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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

The Rock and Roll Circus de Michael Lindsay-Hogg (1968)

Publié le 20 Juin 2015 par cirk75 dans Cinéma

The Rock and Roll Circus de Michael Lindsay-Hogg (1968)

Le cirque est un spectacle qui fascine bien au-delà du cercle des enfants, les adultes, même si quelques fois le taisent en sont aussi très friands. Témoin récent de cet attrait du monde des gens du voyage, l’animateur de télévision Arthur a lancé le 19 juin dernier une émission nommée "Rock ’N’ Roll Circus" (voir blog29/05/2015) où les invités se transforment en directeurs de cirque. Mais rappelons que ce n’est pas la première fois que sont associés Rock ‘N’ Roll et cirque. En effet en 1968 les "Rolling Stones" voulant surfer sur le téléfilm " Magical Mystery Tour" de leur concurrent et néanmoins amis les 4 "Scarabées" demandent à Michael Lindsay-Hogg associé à Mick Jagger de concevoir un téléfilm qui se situera dans le milieu du cirque.

Le 11 décembre 1968, les "Pierre qui Roulent" organisent un spectacle pour la télévision intitulé "The Rock'n'Roll Circus" où vont se produire dans un décor de cirque les plus célèbres artistes de la musique londonienne des années 60. Le concert débute à 14 heures, et se termine le lendemain à 5 heures du matin. Au cours du show outre les "Rolling Stones" composés à cette époque de Mick Jagger, Keith Richard, Charlie Watts, Bill Wyman et Mick Taylor, on peut voir Marianne Faithfull, le violoniste Ivry Gitlis, Tony Iommi, guitariste et membre fondateur du groupe Black Sabbath, associé à Jethro Tull. On assiste aussi à la représentation de "A Quick One While He's Away" le premier mini opéra-rock des Who. Enfin cerise sur le gateau, John Lennon acompagné Keith Richards (basse), d’Eric Clapton (guitare), de Mitch Mitchell (batterie) en présence de Yoko Ono, recouverte de tissus noir et agenouillée face aux musiciens pour interpréter Yer Blues, ce groupe créé pour les circonstances sera baptisé "The Dirty Mac".

The Rock and Roll Circus de Michael Lindsay-Hogg (1968)

Notons aussi que c’est la dernière performance publique du multi-instrumentiste britannique Lewis Brian Hopkins Jones plus connu sous le nom de Brian Jones avec les Rolling Stones avant quitter le groupe en juin 69.

Enregistré le 11 décembre 1968 pour la BBC, ce téléfilm n'a jamais été à la demande des Rolling Stones diffusé, pour des raisons qui demeurent aujourd’hui toujours plus ou moins mystérieuses. Mais après avoir circulé de longues années sous le manteau, ce téléfilm est finalement sorti en CD et VHS en 1996, puis en DVD en 2004 sous le titre "The Rolling Stones Rock'n'Roll Circus".

The Rock and Roll Circus de Michael Lindsay-Hogg (1968)
The Rock and Roll Circus de Michael Lindsay-Hogg (1968)
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La Verità, cirque poétique

Publié le 11 Juin 2015 par cirk75 dans cirques étrangers

La Verità, cirque poétique

Daniele Finzi Pasca, metteur en scène mondialement reconnu, créateur de spectacles pour le Cirque Eloize, le Cirque du Soleil, mais aussi des cérémonies de clôture de différents Jeux Olympiques (Turin, Sotchi...), arrive à Paris pour nous présenter La Verità, sa dernière création.

Acrobatie, théâtre, danse et musique se juxtaposent et s’entremêlent à travers la présence de 13 artistes multidisciplinaires rassemblés autour d’une toile monumentale peinte par Salvador Dalí dans les années 40 à New York pour son ballet Tristan Fou.

La Verità s’inscrit dans la même ligne artistique que les précédentes spectacles de Daniele Finzi Pasca: une création cirque où la poésie et l'humour alternent avec grâce et fluidité.

Au cœur du projet : un jeu d’images pour traverser le surréalisme, une histoire d’amour, une réflexion sur la vérité...

Depuis la première mondiale de La Verità en janvier 2013 à Montréal, le spectacle a été joué plus de 200 fois à travers le monde dans les plus beaux théâtres devant plus de 200 000 spectateurs.

A Paris aux Folies Bergères du 10 juin au 5 juillet 2015.

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Une soirée au Nouveau Cirque, "La noce de chocolat"

Publié le 11 Juin 2015 par cirk75 dans pantomime

Une soirée au Nouveau Cirque, "La noce de chocolat"

Le Nouveau Cirque évoqué dans ce bloc-notes était un établissement situé à Paris au 251 rue Saint-Honoré sur l’emplacement du premier Cirque Olympique des Franconi (voir blog08/06/2015) et non un quelconque spectacle qui n’a de cirque que le nom, mais revenons à notre sujet.

Rappelons que le Nouveau Cirque (voir blog08/12/2010) a existé 40 ans de 1886 à 1926. C’est Joseph Oller à l’origine aussi du bal du Moulin-Rouge et de L’Olympia, qui en était le Maitre d’ouvrage. Cet établissement possédait une piscine qui lui permettait de présenter des pantomimes nautiques (voir blog01/09/2011), sorte de revues de cirque se terminant toujours du moins pour les artistes par un plongeon volontaire ou non dans l’élément liquide.

Parmi les fantaisies aquatiques à succès de cet établissement "La noce de Chocolat" garde de nos jours encore une notoriété collective. Et c’est cette cocasse aventure que le Nouveau Cirque jouait le soir comme le montre le programme, du mardi 7 octobre 1890.

Ce programme vieux de 125 ans était composé de trois parties. Lors de la première on pouvait applaudir deux entrées signées du clown anglais Foottit, dans la deuxième apparaissait le clown Medrano (voir blog07/04/2011), le fondateur du cirque du même nom et c’est dans la dernière qu’était donnée cette pantomime nautique mise en musique par Laurent Grillet chef d’orchestre du Nouveau Cirque composé de 40 musiciens.

Mais si l’intrigue de cette œuvre circassienne peut nous sembler consternante, il faut se souvenir que les dandys et autres bourgeois se bousculaient à cette époque pour assister aux démêlées de Rafaël Padilla, autrement dit Chocolat (voir blog12/02/2012).

Mais rappelons la trame de cette bouffonnerie.

Une soirée au Nouveau Cirque, "La noce de chocolat"

Notre héro voit sa noce contrariée par un groupe d’étudiants en goguette qui enlèvent la mariée et qui ne la rendent à l’infortuné époux qu’après une série d’aventures loufoques et des poursuites bouffonnes. Et ce ne sont que gifles, sauts de carpe, dégringolades le long des escaliers, poursuites folles, pugilats terribles au milieu d’une inénarrable jonglerie de saucissons, gigots et cervelas en délire et finalement baignade générale dans la rivière où tous les invités de la noce se précipitent pour sauver la mariée qui s’y est jetée affolée.

On ignore jusqu’à quel point cette bouffonnerie nautique prétendait à la nouveauté. Mais que la personnalité de Chocolat en soit le motif central prouve tout au moins à cette époque que sa présence faisait recette.

On peut légitimement se demander si une telle pantalonnade aurait des chances de faire recette auprès du public aujourd’hui. Qu’en pensez-vous ?

En guise de conclusion, indiquons que depuis quelques semaines Roschdy Zem tourne avec Omar Sy dans le rôle de Chocolat un film sur l’histoire de ce personnage comique bien en vue de la piste du Nouveau Cirque.

Peut-être y verra-t-on cette noce ?

Mais pour répondre à cette question il faudra attendre le 3 février 2016 date de la sortie de cette oeuvre cinamatographique

Une soirée au Nouveau Cirque, "La noce de chocolat"
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Christian Hecq, un comédien français venant du cirque

Publié le 10 Juin 2015 par cirk75 dans Personnalités

Christian Hecq, un comédien français venant du cirque

Issu d’une famille belge, Chevalier d'honneur de la Confrérie de la tarte à la bette, spécialité de Nivelles ville où il est né en 1964, père chirurgien et mère enseignante Christian Haecq est depuis le 1er janvier 2013 le 525ème sociétaire du Français et sur la scène de ce théâtre national sa prestation passe rarement inaperçu. Avec sa chevelure à la Yul Brynner, sa diction si caractéristique et sa gestuelle saccadée il s’est fait en peu de temps reconnaître des amateurs de théâtres. Il faut dire que le rôle de Bousin pour lequel en 2011 il reçut le Molière du meilleur comédien pour "Un fil à la patte" de Georges Feydeau, y est pour beaucoup et, son interprétation de son entrée ou de la scène de la descente de l'escalier à l'envers provoque à chaque représentation une cascade de rires.

Christian Hecq, un comédien français venant du cirque

Peu intéressé par les études le jeune Hecq sur les conseils de sa mère passe le concours d’entrée de l’Institut National Supérieur des Arts du Spectacle, l’équivalent du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique à Paris. Pour ce concours, il a choisi de jouer Jean, dans "Mademoiselle Julie" de Strindberg et pour cela il bouge tout le temps. Il faut dire que le mouvement est chez lui une seconde nature et sa signature de comédien.

Depuis sa sortie de l'I.N.S.A.S. , il a joué Molière ou Brecht Il a été aussi de Boliboc, de Philippe Genty et Mary Underwood. A côté de ces rôles, Christian Hecq a tenu sa place au cirque, avec la clownesse belge Carina Bonan. "La piste, c'est formidable pour l'ego, parce qu'on est vu à 360 degrés", dit l'acteur, qui n'imaginait pas une seconde rejoindre le Français. Lui qui enfant avait tendance à s’endormir à la Comédie Française, car à cette époque la vieille dame de la salle Richelieu n’éveillait pas ses rêves de gosses.

Aujourd’hui Christian Hecq a posé ses valises chez Molière et s'est glissé dans la vie de cette troupe. Lui qui aime le mouvement il est gâté car certains jours, il lui arrive de jouer dans 3 pièces différentes : M. Duflot, dans Les Joyeuses Commères de Windsor, de Shakespeare, Lysidas dans La Critique de l'école des femmes, de Molière et Bousin dans Un fil à la patte de Feydeau.

Christian Hecq un acteur possédant un véritable don comique lui permettant, même dans une pièce aussi noire que "Lucrèce Borgia" de Victor Hugo, où il joue Gubetta, son homme à tout faire ou à tout tuer, à faire sourire les spectateurs avec ses grimaces illarantes ou ses trouvailles glaçantes autant que farcesques.

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Les Bouglione, on the route again

Publié le 9 Juin 2015 par cirk75 dans Programmes

Les Bouglione, on the route again

Le 16 octobre prochain devrait marquer le retour sur les routes avec la tournée 2015-2016 du Cirque Bouglione. Evènement significatif montrant le très net regain d’appétence pour le cirque des français, et pour les Bouglione c’est également un retour à l’origine de leur famille des gens du voyage. Rappelons que la dernière tournée, non sous la bannière du nom familial mais sous l’enseigne "American Circus" s’était déroulée en 1981, il y a 34 ans.

Fort d’un parc autoroutier de 18 semi-remorques et d’un chapiteau de 1 800 places, le cirque Bouglione visitera du 17 octobre 2015 à 3 juillet 2016 plus de 40 villes françaises. Pour l’instant sont programmées : Aix-en-Provence, Nîmes, Nice, Marseille, Chambery, St. Etienne, Clermont-Ferrand, Nancy, Strasbourg, Metz, Dijon, Mulhouse, Vierzon et Nantes.

Intitulé "Bravo", ce spectacle de 2h sera présenté par une Mme Loyale de charme: Arta Sosnowski-Danetto, ex Salto danseuse et ancienne meneuse de revue du cabaret La Nouvelle Eve. Et depuis quelques années Arta s’est reconvertie avec bonheur dans cette fonction primordiale qu’est la communication avec les spectateurs. On a pu apprécier son élégance et son glamour entre autres à Massy en 2013 et à Nanterre (2011 à 2013) où les Bouglione lui avaient déjà confié le rôle de Maitresse de cérémonie.

Les Bouglione, on the route again

Le spectacle avec animaux est composé de 13 numéros et on pourra applaudir les fauves d’Alfred Beautour, la cavalerie de Giani d’Ambrosio, les éléphants de Lars Holsher. Côté frisons il y aura l’américaine Robin Valencia la femme canon, la troupe brésilienne Fling Mendonça au trapèze volant et les 9 Alexander à la bascule. Côté charme et grâce Alla & Reydi au mat chinois, les hoola hoop d’Alla Klyshta. Côté star Pierre Marchand présentera son incroyable numéro de diabolo quant au rire il sera confié à l’auguste Don Christian.

La famille Bouglione sera naturellement de la partie avec la présence de Sampion Bouglione jr présentant son numéro alliant claquettes et jonglage ainsi que son épouse Natalia Egorova-Bouglione dans son beau travail aux angles aériennes. N’oublions pas les Salto-Dancers et l’orchestre du Cirque d’hiver donnant le tempo indispensable à une telle production.

De toute évidence un spectacle très attendu où il sera aussi possible de se sustenter ou de boire un verre avant ou après la séance dans une ancienne roulotte gitane, ambiance magique assurée.

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Antonio Franconi (1737-1836) le créateur du cirque français

Publié le 8 Juin 2015 par cirk75 dans Franc-Maçonnerie

Né en Vénétie à Udine, fils de Blasio et Jane Franconi, le jeune Antonio connait très tôt la condition des gens du voyage, car à 23 ans il tue lors d'un duel un gentilhomme et doit s’enfuir de la péninsule. Arrivé à Lyon, le jeune Antonio devient soigneur d’oiseaux et de chevaux, mais s’étant battu avec un employé, il doit quitter précipitamment la ménagerie lyonnaise. Il acquiert alors des canaris, qu’il dresse et qu’il présente en Espagne où il découvre la tauromachie. Il devient organisateur de corridas, entrant quelques fois lui-même dans l’arène. Mais comme les courses de taureaux tombent de plus en plus sous l’interdiction des autorités, il reprend en l’améliorant son numéro d’oiseaux.

Engagé en 1782 par Philip Asley (voir blog07/06/2015) pour son numéro de canaris, Franconi reussit tellement bien qu'il le remplace lorsqu’il est obligé suite aux évènements politiques de quitter la France pour se réfugier en Angleterre. Comme Philip Asltey, Antonio Franconi est Franc-maçon. Il est initié le 30 mai 1784 à la loge "l’Etoile Flamboyante aux Trois Lys" acte indiquant le rôle non négligeable qu'a joué en France la Maçonnerie lors de la création du cirque moderne (voir blog14/11/2010).

Au retour d’Astley, en 1802, avec ses fils Laurent (1776-1849) et Henri (1779-1849), Antonio Franconi ouvre un premier établissement puis, en 1807, père et fils inaugurent le Théâtre équestre du Cirque Olympique où pour la première fois en France, une scène est accolée à la piste. Et c’est dans cet établissement qu’ils présentent des pantomimes historiques et militaires ainsi que des mélodrames à grand spectacle, où la présence des chevaux détermine le domaine du cirque français de la première moitié du XIXe siècle.

Après la mort d’Astley en 1814, les Franconi rachètent son établissement puis un deuxième Cirque Olympique ouvre en 1816 sur le faubourg du Temple, avant de s’installer au cœur des théâtres du boulevard du Temple en 1826, où Adolphe Franconi, fils d'Henri et petit-fils d’Antonio présente des pantomimes, dont la plupart sont dédiée à la gloire de l’armée comprenant près de 800 figurant avec feux de Bengale et orchestre de cuivre jouant des marches militaires. Malheureusement, toutes ces productions coûtent cher et la fortune des Franconi en prend un coup et se voit réduire comme peau de chagrin. Alors avec amertune Antonio Franconi assiste au dépôt de bilan de ses fils et au passage du Cirque Olympique sous le giron d’un ancien garçon boucher : Louis Dejean (voir blog20/03/2015).

A 98 ans, le 6 décembre 1836, le père du cirque français tire définitivement sa révérence, ses 2 fils décèdant 13 ans plus tard.

De nos jours, un cirque Franconi perpétue toujours le nom du créateur du cirque français. En effet en 1986, une des dernières descendantes d’Antonio Franconi Alexandra, cousine d’Annie Fratellini (voir blog29/03/2015), crée avec le clown Boboss un cirque portant cet illustre patronyme.

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Philip Astley (1742-1814) le fondateur du cirque moderne

Publié le 7 Juin 2015 par cirk75 dans Franc-Maçonnerie

Philip Astley (1742-1814) le fondateur du cirque moderne

Fils d’un ébéniste anglais, Astley éprouve très jeune une véritable passion des chevaux. Ainsi dès 16 ans il est admis dans le régiment des Dragons légers du Roi où pendant 8 années il va guerroyer et, lors de bataille d’Emsdorff pour sa bravoure il reçoit le grade de sergent-major. A 24 ans il quitte l’armée en conservant deux chevaux des écuries royales dont son cher Gibraltar, avec qui il a chevauché dans de nombreuses batailles.

Dans un premier temps pour gagner sa vie il se spécialise en débourrage des chevaux mais ne dédaigne pas enseigner l’équitation. Un jour ayant loué un champ non loin de Westminster bridge, il s’initie à la voltige équestre, ce qui l’amène naturellement à se produire lors d’exhibitions équestres dans un manège cerné de gradin, sur une piste entourée et recouverte de sciure afin de protéger les sabots des chevaux. Et c’est même Astley qui détermine la superficie de la dite piste, 13 m de diamètre soit deux fois la longueur de la chambrière destinée à guider les chevaux.

Son attrait pour le spectacle l’amène également à créer des costumes d’inspiration militaire, spencer rouge, culotte de peau et tricorne.

Il conçoit aussi le premier orchestre, composé au départ de 2 fifres, une cornemuse et un tambour où les marches militaires sont naturellement de mises.

Philip Astley (1742-1814) le fondateur du cirque moderne

Le succès est au rendez-vous et si le programme reste essentiellement équestre petit à petit viennent fouler la piste des danseurs de corde, des sauteurs, ainsi que des comiques véritables précurseurs en l’art clownesque, qui ont pour nom Billy Sanders et sa troupe de chiens, Porter ou Fortinelli un polichinelle exécutant des tours hardis mais burlesques d’équitation. Ce melting-pot imposant très tôt cette règle essentielle sur la piste la diversité des numéros.

Mais Londres ne suffit plus à Astley, il se produit dans plusieurs capitales européennes. Et en 1782, il s'installe à Paris, où il fait bâtir, à l'entrée du Faubourg-du-Temple, une salle ronde, comportant deux rangées de loges éclairées par 2 000 bougies. C'est l'Amphithéâtre anglais. On y voit le cheval qui danse le menuet, le cheval qui s'assoit, le cheval qui rapporte, mais aussi un équilibriste sur fil ou encore une petite fille de trois ans jouer du piano. Astley enregistre un succès monstre avec le numéro de Copé et Fillon incarnant les clowns Pipo et Mario.

Philip Astley (1742-1814) le fondateur du cirque moderne

Parallèlement Philip Astley, est initié en 1787 à la "Loge Tempérance n°225", rappelons qu’à cette époque l'appartenance à une loge était un signe de respectabilité et que la franc-maçonnerie a joué un rôle non négligeable dans la création de ce nouveau type de spectacle (voir blog14/11/2010). Ainsi on d’ailleurs retrouvé de la vaisselle appartenant à Philippe Astley décorée des compas et équerre entrecroisés, dont un pichet fabriqué en 1785 avec sur un côté le cavalier en arlequin et sur l’autre un œil dans un triangle.

Puis vient les temps fiévreux de la Révolution, puis de l’Empire, période où être anglais n’est pas en France un sauf-conduit idéal, aussi il repart à Londres puis revient dans l’hexagone lors de la paisible Restauration où il s’empresse de récupérer son établissement parisien car à 72 ans il compte bien offrir de nouveaux spectacles aux parisiens. Hélas il meurt deux mois plus tard le 24 octobre 1814. Sept ans plus tard, son fils John, lui aussi Franc-maçon, ayant repris l’établissement décède à son tour et rejoint son père au cimetière du Père-Lachaise.

Ici s’arrête l'histoire de a première dynastie circassienne, car depuis aucun descendant d’Asley n’est réapparu sur une piste.

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Quelques vedettes, d'hier et d'aujourd'hui, voire d'avant-hier!

Publié le 6 Juin 2015 par cirk75 dans visuel, Affiches

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Un Circorama percutant de joie chez Medrano

Publié le 5 Juin 2015 par cirk75 dans Programmes

Un Circorama percutant de joie  chez Medrano

Pour le 9ème spectacle de la saison 57-58, Jérôme Medrano (voir blog16/10/2011) avait composé un spectacle réunissant quelques grands noms du gotha de la piste. On pouvait en effet y applaudir du patronyme fort célèbre comme Fratellini, Frediani, Rancy, Renz ou Zavatta. Que du beau monde comme on dit !

Sous la dénomination Fratellini se cachait dans la réalité 3 générations de cette illustre famille. Le doyen : Albert, le dernier survivant du trio légendaire (voir blog18/05/2015), terminait le programme avec la complicité de Loriot (voir blog17/12/2014). Ses neveux, les fils de François Fratellini apparaissaient deux fois dans deux numéros différents. En fin de première partie dans un numéro d’acrobaties matinée de cocasseries sous le nom des Craddoks. Puis Kiko, Popol et Baba (voir blog25/05/2015) métamorphosés en un trio clownesque des plus réussis, animaient la fin de la seconde partie de leurs célèbres entrées avant de laisser la piste à leur oncle Albert. Enfin Stella et Henrietta, les filles de Popol et Baba complétaient le programme dans un tourbillon en patins à roulettes fantasque et fantastique sous le patronyme de Trio Beverly.

Nino Frediani, de la grande famille du même nom et neveu de l’inoubliable Beby (voir blog15/04/2012) jeune et surprenant jongleur précédait dans le filage du programme : Sabine Rancy, une des reines de la Haute-école et descendante de cette illustre famille (voir blog22/09/2011) dont le nom des chapiteaux a fleuri pendant plus de 100 ans dans les villes de France. Dany Renz son époux au destin tragique (voir blog17/06/2012) et arrière-petit-fils de la célèbre écuyère Théresa Renz, présentait un numéro de voltige et de sauts périlleux à cheval devenu depuis légendaire, qui faisait de cet intrépide jockey costumé en Robin des bois la vedette n°1 dans cette discipline.

Enfin Zavatta, ou plutôt les Zavatta Junior, Lydia, William et Willy, les enfants d’Achille (voir blog17/05/2015), musiciens, acrobates dans un cocktail musical et de danses acrobatiques montraient aussi toute l’étendue de leur talent et illustraient que quand on est enfants de la balle, la piste est une seconde maison, non une seconde caravane.

Le spectacle présenté par le comédien et chansonnier Jacques Prely, mis en musique par le maestro Hubert Dewaele était complété par les caniches de Marchisio, les Craggs et leur vélo au bout d’une perche, Miss Cooky déambulait sous la coupole du cirque, un roi de l’équilibre : Felixio, un duo de main à main les Brix Brothers et Manuela & Alden danseurs acrobatiques.

Un Circorama percutant de joie  chez Medrano

Un spectacle Medrano, comme aimait dire la réclame de cette époque, et comme Jérôme savait les concocter… Dernier point pour ceux qui s’en souviennent c’est du 21 février au 27 mars 1958 qu’on put applaudir ces artistes.

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Le cirque des horreurs de Sidney Hayers (1960)

Publié le 4 Juin 2015 par cirk75 dans Cinéma

Le cirque des horreurs de  Sidney Hayers (1960)

Ce film britannique signé Sidney Hayers, relate l’histoire du docteur Rossiter, un chirurgien recherché par la police parce qu'il refait le visage de criminels en fuite. Après avoir opéré la fille d'un chef de cirque Vanet, il a l'idée de s'associer avec lui sous l’identité de Schüler, et de suivre la tournée du cirque. Lorsque le directeur du cirque est attaqué par son ours dansant, Rossiter ne fait rien pour l'aider et le laisse mourir. Il prend alors la direction du cirque et y emploie d'anciennes criminelles pour en faire un "temple de la beauté". En dix ans, sa troupe gagne une renommée européenne. Mais régulièrement, des accidents étranges coûtent la vie à ses artistes, aux femmes notamment qui ont fait part de leur désir de quitter le cirque. Intriguée, Scotland Yard dépêche un inspecteur sur les lieux...

Ce film d’horreur sanglant est une intrigue rocambolesque, bien dans le style du roman populaire qui ménage une succession de moments forts conçus uniquement dans le but d’entretenir l’angoisse du spectateur, et entretenue par la présence de la piste, celle du cirque Billy Smart, comme lieu de l'intrigue, angoisse tempérée il faut le dire un humour noir heureusement omniprésent.

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