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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Pierre Meyer le magicien du Royal Palace de Kirrwiller

Publié le 19 Février 2016 par cirk75 dans Personnalités

Pierre Meyer le magicien du Royal Palace de Kirrwiller

Comment une commune française de 529 habitants située à 30,6 km au nord-ouest de Strasbourg, peut-elle se targuer d’abriter une des meilleures scènes de music-hall en France ? Oui telle est l’histoire de la famille Meyer qui d’un dancing de campagne, a su à partir des années 80, progressivement le transformer en un établissement mondialement réputé, accueillant chaque année plus de 200 000 spectateurs en provenance de l’Europe entière.

Pierre Meyer le magicien du Royal Palace de Kirrwiller

A l’origine de cette saga un homme Pierre Meyer, qui à l'âge de 14 ans s’initie aux joies de la cuisine comme apprenti. Il faut dire que sa mère à Kirrwiller, possède une auberge familiale qui, en 1948 a été transformée en dancing rural. A 19 ans, le jeune Pierre s'attèle aux cuisines familiales et en 1980 son père, un instituteur au départ, lui laisse la direction de ce qui n'était encore qu'un modeste établissement de campagne.

Mais Pierre Meyer est passionné par les spectacles et les shows à l'américaine et, il rêve de proposer à Kirrwiller, des spectacles de music-hall. Pour cela il fait construire dans le restaurant une scène de 200 m² pour accueillir du moins au début, des spectacles de magie entrecoupés de numéros visuels et, à la surprise générale ça marche, le chiffre d’affaires double en un an et la clientèle se diversifie. Et si une bonne moitié des spectateurs arrivant en autocars provient des comités d'entreprise ou des clubs de retraités, les individuels commencent aussi à être nombreux.

Pierre Meyer le magicien du Royal Palace de Kirrwiller

Devant cette réussite les media et la presse commencent à s'intéresser à cet insolite music-hall rural et l’effet boule de neige marche à plein. Fort de ce succès en 1996, Pierre Meyer se lance dans un projet plus ambitieux : une salle de spectacle de mille places, dotée d’une immense scène, 25 mètres de large sur 20 mètres de haut, équipée des dernières nouveautés, des cuisines de 500 m² et des logements pour les artistes...

Suite à ces aménagements, les spectacles prennent une tout autre dimension. Et si les premiers shows étaient présentés par des animateurs, parmi eux on compte Sergio (voir blog02/03/2011) ou Pascal Brunner par la suite, comme au cirque les présentateurs s’effacent pour laisser la place à de somptueuses revues chorégraphiés, au cours desquelles les tableaux dignes des plus grands établissements sont entrecoupés par des d’excellents numéros visuels ou de grandes illusions.

Aujourd'hui le Royal Palace, 3ème music-hall de France, après les Lido et Moulin Rouge de Paris, emploie plus de cent personnes, dont 34 artistes. Son succès s'explique principalement par des tarifs calculés au plus juste et par un renouvellement incessant spectacle chaque année. Revue sans temps mort avec effets scéniques et jeux de lumières metant en valeur les meilleurs artistes mondiaux du cirque ou du music-hall.

En plus de la salle de spectacle, le Royal Palace possède deux restaurants (le premier pouvant accueillir jusqu’à 800 convives, et le second plus intime servant 150 couverts) afin de proposer des déjeuners et dîners dansants animés par un orchestre.

Aujourd’hui à la retraite, Pierre Meyer est toujours aussi affairé, le Royal Palace de Kirrwiller reste sa vie et il ne se voit pas quitter son navire même s’il est efficacement seconder par son épouse Cathy et son fils Mathieu. D’autant plus que cet établissement vient de fêter le 24 septembre 2015 ses 35 ans lors du lancement son spectacle "Imagine".

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Carnet Blanc à Budapest pour la saint Valentin

Publié le 18 Février 2016 par cirk75

Carnet Blanc à Budapest pour la saint Valentin

Merrylu Casselly, et Jozsef Richter Jr. se sont mariés le 14 février à Budapest et à l’issu de la cérémonie les jeunes mariés sont partis sur le dos de Mambo, conduit sous la houlette de René Casselly Sr. Des centaines de personnes étaient rassemblées pour regarder le couple traverser la ville dans cet équipage un peu inhabituel, même si dans le milieu de la piste c’est une tradition séculaire. Rappelons effectivement que dans les années 50 les cérémonies de mariage de Sandrine Bouglione (voir blog25/06/2015) et de sa sœur Odette, la première avec Domenico Caroli et la seconde avec Francesco Caroli, avaient été fêtées de la même manière.

Carnet Blanc à Budapest pour la saint Valentin

Le couple a quitté la basilique de Budapest à l’aide de ce moyen de transport original et pour la foule rassemblée voir un éléphant se promener dans le centre de Budapest était un peu irréel voir fou !

Rappelons que Marrylu Cassely (voir blog27/12/2014) est artiste multifacettes, contorsionniste à la souplesse époustouflante lui permettant tel Guillaume Tell de décocher des flèches en plein milieu d’une cible en utilisant non ses mains mais ses pieds, ou ballerine avec son mari Jozsef Richter Jr. dans un "Pas de Deux" absolument prodigieux, ou proposant un numéro de poste debout sur le dos de 2 éléphants… Elle a reçu en 2012 avec sa famille à Monte-Carlo un Clown d'or.

Quant à Jozsef Richter Jr. de nationalité hongroise, un des plus jeunes directeurs de cirque dans le monde ; c’est un voltigeur équestre de renom pour qui, double jockey, sauts à rebours, saltos et banquine de cheval à cheval n’ont aucun secret. Il s’est déjà produit en France en 2015 avec sa troupe lors de la "Grande Fête du Cirque de Lille" et a reçu lors de la 23ème édition du Festival du Cirque de Massy la Troupe Jozsef Richeter une des 3 Pistes d’Argent.

Félicitations aux jeunes mariés, et beaucoup de bonheur à ces merveilleux artistes !

#MerrylucassellyJozsefRichterJr

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Le clown et l’auguste

Publié le 17 Février 2016 par cirk75 dans Clowns

Si les origines de ces incontournables figures de la piste sont à la fois incertaines et multiples: bouffons de l’Antiquité, fous du Moyen Âge ou personnages issu de la Commedia dell’arte, tout le monde s’accorde pour reconnaitre une origine anglaise au mot clown. Terme qui viendrait de l’altération du mot anglais "clod", ayant donné paysan et par extension rustre, ou balourd. Déjà chez Astley, (voir blog07/06/2015) on qualifiait de paysan, de grotesque celui qui voulait monter à cheval en tant qu’écuyer comique. Et dès 1770 le fondateur du cirque moderne engage des bouffons, des excentriques pour meubler les temps morts entre les numéros d’un spectacle essentiellement équestre. Le rôle du clown à cette époque tient celui d’un palefrenier maladroit.

En 1785, Astley fait venir en France Billy Saunders, clown anglais, écuyer burlesque et dresseur de chiens. Dans une publication française datant de 1816, on parle d’un "claune" en décrivant une scène bouffonne à cheval réalisée par un des frères Franconi. Mais rapidement le personnage du clown fut dissocié du cheval et vers 1830 s’imposa aux dépens d’autres types de comiques comme Paillasse ou Polichinelle.

Parmi les premiers clowns renommés on note Jo Grimaldi (voir blog31/05/2012), William Wallet, sorte de bouffon shakespearien ou l’américain Dan Rice. En France au XVIII° siècle les théâtres bénéficient d’un privilège, celui de l’exclusivité des spectacles parlés. Aussi à cette époque sur les pistes sévissent tout une lignée de clowns sauteurs et forcement muet, tel Jean-Baptiste Auriol (voir blog30/04/2012) surnommé l’homme oiseau alliant agilité et drôlerie. Avec la fin de ce privilège vers 1860, la mode du clown sauteur s’estompe et apparaissent les duos parleurs composés par deux figures bien différentes, le clown blanc et l’auguste. Le premier visage maquillé de blanc, tête surmontée d’un cône est vêtu d’un sac : costume pailleté et brodé, ce qui lui donne une allure majestueuse et autoritaire. Le second a l’apparence diamétralement opposée, vêtu d’une veste et d’un pantalon étriqué, d’un chapeau déformé et de chaussures trop grandes.

L’origine de l’auguste est aussi incertaine et source de maintes sagas. Certains penchent pour le prénom d’un garçon de piste particulièrement stupide, d’autres inclinent pour Tom Belling, un artiste qui avait trop bu et qui ne parvenait pas à tenir correctement son numéro. Mais peu importe l’origine, l’auguste incarne toujours la gaucherie, les pitreries, les gaffes voire l’extravagance et fait souffler sur la piste un vent de folie, de désordre et de libertés enfantines au grand regret du clown incarnant l’ordre, et l’autorité.

Rappelons que l'un des premiers tandems clownesques, le plus célèbre sans doute, fut celui formé par Foottit et Chocolat (voir blog 12/02/2012) qui lancèrent la mode des entrées dialoguées. Parmi les grands noms du rire qui ont interprété et renouvelé au siècle dernier l’art clownesque, figurent Little Walter, Grock (voir blog15/05/2015), Charlie Rivel (voir blog30/06/2012), les frères Fratellini (voir blog 18/05/2015), Rhum (voir blog23/03/2011), Alex (voir blog 20/12/2011) et bien entendu Achille Zavatta (voir blog17/05/2015).

Mais l'appauvrissement du répertoire a entraîné depuis la dernière guerre la décadence du genre. L'âge d'or de l'auguste systématiquement niais et du clown enluminé cher aux albums d'enfants est désormais d’un autre temps et révolu. On remarque même depuis une trentaine d’années que l’auguste s’est passé du clown en demandant à M. Loyal ou au régisseur de piste d’être son nouveau complice ou partenaire. Et même certains groupes tels Les Bario (voir blog26/01/2011) ont été jusqu’à remplacer le clown blanc par une femme meneuse de revue.

De nos jours le clown blanc a tendance même à être absent ou fort rare et, le terme clown désigne désormais et indifféremment toute forme de comique, sans pour autant faire référence au duo historique que furent le clown et l’auguste. Ne disait-on pas que Raymond Devos ou Coluche étaient des clowns ? Oui de nos jours les clowns et les augustes sont des espèces en voie de disparition, ils sont de plus en plus remplacés par des comiques ou des excentriques tel un David Larible (voir blog30/09/2015) ou un Mathieu (voir blog22/11/2015), cherchant dans le public, le partenaire occasionnel pour leur entrée.

Aujourd'hui, l’auguste est devenu une icône que l'on retrouve partout, même dans les publicités McDo, et bien souvent avec les traits et le maquillage d'un auguste américain Lou Jacobs (voir blog 06/10/2013) qui avait copié le maquillage excessif d'un célèbre auguste français, un certain Albert Fratellini (voir blog27/10/2014).

#clownauguste

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Patrick Hourdequin, un vrai saltimbanque

Publié le 16 Février 2016 par cirk75 dans Personnalités

Patrick Hourdequin, un vrai saltimbanque

On vient d’apprendre le décès Patrick Hourdequin figure légendaire du spectacle et du cirque de la Principauté de Monaco. Ce saltimbanque né à Tournai n’était pas au départ un enfant de la balle mais simplement un fou de spectacle et il a marqué de son empreinte les 40 dernières années du monde de la piste et de la scène.

Nourri de spectacles parisiens, cirques Medrano et Bouglione, opérettes avec Luis Mariano, ou comédies de boulevard, collégien le jeune Patrick avec deux copains se lance dans les marionnettes. À l’aide d’une charrette qui transporte le matériel les 3 amis font le tour des hospices pour présenter leur spectacle avec il faut le dire, du moins Patrick Hourdequin le disait, un sentiment de n’être pas toujours très bons.

À l'université, entre deux cours de droit, il intègre la troupe de théâtre. Il joue des classiques ainsi qu’une comédie musicale "Messe blanche" proposée dans une chapelle désaffectée. Et naturellement il rate son année de droit. Après un remontage de bretelles familiales, Patrick Hourdequin son doctorat de droit et sa licence en relations internationales en poche, commence une carrière de conseiller juridique avec à la clé une sacrée déprime. Au fond de lui il souhaite, au grand désarroi de ses parents, se consacrer au monde du cirque et au théâtre.

Patrick Hourdequin, un vrai saltimbanque

Une première rencontre avec Emilien Bouglione en 1976 et le voilà administrateur général des tournées du chapiteau. Dans la réalité il est à la fois comptable, chef du personnel, responsables de la sécurité, avant-courrier… et Krinou son épouse, ancienne secrétaire de direction à la radio belge, se retrouve chef coiffeuse chez Bouglione et, comme tout le monde participe au montage-démontage du chapiteau. Et oui au cirque tout le monde donne un coup main.

Puis après il est de l’aventure Rancy-Carrington en tant que Conseiller Administratif. Le programme papier en fait une des vedettes, non seulement on trouve 2 photos de lui, mais on peut aussi lire : "Patrick Hourdequin Conseiller administratif, Docteur en Droit vient d’arriver chez nous, il y était attendu avec impatience depuis plusieurs années". C’est dire l’importance qu’il a pris dans le milieu du cirque en peu de temps. Quant à Krinou, sa femme, devenue chef ouvreuse elle participe activement au spectacle "Cléopâtre Sérieux" de la tournée 80.

En 1981 année charnière, il devient Secrétaire administratif du Comité d’organisation du Festival International de Monte Carlo et la première tâche que le prince lui confie fut celle de l’accueil des directeurs de cirque afin de leur faciliter leur hébergement. L’année suivante il double la mise en ayant la même fonction auprès de l’Association pour l’Organisation du Festival International du Cirque de Monte Carlo. Parallèlement il devient également directeur du Théâtre Princesse-Grace et Président de l’Association des Amis du Cirque de Monaco. Devenu Conseiller artistique du Festival International du Cirque de Monte Carlo, Patrick et Krinou Hourdequin sont invités aux plus illustres festivals de cirque de par le monde, et en 2012 il préside le jury du prestigieux Festival International du Cirque de Massy.

Aux côtés des artistes de cirque, qu'il aimait particulièrement pour leur anonymat et leur humilité, avec son association monégasque il mettait tout en oeuvre pour aider une famille d'artiste blessé ou facilitait les difficiles reconversions de ceux qui devaient quitter la piste.

Avec le décès de Patrick Hourdequin c’est tout une partie de la mémoire du cirque en général et du Festival International du Cirque de Monte Carlo en particulier qui disparaît.

Patrick Hourdequin une vie toute dédiée au spectacle et au cirque !

#patrickhourdequin

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2 frères, de Jean-Jacques Annaud, (2004)

Publié le 15 Février 2016 par cirk75 dans Cinéma

2 frères, de Jean-Jacques Annaud, (2004)

Seize ans après "l’Ours", le réalisateur Jean-Jacques Annaud récidive en mettant en scène deux félins dans une œuvre cinématographique racontant les pérégrinations et les mésaventures en Indochine dans les années 1920 de deux frères tigres, Koumal et Sangha. Les deux jeunes tigres naissent loin de tout, parmi les ruines d'un temple oublié, englouti au coeur de la jungle d'Angkor. Ils grandissent sous le regard affectueux et vigilant de la Tigresse leur mère et de leur père, le grand Tigre. Hélas, dans ces années, la fièvre de l'Art Asiatique s'empare des grandes capitales occidentales. Des pilleurs de temples font irruption. Les deux frères sont capturés et vendus, Sangha à un prince local et, Koumal à l’infâme cirque Zerbino.

Quelques années plus tard, ils se retrouveront dans le décor meurtrier d'une arène et, dans le cadre d'un combat entre les deux félins. Mais au cours de cette sanglante bataille, ils se reconnaîtront, et parviendront à s'enfuir ensemble. Et cela grâce aux souvenirs des années de cirqueu où Koumal, habitué à traverser des cerceaux enflammés, entraînera son frère Sangha à passer à travers un rideau de flammes ce qui leur permettra de regagner la jungle pour enfin retrouver leur mère la tigresse à l’oreille percée.

Pour cette production franco-britannique près de 30 tigres dont 18 bébés ont été utilisé et, un “hôtel” à tigres a même été construit à côté du plateau cinématographique. Les animaux comédiens de ce film ont été dressés par Thierry Le Portier (voir blog09/12/2011) qui avait déjà fait de nombreuses incursions dans le monde du cinéma. Outre "l'Ours", "Le pacte des Loups" ou "Gladiator" en 1990, il joue le rôle du dompteur dans "Baby Blood", un film d’horreur réalisé en 1990 par Alain Robak. Et l’année précédente en 1989 le film de Jean-Jacques Beneix, "Roselyne et les lions"(voir blog 08/12/2011) raconte en partie sa propre expérience. Thierry Le Portier collabore aussi à l’écriture du scénario avec Alain Godard, Jean-Jacques Annaud.

Dresseur reconnu et grand passionné de félins, Thierry Le Portier est aussi à l’origine de la réussite de nombreux spectacles vivants où il a dressé les animaux comédiens comme à Eurodisney, au Puy du Fou, aux Folies Bergère...ou à Fort Boyard.

#cirquecinema

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Barry Mark Lubin alias "Grandma"

Publié le 14 Février 2016 par cirk75 dans Clowns

Barry Mark Lubin alias "Grandma"

Barry Lubin, né à Atlanta City en 1952, s’est composé avec le temps un personnage excentrique inimitable au look rétro et au maquillage excessif. Une perruque grise et frisée, des petites lunettes, une robe rouge, un collier de perle, des chaussettes jaunes et un sac à main totalement démodé, vous avez reconnu cette grand-mère hors du commun, nommée Grandma. Grande star pendant 25 saisons au Big Apple Circus, Barry Lubin et son personnage suranné s’est produit pendant 5 ans chez Ringling Bros Barnum & Bailey où il aimait taquiner le public avec des popcorns ou déchaîner les rires en utilisant un tapis roulant de marche sur lequel Grandma arrivait difficilement à tenir en équilibre.

Barry Mark Lubin alias "Grandma"

Reconnu mondialement, le personnage de Grandma a fait sourire plus de cent millions de personnes aussi bien sur la piste d’un cirque, dans des parcs de loisirs, scènes, festivals, films ou télévision. Grandma a été invité en 2008 au 32ème Festival International du Cirque de Monte Carlo, ainsi qu’à Izhevsk et Moscou. Intronisé en 2002 au "Clown International Hall of Fame", sorte d’académie américaine gardienne de l’art clownesque, a reçu en 2007 le "Lifetime Achievement Award Lou Jacobs", et en 2012 Barry Lubin obtient la plus importante distinction américaine pour un clown, autrement dit "The Sarasota Ring of Fame".

Barry Mark Lubin alias "Grandma"

Parallèlement en 2014, cet artiste a publié ses souvenirs, dans un livre intitulé: "Tall Tales of a Clown court" à ce jour non traduits en Français. Dans cet ouvrage il raconte les aventures de son alter ego Grandma, ainsi que ses luttes avec la toxicomanie et l'alcool, et son combat avec le cancer de la thyroïde. Aujourd’hui Barry Lubin revenu sur les pistes, est reconnu comme un des plus clowns les plus populaires en Amérique et a été nommé en Allemagne "la plus drôle grand-maman du monde". Très curieusement Barry Lubin alias Grandma ne s’est jamais produit en France…

Un oubli peut être à réparer, non?

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Circus, (Addison Gallery of American Art, Massachusetts)

Publié le 13 Février 2016 par cirk75 dans Art

Circus, (Addison Gallery of American Art, Massachusetts)

Cette huile sur toile due au talent de George Wesley Bellows (1882 – 1925) et peinte en 1912, montre une scène maintes fois brossée. Sous un chapiteau de cirque une écuyère exécute son numéro debout sur un cheval, conduit sous la chambrière du maitre de piste. L’amazone tient dans ses mains les guides et, très curieusement regarde en l’air les acrobates qui se trouvent à droite en haut sur un podium. Deux autres artistes aériens font à gauche le pendant, tandis que deux groupes de clowns habillés de blanc se trouvent de part et d’autre du cheval.

Et si on regarde bien ce tableau, l’image semble statique et ne donne nullement l’impression de mouvement. Remarquons aussi que la disposition des gradins, au milieu du tableau, qui a tendance à distancier, à amoindrir la force expressive de cette œuvre, c'est pourquoi le peintre a jugé bon d’ajouter des artistes aux agrès afin que l’écuyère un peu lointaine ne soit pas écrasée par les ombres du chapiteau. D’autant plus que l’utilisation de la couleur blanche apporte aussi son lot de froideur à ce tableau, qui n’est pas non plus réchauffé les beiges gris du chapiteau et des spectateurs.

George Bellows appartient au groupe des peintres de la "Ash Can School" qui cherchent à capturer le réel, en tentant de fixer tel un photographe l'instantané. Cette peinture donne bien l'impression d’une photo prise qui a figée les différents acteurs de ce spectacle. Par son travail sur la composition, la peinture de Bellows, est expressive et explore les milieux populaires. Elle illustre la violence urbaine se faisant le reflet des tensions et des ambiguïtés de la société américaine de son temps.

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M. ou Mme Loyal

Publié le 12 Février 2016 par cirk75 dans M. Loyal

M. ou Mme Loyal

Présentateur, animateur, Maitre de piste ou M. Loyal peu importe son nom, ce personnage emblématique de la piste reste un trait d’union entre chaque numéro pour permettre à la barrière d’aménager la piste pour le numéro à venir et doit, tout en s’effaçant, mettre en valeur chaque artiste.

Mais on ne s’improvise pas M. Loyal, même cela a été le cas de certains, il faut d’abord être un artiste, posséder le métier, avoir un énorme talent d’improvisation et aimer les arts de la piste. Les plus célèbres, du moins ceux qui restent dans la mémoire populaire ont pour noms : Roger Lanzac, Sergio, voire son excellence Calixte de Nigremont qui officie depuis quelques années lors du Festival Mondial du Cirque de Demain.

M. ou Mme Loyal

Dans le passé, de nombreux cirques dans le but inavoué de mieux remplir leurs gradins, ont souvent fait appel, avec plus ou moins de succès leurs spectacles, à des célébrités de la radio, du petit écran ou de la chanson pour présenter le spectacle. Ont ainsi endossés la redingote rouge et le chapeau haut de forme noir l'acteur Patrick Préjean (voir blog06/01/2015) l'animateur de TV Jean-Pierre Foucault, associé au Festival du Cirque de Grenoble devenu depuis quelques temps celui de Voiron et n'oublions pas le chanteur Carlos lors de la 1ère édition de cette manifestation ou trois présentatrices d’émissions à la télévision Danièle Gilbert, Nathalie Simon ou Tania Young. Malheureusement ces 3 dames n’ont pas laissé un souvenir impérissable dans le monde de la piste, même si leur rôle était essentiellement d’apporter leur notoriété télévisuelle permettant ainsi de provoquer la ferveur et l’enthousiasme du public, afin de voir de visu ces baladines de l’étrange lucarne.

M. ou Mme Loyal

Par contre depuis quelques temps, peut-être est-ce dû à une application inconscience de la féminisation de la société, les établissements font appel de plus en plus à de vraies Mmes Loyal qui connaissent et aiment le cirque. Ainsi le cirque Bouglione pour sa tournée 2015-2016 "Bravo" a fait appel à une ancienne meneuse de revue, reconvertie depuis quelques temps dans ce rôle. Il s'agit de la talentueuse Arta Sosnowski, l’épouse de Stéphane Danetto, régisseur ou homme à tout faire, comme il aime à se définir de ce même établissement.

Autre exemple les Festivals du cirque de Tour, de Domont ou de Massy ont aussi pris l’habitude d’appeler une Mme Loyal et, depuis quelques temps ont officiées Céline Moreno ou Carrie Harvey. Et même le célèbre Festival du Cirque de Monte Carlo a fait appel à une "lady ringmaster" anglaise, en la personne de Yasmine Smart. C’était il y a bien longtemps, en 1975 lors de la deuxième édition de cette manifestation en collaboration avec Sergio (voir blog02/03/2011) mais depuis cela ne s’est plus renouvelé et dorénavant seul le joyeux et enthousiasme Alain André alias Petit-Gougou (voir blog04/10/2015) œuvre dans cette mission indispensable

#cirque

#M.Loyal

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Trois mois après les attentats, les cirques toujours touchés

Publié le 11 Février 2016 par cirk75 dans Economie

Trois mois après les attentats, les cirques toujours touchés

Les gazettes nationales ont dernièrement relaté que suite aux attentats de novembre dernier, les restaurants, les théâtres et autres musées peinent à retrouver leur clientèle. On note même sur la période cruciale des fêtes de fin d'année que le nombre de spectateurs avait dévissé de plus de 20%. De plus sur les 5 premières semaines de 2016 cette tendance perdure et peut même atteindre près de 22%. Et dans le même temps les professionnels du spectacle peinent à cerner les nouveaux comportements de nos concitoyens spectateurs.

Pour les cirques on note également un tassement important du nombre de spectateurs et en cette période traditionnelle de Festivals circassiens, certaines manifestations franciliennes (Massy ou Demain) n'ont pas eu leur taux de remplissage habituel.

Trois mois après les attentats, les cirques toujours touchés

Malheureusement ces mauvais chiffres viennent après d’autres signes qui n’étaient pas déjà très optimistes et qui montraient que l’équilibre financier de certaines pistes était déjà préoccupant.

Les effets de la crise, les tracasseries administratives, les décisions de certaines municipalités de ne plus accepter sur leur sol des cirques avaient déjà porté un rude coup à notre spectacle préféré.

Mais cette inquiétude ne concerne pas que les pistes françaises. En Europe certains établissements historiques comme Benneweiss au Danemark ou Herman Renz aux Pays-Bas ont dû cesser leur activité, et d’autres sont en train de se demander comment présenter un spectacle de cirque digne de ce nom, lorsque les lois ou les arrêtés municipaux interdissent de plus en plus la présence d'animaux sur la piste. Et ne parlons pas des petits cirques (voir blog13/01/2016) qui ont dû manifester le 27 janvier dernier afin de pouvoir travailler.

Bref aujourd’hui la profession de directeur de cirque n’est pas vraiment tendance et on ne peut que se féliciter, si malgré ce contexte peu favorable, la famille Bouglione ait repris la route avec il faut le succès mérité qu’on lui connait.

Est-ce le début d’une ère nouvelle l’avenir nous le dira ?

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Vente aux enchères au Cirque d’Hiver de Paris

Publié le 10 Février 2016 par cirk75 dans Jouets

Vendredi soir 5 février 2016 à partir de 18h30, un spectacle inhabituel s'est joué au Cirque d'hiver de Paris (voir blog25/02/2011). Pour la première fois dans ce lieu racheté aux enchères en 1934, au nez et à la barbe des frères Amar (voir blog08/11/2010) par Joseph Bouglione, une session de vente aux enchères a été organisée sous le maillet de Florence Rois, commissaire-priseur et avec comme M. Loyal d'un soir Pierre Etaix (voir blog24/05/2015).

Une telle vente publique concernant les arts de piste n’est pas nouvelle même si c'est encore assez rare. Dans le passé on compte par exemple la collection Jean Eden dispersée en mars 2014 (voir blog20/02/2014) par le charge Millon & Associés. Le 20 janvier dernier alors que se déroulait le 40e festival du cirque de Monte-Carlo, la maison de ventes ArtCurial a dispersé, à Monaco, une collection dédiée aux frères Fratellini (voir blog18/05/2015). La vente a reçu un accueil mitigé, avec seulement 53 % des lots vendus, représentant un total d'environ 81 000 euros. Au cirque d'hiver Bouglione, la proposition était plus restreinte et comprenait en plus des lots sur le cirque des ventes concernant le cinéma.

Hasard du calendrier, une affiche du cirque de Paris (voir blog23/11/2011) représentant Foottit et Chocolat (voir blog02/02/2012), était mise à prix à 1 200 à 1 400 euros, alors que vient de sortir le film de Roschdy Zem, Chocolat (voir blogs 02, 03 & 04/02/2016), qui rend hommage à ces deux artistes incarnés au cinéma par Omar Sy et James Thierrée, petit-fils de Charlie Chaplin.

Un orchestre de quatre automates de la taille d'un enfant de cinq ans, un mètre de haut chacun, était proposé entre 4 000 et 5 000 euros. Un clown charmeur de chaussette était à emporter pour 500 à 600 euros. Et un clown équilibriste, automate à deux mouvements, pour 1 500 à 1 800 euros.

D'autres éléments du monde du cirque étaient aussi sous le maillet : un lion en fourrure synthétique de deux mètres de long exerçant trois mouvements était proposé vers 3 000 euros. Et cinquante affiches relataient des grands tours de magie pour 100 à 2 000 euros (la femme coupée en deux, la femme fantôme, les séances de spiritisme ou d'hypnose, ou encore la tête sans corps...). Enfin, des boîtes du début du XXème siècle distillaient leurs illusions, comme cette tête à transformation pour 5 000 à 6 000 euros, où la tête du visiteur, placée dans un hublot, se voit en crâne transparent ou en sorcière grimaçante.

Une dizaine de pièces étaient consacrées à Charlie Chaplin (voir blog03/07/2012). Un enchérisseur a déboursé 3 500 euros pour l'affiche créée par Auguste Leymarie en 1915 pour la société de distribution A.G.C., premier diffuseur des films de Charlot en France et dont le matériel promotionnel a en grande partie disparu.

Enfin parmi les pièces phares de l'univers du cinéma, les souvenirs de Marlène Dietrich, se sont envolés, comme son manteau de vison, étiqueté à son nom et daté de mars 1969, adjugé 7 200 euros, son béret parti pour 870 euros et son pull noir Dior pour 1 370 euros.

#cirque

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