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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Les Saltimbanques (musée d'art Roger-Quilliot, Clermont-Ferrand)

Publié le 20 Février 2016 par cirk75 in Art

Les Saltimbanques (musée d'art Roger-Quilliot, Clermont-Ferrand)

Ce tableau peint en 1874 par Gustave Doré, illustrateur, graveur, peintre et sculpteur français, représente une famille de saltimbanques frappée par la tragédie. Un enfant tenu dans les bras de sa mère, suite d'un accident lors d'un numéro de funambule, vient d’être mortellement blessé à la tête.

La mère, vêtue d'un long manteau bleue et la tête couronnée tient dans ses bras son fils mourant, contre elle. Les yeux fermés, une larme coule sur son visage pendant qu'elle embrasse son enfant.

Le père, assis et légèrement en retrait, assiste à la scène avec une profonde désolation, les larmes aux yeux. Il tient des chaussons de cirque : le numéro est bel et bien terminé à cause des circonstances dramatiques.

L'enfant habillé d'un vêtement moulant blanc porte une culotte rouge qui souligne sa blessure à la tête entourée d'un linge largement taché de sang. Sa peau est très pâle semble indiquer la mort proche.

Par contraste les couleurs vives des habits de cirque tranchent avec la blancheur du vêtement de l'enfant blessé, pourtant éclairé comme s'il rayonnait avec sa mère qui le tient. Aux pieds de la mère, des cartes à jouer sont étalées en demi-cercle. Au centre, dans l'axe des corps de la mère et de son fils, une carte est mise en avant, il s'agit de l'as de pique qui symboliserait la mort.

Certains ont vu dans ce tableau une évocation d’un thème iconographique chrétien, celui de la Vierge Marie pleurant la mort du Christ - son fils - avant la mise au tombeau.

Cette toile serait donc à une pietà, d'autant plus que la femme porte la couleur bleue celle de la Vierge.

Pour d'autres cette toile semble rappeler le lourd tribu que certains artistes de cirque ont payé en devenant des martyrs de la piste.

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