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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

La Flûte enchantée au Cirque National Alexis Gruss

Publié le 16 Avril 2016 par cirk75 in Franc-Maçonnerie

La Flûte enchantée au Cirque National Alexis Gruss

En ce moment le cirque Alexis Gruss régale les spectateurs avec son spectacle poétique et féérique "Pégase & Icare", mettant en piste ces 2 mythes avec ses personnages magiques et chimériques. Il y déjà 14 ans sous le chapiteau de Maître Alexis, un autre spectacle à la marge de la piste avait déjà été donné et avait attiré l’attention des non circophiles, je veux parler de l’Opéra du divin Mozart "La Flute enchantée".

Créé le 30 septembre 1791 à Vienne, l’ultime opéra, pour certains maçonnique de Mozart, désertait en 2002 pour un temps les scènes d’opéra pour se déployer dans l’enceinte surprenante du cirque National Alexis Gruss. Et autour du prince Tamino, cinq chevaux affolés se cabraient dans la découpe de la lumière et martelaient de leurs sabots la scène. Surplombant la cavalcade, les chœurs et l’orchestre Colonne, sous la direction d’Andreas Stoehr, meublaient le drame de leurs harmonies. Le chapiteau du Cirque National Alexis Gruss accueillit de septembre à octobre 2002 la quête obstinée des amants de la "Flûte enchantée" : le courageux Tamino et la belle Pamina, fille de la reine de la Nuit.

La Flûte enchantée au Cirque National Alexis Gruss

Mise en scène par Claude Santelli puis par Bernard Broca, qui a poursuivi le travail du premier nommé suite à l'accident mortel dont celui-ci a été victime lors des répétitions, cette adaptation reposait sur les atouts de cette arène de sciure et de toile : des acrobaties, du jonglage et les ballets des chevaux. Il fallait évidemment concéder un M. Loyal à cette transposition convaincante: c’était Pagagena (Laurenka Hoareau) qui accompagnait le spectateur en lui présentant, assise au bord de la piste, les drames qui se jouaient sous le chapiteau.

Parmi les moments clefs de ce spectacle notons que la célèbre, "Reine de la nuit", (Joan Eubank) personnage à plusieurs facettes, interprétait son premier air tandis que Nathalie Grüss, évoluait au trapèze aérien. Au second acte, sa pyrotechnie vocale était soutenue par une cavalcade réglée par Gipsy Grüss. Quant aux épreuves du feu et de l'eau, elles étaient illustrées l'une par six jongleurs manipulant des massues enflammées, et l'autre par un numéro de bulles d'eau.

Le spectacle se déroulait simultanément sur la piste et sur un podium ­ habillé en forteresse ­ où se tenaient le chœur et l'orchestre Colonne, dirigés par Andreas Stoehr. Quant aux solistes, tous jeunes et beaux, ils passaient de l'une à l'autre pour les besoins de l'histoire. C’étaient quinze chanteurs de différentes nationalités, parmi lesquels les Américains Dominique Moralez (Tamino) et Joan Eubank (la Reine de la nuit), l'Espagnole Marie Rey-Joly (Pamina) et le Russe Evguenyi Alexiev (Papagano).

Peut-on envisager dans l’avenir une réédition de ce cet opéra équestre ? Pourquoi ne pas creuser l’idée ?

#lafluteenchantéegruss

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