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Le bloc-notes de cirk75

Depuis 2010, Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Les écuyères de Marcel Falter, au Centre Pompidou de Paris

Publié le 18 Novembre 2017 par cirk75 in Art

L'art équestre tant par ses prouesses physiques que par sa dramaturgie du spectacle a bien souvent fasciné le public. Et la figure fantasmagorique de l’écuyère est à l’origine de bons nombres de créations picturales. Ainsi Pierre Bonnard (voir blog23/01/16), Alexis Merodack-Jeaneau (voir blog27/01/16), Jean Metzinger (voir blog04/03/17),  Georges Seurat (voir blog02/01/16) voire Henri de Toulouse Lautrec (voir blog03/01/16), l'ont brossée avec talent dans des toiles bien connues du public.

Marcel Falter, peintre graveur animalier lorrain, artiste illustrateur un peu méconnu de nos jours, a aussi beaucoup peint le cirque. On lui doit notamment 3 huiles représentant de pulpeuses écuyères, dont une décrit une cavalière attendant pour entrer en piste.Quant aux deux autres, elles nous proposent, soit à califourchon soit en amazone un extrait du numéro pris sur le vif de ces charmantes artistes.

Dans ces œuvres notre œil est naturellement attiré par les jambes musclées et dénudées de ces femmes qui, dans 2 huiles,sont particulièrement mises en évidences par contraste avec la robe noire des équidés. A part la belle et la bête on aperçoit dans certaines œuvres une partie de la piste, dans d'autres on imagine quelques silhouettes de spectateurs voire dans une, on entrevoit une partie de la barrière.

 

Après réflexion, il semble que seuls la grâce et la force, le charme et la puissance aient retenu l'attention de notre peintre lorrain, né à Dieuze en 1886 dans ces 3 huiles.

Marcel Falter élève des Ecoles des Arts Décoratifs de Strasbourg et de Munich expose en 1914 au Salon des Indépendants puis en 1923 au Salon d'Automne en 1923, membre de Groupe des Douze qui rassemble autour de François Pompon et Jane Poupel des sculpteurs et des artistes peintre animaliers. 

 

Ce collectif expose, du 8 avril au 8 mai 1932, dans les salons de l'hôtel Ruhlmann et, une seconde fois, toujours chez Ruhlmann du 1er au 31 mars de l'année suivante. Mais cette deuxième fois est la dernière : le décès de Jane Poupel en 1932 et celui de François Pompon en 1933 ayant mis fin à l'association des artistes animaliers.

 

Les musées de Strasbourg et de Luxembourg possèdent dans leur collection quelques témoignages des créations de Marcel Falter.

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