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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Publié le 22 Septembre 2016 par cirk75 in Animaux

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Le comte Jean-Yves de La Cour dit Yves de La Cour n’était pas un enfant de la balle mais un gentleman amateur de concours hippiques et sa venue sur la piste est très originale. Et aussi étonnant que cela puisse paraître, nous la devons à la guerre contre l’Allemagne… Propriétaire d'un certain nombre de chevaux qu'il montait en concours hippiques, il ne trouva rien de mieux pour éviter leur réquisition par l'armée allemande, que de se convertir au cirque . Et lorsque la paix revint, les voyages, les contrats et les bravos déployèrent un attrait non négligeable et Yves de La Cour devint un des fleurons du cirque international en général et de Medrano en particulier (voir blog07/04/2011).

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Yves de La Cour fit les beaux soirs de la piste du boulevard Rochechouart où il présenta de nombreux numéros de haute école, de quadruple tandem ainsi que des présentations de chevaux en liberté. Animateur de l’impeccable et racée "Cavalerie de la Rose d’Argent" ou de la "Patrouille de l'Aube", il proposa des chevaux sauteurs, ou conduisit à l’aide de longue guides son lipizzan Rheingold. Il était aussi à l’aise dans un pur numéro de haute école à l’espagnole ou dans la présentation d’un square danse à cheval, qu’il proposa lors du spectacle "Hollywood Rhythm Extravaganza" (voir blog05/04/2016) entouré des écuyers Allen Percival, Jean Mesnier, Pierre Deshays, Jacques Brestous.

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Yves de La Cour avait comme partenaire son épouse, la belle et racée Benji de La Cour, la Princesse Benji, comme l’appelait le public de chez Medrano avec qui il réalisait un double de haute école: double maîtrise et double charme.

Il eut aussi comme coéquipière Monique Montez ou la sculpturale danseuse Francine Hansen avec qui il présenta un numéro appelé " cheval et la danseuse " où la ballerine dansait avec grâce à côté du cheval du Maître écuyer en réalisant les mêmes pas que l’animal.

Et n’oublions en novembre 1962, le numéro qu’Yves de La Cour régla pour la stripteaseuse équestre viennoise Lilo qui ne passa pas inaperçue à Medrano.

Yves de La Cour, un aristocrate sur la piste

Les amateurs en arts équestres lui reconnurent une sûreté et une autorité naturelle. Il a apporté une note élégante, avec un un souci constant, du moins à ses débuts sur piste, de renouer avec les airs hippiques que Molier (voir blog29/04/2012) aimait nous faire retrouver dans son arène de la rue de Bénouville (voir blog27/04/2012).

Yves de La Cour a su donné à son écurie tant d’élégance et de variété spectaculaire, il eut un tel sens du cirque qu’il fut surnommé chez Medrano, le "1er Ecuyer de France".

#yvesdelacour

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