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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Germaine Mordant (1911-1968)

Publié le 14 Janvier 2015 par cirk75 dans Musique

Germaine Mordant (1911-1968)

Musicienne, accordéoniste, premier prix de piano du Conservatoire National de Musique, Germaine Mordant tout en dirigeant des formations de variétés traditionnelles, est à l'origine d'un des premiers orchestres féminins. Ainsi lors de la représentation en 1942 du film “Melle Swing” aux cinémas “Berlitz” et “Français” Germaine Mordant et son orchestre se produisent à l’entracte avec les Médinger. Notons que dans cette production cinématographique on trouve Pierre Mingand (voir blog12/02/2014) jouant le pianiste de l'orchestre Raymond Serre, dont s'éprend Irène l’héroïne, une jeune fille passionnée de swing, qui s'ennuie à Angoulême.

Après la seconde guerre mondiale, Jérôme Médrano demande à Germaine Mordant d’être la première femme chef d’orchestre dans son établissement où elle habille musicalement parlant, avec sa verve et sa fougue coutumière, de 1947 à 1953 les spectacles du cirque montmartrois. On lui doit de nombreux arrangements musicaux et quelques compositions chères au cirque, dont “La Grande Parade de Medrano” et l’hymne qui de 49 à 52 sert un peu d’intro aux spectacles du cirque du Bd Rochechouard, le célèbre “Medrano Parade”. Pour la saison 53-54 et après 7 saisons de bons et loyaux services la Chef d’orchestre en robe de soir est remplacée par Jean Laporte (voir blog10/11/2010).

Germaine Mordant comme beaucoup d’autres chefs d’orchestre de la piste fait partie aujourd'hui de ce lot de musiciens injustement oubliés, bien que cette dernière et c’était rare à cette époque, avait eu droit à photo et texte sur sa carrière de Maestro dans les programmes papier de Medrano ainsi que son nom inscrit sur les affiches de cet établissement parisien.

Germaine Mordant (1911-1968)
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Une des nombreuses compositions musicales dédiées au Cirque Medrano

Publié le 13 Janvier 2015 par cirk75 dans Musique

Une des nombreuses compositions musicales dédiées au Cirque Medrano

Medrano version paso doble

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Cabu (13 janvier 1938-7 janvier 2015)

Publié le 10 Janvier 2015 par cirk75 dans Personnalités

Cabu (13 janvier 1938-7 janvier 2015)

Pour les amateurs de cirque, Châlons-en-Champagne, c'est le CNAC, le Centre National des Arts du Cirque, hébergé dans son magnifique Cirque Municipal datant de 1899. Pour les amateurs d'art, c'est la cathédrale et les églises ou les cloîtres de l'époque médiévale. Mais pour le monde de la bande dessinée et pour les Châlonnais en général, c'était Jean Cabut, dit Cabu né le 13 janvier 1938 à Châlons-sur-Marne, aujourd'hui Châlons-en-Champagne. Dessinateur et caricaturiste prodige, il avait popularisé sa ville natale en publiant les aventures du "Grand Duduche" dans plusieurs albums. Ce personnage, potache au lycée de Châlons-sur-Marne, éclairait de son sourire innocent une ville souvent grise qui, pour beaucoup de Français, n'évoquait que la période de leur service militaire obligatoire. Duduche, c'était Cabu, non Cabu, c'était Duduche!

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L'émouvant témoignage de Patrick Pelloux, premier arrivé sur les lieux de l'attentat de Charlie Hebdo

Publié le 9 Janvier 2015 par Michel Alain Lagrange

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Les mots sont quelques fois inutiles

Publié le 8 Janvier 2015 par Michel Alain Lagrange

Les mots sont quelques fois inutiles
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Un petit florilège des précédentes éditions du Festival International du Cirque de Monte Carlo

Publié le 7 Janvier 2015 par cirk75 dans Festivals

Un petit florilège des précédentes éditions du Festival International du Cirque de Monte Carlo

Du 15 au 25 janvier se tiendra à Monte Carlo la 39ème édition, revenons par ce visuel sur les éditions précédentes dont la première s'est tenue en 1974 du 26 au 30 décembre.

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Albert Préjean (1894-1979) un M. Loyal pas comme les autres

Publié le 6 Janvier 2015 par cirk75 dans M. Loyal

Parmi les MM Loyal originaux que le cirque ait connu, l’acteur et chanteur français, héros de la Première Guerre Mondiale, grand sportif, artiste peintre, Albert Préjean est à ranger dans cette catégorie. Il devient pour une tournée en 1957 M. Loyal suite à un pari un peu fou avec son ami Jean Richard, L’origine de ce défi remontait en 1954 lorsque cet amoureux du cirque et créateur à Ermenonville du "Zoo Jean Richard" et de "La Mer de Sable" tournait “Chéri-Bibi” de Marcello Pagliero avec Albert Préjean, dans le rôle l’inspecteur Costaud. Le futur Commissaire Maigret de la Télé ne cessait d’entreprendre Albert Préjean sur ces projets de cirque, un sujet qui a cette époque dominait il faut bien le dire, toutes ses conversations. Un jour Albert Préjean, un peu excédé et pour couper court à la sempiternelle conversation déclara avec un brin de compassion qu’il serait son M. Loyal quand Jean-Richard aura son cirque. Albert Préjean ne doutait pas à cet instant que 3 années plus tard il se trouverait à faire la tournée pour présenter le programme du 1er cirque portant le nom de Jean-Richard. Albert Préjean tint son pari et présenta tout le spectacle où le Maître des lieux occupait une large place de la seconde partie en lui donnant la réplique ainsi qu'à 4 autres comédiens dans un de ses grands succès, une fantaisie intitulée "A Champignol", après avoir présenté les "Baby Eléphants des Indes".

Dans la réalité sous l’enseigne Cirque-Zoo Jean-Richard se cachait une association composée de Lucien Jeannet (directeur administratif), Jean Richard (directeur artistique), Alexis Gruss Senior (directeur général) et André Gruss (directeur technique). 

Une fois la tournée achevée Albert Préjean reprit son métier d’acteur en tournant encore quelques films, il écrivit aussi ses mémoires qu’il confia à son fils, Patrick Préjean et qui sont parues en 1979, année où ce M. Loyal, respectueux de sa parole, est décédé.

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Un petit florilège des programmes du Cirque Phénix

Publié le 5 Janvier 2015 par cirk75 dans Cirques

Petit retour, sur les spectacles du cirque Phénix

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Petite analyse financière destinée aux circophiles aimant les animaux

Publié le 4 Janvier 2015 par cirk75 dans Economie

La dernière mouture de la revue ”Le Cirque dans l’Univers“, nous fait part d’une étude économique concernant le marché du cirque aux Etats Unis en 2013, et plus particulièrement d’une comparaison entre les 2 géants circassiens nord-américains, le Ringling bros Barnum & Bailey circus et son homologue québécois le Cirque du Soleil.

Mais mieux qu’un long discours un petit tableau des résultats financiers de ces 2 entreprises de spectacle, (source SNL) vaut mieux qu’un long discours :

Petite analyse financière destinée aux circophiles aimant les animaux

EBITDA (Earnings Before Interest, Taxes, Depreciation, and Amortization), correspond au profit généré par l'activité d'une entreprise et permet de les comparer entre elles.

Petite analyse financière destinée aux circophiles aimant les animaux

A la lecture de ce document, on peut noter que le Cirque du Soleil pratique une politique économique dite de l’écrémage en ciblant plus une clientèle à fort pouvoir d’achat en pratiquant des prix de place assez élevés, tandis que Ringling Bros. propose un éventail plus large pour ses prix d’entrée.

De plus le Soleil comme d’autres cirques adeptent des programmes sans animaux, mettent en avant la cause animal, mais aussi celle du tiroir-caisse, surtout lorsque l’on prend conscience des coûts d’achat et d’entretien d’un artiste à 4 pattes. A titre indicatif, cette même étude indique que le coût d’achat d’un jeune éléphant revient vers 100 000 $, sa nourriture annuelle représente 11 000 $, les soins qu’il reçoit environ 7 500 $. Quant aux assurances il faut compter autant et les coûts de transport avoisinent les 20 000$.

Pour information, Bello Nock chez Ringling bros. demandait 600 000 $ par an, soit le prix d’achat de 6 éléphants ; un clown lambda émarge chez le géant américain entre 15 000 et 40 000 $, soit entre 1 et 4 éléphants. Ne pensez-vous pas qu’un gestionnaire avisé va plus être tenté de proposer un cirque sans animaux qu’avec. Et en plus il peut revendiquer de défendre un noble cause. Alors pourquoi se gêner?

Les résultats du Soleil sont éloquents sur ce point, leur EBITDA avoisine les 20, 25% quand il n’est que de 10 à 15% chez Ringling bros. De plus avec 3 fois moins de spectateurs le Soleil dégage un résultat plus important que son glorieux concurrent américain…

La cause des animaux a quelques fois bon dos, ne trouvez-vous pas ? A vous de juger…

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Cirkafrika2, un bon spectacle de music-hall de culture africaine

Publié le 3 Janvier 2015 par cirk75 dans Programmes

Cirkafrika2, un bon spectacle de music-hall de culture africaine

Fort du succès en 2012 de son cirque africain (voir blog08/04/2013), Alain Pacherie (voir blog17/04/2013) remet le couvert en proposant selon ses dires “un formidable tourbillon d’acrobaties, de musique et de danses ”. Il a raison musique, danse et chant priment sur les arts de la piste. Pour preuve sur les 44 artistes composant le spectacle, il y a autant d’acrobates que de musiciens, danseurs ou chanteurs, 12 dans les deux cas. C’est dire la place faite aux exploits de la piste dans ce spectacle et sur, les 21 tableaux composant le programme, seuls 10 peuvent être labélisés cirque. Mais on ne peut dire que Cirkafrika2 soit décevant. Les spectateurs sont aussi enthousiasmes que dans un concert, d’ailleurs tout est fait pour cela, on termine sur une prestation de Tap dance, puis place au jazz avec ”Summertime“ cher à Gerschwin puis au gospel avec ”Oh happy day“ c’est dire que l’on met le paquet pour créer l’ambiance et ça marche. Alors pourquoi être atrabilaire, le public en a pour son argent ; il chante il danse ; il est heureux, c’est la fête, n’est-ce pas le principal que le regardeur en ait pour son argent.

Pour le circophile que je suis, je ne m’y retrouve pas, car je viens de voir un show, composé de chants, de danses, d’un numéro comique (José & Trempi) et parfois saupoudré d'attractions visuelles. Pour être objectif il faut dire que parmi les visuels deux numéros sont exceptionnels. Beniyan Etea & Remedan Abebe d’une part, et Lidya Ebrahim & Tegegn Shewalem de l’autre, réinventent tout simplement les premiers le main-à-main et les second le jonglage. C’est tout simplement prodigieux et c’est à voir tant c’est nouveau voire incroyable. Deux troupes complètent le programme visuel, en proposant pour l’une : jonglerie, cerceaux chinois et double mat chinois et pour l’autre : antipodiste et banquine multipliant les sauts périlleux et les rattrapes casse-cous. Ah ! Et n’oublions pas une contorsionniste souriante pour faire bonne mesure.

En sortant on est partagé entre deux points de vue, soit le cirque africain est encore aujourd’hui limité dans son nombre d’artistes, et il faut bien combler avec des chants et des danses le vide ; soit la direction du cirque Phénix a décidé de taire le cirque et de faire du music-hall. C’est d’ailleurs ce que laisse à penser la publicité du programme 2015, intitulé ”Le petit dragon“ avec les moines de Shaolin et l’Opéra de Pékin. Mais pour 2016 Alain Pacherie parle d’aller faire un tour dans les Caraïbes à Cuba, et ça pourrait être bougrement intéressant.

Alors à suivre…

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