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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Le Cabaret d'Hiver du Cirque Allant Vers

Publié le 11 Janvier 2019 par cirk75 dans Nouveau-Cirque

Depuis le 20 décembre le Cabaret d'Hiver du Cirque Allant Vers a dressé son chapiteau à Limoges sur la place des Casseaux. Pour son sixième spectacle, ce collectif emmène cette année les spectateurs au Far West. Ils sont une quinzaine d’artistes polyvalents de 23 à 43 ans. Certains sont là depuis le début, d’autres intègrent le collectif cette année. On trouve des circassiens, des comédiens, des musiciens venant de Limoges, de l’Aveyron ou encore d’Italie ou bien de l’autre côté de l’océan, d’Uruguay.

Chaque année pour préparer le spectacle les artistes du collectif se retrouvent au Pôle national des Arts du cirque en Nouvelle-Aquitaine à Nexon. Et pendant un mois, ils peaufinent le spectacle, fabriquent le décor, les costumes. Puis ils passent un mois à enchaîner les représentations auprès des enfants avant de poser leurs valises près du four des Casseaux pour jouer devant tous les publics. De son côté la ville de Limoges leur met à disposition un emplacement (la place des Casseaux), leur offre l’accès à l’eau et à l’électricité.

Entre théâtre, musique et cirque le Cabaret d’Hiver proposée cette année une production qui reprend tous les codes d'un western : un shérif, un banquier, une veuve, des mexicains ou encore un patron de saloon. Un braquage de banque dans la ville de Chicken-Town, des bagarres, des règlements de comptes. Mais aussi voir un cheval qui roule, un chasseur de rime, un dompteur de poules, une femme en deuil, des cowboys musiciens et acrobates qui grimpent au plafond agrémentés de duels à répétition… il y a de tout dans "Cold Colt" le dernier spectacle déjanté du Cabaret d’hiver où les artistes proposent des ombres chinoises, du hula-hoop, du monocycle, de la danse, des acrobaties, de la voltige et des sangles aériennes…

En six ans, cette troupe s'est construit une belle notoriété et ce rendez-vous annuel remporte à Limoges toujours un franc succès et le chapiteau fait son plein grâce à un spectacle qui parle à tous, de 7 à 77 ans. Encore à Limoges jusqu'au 13 janvier, tous les soirs à 20h30. Réservations au 07.73.38.02.73.

Vidéo du spectacle 2013

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Juan Esteban Varela le magicien de la nuit

Publié le 10 Janvier 2019 par cirk75 dans magicien

Assister à un spectacle de magie dans l’obscurité absolue alors qu’il s’agit avant tout d’un art visuel, voilà la promesse incongrue faite par le magicien chilien Juan Esteban Varelaans.

"From the Dark" nom de sa dernière production nous propose de vivre une expérience sensorielle inattendue et unique, où la magie se déploie sans utiliser la vue. L'expérience débute au moment où les spectateurs entrent dans une salle les yeux bandés. Un assistant reçoit le public et lui confie une boîte dans laquelle se trouve différents éléments (bague, cartes, pièces de monnaie...) de telle sorte qu'il pourra, en restant assis et en écoutant les consignes du magicien, sentir les effets de la magie dans ses mains.

Chaque spectateur tient un rôle précis. Certaines expériences sont faites pour un seul spectateur, tandis que le public se l'imagine autour de lui. Cette magie qui se développe grâce au son n'a pas besoin d'être vue, seulement écoutée. Et à chaque représentation, le public en sort bluffé car "From the Dark" joue sur l’imagination et la force des émotions pour développer une magie qui n’a pas besoin d’être vue, seulement d’être vécue. Notre intellect activé, nos émotions sont décuplées. Une incroyable expérience à vivre !

Du 17 au 19 janvier 2019 "From the Dark" fait étape à Paris dans le cadre de Magic WIP - Saison #2, au Pavillon de La Villette.

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Toly Castors un artiste circassien dessinateur expose à la Mairie du 9ème

Publié le 9 Janvier 2019 par cirk75 dans Artistes, exposition

Du 7 janvier au 1er février 2019 dans le Salon "Aguado" de la Mairie du 9ème à Paris se tient une exposition intitulée "Le neuf en piste" qui permet notamment de voir des illustrations réalisés par un célèbre artiste circassien, Louis-Anatole Dedessus Le Moutier alias Toly Castors,

Un père acrobate, Louis Dedessus le Moutier, une mère née Nona Bedini, fille d'une famille d'artistes russes, Toly Castors, est né dans la sciure et ne pouvait travailler que dans le monde de la piste. Ainsi à 8 ans il fait ses premiers pas d’acrobate sur une piste en Hollande. Puis adulte il fonde avec ses frères Charles, dit Charly et Edouard, dit Eddy, un célèbre trio "Les Castors", Ce nom vient d’une bande dessinée sur les amérindiens pour laquelle Toly était très attachée. Les 3 Castors se produisent dans le monde entier et vont présenter le numéro d’antipodistes pendant dix ans aux États-Unis. En parallèle Toly Castors créé son propre numéro de jonglage sous le nom de scène de Toly M.

Ayant aussi un bon coup de crayon et un humour décapant, Toly Castors aime représenter l’univers du cirque. C’est ainsi qu’il dessine un trapéziste arrivant sur un WC ou par exemple un jongleur récupérant ses quilles de l'intérieur d'un cheval. Il est aussi l'auteur d’un livre humoristique contenant des caricatures et des blagues sur l'univers du cirque, et dans le titre de cet ouvrage  "L'éloge du cirque - Les loges du cirque" on voit apparaître tout l’univers poétique et humoristique de cet artiste circassien mais aussi illustrateur, Il est aussi l'auteur d’un livre où dans le titre "L'éloge du cirque - Les loges du cirque" on voit apparaître tout l’univers poétique et humoristique de cet artiste circassien, illustrateur,

Et lors de l’exposition qui se tient au 6 rue Drouot à Paris, dans les locaux de la Mairie d’arrondissement c’est cette facette de Toly Castors que le visiteur pourra découvrir à travers  ses plaisants dessins qu’il nous propose de découvrir.  Le vernissage de l’exposition se tiendra aujourd’hui Jeudi 10 janvier à 19h (RSVP au 01 71 37 76 00 ou sur reservationsma09@paris.fr)

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Michaël chien de cirque, un roman et un film

Publié le 8 Janvier 2019 par cirk75 dans Cinéma

Ce roman de Jack London publié en 1917 fait suite à "Jerry, chien des îles" (1917). et n'a sûrement pas été écrit pour la jeunesse car c’est un des plus sombres de cet écrivain américain. On y découvre entre autres que si l'homme est un loup pour l'homme. Pour l'animal il n'est rien d'autre qu'un monstre. Et Suite à la publication de ce livre, l'Amérique en fut tellement bouleversée qu'en moins de dix ans la vie des animaux de cirque en fut changée du tout au tout.

Alors que raconte ce livres? 

En faisant soft le livre narre les moult aventures de Michael, un chien de race terrier irlandais élevé dans les îles Salomon. Il travaille à présent comme chasseur d'esclaves à bord d'une goélette qui a pour mission de recruter de la main d’œuvre indigène. Le capitaine accidentellement l'oublie sur une plage et lève l'ancre. Michaël rencontre alors Dag Daughtry, qui est convaincu que  ce chien lui rapportera de l'or, car cet individu a pour spécialité le vol et la revente d'animaux. Et Michael est beau, intelligent, et doué de talents inhabituels. Dag Daughtry embarque Michael sur son navire. Mais la traversée lui réserve quelques surprises. Tribulations dans les mers du Sud, puis à San Francisco et à New York, où les cirques font chapiteau comble, d'un chien trop doué pour ne pas attirer les pires convoitises...

En 1979, un film roumain, tous public , mise en scène par Sergiu Nicolaescu fut tourné. Cette version édulcorée relate les aventures du skipper Dag Daughtry et de son chien, Michael. Les mers du Sud et leur rencontre avec Kwaque, la formation de leur trio, puis l'enlèvement de Michael revendu à un cirque, et enfin la léproserie dans laquelle échouent Dag et Kwaque.

 

Ce film peut être vu sur le site Euroka du  département du Val de Marne  (https://eureka.valdemarne.fr/#album&docid=647888)

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Les Saltimbanques thème des beaux arts

Publié le 7 Janvier 2019 par cirk75 dans Art

Les Saltimbanque ou Gens du Voyages ont souvent été le thème de nombreuses œuvres artistiques. 

Témoin cette huile sur toile peinte par d’Alphonse Cornet (1839-1898), qui se trouve au Musée Francisque-Mandet situé à Riom, ville de naissance de ce peintre figuratif du XIX° siècle. Cette toile montre une famille de saltimbanques ayant un petit "cirque baladeur" regroupée autour du feu au moment où la matriarche prépare le repas. La toile a été montée, les animaux (un âne, un perroquet et un chien) sont présents montrant le lien ancestral qui réunit les gens du voyage aux gens du voyage. Rappelons que les fauves ne sont apparus sur la piste qu'après la première guerre mondiale, les ménageries sur les foires, tels les Amar (voir blo05/04/2011) ou les Bouglione (voir blog16/05/2013) créant des cirques et proposant des numéros avec félins.

Les vers et la prose en font aussi leur cheval de bataille. Jules Clarétie (1840-1913) en fait un de ses sujets de prédilection en publiant "Le train 17" ou "Boom-Boom", Edmond de Goncourt (1822-1896) publie "Le Cirque Zemganno", Gustave Kahn (1859-1936) "Le cirque solaire" ou Guy des Cars '1911-1993) "Le château du clown".

La poésie n'est pas en reste, par exemple Guillaume Apollinaire dans le recueil de poèmes "Alcools"(1913) en donne une évocation poétique, que certains connaissent certainement :

 

Dans la plaine les baladins

S’éloignent au long des jardins

Devant l’huis des auberges grises

Par les villages sans églises.

 

Et les enfants s’en vont devant

Les autres suivent en rêvant

Chaque arbre fruitier se résigne

Quand de très loin ils lui font signe.

 

Ils ont des poids ronds ou carrés

Des tambours, des cerceaux dorés

L’ours et le singe, animaux sages

Quêtent des sous sur leur passage.

 

Et n'oublions pas la sculpture (Alfred Barye, Christophe Fratin, Georges de Chemellier;  Auguste Rodin, Picasso ...) est aussi présente. Témoin cette petite sculpture d'un artiste anonyme montrant une acrobate en plein exercice.

Comme on le voit les arts de la piste ont été au XIX° et début du XX° siècle une mine inépuisable d'inspiration, pour les beaux arts. 

 

 

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Steve & Ryan, un nouveau duo clownesque au cirque d’hiver

Publié le 6 Janvier 2019 par cirk75 dans Clowns

C’est comme un vent de folie qui souffle actuellement sur la piste du Cirque d’Hiver avec un jeune duo anglo-saxon, formé  de Steven Daven Copeland et de Ryan Combs. Le premier est natif de la Caroline du Sud, le second issu du Massachusetts. Tous deux excellents musiciens, proposent pour le spectacle Extra (voir blog04/01/2018) trois entrées où le burlesque et l’absurde sont au rendez-vous.

Fortement imprégnés par l’humour de Jerry Lewis, des Three Stooges ou des Cartoons, Steve et Ryan font connaissance chez "Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus" où ils font partie de la bande d’augustes excentriques engagée pour le spectacle bleu. Delà naît aussi une rencontre avec David Larible (voir blog30/09/2015) qui va leur donner des conseils et qui, un temps va travailler avec Ryan…

En 2009 ils sont engagés chez Kelly Miller Circus où ils vont poser leurs valises. En parallèle Steve & Ryan, qui font dorénavant équipe, participent en Chine à Shanghai, à un festival international de clowns.

Puis après 5 ans passés chez Kelly Miller Circus ils vont fouler la piste du plus mexicain des cirques américains le Circo Hernandez Vazquez. En 2017 ils sont pensionnaires du Circus World, avant de venir en Europe à Paris chez les Bouglione, au cirque d’hiver où ils vont quitter leurs tenues et fripes d'augustes pour endosser la salopette et la cravate de "déglingos" pour nous présenter des entrées déjantées et destructrices avec un nombre incalculable d'objets et accessoires hétéroclites.

Au-dehors de la piste nos deux joyeux lurons sont des pères attentifs et mariés.  Quant à Steve il se dit qu’il a adopté deux canards, un blanc appelé Polly qui le suit comme un chien et un noir appelé Emmy, qui grince des talons et vit dans un enclos séparé. Peut-être des partenaires pour de futurs gags, sait-on jamais ?

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Le cirque Educatif recherche un financement participatif

Publié le 5 Janvier 2019 par cirk75 dans Economie

Le Cirque éducatif, -mouvement de culture et d’éducation populaires fondé en 1975 à Douai, par Hugues Hotier (voir blog09/014/2011), un universitaire qui était aussi clown et ventriloque- est un cirque pour rêver, apprendre et se construire. Telle est la signature de cette aventure qui, depuis plus de quatre décennies, remplit des missions culturelles, pédagogiques et sociales. Et qui utilise l’attractivité du cirque pour ouvrir des populations en situation de précarité à la culture, innover en matière de pédagogie et aider à l’insertion de jeunes des quartiers populaires mais aussi de personnes en situation de handicap.

Après les cirques Alexis Gruss et Knie (voir blog15/10/2018), qui ont fait le choix du financement participatif, ou crowdfunding. Hugues Hotier le créateur du Cirque Educatif (et toujours à la tête de cette association qui fonctionne selon le principe du bénévolat intégral) a de son côté lancé sur Kiss Kiss Bank Bank un projet similaire de financement destiné à remplacer une partie des éclairages, en raison de leur usure, ou de leur obsolescence, mais aussi pour réduire le coût des factures d'électricité. Aussi pour parer au plus pressé, un équipement en LED d’un coût minimum de 2 000€ est nécessaire. Et les finances du cirque Educatif ont besoin d’un coup de pouce des circophiles, d'où ce financement participatif.

Le principe de ce financement est simple. On fixe un objectif en euros à réaliser sur une période. Si à la fin de ladite période l’objectif financier n’est pas atteint, les donateurs sont remboursés.

Aussi pour éviter un échec, le Cirque Educatif souhaite recueillir 1 500€ en espérant arriver aux 2 000 € dont nous avons besoin. "Aujourd'hui, indique Hugues Hotier avec 1 770 € collectés et les 26 jours nous restant d'ici la fin de la période, nous pouvons espérer atteindre les 2 000 €. Voire plus, qui sait..."

Aussi pour celles et ceux intéressés par ce projet participatif:
https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/couleurs-de-cirque-par-le-cirque-educatif.

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"Extra" au Cirque d’Hiver

Publié le 4 Janvier 2019 par cirk75 dans Programmes

Il y a quelques années Léo Ferré chantait "C'est extra". Est-ce en souvenir de cette chanson que la famille Bouglione a appelé son spectacle 2018 ainsi ?

Elle seule peut répondre à cette question ?

Mais pour nous spectateurs, est-ce que cette nouvelle production Bouglione est Extra ?

Chacun aura sa réponse mais ce qui est sûr c’est, qu’Extra veut dire excellent, merveilleux ou supérieur. Et si certains numéros peuvent être ainsi catalogués, ce n’est pas le cas de la cavalerie présentée par Joseph Bouglione Jr. Ce numéro n’est ni digne de son nom ni de son prénom. Et sa présentation doit même recourir à l’aide de 2 garçons de piste ainsi que des services de sa sœur Régina. Tout cela n’est pas digne du fils d’Emilien (voir blog20/12/2014) qui en son temps fut un cavalier émérite couronné en 1974 par un Clown d’argent . Si Joseph Bouglione Jr (voir blog26/01/2017) fut un fildefériste extraordinaire et aujourd’hui un metteur en piste de grand talent, son actuel présentation de la chiche cavalerie Bouglione est à oublier le plus vite possible et passons à autre chose.

Par contre le retour sur cette piste d’Yves Nicols et de sa charmante partenaire Ambra Faggiori est Extra. En effet après une première apparition en 2014 dans le spectacle Géant, où ils nous avaient gratifiés d’un duo aérien physique et vocal. Cette année toujours aux tissus aériens ils présentent un numéro de haut vol avec, notamment une rattrape d’Ambra sur les pieds de son époux et un splendide déroulé final de cette dernière, sous une pluie de paillettes, qui commence tout en haut de la coupole pour finir dans les bras d’Yves. Oui voilà deux artistes qui en 4 années ont su totalement se renouveler  tant au niveau scénographie, costumes ou nom. Ils se nomment aujourd’hui "Golden Dream" car leur corps est maquillé d’or.

Etaient aussi du programme 2014, les Flying Mendonça qui au trapèze volant assurent cette année le minimum syndical, avec une voltigeuse en plus, un voltigeur en moins et, lorsqu’ils faillissent au triple ils ne recommencent pas, oublions ainsi la loi sacrée de la piste "on recommence quand on loupe".

Coté extra aussi : l’acrobate russe Andrey Romanosky qui marche en faisant à chaque fois le grand écart et qui pourrait passer même dans un trou de serrure  tant il est souple. Le Duo Frénésie au mat chinois qui nous propose avec sensualité toutes les facettes de cet agrès. Le prodigieux japonais Ty Tojo qui jongle facilement avec 7 balles. Livui Todor renouvelle complètement le numéro des assiettes chinoises en y ajoutant un intrus à 4 pattes qui joue et se joue de son maître pour la plus grande joie du public. La suissesse Cloé Gardiol dans un numéro plein de grâce et de charme s’envole sur son cerceau aérien. Et n’oublions pas Regina Bouglione qui quittant cette année le cheval, nous propose un charmant numéro avec des colombes.

Toujours côté Extra et taille XXXL,  Elvis Errani, (clown de bronze 2014) nous présente ses 3 imposantes partenaires quinquagénaires, pesant chacune entre 3 ou 4 tonnes dans un numéro rythmé avec des proboscidiens.  L’une Baby fait notamment un passage au-dessus de 3 jeunes femmes allongées sur le sol et selon les directives vocales d’Elvis reste en équilibre sue deux pattes, un beau moment de complicité.

Rayon comique, les frères Wolf proposent des cascades comiques et les trépidants Steve & Ryan avec leurs 3 entrées comiques ravissent le public avec leur entrain et leur gaieté.

Extra est présenté comme d’habitude avec grand professionnalisme par Michel Palmer (voir blog27/03/2015), est habillé musicalement par l’orchestre de Pierre Nouveau (voir blog13/12/2016). Enfin comme chaque année les Salto Dancers enchantent les petites filles comme les papas. 

Extra un spectacle classique et familial... et cette année Alberto Caroli (voir blog21/11/2015), le régisseur est absent.

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Le Colosse de Rhodes

Publié le 3 Janvier 2019 par cirk75 dans Divers

Pour bon nombre d’entre nous "Le Colosse de Rhodes" reste l'une des sept merveilles du monde, une légendaire et gigantesque statue en bronze érigée vers -292, à la gloire d'Hélios, sur l'île de Rhodes en souvenir de la résistance victorieuse à Démétrios Ier. Cette monumentale effigie fut renversée 70 ans plus tard, par un tremblement de terre. Cassée au niveau des genoux, elle s'effondra et tomba en morceaux et la statue brisée resta sur place jusqu'en 654.

Pour d’autres plus cinéphiles, il s’agit d’un film franco-italo-espagnol réalisé en 1961 par Sergio Leone. La première vraie réalisation de ce metteur en scène père du western spaghetti et, comptant 6 autres films qui ont marqué l’histoire du cinéma et que tout à chacun connaît.

Mais pour un circophile averti, il s’agit d'une position debout prise par un écuyer réalisant un exercice de voltige équestre passé à la postérité sous le nom de Poste, nommé aussi poste hongroise, poste impériale, courrier de la poste voire, relais de Longjumeau ou postillon de Saint Pétersbourg.

Mais revenons à la figure équestre nommée Colosse de Rhodes, et voyons les raisons justifiant une telle appellation.  Comme le soleil dont la statue était dans l’Antiquité l’une des représentations, l’artiste brille dans ce numéro qui cumule par une surenchère de difficultés, par sa victoire sur l’équilibre instable de cette prestation.  De plus par cette dénomination on veut aussi ancrer le spectacle de la piste dans un lointain passé, autrement dit dans les traditions ancestrales.

La poste d'Emilien Bouglione

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Le Cirque, un spectacle de curiosité !

Publié le 2 Janvier 2019 par cirk75 dans Economie

Au XIX° siècle la piste faisait partie des spectacles de curiosité, autrement dit une manifestation ayant peu de valeur culturel, composé de simples attractions, comme les automates, les marionnettes, les figures de cire, les ombres chinoises ou autres arlequinades. Le cirque était aussi catalogué comme un théâtre secondaire, en opposition au théâtre officiel type Comédie Française haut lieu de la culture bourgeoise. Il faut dire qu’au XVIII° siècle et début du XIX° on ne parle pas de cirque mais de théâtre équestre et leurs salles comprennent généralement en plus d'une piste une scène. A cette époque le cirques devait présenter des mimodrames avec des exercices équestres aux côtés d'animaux savants, acrobates et hommes forts et cela sans utiliser la parole. Et ce n’est qu’en 1864 suite à une ordonnance de Napoléon III sur la liberté du spectacle, que les circassiens vont être autorisés à s’exprimer oralement sur la piste. Bref le cirque est sérieusement encadré, non pas que les pouvoirs publics craignent un quelconque discours politique. En effet à la différence du théâtre, la piste propose un spectacle sans risque, la jonglerie, les équilibres ou l’acrobatie ne délivrent aucun message. Non cette prohibition du verbe à seulement pour objet de conserver le monopole de la parole au théâtre, lui-même fortement inséré par la règle des 3 unités (temps, lieu et action).

 

De nos jours on remarque toujours une coupure culturelle entre le monde de la piste et celui de la scène. Ce dernier est largement couvert par les médias, tandis que le premier s’il n’est pas catalogué de nouveau cirque, semble boudé par les leaders d'opinion car, le cirque est comme tout le monde le sait un spectacle pour enfants. Ce qui est, comme on le sait une erreur, que dis-je un manque total de culture circassienne. Si le cirque est un spectacle où l'on peut emmener les enfants il n'est pas conçu à priori pour leur univers.

Une étude du Ministère de la Culture, dirigée par Laurent Babé vieille de 10 ans, indique que seulement 22% des  Français de 15 ans et plus, déclarent n’être jamais allés à un spectacle cirque au cours de leur vie, tandis que 42% ne sont jamais allés au théâtre.  Le cirque attire plus que le théâtre. Ce taux au cours des 12 derniers mois souligne que la rencontre du cirque au cours de la vie touche un nombre très important de Français. En effet, avec un taux de 14% de fréquentation au cours des 12 derniers mois, le cirque est la 3ème catégorie la plus fréquentée, derrière les spectacles de rue (34%) et le théâtre (19%). Cette sortie au spectacle touche un bassin de 6,9 millions d’individus, assez conséquent en comparaison du théâtre (9,4 millions), compte tenu d’une offre moindre par rapport à l’offre théâtrale en France. Comme on le voit le cirque est un spectacle loin d'être négligeable et fort apprécié des Français mais bien absent des médias français.

En conclusion une ordonnance de 1945, définit comme spectacles de curiosité : les théâtres de marionnettes, cabarets artistiques, café-concerts, music-halls, cirques, spectacles forains, exhibitions de chant et de danse dans les lieux publics. Et dans l'esprit de cette ordonnance, il semble que le trait commun  à  ces spectacles, et qui justifie le régime strict qui leur est appliqué, soit leur absence de relation à la liberté de la pensée et de la création artistique. Edifiant non !

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