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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Arlette Gruss (1930-2006) une visionnaire qui n'a jamais baissé les bras

Publié le 25 Septembre 2016 par cirk75 in Personnalités

Arlette Gruss (1930-2006) une visionnaire qui n'a jamais baissé les bras

Fille aînée du maître-écuyer Alexis Gruss senior (voir blog 19/12/2011) et de Lucienne Beautour, Arlette Hélène Gruss est aussi la nièce d’André Gruss, dit Dédé (voir blog23/05/2015), la cousine d'Alexis Gruss junior (voir blog13/02/2012), directeur du cirque qui porte son nom et la sœur ainée de Lucien Gruss.

Arlette Gruss (1930-2006) une visionnaire qui n'a jamais baissé les bras

Artiste complet ayant touché à presque toutes les disciplines du cirque, elle débute en piste dès l’âge de 4 ans dans le cirque familial de l'époque. A 10 ans elle se produit au trapèze sur la scène du Théâtre Mogador pour une opérette, genre musical très prisé à cette époque. Elle est reconnue pour ses acrobaties à la corde lisse, son travail au trapèze en solo ou, en groupe avec les Brunetti, les Marconys. Elle s’est produite aussi sous le nom d’Hélène de Vernon (elle est née à Vernon un 17 novembre 1930) où elle évolua sous la coupole en compagnie de 4 ballerines dans un carrousel aérien avec petites fusées à ailerons ou avec deux partenaires dans une prestation nommée "l’Echelle du diable" qui consistait à proposer des équilibres instables sur une échelle qui reposait sur un trapèze. Arlette Gruss était aussi une dresseuse réputée présentant aussi bien des chiens loups argentés que des panthères.

Arlette Gruss (1930-2006) une visionnaire qui n'a jamais baissé les bras

En 1985 après la mort de son père, Arlette Gruss reprenant l’enseigne du "Grand Cirque de France" décide avec sa sœur cadette Christiane, d'organiser une tournée circassienne catastrophique en Irlande. De retour en France elle crée son propre cirque qui au prix d'une vie errante parsemée d'embûches, de désillusions, de souffrances, mais aussi de défis, est devenu aujourd’hui l’un des cirques les plus prestigieux circulant en Europe.

Arlette Gruss (1930-2006) une visionnaire qui n'a jamais baissé les bras

Elle raconte ses réussites comme ses déboires dans un livre coécrit avec le journaliste Jacques Godot paru aux Editions Pierron en 2002, et intitulé "Arlette Gruss le cirque".

Epouse du dompteur Georges Peuriere, dit Georgika Kobann, avec qui elle a eu une fille Nora. Elle est aussi la mère du dompteur Yann Mummolo, alias Yann Gruss et de l’actuel directeur du cirque Arlette Gruss, Gilbert Mummolo, autrement dit Gilbert Gruss (voir blog14/03/2011).

En 2007, une allée du Cours Léopold à Nancy a été nommé allée Arlette Gruss et, à Amiens à proximité du cirque (voir blog15/11/2013) depuis 2012 un square, situé en face de celui dédiée à Annie Fratellini porte aussi son nom.

Femme de caractère au sens fort du terme, Arlette Gruss, décédée en 2006, a tout connu et tout vécu dans le milieu circassien. Elle était plus qu’une artiste, plus qu’une directrice de cirque à une époque où le poste était plutôt tenu par des hommes, c’était une visionnaire qui a su redonner ses titres de noblesse au cirque, à une époque où il en manquait cruellement.

#arlettegruss

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arnaud 30/09/2016 10:44

le second prénom de madame Arlette n'était pas Henriette mais Hélène d'où son nom d'Artiste "Hélène de Vernon" ;-)