Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Trois mois après les attentats, les cirques toujours touchés

Publié le 11 Février 2016 par cirk75 in Economie

Trois mois après les attentats, les cirques toujours touchés

Les gazettes nationales ont dernièrement relaté que suite aux attentats de novembre dernier, les restaurants, les théâtres et autres musées peinent à retrouver leur clientèle. On note même sur la période cruciale des fêtes de fin d'année que le nombre de spectateurs avait dévissé de plus de 20%. De plus sur les 5 premières semaines de 2016 cette tendance perdure et peut même atteindre près de 22%. Et dans le même temps les professionnels du spectacle peinent à cerner les nouveaux comportements de nos concitoyens spectateurs.

Pour les cirques on note également un tassement important du nombre de spectateurs et en cette période traditionnelle de Festivals circassiens, certaines manifestations franciliennes (Massy ou Demain) n'ont pas eu leur taux de remplissage habituel.

Trois mois après les attentats, les cirques toujours touchés

Malheureusement ces mauvais chiffres viennent après d’autres signes qui n’étaient pas déjà très optimistes et qui montraient que l’équilibre financier de certaines pistes était déjà préoccupant.

Les effets de la crise, les tracasseries administratives, les décisions de certaines municipalités de ne plus accepter sur leur sol des cirques avaient déjà porté un rude coup à notre spectacle préféré.

Mais cette inquiétude ne concerne pas que les pistes françaises. En Europe certains établissements historiques comme Benneweiss au Danemark ou Herman Renz aux Pays-Bas ont dû cesser leur activité, et d’autres sont en train de se demander comment présenter un spectacle de cirque digne de ce nom, lorsque les lois ou les arrêtés municipaux interdissent de plus en plus la présence d'animaux sur la piste. Et ne parlons pas des petits cirques (voir blog13/01/2016) qui ont dû manifester le 27 janvier dernier afin de pouvoir travailler.

Bref aujourd’hui la profession de directeur de cirque n’est pas vraiment tendance et on ne peut que se féliciter, si malgré ce contexte peu favorable, la famille Bouglione ait repris la route avec il faut le succès mérité qu’on lui connait.

Est-ce le début d’une ère nouvelle l’avenir nous le dira ?

Commenter cet article