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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Cirque & Franc-Maçonnerie : les Directeurs de Cirque

Publié le 11 Février 2011 par cirk75gmkg dans Franc-Maçonnerie

 

 

Beaucoup de Directeurs de Cirque ont été, et c'est peu connu initiés, mais force est de constater  que l’on trouve un nombre non négligeable de frères dans cette profession (voir blog14/11/2010).

Parmi ceux dont leur appartenance est connue, on peut citer : l’anglais Philip Astley,  les frères Ringling tous américains et le français Théodore Rancy. 

Philip Astley,  l’inventeur du cirque moderne en se produisant lors d’exhibitions équestres dans un manège cerné de gradin, a été initié en 1787 à la « Loge Tempérance ». 

Alfred, John, Albert, Charles, William, Otto et Henry Ringling étaient à la fois frères dans la vie mais aussi en Loge.  Tous ils fréquentaient la « Baraboo Loge » à l’Orient de Baraboo dans le Winsconsin. Ils étaient réputés pour l’honnêteté tant par leurs frères que par le public.   Les frères Ringling, propriétaire du célèbre « Ringling Bros » rachetèrent, en 1907, le « Barnum & Bailey »   pour donner naissance en 1919 au célèbre « Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus ». 

Quant à Théodore Rancy, célèbre créateur et directeur de plusieurs cirques fixes en France et à Genève, très curieusement sa biographie tait généralement son initiation maçonnique.

Remarquons néanmoins qu’il a reçu, suite à la représentation que son cirque donna lors de l’inauguration du Canal de Suez, un tapis brodé or. Il est amusant de constater des  emblèmes maçonniques sur ce tapis prouvant ainsi son appartenance à la franc-maçonnerie. 

Cirque & Franc-Maçonnerie : les Directeurs de Cirque
Cirque & Franc-Maçonnerie : les Directeurs de Cirque
Cirque & Franc-Maçonnerie : les Directeurs de Cirque
Cirque & Franc-Maçonnerie : les Directeurs de Cirque

Notons aussi que de nombreux programmes de cirques du début du XX° siècle portent encore quelques illustrations à caractères maçonniques. 

Cirque & Franc-Maçonnerie : les Directeurs de Cirque
Cirque & Franc-Maçonnerie : les Directeurs de Cirque

Certains artistes,comme les Morting, profitent de leurs affiches pour indiquer par un symbole discret (ici l’équerre et le compas) leur appartenance maçonnique afin de bénéficier du soutien de leurs frères.

Comme nous le voyons cirque et maçonnerie ont toujours fait bon ménage

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Les Chesterfollies de Gilles Margaritis

Publié le 10 Février 2011 par cirk75gmkg dans Programmes

 photo--3-.JPGGilles Margaritis, le célèbre producteur de la piste aux étoiles était également un prodigieux créateur de spectacles. Avant la guerre, il avait triomphé sous le nom des Chesterfield, avec la parodie du concert classique , en compagnie d'un comique prodigieux Cassia, dans les Music-halls du monde entier et il avait profité de ses séjours à Londres et à Broadway pour comprendre le principe de grands spectacles burlesques comme Hellzapopin ou les shows d'Eddy Cantor.

 

Medrano43.jpgDe retour en France, pendant l'occupation, il invente les Chesterfolies. A cette époque, les spectateurs cherchaient surtout des spectacles gais, les cirques cherchaient des spectacles sans animaux dressés et les grands clowns étaient au chômage. Il y eu donc à Medrano les Chestrfollies 42, les Chesterfollies 43, les Chestrefollies 44 avec les meilleurs clowns de Paris (Rhum, Béby, Achille Zavatte, Dédé Gruss, Pipo, Maïss, Alex et des numéros montés par Margaritis comme La Ford en folie.

 

Chesterfolies2.jpgChesterfolies3.jpgCes spectacles annuels presentés soit à medrano soit à l’ABC, salle de music hall aujourd’hui disparue, eurent un grand succès et donnèrent naissance à des troupes burlesques voire excentriques comme les Branquignols crée par robert dhery.

GillesMargaritis.jpgGilles Margaritis relate les Chesterfollies ainsi que ses pistes aux etoiles dans un livre paru chez solar, ouvrage a ce jour épuisé mais qui peut facilement se trouver grâce à internet. 

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Parlez-vous le circonaute ?

Publié le 9 Février 2011 par cirk75gmkg dans Livres

Lautrec.jpgComme toute activité, les arts de la piste possèdent un jargon, certains disent même, argot dont la fonction primaire permet à un groupe d’individus de se distinguer des autres. Si de nos jours les mots propres au cirque ne sont plus une énigme, certaines expressions peuvent demeurer néanmoins absconses.  Voyons aujourd’hui certaines formules nécessitant peut être une traduction afin de ne pas paraitre un branque voire un pantre au cirque.


Ballon :

Cerceau de papier dans lequel saute l’écuyère.

Baron :

Compère chargé d’entraîner le public à entrer dans un cirque ou une baraque foraine.

Bourrée :

Se dit d’un cirque lorsqu’il fait salle comble.

Barrière:

Haie formée de garçons de piste devant la gardine.

Branque :

Terme qui désigne celui qui ne fait pas partie du milieu du cirque.

Can :

Canevas à partir duquel les clowns improvisent en piste.

Canari : 

Terme utilisé dans les ménageries pour désigner un ours, on dit aussi un poilu.

Chambrière : 

Long fouet des dresseurs de chevaux.

Coussin : 

Petit tremplin employé par certains écuyers pour sauter sur le dos du cheval non sellé.

Crigne : 

Viande ou nourriture donnée aux fauves.

Flip-flap : 

Saut effectué sans élan.

Galoupe :  

Garçon de piste.

Gardine:

Grand rideau généralement de velours rouge qui masque l'entrée des artistes.

Kiosque : 

Sommet du chapiteau.

Léotard : 

Collant des artistes, du nom du trapéziste qui le premier le porta.

Palque : 

Cirque en  plein air, sans tente ni véritable piste.

Panneau :

Grand  disque de bois servant de selle sur lequel se tient debout l’écuyère.

Pantre : 

Personne étrangère au milieu du cirque, avec une nuance de mépris.

Parapluie :  

Tout petit chapiteau.

Passe : 

Passage d’un trapéziste d’un trapèze à un autre, ou vers les mains d’un porteur.

Perpignan : 

Fouet d’un dompteur.

Postiche :  

Parade.

Rat : 

Exercice manqué, raté.

Robe ou sac : 

Costume pailleté du clown blanc. (NB un clown est toujours le blanc l’autre est l’auguste).

Toquard : 

Fauve dangereux.

Trèpe :  

Public.

Trinka : 

Petit appareil sur lequel se couche l’artiste qui jongle avec ses pieds.

LesMots2.jpgPour ceux qui désirent un stage de perfectionnement en la matière, les Editions Belin ont édité un livre signé Catherine Zavatta qui les aidera rapidement à causer le circonaute.

 

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Le Cirque de Calder

Publié le 8 Février 2011 par cirk75gmkg dans Jouets

 CalderCirque2Alexandre Calder (1898-1976) sculpteur américain a dans les année 20 réalisé un cirque miniature en utilisant des bouts de ficelle, du tissu et du fil de fer créant ainsi des automates et des personnages miniatures pour un spectacle de cirque dont la piste mesure moins d'un mètre de large.
calder.jpgLa fascination que Calder a pour le cirque débute vers l'âge de vingt-cinq ans, suite à la publication dans un journal new yorkais des illustrations du cirque Barnum et Bailey, pour lequel il avait un laissez-passer d'une durée d'un an. C'est à Paris, en 1927 qu'il crée le célèbre cirque miniature avec des personnages en métal fin, articulés ingénieusement pour marcher comme des funambules, danser, faire de l'haltérophilie ou des acrobaties sur le ring. L'avant-garde parisienne s'est rassemblée dans l'atelier de Calder pour voir le cirque en action.
CalderCirque.jpgEn 1961, Carlos Vilardebo a tourné un court métrage de 30 minutes, nommé Le Cirque de Calder, qui montre une représentation avec des commentaires d'Alexandre Calder et une musique de Pierre Henry. Il émane de ce film l'immense charme de Calder, filmant et travaillant avec de minuscules personnages, comme "Monsieur Loyal", pendant que sa femme actionne le gramophone dans les coulisses. Le Cirque est exposé à New York au Whitney Museum, mais en 2010 lors d’une exposition au Centre Pompidou les parisiens ont pu pour certains redécouvrir les réalisations de Calder, dont son célèbre cirque. Un DVD a été édité et on peut entre autre y voir le court mètrage de Vilardebo.
 
 
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Zirkus Krone

Publié le 7 Février 2011 par cirk75gmkg dans cirques étrangers

 Krone1943.jpgFondée en  1905 par Carl Krone sous le nom de « Circus Charles » puis devenu Circus Krone, ce monument de l'art de la piste allemand est considéré aujourd'hui comme le plus important d'Europe. Au décès de son fondateur, la direction du cirque fut assurée par sa fille Frieda Sembach-Krone dont le mari Carl Sembach-Krone est un dresseur réputé, leur -fille Christel Sembach-Krone est l'actuelle directrice-propriétaire de l'entreprise Krone.

Krone1942.jpgPour la tournée le Cirque Krone dispose d'un chapiteau de 5000 places assises qui recouvre une superficie d'environ 3000 mètres carrés. Pour la saison d'hiver et depuis 1919, le Cirque dispose aussi d’un bâtiment en dur, le Kronebau  de 3000 places assises dans la rue Mars à Munich. La rue adjacente à la rue Mars où est construit le Kronebau a été renommée en 1967, rue du Cirque Krone.

Krone2.jpgLe cirque Krone a une tradition immuable en effet à chaque début de tournée, un porcelet est embarqué et tout au long de la saison il est nourri par les surplus de la cuisine. A la fin du périple, l’animal est tué ce qui permet d’organiser un grand banquet avec toute la troupe.

Krone.jpgLe Cirque Krone dispose d'une infrastructure semblable à une ville : une école, des ateliers, une cuisine du personnel, une sellerie, un atelier de tailleur, des sapeurs-pompiers, une centrale d'électricité et bien plus encore. Quant à son Zoo on peut y voir: environ 12 lions (dont un lion blanc, King Tonga), 6 éléphants d'Asie et 2 éléphants d'Afrique (y compris le plus grand des éléphants mâles du monde, Colonel Joe), 1 hippopotame, des macaques à queue de cochon, des chèvres, des porcs-épics, 1 sanglier, environ 60 chevaux, des poneys, 4 chameaux, des perroquets, 4 zèbres et des lamas. 

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Les écoles de cirque en France

Publié le 6 Février 2011 par cirk75gmkg dans Formation

 

A l’heure actuelle il n’est nullement nécessaire d’être né dans la sciure pour devenir un enfant de la balle. En effet sur le modèle de la Chine, de la Corée ou la Russie, nations qui dès 1920 avaient créé leurs propres  écoles de cirque  et après la tentative de Jérôme Medrano dans les années 60, la France on a vu se créer dans les années 80 une multitude d’écoles où étaient enseignés les arts de la piste.

Historiquement la plus ancienne  école est fondée dès  1972 par  Annie Fratellini et Pierre Etaix. Devenue aujourd’hui  Académie Nationale Contemporaine des Arts du Cirque Annie Fratellini,  cette école propose aussi bien un enseignement permettant d’obtenir le CAP de monteur en chapiteau que des cours, dispensés par des professionnels sur toutes les facettes du cirque, excepté le dressage d’animaux.  La même année la comédienne Silvia Monfort aidée en cela par Alexis Gruss Junior lançait au Nouveau  Carré une école similaire.

Depuis 1985 le cirque en dur de Chalon-en-Champagne  abrite le Centre National des Arts du Cirque, établissement supérieur qui propose un enseignement sur deux années. Et parmi  les autres écoles on peut citer le Lido de Toulouse,  l’Ecole nationale du cirque de Rosny-sous-Bois. Aujourd’hui la plupart des écoles de cirque sont plus ou moins regroupées depuis 1988 sous l’égide de la Fédération Française des Ecoles de Cirque qui s’est confiée par  le Ministère de la Culture la mission de promouvoir le développement de l’enseignement des arts du cirque et d’en harmoniser la pédagogie

La structuration du paysage de l’enseignement circassien s’appuie sur une déontologie bien définie, régie par un système d’agréments auxquels doivent se conformer les écoles. Ceux-ci garantissent une démarche de qualité en termes de sécurité, santé, pédagogie, formation et administration. 

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El Circo de la Ciudad de los Muchachos

Publié le 5 Février 2011 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

Circusmuchachos2.jpgDans la seconde partie du XX° siècle une troupe de cirque ne comprenant que des adolescents : le Cirque des Muchachos a enchanté le public français. Revenons sur cette tournée qui fut plus qu’hexagonale,  car le Circo de la Ciudad de los Muchachos tourna dans le monde entier.

Circusmuchachos.jpgSpectacle intégralement exécuté par plus de 100 jeunes artistes, à l’exception du dressage, toutes les disciplines du cirque étaient représentées: orchestre, trapèze volant, écuyers, clowns, équibristes, acrobates, jongleurs, icariens, perchistes...

amar04Le Cirque des Muchachos s'est produit en France sous l’enseigne Amar (direction Jean Roche),  à Paris Porte Maillot, du 10 au 28 juin 1970 puis, en juillet de la même année à Amiens au Cirque municipal Jules Vernes avant de présenter leur spectacle pour les fêtes de fin d’année (16 décembre au 7 janvier) à Paris dans la nef du Grand Palais, lieu habituellement réservé aux manifestations artistiques. 

Le Père Silva, le fondateur du Cirque des Muchachos est décédé le 2 septembre 2011 à 78 ans à Orense en Espagne.

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Editions photo stars

Publié le 4 Février 2011 par cirk75gmkg dans Livres

Gérard Gagnepain, légataire universel du travail photographique de Marcel Thomas (plus de 30 000 clichés) a créé la maison d’édition Photo Stars, pour entretenir  la mémoire et transmettre aux générations futures le patrimoine de ce grand photographe.

Editeur spécialisé dans les cartes postales et livres photographiques sur le monde du spectacle en général et du cirque en particulier Gérard Gagnepain fait aussi connaître l’excellent travail d’un autre maitre de l’argentique : Pierre Dannès, le photographe attitré du monde des cirques et des music-halls parisiens..

Quatre ouvrages au moins à retenir et particulièrement bien réussis ; « Un soir à Medrano » de Pierre Robert Levy, photographies de Pierre Dannès,  « Parade d’étoiles » de Roger-Pierre, photographies de Marcel Thomas et Pierre Dannès, « Clowns de légende, Clowns de rêve : Rudi-Llata » et « Dannès ses photographies ». Des livres à mettre ou remettre entre toites les mains.

 

Pour tout renseignement : photostars@ wanadoo.fr  ou BP 30 91230 Montgeron

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Oleg Popov, le plus vieux clown en activité

Publié le 3 Février 2011 par cirk75gmkg dans Clowns

Oleg_popov3.jpgOleg Konstantinovich Popov dit Popov ancienne vedette du cirque soviétique est le plus vieux clown en exercice et à plus de 80 ans il n’envisage nullement de quitter le cercle magique. 

Oleg_popov2.jpgA l’école russe du cirque de Mockba (Moscou) mis en place par le régime soviétique Popov étudie l'acrobatie, le jonglage ainsi que les arts du cirque. A 24 ans, il figure comme funambule au programme du cirque Saratov, quand le clown vedette tombe malade. Il le remplace au pied levé avec tout ce qui lui tombe sous la main: pommes de terre, fourchettes, couteaux. Sa prestation de jonglerie burlesque plait et enchante le public, Popov a trouvé sa voie il fera rire le monde entier.  

Mockba56.jpgMockba60.jpgSix ans plus tard, il devient le premier clown de l'U.R.S.S. à jouer dans le monde occidental. Il vient en France deux fois en 1956 et en 1960 avec le cirque de Moscou et il apparait chaque fois sur la couverture du programme papier des spectacles. Le 1er  donné au Veld’Hiv de Paris et le second au Palais des Sport de la porte de Versailles.

Oleg_popov.jpgAujourd’hui remarié à Gabriela , une artiste allemande, il continue à jongler, à faire des tours de magie, à faire voler des louches dans des seaux à champagne ou à "regonfler" avec une pompe à vélo son partenaire de trente ans, Volodimir Visenko, un Ukrainien de 60 ans.

Popov.jpgPour Popov le temps de la retraite n’est  donc pas arrivé et, dans un livre paru en 1967 il raconte ses débuts de jeune artiste en U.R.S.S. ainsi que ses premières tournées en occident. Cet ouvrage bien qu’épuisé peut encore se trouver sur Internet et montre le long apprentissage de cet artiste hors du commun. 

 

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Les Cirques Plège (1856-1908) & Ancellotti Plège (1908-1945)

Publié le 2 Février 2011 par cirk75gmkg dans Cirques d'hier

Ancillotti1908Dans la deuxième moitié du XIX° siècle, le cirque Plège fut fondé en 1856 par Joseph-Antoine Plège (183161898). Cet établissement fut sans doute un des plus populaires en France.

Ancillotti1920Après la mort de son fondateur, sa veuve puis son fils cadet, André, continuèrent l’exploitation qui fut repris plus tard par Antoine Plège.

 

Ancillotti1925La dernière fille d’Antoine Plège, concurrent de Théodore Rancy, épousa après la mort de son père l’acrobate cycliste Ugo Ancillotti, créateur du célèbre "looping the loop"à bicyclette. En 1908 ils créèrent le cirque Ancillotti-Plège, un cirque music-hall sans chevaux, nommé cirque variété. La guerre arrêta l’essor de ce métier qui présentait d’excellents spectacles.

Ancillotti1936En 1920, associé aux frères Court, après avoir essayé un nouveau départ, Ugo Ancellotti  malade, ne désira plus voyager. Son fils, Umberto, ne persista pas davantage, dans une nouvelle tentative en 1945.

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