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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Palmarès du XXXIX° Festival International du Cirque de Monte Carlo

Publié le 21 Janvier 2015 par cirk75 dans Festivals

Palmarès du XXXIX° Festival International du Cirque de Monte Carlo

L’obstination a été récompensée, après un clown d'argent en 2001, Fumagalli et son frère Darix viennent de toucher le Graal en empochant cette année avec trois autres numéros:

les trapézistes de la Troupe nationale de Pyongyang,

les acrobates de la troupe nationale de Chine,

Anastasia Fedotova-Stykan

un clown d'or.

Palmarès du XXXIX° Festival International du Cirque de Monte Carlo
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Les démêlées de Buster Keaton au cirque

Publié le 20 Janvier 2015 par cirk75 dans Cinéma

Les démêlées de Buster Keaton au cirque

Buster Keaton a, à la fin de sa vie et avec l’aide de Charles Samuels, relaté ses souvenirs dans un ouvrage paru en 1960. Dans cette autobiographie d’une rare modestie, intitulé "La Mécanique du rire", il raconte sa vie marquée par l’évolution du cinéma et la dureté́ d’Hollywood : l’enfance, la scène, l’expérience de la guerre, l’entrée dans le cinéma, le succès, le passage à la réalisation, puis peu après l’arrivée du parlant le fulgurant déclin...

Buster Keaton (voir blog14/12/2010) y relate aussi ses incursions sur les pistes européennes (Medrano, Cirque Royal…) mais laissons-lui la plume pour raconter cette étonnante histoire.

"En Europe, ce n’est pas sous une tente que se déroulent les grands cirques mais dans des arènes en dur, qui sont de véritables théâtres en rond. Les acteurs jouent au centre de la piste, où ils arrivent par le même passage que les fauves, les clowns ou les éléphants. En 1947, c’était l’immédiat après-guerre et tous les acrobates, jongleurs, dresseurs ou clowns allemands étaient encore bannis du cirque français, le public parisien n’éprouvant que haine pour l’ex-occupant. Mais les artistes allemands revinrent discrètement à partir de 1950.

Ce fut pour moi une intense émotion que de jouer devant le public européen. La plupart de ceux qui venaient m’applaudir se souvenaient de mes films. J’interprétais mon sketch extrait du film, "Le plombier amoureux".

Les démêlées de Buster Keaton au cirque

Je gagnais 3 500 $ par semaine. Toutefois, nous nous heurtâmes à une loi interdisant de sortir de France plus de la moitié de ce salaire, restriction qui nous permit, Eleanor et moi de vivre comme des princes à l’hôtel George V sans nous sentir dépensier.

En 1950, lors de ma deuxième tournée, j’utilisais un sketch extrait de mon dernier film muet, le figurant avec Eleanor comme partenaire. Elle ignorait tout du métier d’actrice, n’ayant travaillé que comme danseuse. Mais elle se débrouilla si bien dès ses débuts que je n’eus plus jamais besoin d’une autre partenaire féminine…

Les démêlées de Buster Keaton au cirque

… En 1951 je donnais un sketch moins épuisant "sur un banc" mais avec ce qui nous arriva pendant cette tournée s’avéra littéralement exténuant, beaucoup plus que n’importe quel numéro de cirque.

Pendant notre traversé vers l’Europe, l’antenne européenne de mon imprésario m’avait engagé sans m’avertir pour jouer 2 semaines au Cirque Royal de Bruxelles (voir blog09/02/2012), juste après notre engagement parisien. Tout s’annonçait bien, sinon que le cachet était plus bas de 600 $ que mes cachets parisiens.

Il n’y a pas tellement de cirques en Europe, et ils constituent un cercle très fermé, où tout se sait. Quand l’organisateur français appris que j’allais travailler à Bruxelles pour un cachet inférieur, il sauta au plafond, convaincu que je l’escroquais en lui laissant payer notre voyage depuis Hollywood – et retour – puis pour travaillant au rabais pour un concurrent qui n’avait rien déboursé pour nos frais.

Il me proposa de régler le conflit en abaissant mon cachet au niveau belge. Comme je refusais il m’offrit de prolonger mon engagement de 2 semaines, à condition que j’annule mon contrat avec les Belges. Chose que je ne pouvais faire par simple honnêteté. De sorte que la démarche suivante de ce monsieur fut de porter plainte contre moi.

Les démêlées de Buster Keaton au cirque

Ce soir-là, de retour à l’hôtel, nous trouvâmes notre appartement rempli de gendarmes dressant l’inventaire de tout ce que nous possédions, y compris les brosses à dents et les bigoudis d’Eleanor.

J’appelai à la rescousse le consul d’Amérique, qui me recommanda les services d’une avocate russe. Celle-ci parlant 4 langues, mais quelle que fût celle qu’elle utilisât pour parler à mon employeur, elle ne pût le convaincre de nous restituer nos affaires personnelles.

L’embrouillamini ne cessa que lorsque j’acceptai de céder.

Cet incident m’apporta une publicité internationale dont je me serai bien passé. J’imaginais tout le monde s’apitoyant sur moi : " Ce pauvre Buster Keaton ! Après avoir été vedette, le voilà réduit à faire du cirque pour un salaire de misère !"

Ainsi conclut "l’Homme qui ne rit jamais" sur ses turpitudes circassiennes et parisiennes. Dans son livre qui vient d'être réédité en France aux Editions Capricci, il compte de nombreuses anecdotes sur l'histoire du cinéma; ouvrage qui comblera non seulement les cinéphiles mais aussi toutes personnes aimant aussi Hollywood et sa légendaire faune!

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Le dompteur Mc Donald (1876-1942)

Publié le 19 Janvier 2015 par cirk75 dans Dompteurs

Le dompteur Mc Donald (1876-1942)

Louis-Marie Corfdir, né en 1876 à Plounez en Bretagne débuta sa carrière de belluaire en présentant la tigresse Fane et le lion Mignon dans la ménagerie d’Edmond Pezon. Il prit rapidement comme pseudonyme Mc Donald, clin d’œil au cheval du même nom qui avait fait gagner lors d’une course, une somme importante à Pezon. En 1910 Louise-Marie monte à Belfort sa propre ménagerie, rappelons qu’à cette époque dans les fêtes foraines, la ménagerie était la principale attraction et le dompteur un personnage hors du commun. L’année suivante il monte à la Foire du Trône de Paris où avec 2 autres dompteuses, Dorna et Melle Annietta, il présente un groupe de lions. Surnommé le dompteur-cyclone, avec ses longues moustaches et sa forte carrure, il devient rapidement une figure populaire des ménageries parisiennes. Malheureusement la chance n’est pas au rendez-vous car en 1914 il fait faillite ce qui l’oblige à redevenir salarié pour d’autres ménageries. Après la guerre 14-18 et jusqu’en 1922, il monte une baraque où il exhibe un alligator de 3,50 m de long.Il décède pendant la 2nde guerre en 1942.

Le dompteur Mc Donald (1876-1942)

Signalons que parmi les disciples du dompteur Mc Donald, médaillé du titre de champion des dompteurs de 1906 à 1922, on trouve Henri Thétard (voir blog29/05/2013) et Schérif Amar le futur compagnon de sa fille, la dompteuse Jeannette Mc Donald (voir blog15/06/2013), cette dernière reprenant si l’on peut dire pour son compte, le fonds de commerce paternel.

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Bocky & Randel pour bien commencer dimanche

Publié le 18 Janvier 2015 par Michel Alain Lagrange

LES CLOWNS BOCKY ET RANDEL DANS L EMISION 1 2 3 EN PISTE MIS EN LIGNE PAR VOTRE SERVITEUR LIONEL LUTRINGER

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Billy Beck (1926-2011) l’auguste mélancolique

Publié le 18 Janvier 2015 par cirk75 dans Clowns

Billy Beck (1926-2011) l’auguste mélancolique

Frank Billerbeck, l'hurluberlu à la mine mélancolique est né le 28 septembre 1926 à Philadelphie en Pennsylvanie. Enfant, il aimait dessiner, et l’une de ses spécialités était de peindre des clowns. Peintre renommé à l’imagination fertile et aux trouvailles cocasses, il aimait amuser son entourage. Lorsque la 2nde guerre mondiale éclate, il est envoyé en France et dès qu’il en a la possibilité, il se rend à Paris au Cirque Medrano pour voir son idole Buster Keaton (voir blog14/12/2010) ou les autres célébrités de l’époque. En 1945, la guerre terminée, il décide de rester à Paris, trouvant la ville, la langue française et les femmes magnifiques.

Billy Beck (1926-2011) l’auguste mélancolique

Sous le pseudonyme de Billy Beck, il créé un personnage de clown triste qui intervient aux terrasses des cafés, tout en continuant la peinture dont il expose les toiles dans la rue, enchaînant souvent les sketchs et les portraits. Rapidement, il se retrouve de 1951 à 1953 sur la piste du Cirque Médrano où il se produit au gré de ses venues, avec pour complices Mylos ou Loriot (voir blog17/12/2014) avec qui il nous fait partager ses joyeuses blagues.

Puis en 1960 il quitte la piste pour l'écran et part à Hollywood, où il tournera une vingtaine de films dont "Irma La Douce" et "La Grande Combine" de Billy Wilder avec comme partenaire Jack Lemmon. En France Jean-Pierre Melville (voir blog19/09/2014) le fait jouer dans "Deux hommes à Manhatan"… Il apparaîtra aussi à la télévision américaine qui lui offrira des rôles dans des séries et des émissions.

Après une carrière bien remplie Frank Billerbeck, dit Billy Beck, décède à 85 ans, le 29 juin 2011 à Silverlake, en Californie.

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Lucien de notre Jeunesse

Publié le 17 Janvier 2015 par Michel Alain Lagrange

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Les Fratellini musiciens de la piste

Publié le 17 Janvier 2015 par cirk75 dans visuel

Paul, François et Albert bons musiciens ont utilisé pendant leur longue carrière de nombreux instruments de musique dont certains dus à leur imagination comme l’orgue à poire composé d’avertisseurs sonores d’automobiles (genre klaxons) accordés et d’autres peu courant comme le flexatone. Mais ils jouèrent le plus souvent d'instruments plus classiques comme le concertina, la guitare, le violon, la trompette, la mandoline, le tuba, l’hélicon…

A la fin des années 20 de nombreux disques gravés chez Odéon, témoignent de leur grande virtuosité musicale. Dans ces enregistrements ils sont généralement accompagnés par un orchestre dirigé par le maestro Pompilo, chef d’orchestre à cette époque du Cirque d’hiver (voir blog25/05/2011). On peut ainsi les entendre dans des compositions qui furent de leur temps de véritable succès tel "Le Trompette en Bois".

En 2003 Vanny Records a produit un CD reprenant quelques-uns de leurs succès, dont "la Java des Fratellini" ou "la Valse des Fratellini", indispensable pour les passionnés de ce trio mythique.

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Un petit visuel sur le Cirque d'Hiver de Paris

Publié le 16 Janvier 2015 par Michel Alain Lagrange

HISTORIQUE

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Le Radio Circus (1949-1962)

Publié le 16 Janvier 2015 par cirk75 dans Cirques d'hier

Le Radio Circus (1949-1962)

A partir de 1949 et pour 8 belles saisons en 1949, Louis Merlin (voir blog14/02/2012) à la tête de Radio Luxembourg, ancêtre de RTL , crée le Radio Circus en passant un contrat avec la “Société Grüss-Jeannet" pour lui fournir le matériel, la logistique ainsi que le programme artistique. Le Radio Circus, cirque itinérant, dont la première fut donnée le 22 mars 1949, présentait un spectacle en deux parties. Dans un premier temps un spectacle de cirque traditionnel avec à cette époque un grand nombre de numéros produits par les familles Grüss et Jeannet : la cavalerie en liberté d'Alexis Grüss, la haute-école de ses fils Rodolphe et Philippe, le trapèze de sa fille Arlette, le numéro de clowns de son frère André, le numéro de chiens de Lucien Jeannet, sans omettre Philippe Grüss dompteur de panthères. Puis en seconde partie des jeux radiophoniques : “Quitte ou double" (voir blog07/10/2011), “Le crochet radiophonique" (voir blog08/10/2011) etc… organisés et diffusés par Radio Luxembourg avec les animateurs radiophoniques les plus populaires de cette époque et qui avaient pour noms Zappy Max (voir blog13/03/2011), Marcel Faure (voir blog06/10/2011), Roger Lanzac (voir blog 25/09/2011) Maurice Gardet (voir blog19/02/2012), François Chatelard, Henri Kubnik.

Le Radio Circus (1949-1962)

Pendant 3 années de 57 à 60, hors de la houlette des Grüss-Jeannet qui s’étaient investis dans une nouvelle enseigne le “Grand Cirque de France", le Radio Circus s’associe avec la Radio Télévision Française, puis en 1961 l’enseigne porte les couleurs de Radio Monte Carlo et de Radio Vallées d’Andorre. Enfin en 1962 le Radio Circus organise une tournée hors de l’hexagone au Moyen Orient (Turquie, Israël), mettant un terme à cette enseigne qui aujourd’hui garde encore quelques nostalgiques de cette période où le cirque et la radio faisaient piste commune.

Le Radio Circus n’est pas le seul à avoir frayé avec la radio, la période Pinder-ORTF montre combien les radios ont été dans le début de la seconde partie du XX° siècle des partenaires importants pour le monde circassien.

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Le City Circus ou le Grand Cirque de France ?

Publié le 15 Janvier 2015 par cirk75 dans Cirques d'hier

Le City Circus ou le Grand Cirque de France ?

Il y a quelques années les noms des cirques évoluaient selon les années, les pays visités ou l’humeur du temps. On a déjà évoqué dans un bloc-notes précédent (voir blog13/11/2010) les différentes enseignes utilisées par les Gruss-Jeannet qui changeaient souvent de dénomination artistique. Témoins ces 2 programmes de la tournée 66 où le Grand Cirque de France devient en passant la frontière le City Circus, avec bien entendu le même programme à deux exceptions près entre le super show donné en France sous l’enseigne Grand Cirque de France et celui donné en Suisse sous l’enseigne City Circus. On notera la même similitude dans la communication visuelle utilisée en 66 pour ces 2 appellations. Il est vrai que les Gruss du moins à cette époque pensaient que leur nom n’était pas vendeur d’où cette recherche selon eux, d'une enseigne plus attractive. En revanche pour la tournée 65 il n'y eu pas de Grand Cirque de France donc aucune équivoque.

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