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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Les déconvenues financières du cirque Pinder (1ère époque), des Pinder aux Spiessert

Publié le 8 Mai 2018 par cirk75 in Cirques

Nous avons appris récemment (voir blog07/05/18), les difficultés économiques du célèbre Cirque Pinder. Malheureusement ce n’est pas la première fois que ce cirque légendaire est dans une situation financière délicate.  Tous les propriétaires de cette enseigne, que ce soit les Pinder, les Spiessert, voire Jean Richard, et aujourd'hui Gilbert Edelstein ont tous vécu des heures difficiles. Mais reprenons par le commencement et revenons à la première faillite de cet établissement c’était il y a 90 ans en 1928.

Pinder cirque d’origine britannique, se produisant souvent en France,  fut fondé en 1854 par les frères Georges et William Pinder. Le fils de ce dernier Arthur James alias Nickey, assisté de ses 2 frères  Albert et William dit Olman lui succéda en 1868.  Au décès de Nickey en 1924, sa veuve et ses fils William, Georges et Arthur Jr. reprennent la direction, mais n’empêchent pas quatre ans plus tard sa faillite.

Le 5 juillet de la même année une annonce parait, dans le "Nouvelliste des Concerts" le journal des théâtres lyriques, concerts, sociétés philharmoniques et de la danse signalant que le grand Cirque Hippodrome Pinder sera à vendre 11 jours plus tard à Montauban. Charles Spiessert (24/06/15) le directeur du New-Circus (voir blog25/04/2013 ) un établissement qui ne tourna qu’une saison, acquit le 16 juillet lors de la vente aux enchères plusieurs lots comprenant outre le matériel, une partie de la cavalerie et deux éléphants. Par contre il ne remporta pas l’enseigne et dut la louer à Georges Jacquemin, le beau-père de Georges Pinder qui en avait acquis les droits.

Et c’est ainsi que le 9 janvier 1929 à Salon-de-Provence est donnée la première représentation de l’ère Spiessert, époque qui est bien souvent considérée par les circophiles, comme la plus brillante de cette enseigne, mais qui se termina le 30 novembre 1971 aussi par des déboires financiers, ce qui a permis au comédien Jean Richard d’en devenir propriétaire, mais cela est une autre histoire.

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