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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Parade, Clowns et Bouffons (1905-1950)

Publié le 1 Juin 2020 par cirk75 in Musique, Affiches

 

Le cirque a été de tout temps une grande source d’inspiration pour tous les artistes, et pas seulement pour ceux de la piste. Les peintres (voir blog04/01/2016), les sculpteurs (voir blog23/06/2018), les écrivains (voir blog17/01/2014), les poètes (voir blog18/05/2011), les cinéastes (voir blog31/05/2020) et les photographes (voir blog23/11/2010) ont largement utilisé la piste comme thème d'inspiration.

Les compositeurs ne sont pas restés non plus insensibles au cercle enchanté Nous ne parlons pas de musique composée spécialement pour ceindre musicalement un programme, mais de musiciens tels Erik Satie, Darius Milhaud, Igor Stravinski. Serge Prokofiev, Claude Debussy, Maurice Ravel et bien d’autres, qui ont utilisé la figure du clown, de l’acrobate comme source de création musicale.

La pianiste Thérèse Malengreau se souvenant que dans la première moitié du XX° siècle, bon nombre de compositeurs ont créé dc joviales mélodies circassiennes, a en 2004 enregistré une sorte d’anthologie rassemblant 36 courtes pièces dédiées au monde du cirque.

Parmi les œuvres inscrites dans ce CD paru chez Miroirs, on retrouve notamment l’évocation de grands spectacles parisiens des années 20 comme "Parade" d’Erik Satie, "Le Bœuf sur le Toit" de Darius Milhaud, "Minstrels & General Lavine" de Claude Debussy, "Alborada del Gracioso" de Maurice Ravel, "Circus-Polka" composé pour le Barnum Circus, "Les Forains" d’Henri Saguet, ainsi que des œuvres inédites de Jochim Turina, Louis Durey, Manuel Blancafort, Gian Francesco Malipiero, André Souris, Jean Absil ou Lapos Papp...

"Sous les doigts de Thérèse Malengreau, l’ironie côtoie la trivialité, le rire succède aux larmes. L’agilité des trapézistes, l’allure maladroite du clown ridicule, l’atmosphère de magie induite par les équilibristes et l’euphorie des entrées en fanfare, toutes ces scènes ont trouvé leur traduction musicale : rythmes bancals, dissonances, airs de kermesse, mélodies éthérées rendent compte du délicat équilibre de ce « spectacle populaire authentique" soulignait Albert Gleizes lors de la parution de cet enregistrement.

Assurément un enregistrement original à avoir dans sa discothèque circassienne.

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