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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Les Fratellini à Medrano, une huile sur toile signée Edmond Heuzé

Publié le 7 Avril 2018 par cirk75 dans Art

La société parisienne "Millon & associés" a procédé le 26 janvier 2009 à une vente aux enchères dans laquelle se trouvaient plus de 200 tableaux signés Edmond Heuzé (voir blogs 24/04/2012 & 08/01/16) dont plus d’une centaine avait comme thème les clowns, les écuyères, les acrobates, les trapézistes… autrement dit des scènes de la vie du cirque. Dans cette adjudication se trouvaient pas moins de 25 œuvres où Albert, François ou Albert Fratellini (voir blog18/05/15) étaient présents et bon nombre d’aquarelles, huiles, gouaches, pastels étaient situés chez Medrano (voir blog07/04/11) le cirque des Clowns.

Témoin cette huile sur toile (97 x147 cm) exposée en 1952 à la Galerie Charpentier à Paris ou l’année suivante à Londres à la Galerie Wildenstein, qui représente une très célèbre entrée de l’art clownesque : "La Corrida". Les Fratellini après d'autres, avec leur nombreux enfants s’y illustrèrent et en ont fait un grand et démentiel spectacle qui faisait courir le tout Paris. Pierre Robert Levy (voir blog02/12/15) relate dans son livre "Les clowns et la tradition clownesque" avec bonheur ce classique à la sauce Fratellini, aussi laissons-lui la plume. "La Cuadrilla défilait dans le plus burlesque accoutrement, saluée par les dignitaires clownesques de la loge royale installée au bord de la banquette. Le taureau, animé par deux occupants, soufflaient à travers ses naseaux de furieux jets de farine. Il ne tardait pas à percuter les picadors. Paul et Albert, montés sur des chevaux-jupes qui perdaient aussitôt leurs intérieurs en forme de jambons et de saucisses… En guise de tableau final le taureau culbutait tous les notables de la loge d’honneur avant de venir affronter la muleta et l’épée du matador François."

Le tableau d’Heuzé illustre à merveille cette description, même si Albert et François semblent avoir quitté la piste, le premier est décédé en 1940 et le second en 1951. Le notaire, le rôle dévolu à Paul se cache derrière son chapeau et le toréador n’a nullement la silhouette gracieuse et légère de François. Cette huile solide et fraîche, peinte certainement après le décès de ce dernier, permet de retrouver l’ambiance colorée des vastes pistes jaunes, qui a fait de cet artiste peintre un chroniqueur imcomparable du monde de la piste.

"La Corrida", façon Fratellini fut si populaire dans l’entre-deux guerres, que d’autres illustrateurs comme Marcel Prangey ou Fernand Fernel l’on immortalisée, mais ceci est une histoire…

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Les anglais commémorent Philip Astley

Publié le 6 Avril 2018 par cirk75 dans Personnalités

Le 2 avril 2018, jour pour jour, Philip Astley (voir blog07/06/15), dans son impeccable uniforme de dragon-léger, est revenu à Londres, à l’endroit précis où il présenta, pour la première fois, un spectacle équestre, en 1768, il y 250 ans.

Nous devons cette importante et heureuse initiative au ringmaster international Chris Barltrop, que le public toulousain put apprécié au Cirque de Noël pendant une quinzaine d’années. Il était accompagné de la troupe de cavaliers djiguites Khadikov, avec comme invité surprise, Dominique Denis (voir blog19/10/15) venu spécialement de Paris.

Après une parade sur Roupell street (à deux pas de la gare de Waterloo), Chris Barltrop, assisté de sa fiancée Liz Darcy Jones, dévoilà une plaque commémorative en hommage au créateur du spectacle de Cirque.

L’après-midi, Chris Barltrop interpréta au Waterloo Streeet Theater, "Audacious Mr Astley", une pièce de théâtre évoquant la vie du célèbre sergent-major. La soirée se termina au Zippo Circus avec un programme animé par le clown Totti (voir blog30/12/13) avec la troupe équestre Khadikov.

 

 

D’autres commémorations sont aussi prévues :

 

     -Audacious Mr Astley  au Zippo Circus, le 7 avril à Blackheath.

 

   -Au Shelf Festival of Words à l’université de Sheffield le 17 octobre.

 

    -Philip Astley Project à Newcastle-under-Lyne (la ville natale d’Astley) le 21 avril.

 

      -Au Victoria et Albert Museum de Londres le 28 avril.

 

Contact : The Centre for Circus Culture.

 

https://www.centreforcircusculture.eu 

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Le saut aérien horizontal d'Hemadas

Publié le 5 Avril 2018 par cirk75 dans Aériens

 

Les casse-cou ont toujours fasciné  le public en voulant défier quotidiennement la mort. Si les martyrs de la piste forment aujourd’hui une liste impressionnante, il est peut être bon de se souvenir de ce que disait Raoul Monbar (voir blog13/02/17) lui par ailleurs un audacieux aérien à l’origine d’un fameux numéro nommé "la torpille humaine" : "Il y des trucs qu’on réussit du premier coup, ils ne demandent aucun entrainement, ni aucune qualité particulière. Mais si on les rate on se tue".

Fritz Henneman  connu sur la piste sous le nom d’Hemadas était de ceux qui aimaient défier les lois de l’attraction universelle. Et ce casse-cou allemand avait pour habitude d’achever ses évolutions aériennes, qu’il réalisait avec sa femme Christel, par un saut horizontal de 4 mètres à partir d’un agrès vertical et bien entendu sans filet.

Cette prouesse aérienne allait de plus à l’encontre de ce que faisaient les autres en proposant des sauts verticaux, tel le fameux "saut de la mort" immortalisé par les Clérans (voir blog24/03/11).

Pour réaliser cet exploit, Hemadas s’élançait d’un trapèze, traversait un cercle lumineux avant d’attraper une corde tendue verticalement. Malheureusement un soir, le 14 janvier 1956 au cirque d’hiver de Paris, il ne rattrapa le fil et fit une chute mortelle mettant fin définitivement à ce numéro risqué et peu banal.

Sa chute fit le lendemain les gros titres des journaux à manchettes, mettant à l’index ces numéros ultra dangereux où les artistes prennent des risques insensés pour satisfaire le côté morbide d’un certain public. La vox populi se demandait jusqu'où pouvait aller la quête de prouesses toujours plus spectaculaires et, toujours plus risquées.

A ce jour le débat n’est pas clos, d’autant plus que pour certains voltigeurs du ciel, le risque reste aussi pour eux un piment.

Mais malheureusement, la chute fait partie du métier et, au cirque comme ailleurs le risque zéro n'existe pas… et comme dit le dicton le spectacle continue.

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Fin avril dispersion de la collection Campion

Publié le 4 Avril 2018 par cirk75 dans Economie

Issu d’une famille de forains, clown lui-même dès ses 6 ans dit-il, Marcel Campion est depuis toujours un fervent défenseur de la fête foraine dont il est devenu un acteur incontournable et le principal représentant de sa corporation.

Collectionneur acharné, tout le long de sa vie il a accumulé manèges, carrousels, limonaires et autres trésors de l'art forain qu'il avait entreposés dans une remise à Pontault-Combault. Le Roi des Forains comme il aime se définir avait un rêve secret créer un musée d’art forain, mais devant le non intérêt des pouvoirs publics, il vient de décider de tout vendre, hormis la grande roue qu’il conservera pour son commerce.

En plus de 50 ans, il a eu à cœur de préserver l’âme de la fête foraine et son patrimoine. Plusieurs de ses manèges  sont passés à la postérité en apparaissant dans des films signés Claude Lelouch, Woody Allen ou de  Chantal Lauby.

La vente Campion comprends une dizaine manèges anciens, dont la plupart est en état de marche. Le plus ancien est un "Tape-cul" de 1880, estimé 40 000 €, aux riches décors et, qui fut en 1995 l'une des vedettes de l’exposition "Il était une fois la fête" organisée à Paris au parc de La Villette.

Seront également vendus une vingtaine de chevaux de bois, huit roulottes, dont une de 1920  avec à l’intérieur un petit poêle en fonte et un lit baldaquin emberlificoté, quatre limonaire, de magnifiques automates dont  Monsieur Kheudj’Shi, le mari de Madame Irma, avec sa tête de cire, ses yeux qui roulent et sa boule de cristal qui s’allumait lorsqu’on met une pièce.

Autre pièce exceptionnelle un  carrousel de 1900 comprenant  24 chevaux en bois, sculpté et laiton, ainsi qu'un camion forain ayant appartenu au grand-père de Marcel Campion et dont la légende indique qu'il aurait servi de taxi pendant la bataille de la Marne en 1914.

Aujourd'hui Marcel Campion en choisissant de se séparer de cet ensemble, souhaite transmettre ces objets et toute la magie qu’ils représentent à d’autres collectionneurs passionnés comme lui

Au total plus de 400 manèges et objets de fêtes foraines dont beaucoup du XIXe siècle seront vendus aux enchères le 26 avril prochain. Préalablement une exposition publique de cette collection sera organisée à Paris (6, avenue Hoche).du 21 au 25 avril par la maison Cornette de Saint Cyr chargée de la vente de la collection Campion.

Alors pourquoi pas aller y faire un tour...

 

Une précédente vente organisée en 2011 par la même étude, celle de Fabienne et François Marchal un couple passionné d'art forain, avait permis de disperser plus de 600 pièces dont des chevaux de bois qui avaient atteint 70 000 €.

Nous verrons avec la vente Campion si les prix en art forain ont augmenté ou au contraire se sont tassés.

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Une confidence de Maigret, d'Yves Robert (19

Publié le 3 Avril 2018 par cirk75 dans Cinéma

"Une confidence de Maigret" est non seulement un roman de Georges Simenon publié en 1959 se déroulant entre les 26 avril et 3 mais 1959 en Suisse dans le Canton de Vaud, mais c'est aussi le titre d'un des nombreux épisodes que Jean Richard a tourné entre 1967 et 1990 pour la télévision.

La 50ème énigme résolue par Maigret, sous les traits de Jean Richard avec comme point de départ l’arrestation d’un matelot pour tentative d'assassinat, rappelle à notre commissaire une autre affaire vieille de cinq ans dans laquelle un homme, accusé du meurtre de sa femme (le juge d'instruction avait conclu un peu hâtivement à sa culpabilité) est tué lors de son évasion montée au cours d'une "opération-piège"par la police .

L’intérêt de cet épisode, réside principalement dans une scène tournée à Ermenonville, et plus particulièrement dans le chapiteau fixe que le comédien directeur de cirques avait fait édifier dans le parc. On y voit le Commissaire Maigret interrogé autour de la piste un certain Max, régisseur de ce cirque. Pendant cette discussion on voit par exemple deux otaries en répétition ainsi qu’un décor  utilisé dans la célèbre émission télévisuelle "1,2 ,3 en piste" co-animée par Jacqueline Monsigny et Marcel Fort (voir blog06/10/11).

Une particularité à noter, si le rôle du Commissaire bien entendu est interprété par Jean Richard, c’est également lui qui joue le rôle de Max avec une dégaine et un accent fort différents de ceux de Maigret (imperméable, chapeau et pipe).

Notons qu’un second entretien aura lieu entre les deux protagoniste qui se tiendra cette fois à l’intérieur du Zoo d’Ermenonville. Comme quoi Jean Richard savait utiliser ses rôles et nous l’avons déjà vu (voir blog12/12/16) pour mettre en valeur ses installations à Ermenonville.

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Du retard pour les chroniques de Jacques Richard

Publié le 2 Avril 2018 par cirk75 dans Livres

Dans un courrier adressé aux souscripteurs de l’ouvrage reprenant 30 années de chroniques du journaliste Jacques Richard, écrits  allant de  1968 à 1997 (voir blog23/09/17), les services de l’Editeur  "Les Presses universitaires de la Méditerranée" dépendant de l’Université Paul Valéry de Montpellier, fait savoir que ce un livre de 300 pages, format 16 x 24 cm et 220 illustrations prévu au départ en décembre 2017 ne sera disponible qu’en mai prochain.

Les circophiles comprennent ce long retard et restent impatients de pouvoir consulter ce livre qui relate le passage du cirque traditionnel au nouveau cirque, ainsi que les textes signés  François Amy de la Bretèque, Philippe Goudard et Marie-Ève Thérenty étudiant ces chroniques aux prismes du cirque, de la télévision et de la presse.de ses échos dans la société et de son émergence comme phénomène culturel.

Mais comme disait Pierre Dac:"À force de chercher midi à quatorze heures, on finit par perdre son temps." Alors souhaitons aux "Presses universitaires de la Méditerranée" qu'elles ne perdent pas et nos meilleurs vœux de santé à la personne en charge du projet.

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François Bidel (1839-1919) Un lion parmi les lions

Publié le 1 Avril 2018 par cirk75 dans Dompteurs

Photo de Mandar

Photo de Mandar

Jean Baptiste, François Bidel, dit François Bidel nait à Rouen le 23 novembre 1839. Son père d’origine paysanne avait délaissé la terre pour présenter dans les foires et fêtes normandes  des panoramas des guerres du Ier Empire. Puis une fois la mode napoléonienne passée le père Bidel avait monté un cabinet d’histoire naturelle où quelques animaux vivants voisinaient à côté d’autres empaillés. Bref  les Bidel étaient des gens du voyage et le jeunes François  un enfant de la balle.

A la mort de son père, il n’a pas 6 ans, il suit sa mère qui se remarie avec Upilo Faïmali un dompteur italien qui s’était fait remarqué en France à l’Hippodrome de l’Etoile (voir blog30/03/18). Le beau-père mène la vie dure à son beau-fils qui s’enfuit et vit au hasard des rencontres.  Après divers métiers il rencontre le musée de cire ambulant de M. Lécuyer où il est engagé comme bonisseur pour attirer le chaland. Chez les Lécuyer il remarque aussi la fille, sa cadette de 3 ans et devient éperdument amoureux de la jeune Marie Mais la nostalgie des fauves est là et Bidel  quitte la famille Lécuyer en jurant à son amoureuse qu’il reviendra l’épouser et, part pour se confronter aux gros félins.

C'est ainsi qu'après quelques petits boulots, il fait un passage comme garçon de piste à la Ménagerie Bernabo, ou exhibe quelques serpents pour la Ménagerie Schmidt. Puis étape à Anger où il retrouve 7 ans plus tard les Lécuyer, et  Marie maintenant majeure. Les jeunes se marient et Bidel pour faire bouillir la marmite accepte une place de régisseur au cirque Rancy où il dressera 2 chevaux sauvages et 2 loups.  Se doutait-il en travaillant dans cette entreprise que quelques années plus tard sa fille Jeanne épousera Alphonse un des fils de Théodore Rancy (voir blog22/09/11) ? Certainement pas, car le destin est souvent inattendu.

 

Puis ayant quelques économies, une fois à Lyon il se procure un singe, un boa constrictor et 2 caïmans le tout formant la genèse de la Ménagerie Bidel, qui avec le temps va se développer considérablement et devenir l’une des plus importantes du monde.

Chevelure noire rejetée en arrière, voix impérieuse, regard dominateur, le belluaire travaille maintenant en redingote bleue ou noire, culotte collante gris perle et botte à l’écuyère, ce qui ajoute un certain chic à son allure générale. Bidel, en opposition avec les autres dompteurs qui affichent bien souvent un laisser-aller vestimentaire, a on le voit le soucis de la mise élégante et du bon goût aristocratique. 

Autre particularité bidelienne, il présente  ses numéros en cage centrale ce qui pour l’époque est une nouveauté. Et en faisant se déplacer les fauves et en les présentant en férocité il obtient ainsi de de forts rugissements ou grognements qui impressionnent beaucoup les spectateurs, qui viennent de toutes les couches de la société. Et c’est ainsi qu’en Italie Victor-Emmanuel et en Espagne Alphonse XIII sont un jour venus l’applaudir et y prendre un grand intérêt.

Bidel a même dompté un Préfet de police, au nom charmant de Gigot. En effet le Préfet Gigot refusait,  que le dompteur installe sa ménagerie d’une façon stable à Paris sur  un terrain situé Bd. Richard-Lenoir. Mais Bidel fut plus coriace que le tendre Gigot et obtient à la longue une autorisation de 6 mois, puis il ira s’installer dans une annexe des Magasins Généraux, place du Château d ’eau avant de reprendre ses tournées en province.

Mais un certain 6 juillet 1886 à la fête de Neuilly (la célèbre fête à Neu-Neu) un splendide lion nommé Sultan l’agresse. Bidel doué d’une force peu commune échappe de peu à la mort en serrant entre ses mains la gorge de son agresseur, pendant que deux fidèles assistants Ludovic et Gaétan Manetti lui viennent en aide.

Suite à cet accident qui aurait pu être mortel, il a tout de même reçu 17 blessures au cou, à la nuque et à l’épaule il doit rester alité 3 mois. Pendant cette période de repos forcé Bidel ne reste pas inactif. Il rédige avec le journaliste et écrivain Edmond Bazire ses mémoires, et jette les bases d’une mutuelle pour venir en aide aux forains nécessiteux.  Et  grâce à son entregent  que le 20 avril fut portée sur les fonts baptismaux "La Mutuelle Industrielle", dont il fut le 1er  président avec Jean-Baptiste Revest, un propriétaire de manège à bateaux et Ferdinand Corvi un un propriétaire d’un cirque ambulant comme Vice-Présidents.

Comme on voit  fin  XIX° siècle Bidel est à l’apogée de sa gloire. Il est tant célèbre que son nom de famille est même devenu un nom commun utilisé en marine comme dans les chemins de fer.

Ainsi dans la marine, le capitaine d'armes est  familièrement désigné sous le sobriquet de bidel. En effet parmi  ses prérogatives il doit  faire respecter la discipline notamment lors d’une escale, il doit gérer les permissionnaires parfois turbulents après une bordée à terre trop arrosée. On pense que ce sobriquet est né d'une plaisanterie de matelot à propos d'un capitaine d'armes se targuant de savoir dresser les fauves.  D’où cette expression c’est un bidel !

Mais ce n’est pas tout, entre les deux guerres mondiales certains wagons de tramway ou de train de banlieue (voiture à deux étages, avec une impériale fermée par des treillis évoquant un grillage) ont été surnommés Voiture Bidel en raison de leur ressemblance avec les véhicules de transport des fauves de la ménagerie Bidel.

Bref Bidel n’est pas qu’un belluaire c’est une légende, un mythe, qui fascine son époque et n’arrête pas. Avec l’arrivé du cinématographe, comme on appelait à cette époque l(invention des frères Lumière, il transforme sa Ménagerie en théâtre zoologique avec  projections cinématographiques complètant le spectacle, où les dompteurs déguisés en arabes, indiens, esquimaux font travailler dans des décors appropriés des lions, tigres, ours polaires…

Mais la maladie commence dramatiquement  à l’handicaper, aussi Bidel se retire dans sa maison à Asnières et décède le 24 décembre 1909 quelques semaines après son épouse Marie qui s’était éteinte le 3 septembre.

Le 22 février 1910 sa ménagerie fut vendue aux enchères place de la mairie à Asnières, la légende Bidel est définitivement morte.

De nos jours où les rapports entre l'animal et l'homme sont remis en question, où l"animal possède des droits du moins dans la plupart des pays occidentaux, les ménageries qu'a su créer Bidel représentent une époque antédiluvienne, un temps révolu,  et difficilement compréhensible en 2018.

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