de leur cendre et rebondir à chaque fois.

"Sous l’emprise de l’adrénaline" est un livre qu’il est urgent de lire en cette période de morosité et de confinement que nous vivons, récit montrant une fois de plus que le salut dépend essentiellement de nous.

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Les frères Amar veulent acheter le cirque d’hiver, et se rabattent sur le théâtre de l’Empire.

Publié le 18 Mars 2020 par cirk75 dans histoire

Après le dépôt de bilan le 5 juin 1934, du Cirque d’hiver de Gaston Desprez (voir blog23/03/2012), l’établissement est à vendre. Deux grandes familles circassiennes convoitent cette salle parisienne : les Amar et les Bouglione.

Les premiers en dix ans ont accumulé une fortune considérable avec l’exploitation de leur cirque ménagerie (voir blog16/11/2010). Les seconds grâce aux spectacles Buffalo Bill (voir blog22/11/2019) sont aussi très riches.

De plus ces derniers ont une revanche à prendre sur les Amar. En effet les fils de Ben Amar El Gaïd et de Marie Bonnefon ont quelques années plus tôt soustrait deux éléphants promis à Joseph Bouglione, relate Rosa Bouglione dans son livre "Un mariage dans une cage à lion". D’autres témoignages parlent d'un achat de 15 éléphants appartenant au cirque tchèque Kudsky en difficulté financière que voulaient les Bouglione. Bref un tel affront de pachydermes ne peut rester sans conséquence, aussi le 28 octobre Joseph Bouglione rachète au nez et à la barbe de Mustapha Amar le Cirque d’hiver de Paris qui depuis cette date est toujours la propriété de la famille Bouglione.

Mustapha Amar voulant à tout prix une adresse parisienne, se rabat alors sur un théâtre music-hall concert situé 41 Avenue de Wagram, où pendant une saison (1936-1937), les frères Amar vont proposer de somptueux spectacles à thèmes pour soutenir la comparaison avec les éblouissantes pantomimes très en vogue du cirque d’hiver (voir blog02/09/011).

Les parisiens pourront dès le vendredi 27 mars 1936, applaudir les merveilleuses présentations des tigres et des éléphants sous la direction d’Amar Ainé, le somptueux groupe d’ours polaires proposé par Ali Amar, ou les lions sauvages d'Abyssinie de Shériff Amar.

Malgré l’éclat des productions Amar, laissant une part importante aux variétés, les frères Amar repartent en tournée le 5 mars 1937 en laissant les clefs de cet établissement qui a désormais une excellente image au berlinois Jules Marx, le plus célèbre directeur de music-hall d’Europe. Homme de spectacles qui est à l’origine de salles berlinoise aussi prestigieuses que La Scala ou La Plaza et qui a aussi dirigé sept autres salles de spectacles du vieux continent.

Tour-à-tour music-hall, théâtre, cirque, cinéma puis enfin studios de télévision, où furent enregistrées les émissions avec Jacques Martin, le théâtre de l’Empire (voir blog10/05/2013) va être détruit le 15 février 2005, dévasté par un gigantesque incendie.

Depuis un immeuble d’habitation a pris sa place sur cette avenue menant à l’arc de Triomphe de l’Etoile, mais rien n'indique la présence des frères Amar en ce lieu de spectacles...

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Le Cirque du diable (The Devil's Circus)

Publié le 17 Mars 2020 par cirk75 dans Cinéma

La  MGM avait obtenu en 1924 un succès notoire avec un film muet : "Larmes de clown" (He who gets slapped - Celui qui se fait gifler) réalisé par Victor Sjostrom,  plus connu sous son nom américanisé de Victor Seastrom. Le scénario relatait les déboires d’un homme désespéré voulant rompre avec son passé. Pour cela il se fait engager comme clown, sous un chapiteau où bouffonnerie et pathétique se côtoient. Perdant magnifique, mais perdant malgré tout, il s’éprend sans espoir d'une belle et émouvante écuyère qui bien entendu en préfère un autre.  Signalons pour la petite histoire que c’est avec cette production qu’apparaît pour la première fois à l’écran le légendaire logo du lion rugissant.

Les producteurs espérant retrouver le même succès, demande deux ans plus tard, à la même vedette (Norma Shearer) de jouer le rôle de la trapéziste vedette d’un film dont l’action dramatique se déroulera aussi sur la piste d’un cirque. Ce sera "Le Cirque du diable" (The Devil's Circus) Pour le réaliser la MGM fait appel à un réalisateur scénariste et acteur du vieux Continent, le danois Benjamin Christensen (crédité au générique sous le nom de Christenson). Ce dernier avait acquis en 1922 une bonne notoriété avec un semi documentaire muet "La Sorcellerie à travers les âges", film réalisé sur le mode documentaire mais contenant  de nombreuses scènes de fiction comparables aux films d'horreur traditionnels.

Le Cirque du Diable, est le premier film tourné aux États-Unis par le réalisateur danois Benjamin Christensen. Mélodrame à grand spectacle, présentant non seulement de spectaculaires numéros de cirque (revue, clowneries, trapèze, dressage de fauves, etc.), mais aussi des thèmes chrétiens  avec des apparitions du Diable et évocations de Dieu à des moments cruciaux. Le Diable y apparait à plusieurs reprises pour montrer qu'il tire les ficelles de tous les drames humains et des amours malheureux.

Le scénario raconte l’histoire d’un pickpocket et d’une trapéziste tombant amoureux. L'histoire se déroule en Europe : Un mauvais garçon, Carl (Charles Emmett Mack), fait la connaissance de Mary (Norma Shearer) une orpheline venue chercher du travail dans un cirque. À son contact, il commence à revenir sur sa mauvaise vie, quand le sort les sépare. Mary continue à travailler au cirque, mais le danger la menace, en la personne du dompteur Hugo (John Miljan) et de son amie Yonna (Carmel Myers). Survient la Première Guerre mondiale, qui disperse tous les personnages...

Ce film de 70mn tourné en 35 mn, ne fut pas le chef d’œuvre escompté. Toute fois malgré le dépaysement et l’ambiance des studios américains, l’art de Benjamin Christensen sut rendre intéressante la mélodramatique histoire d’une petite acrobate sentimentale qui tente de ramener un mauvais garçon dans le droit chemin qui, parallèlement sème le trouble dans le ménage du dompteur de fauves au-dessus desquels elle exécute un périlleux  numéro.

Les critiques notèrent que l’accident (chute dans la cage et nœud de l’action) était fort bien filmé et que la vie du cirque était très bien reconstituée et avec réalisme certain.

Notons que ce n’était pas la première fois qu’un film mettait en scène la chute d’une artiste aérienne dans la cage aux lions. En effet dans deux précédentes productions muettes, en 1912 avec "La Vie des Saltimbanques" de Schnedler-Soerensen, et en 1924 avec "l’Etoile du Cirque"  de J. Guter, une scène similaire est filmée. Comme quoi les scènes dramatiques filmées restent toujours un peu les mêmes.

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Une exposition : Au Cirque ! à Paris REPORTE EN OCTOBRE NOVEMBRE

Publié le 16 Mars 2020 par cirk75 dans exposition

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, suite aux arrêtés gouvernementaux vient de reporter à l'automne une exposition : intitulée Au Cirque ! qui devrait intéresser les circophiles.

En effet comme l’indique le dépliant qui sera remis au visiteur : "le cinéma s’est très tôt intéressé au cirque, en reproduisant des numéros circassiens, en employant des acrobates et en façonnant des histoires qui exploraient les coulisses des chapiteaux." Sont présentés des photographies, des  affiches et des extraits de films retraçant cette histoire, allant des débuts du cinéma jusqu’aux années 1950.

L’exposition rappelle aussi que les circassiens sont les premières vedettes de la pellicule. Les acrobates du cirque italien Ancillotti-Plège (voir blog02/02/2011), les clowns du cirque Medrano, quelques années avant les Fratellini (voir blog17/03/2015), sont des célébrités dont on connait le nom et qui donnent leur nom aux films dont ils sont l’interprète. Ainsi l’acrobate André Deed (1879-1940) qui débuta chez Méliès va apparaître à partir de 1906 dans une série comique produite par Pathé, où il crée un personnage dynamique et fantasque nommé Boireau qui va se trouver dans des dizaines de films muets.

Une exposition :  Au Cirque ! à Paris REPORTE EN OCTOBRE NOVEMBRE
Une exposition :  Au Cirque ! à Paris REPORTE EN OCTOBRE NOVEMBRE

Sont aussi évoqués avec documents à l’appui et pour la plupart peu connus quelques œuvres cinématographiques ayant pour trame le piste, comme:

         - Swing High, (voir blog15/10/ 2019),

         - 125 rue de Montmartre, (voir blog09/04/2019),

         - Le cirque, (voir blog25/09/2018),

         - Obsession, (voir blog19/06/2018),

         - Le fou du cirque, (voir blog13/06/2014),

         - Croquette ou la Môme du Cirque (voir blog14/04/2014),

         - Variétés, (voir blog28/09/2011).

         - Une belle garce (voir blog02/10/2011),

         Complètent cette exposition des documents relatifs au cirque de Calder (voir blog08/02/2011), ou évoquant le metteur en scène Marc de Gastyne (voir blog09/10/2018).

Enfin cerise sur le gâteau du 7 octobre au 3 novembre 2020 la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé devrait proposer une programmation de films muets sur le monde du cirque et ses illusions.

Et chaque séance sera illustrée musicalement, comme au temps du cinéma muet, par un pianiste issu de la classe d'improvisation de Jean-François Zygel.

Pour connaître d'ici là, la programmation de ces trésors cinématographiques et circassiens, le mieux est de se connecter sur le site de la Fondation.

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Qui étaient les 4 frères Amar ?

Publié le 15 Mars 2020 par cirk75 dans Dompteurs

Marie-Gabrielle Bonnefoux et Ahmed Ben Amar El Gaïd, son mari, décédé en 1913, eurent douze enfants, dont six moururent en bas âge. Les six restants : Ahmed, Abdellah, Mustapha, Saïd, Ali et Schériff vont faire partie avec leur mère de l’aventure de la Ménagerie Amar, qui ouvre après le premier conflit mondial.

Mais en 1921 Saïd décède puis en 1924 Abdellah, décide de créer sa propre ménagerie. Il va monter aussi un manège puis une confiserie foraine. 

Les 4 frères Amar, sont d’après les réclames de l’époque "les plus jeunes dompteurs du monde". Ils ont pour prénom Ahmed connu aussi par le surnom d’Amar Ainé, Mustapha (ou Amar Cadet), Ali et Schériff (ou Chériff on trouve les deux orthographes), et ils sont à l'origine de la création du Grand Cirque Ménagerie des Frères Amar.

Amar Aîné est né le 7 janvier 1888 à Crugny, commune française, située dans le département de la Marne. Il épouse Sarah Milchen le 4 avril 1923 à Paris. On lui prête une aventure sentimentale entre 1930 et 1950 avec la comédienne Florelle. Il décédera à 73 ans le 20 janvier 1963 à son domicile à Blois. Directeur général de l’organisation Amar il était l’âme de cirque et était spécialisé dans la présentation des éléphants et des tigres.

Mustapha, dit le Colonel est né le 1er juillet 1896 à Fontenay-le-Comte, sous-préfecture du département de la Vendée, dresseur d'éléphants au début puis Président directeur général des cirques Amar. Il se marie le 5 décembre 1941 à Paris avec Edith Schmetterling, d'origine autrichienne. Il divorce le 2 juillet 1968. Il est élu Maire d’Aumont en Halatte de 1947 à 1960, et meurt à Nice le 29 novembre 1980 à quatre-vingt-quatre ans.

Ali, nait le 10 février 1900 à Rennes, préfecture de la région Bretagne. Il fut un remarquable dompteur avec notamment son groupe d’ours blancs. Il se marie une première fois avec Renée Alberte Alexandra Céline Courtault. Elle est la fille de Paolo Guiseppe Courtault et Amanda Erminia Albertine Slesak (Slezak), tous deux écuyers. Puis une seconde fois, après son divorce en 1939, avec Jacqueline Lucette Esther à Paris en 1944. Il s’éteint à 67 ans le 18 novembre 1967 à Mennecy.

Shériff, appelé aussi Amar jeune, dresseur réputé de lions, naît le 9 janvier 1902 à Clermont d’Hérault, ville située dans le département de l'Hérault, il décède le 19 avril 1978 à Bordeaux.

Entre temps en 1943 il se sépare de ses trois frères pour créer avec son épouse Emilienne "Le Nouveau Cirque de Paris" (voir blog16/10/2010), puis un éphémère "Super Cirque", car l’utilisation de la marque Amar était réservé à ses trois autres frères. En 1964, il va diriger en Algérie, pays de ses ancêtres par son père, le Grand Cirque National Algérien. 

Certains programmes après guerre mentionnent le nom de Paul Amar, sous directeur. Il n'a rien à voir bien entendu avec son homonyme journaliste à la télé. Il s'agit du fils benjamin d'Abdallah, le 5ème frère qui en 1924 avait choisi de créer sa propre ménagerie. Pendant quelques années ce neveu est venu travailler dans le cirque de ses oncles. Il est décédé à Marseille, le 29 janvier 1968.

 

 

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Chipperfields Circus (1960)

Publié le 14 Mars 2020 par cirk75 dans Art

Cette gouache un peu sombre ou sobre, (51 x 66) peinte en 1960 par Louis Arthur Ward (1913-2005) un peintre et illustrateur anglais né à Bristol, nous montre l’intérieur d’un chapiteau de cirque où se déroule une représentation sous le regard attentif des nombreux spectateurs qui peuplent les gradins.

Notre œil est naturellement attiré par le cercle clair dans lequel se trouvent  un monocycliste et ses deux partenaires debout sur les épaules du précédent. Tous les trois évoluent avec audace et grâce sur la piste d’un cirque anglais aujourd’hui disparu : le Chipperfields Circus. Et si on regarde sur la droite du tableau on aperçoit, un peu caché par la forêt de mats soutenant la toile verte du chapiteau et,  au-dessus de l’entrée des artistes, le nom illustre de cet établissement britannique, fondé  en 1905 par James Williams Chipperfields.

Louis Arthur Ward  à travers cette peinture, semble nous montrer le caractère austère du monde de la piste, un endroit clos, montrant les artistes au centre de la piste aux étoiles. Lieu où se conjuguent à la fois ombre et lumière, et où les circassiens sont face à leur destin  acrobatique.

En utilisant ces couleurs  le tableau renforce encore cette impression de rigueur et sérieux qu’est le monde des saltimbanques. Pour cela le peintre  utilise trois grandes couches colorées, les camaïeux d’ocres et de bruns où se trouvent spectateurs, artistes et piste, les verts et bleus de la toile du chapiteau et le grenat de la coupole, ce qui accentue  naturellement   cette impression de confinement et de cocon protecteur.

Pour Ward peintre figuratif de la vie au quotidien, le cirque n'est pas un de ses thèmes de prédilection, mais dans cette rare incursion dans le monde de la sciure , il le représente comme un lieu clos qui cultive abnégation et humilité.

 

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Z comme Zoo Circus

Publié le 13 Mars 2020 par cirk75 dans Affiches

 Visuels du Zoo Circus  des frères Court (voir blog 5 janvier 2012)

Visuels du Zoo Circus des frères Court (voir blog 5 janvier 2012)

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Y comme Yarmouth

Publié le 12 Mars 2020 par cirk75 dans Affiches

Visuels du l'hippodrome de Great Yarmouth (voir blog 6 octobre 2016)

Visuels du l'hippodrome de Great Yarmouth (voir blog 6 octobre 2016)

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