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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

L’Hippodrome de l'Alma ou de Paris (1877 à 1892)

Publié le 14 Mars 2018 par cirk75 in Bâtiments

Troisième Hippodrome de Paris,(voir blog17/12/10) faisant suite aux bâtiments situés place de l’Étoile, ou de la Porte Dauphine, cette nouvelle salle de spectacles construite tout près de la place du Pont-de-l’Alma, est édifiée à l’'initiative de Charles Zidler, homme de spectacles et déjà à l'origine du Bal du Moulin Rouge à Paris (voir blog22/04/16).

Edifié dans un premier temps en bois, toile et brique, comme étaient les hippodromes précédents, mais reconnu dangereux par le Préfecture de police, le bâtiment est totalement reconstruit sur les plans d’Alfred Leroux par l'entreprise Fives-Lille. C’est ainsi que le 7 mai 1878, les parisiens découvrent une immense construction, tout en fer excepté les deux façades extérieures, surmontée d’un large promenoir et pouvant accueillir jusqu'à 6 000 personnes. Une nouveauté par rapport aux anciens hippodromes, démolis ou incendiés, une toiture vitrée s'ouvre ou se ferme en deux minutes, ce qui pour l’époque représente une prouesse technique. Equipée de l’éclairage électrique avec une piste elliptique, renfermant trois espaces ronds juxtaposés de 13 mètres de diamètre, le tout mesurant environ 79 mètres sur 45. La superficie entière de l’hippodrome et de ses annexes représentait 9 950 mètres. Dans cet espace qui en imposait étaient données, des courses de lévriers, des courses d'obstacles, ou des chars romains...

Parmi les spectacles qui ont marqué ce lieu et qui ont reçu d’après les gazettes de l’époque un accueil triomphal citons "Jeanne d’Arc" pantomime créée en 1890 sur une musique de Charles-Marie Videor ou "Néron" partition signée Edouard Lalo, jouée par un orchestre de 150 musiciens et 200 choristes. Enfin n’oublions pas les 1 500 costumes pour habiller les artistes, du grandiose…

Cependant la spéculation immobilière mettra un terme à cette salle qui fut exploitée pendant quinze années, et qui fut contrainte de fermer le 1er novembre 1892, le propriétaire du terrain où il s'élevait ayant refusé de renouveler son bail.

Une fois cet édifice détruit, Paris connaîtra deux autres hippodromes. En effet en 1894, sera construit avenue Rapp celui du Champs-de-Mars, qui sera fermé pour les travaux de l’Exposition universelle, puis en 1900 place Clichy sera érigé un dernier hippodrome parisien qui avec le temps se transformera en cinéma sous le nom de Gaumont Palace, mais cela est une autre histoire.

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