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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Zavatta Franc-Maçon

Publié le 20 Novembre 2016 par cirk75 in Franc-Maçonnerie

Mercredi dernier, certains circophiles se sont souvenus qu’en 1993, un 16 novembre, Achille Zavatta (voir blog17/05/2015) affaibli par les dialyses à répétition, meurt en se tirant une balle dans la tête dans sa maison à Ouzouer-des-Champs près de Montargis

avec la complicité de JihelStar incontestée de la piste Achille Zavatta, Franc-Maçon à la Grande Loge de France fut initié le 13 avril 1962 à  l'atelier "La Ruche d'Orient". Franc-maçon exemplaire, toujours d'une grande générosité, il a beaucoup aidé les artistes de cirque en retraite. Et lors de ses obsèques il eut droit à enterrement maçonnique particulièrement symbolique et poignant. Ce court parcours maçonnique de Zavatta est bien connu, et les media et sa fille Lydia l’ont largement relégué. Mais ce qui est moins connu, en 2003, dix ans après sa mort, a été composé une chanson maçonnique intitulée : "Il est mort le clown", une sorte d'ultime hommage musical rendu au frère Zavatta. En voici le texte ;

Il est mort, le clown ...

Accablé par le mauvais sort,

Pliant sous le souffle du vent

Qui s'acharnait tout contre lui,

Il avait, appelant la mort,

Tourné son visage vers l'Orient,

Lui qui espérait tant en la vie...

 

Tourné son visage vers l'Orient,

Lui qui espérait tant en la vie,

Le Clown...

 

Désemparé, de tout son cœur,

Il souhaitait une belle embolie

Qui mettrait fin à ses malheurs

Et l'emporterait dans la nuit,

Loin, vers cet Orient Éternel

Qui ennoblit si bien notre ciel,

 

Loin, vers cet Orient Éternel

Qui ennoblit si bien notre ciel,

De Clown...

 

Sa vie pourtant avait été

Placée entre Équerre et Compas,

En aidant la société

Par ce bon rire qui, ici-bas,

Est si rare, mais nécessaire,

Car il fait oublier la misère...

 

Est si rare, mais nécessaire,

Car il fait oublier la misère,

Le Clown...

 

Mais la mort ne voulait pas de lui

Car, elle aussi, elle riait

A toutes ses belles pitreries,

Dans un fauteuil, elle s'installait

Et puis posait sa faux par terre :

C'est si bon parfois de fuir l'enfer...

 

Et puis posait sa faux par terre,

C'est si bon parfois de fuir l'enfer,

Chez le Clown...

 

Un jour il est entré en piste

Et il s'est inscrit sur la liste

Avec tous ceux qui, ce soir là

S'envoleraient vers l'au-delà.

Une belle et dernière grimace,

Une simple et banale farce...

 

Une belle et dernière grimace,

Une simple et banale farce,

De clown...

 

Il n'a pas attendu la mort,

Coquin de sort, rions encore !

Tous ses outils abandonnés

Entre les mains d'un autre Frère

Pour faire vivre l’œuvre humanitaire

A laquelle il avait tant travaillé...

 

Pour faire vivre l’œuvre humanitaire

A laquelle il avait tant travaillé,

Le Clown...

 

Au spectacle, la sinistre mort

Était venue, comme une enfant

Et pourtant madame la mort

S'en est retournée, en pleurant...

 

La comédie est terminée,

Car il s'est suicidé...

Le Clown.

Illustration signée Jihel

Poème René Palazzi

Musique Bernard Muracciole

#zavattafranc-maçon

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