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Le bloc-notes de cirk75

Chronique au fil du temps et de la mémoire d'un circophile amateur

Georges Carelli dit George Carl (1916-2000)

Publié le 2 Décembre 2014 par cirk75 in Clowns

Georges Carelli dit George Carl (1916-2000)

Fils d’un fermier napolitain, né le 7 mai 1916 dans une famille nombreuse de treize enfants, cet excentrique américain, Clown d’or en 1979 lors du VI° Festival du Cirque de Monte-Carlo (voir blog06/01/2011), peut à juste titre revendiquer une place de choix au Panthéon du cirque même s’il a, au cours de sa longue carrière, beaucoup arpenté les planches des scènes. Se produisant sous l’apparence de ”Monsieur Tout le Monde“ au visage buriné portant un costume étriqué de croque-mort et un chapeau rétréci au lavage, Georges Carl, avant de façonner avec le temps un numéro de mime aux démêlées irrésistibles avec le fil de son micro ou avec ses bretelles, avait dans un premier temps été jongleur, sauteur sur tremplin élastique et acrobate équestre. Aussi n’était-pas surprenant de le voir exécuter lors de son show un saut périlleux arrière qu’il tournait avec facilité ou jongler avec son chapeau.

Georges Carelli dit George Carl (1916-2000)

On a dit qu’il y avait du Buster Keaton (voir blog14/12/2010) dans George Carl, c’est vrai tant ces deux artistes étaient imperturbables lors de leur numéro, mais George Carl a su développer un comique qui par certains côtés ressemblait plus au capitaine Haddock de Tintin cherchant à se débarrasser de son sparadrap, qu’au Mécano de la “Général”. Pour les cinéphiles il a en 1995, tourné dans une comédie britannique douce-amère réalisée par Peter Chelsom, “Funny Bones” où il joue à côté du grand Jerry Lewis (voir blog18/05/2014) Thomas Parker, l'oncle muet de Jack Parker.

Drôle et le mot est faible, George Carl avait le don du comique et mettait en scène une série de malheurs qui s’abattait sur lui, sinon à quoi serviraient les ennuies des autres, si on ne pouvait en rire ! Et lorsqu'il quittait la piste au bout d’un numéro qui pouvait dépasser le quart d’heure, il partait d’une marche hésitante au cours de laquelle il se rapetissait jusqu’à ne plus être qu’un nain qui franchissait la gardine sous les acclamations du public.

Légende vivante de la lutte contre la conspiration des objets inanimés contre l’individu, George Carl nous a quittés, réalisant en 2000 un 1er janvier sa plus mauvaise blague.

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